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Les simoniaques et autres Ostrogoths de l’antiracisme, Fr. Silas
05/06/2009

Je constate que l’humour et la dérision s’avèrent décidément l’arme intellectuelle favorite de celles et ceux qui assistent, impuissants, mais lucides, au délitement mondial de l’esprit critique, et à la lâcheté et au cynisme ambiants. Mon collègue a raison de me recommander ce texte, en commentