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Brèves de l’UPJF n° 184 du 22 mai 2009
22/05/2009

22/05/09

Source : Document pdf

Union des Patrons et des Professionnels Juifs de France

 

LES BREVES DE L’UPJF

N° 185 du 22 MAI 2009

 

Les activités de l’UPJF

 

    Diner autour de Claude Bartolone, 20 mai dernier

L’UPJF a reçu M. Claude Bartolone Ancien Ministre et Président du Conseil général de la Seine-Saint-Denis.

M. Bartolone a évoqué successivement les élections européennes, le conflit au Moyen-Orient et la situation en banlieues.

Il a ensuite répondu aux questions des membres présents.

La soirée s’est terminée par un cocktail.

Diner-Débat autour de Christine BOUTIN le 2 juin 2009

 

 

L’UPJF recevra Mme Christine BOUTIN, Ministre du Logement, le mardi 2 juin prochain à 20h00.

Le lieu sera communiqué ultérieurement.

Merci de réserver d’ores et déjà auprès de Yasmin par téléphone au 01.47.63.07.10 ou par mail à l’adresse suivante yasmin@upjf.org, car les places sont limitées (PAF 50€). 

 

Votez en faveur d’Israël sur CNN

L’UPJF appelle à voter pour soutenir Israël sur le site de CNN www.israel-vs-palestine.com/gz/

 

 L’UPJF sur les Ondes

 

Dimanche 24 mai Claude BAROUCH interviendra en direct  sur Radio J (94.8 FM).

FRANCE


   
La police des écoles souhaitée par Darcos crée la polémique

22/05/2009 à 09h05 liberation.fr

Le syndicat Fidl et la porte-parole de Lutte ouvrière, également enseignante, dénoncent les suggestions du ministre de l’Education.

Le syndicat lycéen Fidl s’est indigné de la proposition faite jeudi par Xavier Darcos de réfléchir à la création «d’une force mobile d’agents» pour lutter contre les violences scolaires, estimant que cela revenait à «mettre en place une police des écoles». Pour Alix Nicolet, présidente de la Fidl, «cette mesure qui prétend résoudre les phénomènes de violences scolaires sonne comme populiste en pleine période de recrudescence des actes de violences à l’intérieur des établissements scolaires».

Le syndicat lycéen «insiste sur le fait que la solution pour contrer les phénomènes de violences ne se résume pas en installant des portiques de sécurité à l’entrée des collèges ou des lycées et encore moins en mettant en place une police des écoles». Pour la Fidl, «la solution devrait commencer par maintenir la présence d’adultes dans les établissements scolaires au lieu de continuer à supprimer massivement des postes dans l’éducation nationale».

La porte-parole de Lutte ouvrière, Nathalie Arthaud, a jugé pour sa part «très démagogiques» les propositions de Xavier Darcos. «Je pense que toutes ces mesures sont très démagogiques. Que veut-il faire croire? Qu’il suffira de faire porter un uniforme de policier aux enseignants pour qu’il n’y ait plus de violence, de comportements agressifs dans les écoles, dans les collèges, dans les lycées. Non, ça personne ne le croira», a déclaré Arthaud sur France 2.

«J’accueille une classe, il y a 35 élèves, il faut que je fouille tout le monde? c’est concrètement pas possible», a ajouté la porte-parole de LO, qui est enseignante. «J’ai même des difficultés parfois à faire mon métier» face à des élèves qui connaissent «des difficultés qui sont nées au primaire, au moment où on n’a pas été capable d’apporter à tous ces jeunes ce dont ils ont besoin pour se sentir bien dans leur tête», a-t-elle poursuivi.

Selon elle, il faut avant tout «stopper toutes ces suppressions d’emplois» et «au contraire en créer dans les quartiers difficiles».

(Source AFP)

 

Besancenot interpellé par un salarié en colère

Jérôme Bouin (lefigaro.fr) Avec AFP

Il est rare de voir Olivier Besancenot ainsi malmené par des salariés en colère, du moins devant les caméras de télévision. Mardi après-midi devant l’Assemblée nationale, le porte-parole du Nouveau parti anticapitaliste (NPA) était venu apporter son soutien à 150 salariés de l’entreprise Celanese, une usine chimique située à Pardies (Pyrénées-Atlantiques), et qui doit fermer. Les salariés manifestaient avec des élus locaux et des salariés du sous-traitant Yara. Le leader d’extrême-gauche a été vivement interpellé par un employé de Celanese. Un échange musclé.

La première partie de l’échange est assez classique, le salarié, qui se dit militant socialiste, explique les difficultés des employés de Celanese. La suite est plus tendue : «Tu viens faire le ‘kéké’ devant les caméras», lance ainsi le salarié après avoir demandé à Besancenot s’il connaissait le problème de Celanese et l’avoir traité de «rigolo». «On n’a pas forcément les mêmes avis politiques», lui répond le leader du NPA. «Je suis près de toi» (politiquement, ndlr), rétorque le salarié dénonçant une tentative de récupération politique avant d’asséner : «Tu fais le jeu de Sarkozy». «Pour le soutien des salariés licenciés, tout le monde devrait faire ensemble plutôt que de se tirer dans les pattes», explique alors Olivier Besancenot, avant d’ajouter : «Il ne faut pas être agressif, ça ne sert à rien». Le face-à-face se termine malgré tout par une poignée de main entre les deux hommes et un dernier conseil du salarié de Celanèse à l’adresse de Besancenot : «Va falloir que tu mettes un peu les mains dans le goudron».

Vendredi, l’Etat a confirmé l’absence d’offre de reprise pour l’usine Celanese, qui emploie 350 salariés et dont la fermeture a été annoncée par le groupe chimique américain en mars. «Ce n’est pas le gouvernement qui renonce» mais «il n’y a eu aucun contact sérieux et nous ne pouvons pas nous obstiner sans examiner une reprise alternative en terme de réindustrialisation», a déclaré mardi à l’Assemblée le secrétaire d’Etat chargé des PME, Hervé Novelli, précisant que le gouvernement a demandé à Celanese un «délai de six mois», avant de fermer. Une délégation des salariés a été reçue mardi après-midi par des groupes parlementaires à l’Assemblée.

 

   Vers un été noir dans les aéroports ?

SDH avec AFP  22/05/2009 lefigaro.fr

·        
Le syndicat national de pilotes de ligne aurait, selon la Tribune déposé un préavis de grève pour tous les week-ends entre le 10 juillet et le 3 août, afin de conserver une représentation syndicale propre.

Le mois de juillet pourrait être agité dans les aéroports. Selon la Tribune, le Syndicat national des pilotes de lignes (SNPL) menace «de débrayer tous les week-end du 10 juillet au 3 août, période de gros départs et retours de congés» afin de pousser le gouvernement à leur garantir d’ici là une représentation syndicale spécifique. Selon le journal, un préavis de grève aurait été déposé à Matignon, au secrétariat d’Etat aux Transports, et au ministère du Travail.

Interrogé, le président du syndicat, Jocelyn Smykowski, a confirmé la possibilité d’une grève, si le parlement ne votait pas une disposition aménageant pour les pilotes la réforme de la représentativité syndicale entrée en vigueur cette année. Il a toutefois jugé «un peu prématuré» de parler de grève pour cet été ». « On ne peut pas agir avant la fin de la session parlementaire en juillet», a-t-il indiqué.

La représentativité en question

Le syndicat de pilote craint en effet de n’être plus représentatif dans l’entreprise, alors que, selon la réforme mise en place cette année, un syndicat n’est plus représentatif dans une entreprise s’il obtient 10% des voix parmi l’ensemble de ses salariés. Dans ce cas, il ne peut plus négocier des accords. Or le fait que les pilotes ne constituent qu’une petite partie du personnel de certaines compagnies, désavantage le syndicat. C’est le cas à Air France, qui compte 4000 pilotes sur 75000 salariés. «Même si un seul syndicat les représentait tous, il ne pourrait franchir le seuil des 10% sur l’ensemble de l’entreprise. La catégorie sur laquelle repose, dans une compagnie aérienne, les plus lourdes responsabilités, en termes de sécurité, n’aurait ainsi plus de représentation syndicale» a-t-il expliqué. L’organisation demande donc que ce seuil de 10% se calcule, pour les seuls pilotes, par rapport au seul personnel navigant technique.

Le syndicat tient donc à mettre la pression sur le gouvernement, en laissant planer l’hypothèse d’un été noir en termes de perturbations. Selon Jocelyn Smykowski, «le gouvernement s’était engagé, dès octobre 2008, à faire voter une loi en ce sens avant la fin mai. Et pour le moment, il n’y a toujours rien : pourquoi ?». Le syndicaliste annonce donc la couleur. «Nous sommes en discussion avec le gouvernement, et nous verrons, étape par étape, sa volonté de tenir ses engagements, et en fonction de cela, on peut être amené à prendre des décisions».

 

ISRAEL

 

On en parle peu…, on n’en parle pas.

Il est toujours prisonnier

 

 

    L’enquête de l’ONU sur des crimes de guerre à Gaza s’ouvrira sans l’accord d’Israël

20 Mai 2009 - JournalMetro.com

L’ancien procureur international Richard Goldstone a annoncé mercredi qu’il allait poursuivre son enquête l’enquête sur d’éventuels crimes de guerre dans la Bande de Gaza diligentée par le Conseil des droits de l’Homme de l’ONU, et ce sans avoir eu l’accord d’Israël.

Le juge sud-africain qui a déjà été procureur du TPIY (Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie) et du TPIR (Tribunal pénal international pour le Rwanda) a expliqué que son équipe et lui sont déçus de ne pas avoir eu l’accord du gouvernement israélien. Il a ajouté qu’il souhaitait entamer son enquête en Israël pour appréhender le point de vue israélien d’abord.

Dès le 15 avril dernier, un haut responsable de l’Etat hébreu avait fait savoir qu’Israël ne coopérerait "très probablement pas" à cette enquête.

Le même jour, le Hamas assurait qu’il collaborerait avec le juge Goldstone dans le cadre de l’instruction sur des crimes de guerre qui auraient pu être commis dans la Bande de Gaza par l’armée israélienne ou par le Mouvement de la résistance islamique.

Des organisations de défense des droits de l’Homme soupçonnent les deux parties d’avoir violé les lois de la guerre durant l’opération "Plomb durci".

*    Jérusalem capitale éternelle d’Israël

http://www.israel-infos.net  22.05.2009


A l’occasion des cérémonies officielles du "Jour de Jérusalem" le Premier ministre israélien a notamment déclaré dans son allocution : "Je vous répète ici ce que j’ai déjà dit à Washington : La Jérusalem réunifiée est la capitale d’Israël. Jérusalem a toujours été à nous. Elle le restera pour l’éternité, et ne sera jamais plus partagée ou divisée".


"Uniquement sous souveraineté israélienne", a poursuivi Netanyahou, "Jérusalem peut assurer la liberté de culte aux trois religions, et seulement ainsi pourront continuer à vivre les membres de toutes les communautés minoritaires. Regardez autour de vous et constatez comme elle pousse et se développe ! Y vivent en paix les membres de toutes les religions. Les synagogues et les lieux d’études sont complètement pleins, tout comme le sont d’ailleurs cafés et restaurants. Jérusalem est avant tout une ville de sainteté, de vision et de prière".


Avant lui, le président de l’Etat, Shimon Pérès, avait précisé dans son discours que le peuple juif n’avait jamais eu d’autre capitale que Jérusalem, et que celle-ci n’avait jamais été, non plus, la capitale d’aucun autre peuple.

 

    Benyamin Nétanyahou achève sa visite sous pression à Washington

Amy Teibel


Benyamin Nétanyahou achevait mardi une difficile visite à Washington, à l’image de son long entretien avec Barack Obama la veille à la Maison Blanche. Malgré les pressions américaines, le Premier ministre israélien s’apprêtait à quitter les Etats-Unis sans avoir apporté son soutien à la création d’un Etat palestinien, fondement du processus de paix depuis Oslo. Lire la suite l’article

Le chef du gouvernement israélien s’est entretenu mardi avec des membres de la Commission des relations étrangères du Sénat, les chefs des majorités des deux chambres du Congrès ainsi qu’un groupe de parlementaires juifs. Il a également rencontré le secrétaire à la Défense Robert Gates.

La secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton, qui a dîné lundi avec le Premier ministre israélien, a déclaré mardi à la presse qu’elle avait répété, à l’instar de Barack Obama, l’engagement du gouvernement américain en faveur d’une solution à deux Etats au conflit israélo-palestinien ainsi que sa demande que l’Etat hébreu arrête les constructions dans les implantations juives de Cisjordanie. "Ce qui sous-tend cet engagement, c’est la conviction que les Palestiniens méritent un Etat viable", a-t-elle expliqué.

Alors que les divergences entre l’administration Obama et le nouveau gouvernement israélien sont apparues au grand jour lundi à la Maison Blanche, Benyamin Nétanyahou a assuré mardi que les Etats-Unis et Israël "travaillent ensemble" pour relancer la feuille de route pour la paix au Proche-Orient et "englober d’autres éléments du monde arabe dans le processus".

Pressé de relancer les pourparlers israélo-palestiniens et mettre en oeuvre les obligations israéliennes prévues de la "feuille de route", Benyamin Nétanyahou a invoqué mardi la nécessité de combattre la menace posée par l’Iran et son programme nucléaire, dont dépend pour lui la paix dans la région. Il a répété qu’Israël et "ses voisins" reconnaissent le risque posé par Téhéran et la possibilité que le régime iranien se dote de l’arme nucléaire. "Le président Obama m’a assuré hier que les Etats-Unis sont déterminés à empêcher que cela se passe", s’est-il félicité.

La veille, le président américain avait dit espérer d’ici la fin de l’année une réponse positive de l’Iran sur l’offre diplomatique de Washington pour discuter de son programme nucléaire. Mais "nous n’allons pas discuter indéfiniment", a-t-il averti devant son hôte israélien, qui s’inquiète de la main tendue par les Etats-Unis à l’Iran.

Mais après leur premier entretien depuis leurs entrées en fonction respectives, Barack Obama n’y est pas non plus allé par quatre chemins pour inviter le gouvernement israélien, dominé par les faucons, à saisir une "occasion historique" de relancer les négociations pour avancer vers une solution à deux Etats au conflit israélo-palestinien.

Devant les journalistes, il a rappelé à Benyamin Nétanyahou que des discussions sérieuses ne pouvaient avoir lieu que s’il mettait un terme à l’expansion des colonies juives de Cisjordanie, comme le requiert la feuille de route du Quartet (Etats-Unis, Russie, Union européenne, Nations unies).

Benyamin Nétanyahou s’est dit prêt à reprendre les pourparlers immédiatement, en prévenant que tout accord dépendrait de la reconnaissance du droit à l’existence d’Israël en tant qu’Etat juif. Mais il s’est gardé de dire s’il acceptait de négocier la création d’un Etat palestinien vivant au côté d’Israël, tout comme de répondre sur la question des colonies.

Plus tard, devant les journalistes qui suivent sa visite, il a renvoyé la balle dans le camp des Palestiniens, expliquant que ces derniers devaient également respecter l’obligation de démanteler les groupes militants.

Le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, attendu à son tour à la Maison Blanche le 28 mai, a dit de son côté qu’il ne reprendrait les négociations que si l’Etat hébreu s’engage explicitement en faveur d’une solution à deux Etats et accepte de geler les implantations. AP

 

    Restitutions aux Juifs français d’Israël

Par HAVIV RETTIG GUR  21.05.09 jpost.fr

 

Jeudi 21 et vendredi 22 mai, l’ambassade de France accueille une délégation de la Commission pour l’indemnisation des victimes de spoliations (CIVS) intervenues du fait des législations antisémites en vigueur pendant l’Occupation de l’Allemagne ou sous le gouvernement Vichy

Si vous ou vos proches avez perdu des biens en France durant cette période, le gouvernement français souhaite le savoir.

D’après le vice-président de la Commission, François Bernard, la plupart des propriétés volées se présentent sous forme de biens matériels et immobiliers ou de parts d’entreprise et des comptes en banques abandonnés par des Juifs qui ont fui ou ont été déportés.

En 1997, la commission Matteoli a publié un rapport estimant la valeur totale des biens confisqués pendant la guerre à 5 milliards d’euros. 80 à 90 % ont été rendus après 1944, l’année où la législation antisémite permettant la confiscation de biens a été abrogée.

Depuis 2001, la commission Drai, chargée de l’indemnisation des personnes spoliées de biens matériels du fait des législations antisémites en vigueur en France pendant l’Occupation, a distribué 410 millions d’euros dans 25 000 cas traités.

Quelque 7 % de ces dossiers concernent des Israéliens.

La visite de la CIVS en Israël se terminera vendredi prochain. Elle pourrait permettre l’ouverture de 500 nouveaux dossiers.

Pour faire sa demande à la commission Drai, il suffit du nom de famille et de l’adresse d’une personne victime de confiscation en temps de guerre. La commission se charge des recherches dans les archives françaises, allemandes et israéliennes.

Il faut généralement une durée de 12 à 18 mois entre le moment d’inscription et le premier versement compensatoire.

La commission détermine également sous quelle condition un individu peut bénéficier de compensation. Si par exemple le parent d’un candidat a été déporté pendant la guerre, il peut recevoir 457 euros par mois ou bien la somme de 27 400 euros.

Cette compensation a déjà été distribuée à 14 000 victimes.

Informations :

http://www.civs.gouv.fr
Contacts en Israël : 03-520 83 15 ou 050-688 56 37. Contact en France : 01 56 52 85 03.

 

    Série de frappes israéliennes sur la Bande de Gaza

L’aviation israélienne a mené au moins sept frappes sur la Bande de Gaza, mardi soir, selon des responsables de la sécurité palestinienne. Selon une source hospitalière, une personne a été blessé lors de cette opération aérienne la plus intense depuis plusieurs semaines.

Quelques heures plus tôt, des militants palestiniens de la Bande de Gaza avaient tiré une roquette sur le sud d’Israël qui avait causé des dégâts dans la ville de Sderot sans faire de blessés.

Selon des responsables de la sécurité palestinienne, des avions israéliens ont ensuite mené quatre raids à la frontière entre l’Egypte et la Bande de Gaza, visant les tunnels de contrebande qui servent selon Israël aux militants pour faire passer des armes, des roquettes et des munitions dans le territoire palestinien.

Plus tard, les bombardements ont touché un atelier métallurgique et un poste de police de la ville de Gaza ainsi qu’un atelier du centre du territoire, selon ces sources. AP

 

MONDE


   
Attentat déjoué à New York

Par TOM MCELROY / AP  21.05.09

Le FBI a arrêté mercredi quatre hommes soupçonnés de préparer un attentat à la bombe contre une synagogue du Bronx. Les quatre hommes envisageaient également de tirer des missiles guidés sur des appareils militaires, selon les autorités.

Des responsables ont expliqué à l’Associated Press que ces arrestations surviennent après une opération longue et discrète de filature qui aura duré plus d’un an et qui a commencé à Newburgh, une petite ville située à quelque 110 km au nord de New York.

Le bureau du procureur fédéral a précisé que les quatre suspects ont été inculpés de complot en vue d’utiliser des armes de destruction massive sur le sol des Etats-Unis et complot en vue d’acquérir et d’utiliser des missiles antiaériens.

Selon les autorités, les hommes arrêtés mercredi soir avaient apparemment prévu de faire exploser une voiture bourrée de plastic C-4 devant une synagogue et un centre communautaire juif du quartier de Riverdale, dans le Bronx.

Ils avaient également l’intention de viser avec des missiles guidés Stinger des avions militaires sur la base aérienne de la Garde nationale de l’Etat de New York à Newburgh.

Selon les autorités, les quatre terroristes présumés qui tentaient de se procurer des armes ont commis l’erreur de contacter un informateur du FBI. Le bureau fédéral d’enquête et d’autres agences fédérales de sécurité ont alors placé ces hommes sous une surveillance étroite et leur ont même fourni via l’informateur un missile sans mise à feu et du C-4 inerte.

En juin 2008, l’informateur a rencontré l’un des suspects, James Cromitie à Newburgh. Cromitie s’était alors plaint du fait que des parents vivaient en Afghanistan et était bouleversé par la guerre qui s’y déroulait et par le fait que de nombreux musulmans soient tués en Afghanistan et au Pakistan par les forces américaines.

Il avait également exprimé son intention de faire "quelque chose en Amérique", soulignent les autorités.

En octobre 2008, l’informateur a commencé à voir régulièrement les quatre hommes dans une maison de Newburgh équipée d’un système vidéo et audio caché.

En avril 2009, les quatre suspects ont choisi leur cible: une synagogue et un centre communautaire juif de New York. Ils ont également effectué des surveillances de la base aérienne de la Garde nationale de l’Etat de New York à Newburgh.

Le parlementaire républicain Peter King, membre de la Commission de la Sécurité intérieure de la Chambre des représentants, a souligné que ce cas montrait le danger que représentent les terroristes vivant sur le sol même des Etats-Unis.

"C’est une enquête longue et bien préparée et elle montre la réalité de la menace que fait planer les terroristes de l’intérieur", a souligné le représentant de l’Etat de New York.

De son côté, le sénateur démocrate de New York Charles Schumer a estimé que s’il ne devait qu’une seule bonne nouvelle dans cette affaire est "ce groupuscule était relativement peu organisé, qu’il a été infiltré très tôt et qu’il n’avait aucun contact avec d’autres organisations".

Les quatre suspects doivent comparaître ce jeudi devant le tribunal fédéral de White Plains, dans la banlieue de New York.

 

    Barack Obama va fermer Guantanamo, les détenus dangereux seront transférés aux Etats-Unis

LEMONDE.FR | 21.05.09

Le président américain, Barack Obama, a confirmé sa détermination à fermer le camp de détention de Guantanamo, parce qu’il "affaiblit l’autorité morale des Etats-Unis". Dans un discours sur la sécurité nationale, prononcé jeudi 21 mai aux Archives nationales, à Washington, il a affirmé que "le coût que nous aurions à payer en maintenant [Guantanamo] ouvert dépasserait de loin les complications que pose sa fermeture", ajoutant qu’il était en train "de nettoyer le bazar [laissé par l’administration Bush]".

Dans cette intervention, "on a retrouvé le Obama des grands discours", estime Corine Lesnes, correspondante du Monde à Washington. Après des mois de polémique le président "a repris les choses en main".

M. Obama admet que les personnes suspectées de terrorisme détenues à Guantanamo qui ne peuvent actuellement être jugées mais continuent d’être dangereuses représentent "le problème le plus difficile" pour son administration. Il évoque la possibilité de les maintenir indéfiniment en détention. Il défend, malgré l’inquiétude soulevée par cette perspective, l’idée de transférer les détenus les plus dangereux du camp de Guantanamo vers des prisons de haute sécurité aux Etats-Unis. "Nous chercherons à transférer certains détenus vers les installations dans lesquelles nous détenons toutes sortes de criminels dangereux et violents à l’intérieur de nos frontières, des prisons de haute sécurité qui assurent la tranquillité du public", a dit M. Obama. "Gardez ceci à l’esprit : personne ne s’est jamais échappé de l’une des nos prisons fédérales [dites] Supermax, dans lesquelles sont enfermés des centaines de terroristes", a-t-il dit. Il rappelle aussi qu’une cinquantaine de prisonniers seront transférés vers des pays d’accueil.

"C’est la première fois que le président Obama a communiqué sur cette classification de dangerosité des détenus", note Corine Lesnes .

DICK CHENEY RIPOSTE

Le président Obama s’oppose néanmoins à la constitution d’une commission indépendante sur les pratiques antiterroristes controversées de l’ère Bush. Il admet que "certains Américains sont en colère quand ils pensent aux agissements des huit dernières années", mais il affirme la nécessité de se "concentrer sur l’avenir". Si certains ont réclamé la création d’une commission indépendante, "je me suis opposé à la création d’une telle commission parce que je crois que les institutions démocratiques existantes sont suffisamment fortes pour que la justice soit respectée", a dit M. Obama, qui a souligné que cela n’excluait pas des enquêtes de la part du Congrès ou du ministère de la justice.

Le message de Barack Obama a été concurrencé par celui, radicalement différent, de l’ancien vice-président Dick Cheney, qui a repris du service politique pour défendre la politique antiterroriste de l’ancien président George W. Bush. Pour Corine Lesnes, l’ancien vice-président n’a pas seulement défendu son bilan, "il a mis au défi le président Obama de déclassifier les documents qui prouvent que l’administration Bush a déjoué des attentats" .

 

 

    Téhéran réussit un tir de missile, l’Occident s’inquiète

21/05/2009 liberation.fr

Le missile moyenne portée dispose d’un rayon d’action d’au moins 2000 kilomètres, pouvant ainsi atteindre Israël et l’Europe.

Les Etats-Unis ont confirmé mercredi que Téhéran avait lancé avec succès un missile de moyenne portée, soulignant que ce test confortait leurs inquiétudes vis-à-vis du programme nucléaire iranien.

«Selon les informations que j’ai lues, le test a été un succès, le missile aura un rayon d’action d’environ 2.000 à 2.500 kilomètres», a déclaré Le secrétaire américain à la Défense, Robert Gates, confirmant le tir annoncé plus tôt par le président iranien Mahmoud Ahmadinejad.

«En raison de certains des problèmes qu’ils rencontrent avec leurs moteurs, nous pensons que le rayon d’action est plutôt dans le bas de la fourchette, au moins à ce stade des essais», a-t-il détaillé. Il a en revanche dit ignorer si le missile avait bien touché sa cible, comme le revendique Téhéran.

La Maison Blanche a indiqué que les efforts iraniens pour se doter de missiles balistiques et leurs ambitions nucléaires continuaient de préoccuper Barack Obama. Ce dernier «s’inquiète des programmes iraniens de développement de missiles, et de leur volonté de se doter de technologies et d’armements nucléaires», a déclaré son porte-parole Robert Gibbs. Barack Obama est «convaincu que la quête de ces programmes ne renforce pas leur sécurité mais au contraire les rend plus vulnérables», a-t-il ajouté.

Les Occidentaux craignent que le programme balistique de l’Iran puisse lui permettre de disposer de missiles équipés de têtes nucléaires, si Téhéran arrivait à se doter de l’arme atomique, ce qui constituerait une menace pour Israël et l’Europe.

La secrétaire d’Etat américaine, Hillary Clinton, a de son côté annoncé mercredi son intention d’expliquer au régime iranien qu’il n’a pas intérêt à acquérir l’arme nucléaire car cela déclencherait une course à l’armement au Proche-Orient. «Notre objectif est de persuader le régime iranien qu’il sera en fait moins en sécurité s’il poursuit son programme nucléaire», a indiqué la chef de la diplomatie américaine, qui s’exprimait devant le Congrès. «Un Iran disposant de l’arme nucléaire et d’un système de lancement provoquera une course à l’armement au Proche-Orient et aux alentours», a-t-elle ajouté. «Ce ne sera pas dans l’intérêt de la sécurité de l’Iran».

Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a répété mercredi que son pays n’interromprait pas son programme nucléaire, même au risque de nouvelles sanctions internationales. Les puissances occidentales «ont dit que si vous n’arrêtez pas, nous adopterons des résolutions» au Conseil de sécurité de l’ONU. «Ils croyaient que nous reculerions mais cela n’arrivera pas», a dit Ahmadinejad dans un discours public dans la ville de Semnan (nord).

(Source AFP)

 

    M. le maire de Rotterdam est marocain

Stéphane Kovacs envoyée spéciale à Rotterdam, LE FIGARO

Fils d’un imam, Ahmed Aboutaleb, né au Maroc, vient d’être nommé à Rotterdam, premier maire musulman du premier port d’Europe, l’une des villes les plus cosmopolites du monde. «Plus néerlandais que certains Néerlandais», selon ses propres termes, ce travailliste n’hésite pasà fustiger «ceux qui n’acceptent pas les valeurs des Pays-Bas».

Dans la salle du conseil municipal trône le portrait de la reine Béatrix des Pays-Bas. Autour, sur les boiseries patinées, veillent ses ancêtres Juliana, Wilhelmine et Emma.En face, le maire s’appelle Ahmed.

À Rotterdam, certains ont eu «un choc» à l’annonce de la nomination * de ce travailliste, né au Maroc. Ahmed Aboutaleb, lui, demeure impassible : il «comprend les craintes» et prône «la confiance». Geert Wilders, ce député provocateur de droite, auteur d’un film contesté sur l’islam, aurait préféré qu’il soit «maire de Rabat» : «Nommer un Marocain maire de la deuxième ville du pays est aussi fou que de nommer un Néerlandais maire de La Mecque !» Pourtant, du Maroc, qu’il a quitté à 15 ans, Aboutaleb ne conserve pas grand-chose. S’il garde son passeport vert, c’est parce que, en vertu de loi marocaine, «on ne peut pas le rendre.» «Après 32 ans aux Pays-Bas, je suis plus néerlandais que certains Néerlandais, s’exclame-t-il. Tout ce que je pense et fais est néerlandais.»

Fils d’un imam, né en 1961 à Beni Sidel, une bourgade nichée dans les montagnes du Rif, Aboutaleb a laissé derrière lui «une petite maison sans électricité ni eau courante.» Il est loin son rêve d’enfant de devenir poète. Ingénieur de formation, il se retrouve journaliste, puis porte-parole ministériel. Sans s’être présenté devant les électeurs, ce membre du Parti travailliste (PvdA) devient, en janvier 2004, échevin (adjoint au maire) d’Amsterdam, en charge de l’enseignement et de la jeunesse. Quelques mois avant l’assassinat du cinéaste controversé Theo Van Gogh, poignardé et égorgé par un islamiste en pleine rue. Dans un discours devenu célèbre, à la mosquée Alkabir, au lendemain du drame, Ahmed Aboutaleb lance à ses coreligionnaires : «Arrêtez de vous prendre pour des victimes. Si vous ne voulez pas vous intégrer, partez !» Ses prises de position - il s’oppose au port de la burka, n’hésite pas à sanctionner les fraudeurs aux allocations sociales et trouve «drôles» plusieurs des caricatures danoises de Mahomet - lui vaudront des menaces de mort. «Ce collabo défend les intérêts des Blancs !», s’émeuvent des immigrés. Depuis, il vit sous protection rapprochée,tout comme Geert Wilders.

En 2007, la grande coalition (chrétiens-démocrates - travaillistes) lui offre un secrétariat d’État aux Affaires sociales. Puis, en janvier dernier, il s’installe à l’hôtel de ville de Rotterdam. Avec ses 584 000 habitants, dont 47 % d’origine étrangère et environ 15 % de musulmans, Rotterdam est l’une des villes les plus cosmopolites du monde. Bastion de Pim Fortuyn, le leader populiste et xénophobe assassiné en 2002, «c’est aussi une ville déchirée par les tensions intercommunautaires», affirme Ronald Sörensen, chef du groupe Leefbar Rotterdam (Rotterdam vivable), qui a pris la suite du mouvement de Fortuyn. Lefbaar Rotterdam détient 14 des 45 sièges du conseil municipal, les travaillistes, 18. «Beaucoup de gens ici se sentent envahis par les étrangers, poursuit cet ancien professeur d’histoire. Alors, quand on voit arriver un maire né au Maroc…»

Mais, dès le lendemain de la prise de fonctions du nouveau maire, les héritiers de Fortuyn changent d’avis : «J’ai apprécié qu’il prête serment en demandant l’aide de Dieu, et non pas d’Allah, explique Sörensen. Et quand il a laissé entendre qu’il fallait se débarrasser de Tariq Ramadan (professeur d’islamologie qui conseille la municipalité de Rotterdam depuis 2007, NDLR), je n’en croyais pas mes oreilles ! Si on parlait comme lui, on serait traité de racistes !» Dans cette «ville divisée, martèle le maire, ma priorité sera de créer une société de confiance. Car plus la confiance est forte, moins on doit payer pour la police et la justice !» Aux «jeunes Marocains de Rotterdam», il promet de les traiter «comme je traite tous les jeunes. Si vous faites quelque chose de bien, vous pourrez compter sur mon soutien.Mais si vous voulez causer du désordre, je serai impitoyable.»

Pour un peu, le principal tort d’Aboutaleb ne serait pas d’être né au Maroc, mais de venir d’Amsterdam et, surtout, d’être supporteur du club de football de l’Ajax, pire ennemi du Feyenoord Rotterdam ! Frappé d’une «étiquette juive» depuis que des supporteurs se réclamant de la communauté juive d’Amsterdam arborent de façon ostentatoire des symboles du judaïsme, l’Ajax est toujours accueillie à Rotterdam pas des chansons pro-Hamas et des chuintements rappelant les chambres à gaz. Pour protester contre une interdiction de se rendre au stade de l’Ajax, des dizaines de supporteurs de Feyenoord ont manifesté dans les rues de Rotterdam fin février. «Juifs, attention, l’armée de Mahomet va venir vous tuer !», hurlaient-ils, appelant même ce «sale juif» d’Ahmed Aboutaleb à «finir dans une chambre à gaz». Souhaitant «éviter l’escalade», le maire a renoncé à toute poursuite. Pour Ronald Sörensen, c’est «une preuve que les beaux discours ne suffisent pas : j’attends les faits».

Il n’est pas le seul. La délinquance augmente, s’alarme l’opposition. Le chômage aussi. Et, loin des façades de verre étincelantes des gratte-ciel du centre-ville, les quartiers se transforment. «Des églises disparaissent etdes mosquées apparaissent, indique le maire. Cela met des gens mal à l’aise». Arthur Rath a dû vendre son bar du boulevard Zuid, il y a quatre ans, «quand toutes les boutiques chics ont fermé les unes après les autres, remplacées par des coiffeurs afro ou des boucheries halal, subventionnés par la municipalité de l’époque». Aujourd’hui, le bar est turc, et une immense mosquée grise, flanquée de deux minarets, est en construction un peu plus bas. «J’espère que les immigrés auront du respect pour M. Aboutaleb, soupire Arthur Rath. Parce que, pour nous, ils n’en ont pas.» Même incertitude du côté des immigrés. Cihan, agent de sécurité, doute : «Il n’osera pas prendre notre parti, sinon il se fera mal voir par les Blancs.» Inévitablement comparé à Obama, Aboutaleb se trouve des points communs avec le président américain. Mais cet «Obama-sur-Meuse» veut être jugé sur ses résultats, pas sur «sa couleur ». «Si je réussis, je serai un élément clé pour persuaderles immigrés qu’ils peuvent accéder au pouvoir, conclut-il. Si j’échoue,cela aura d’énormes conséquences pour ceux qui viendront après moi.»

* Aux Pays-Bas, les maires sont nommés par le gouvernement et la reine.

 

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Mis en ligne le 22 mai 2009, par M. Macina, sur le site upjf.org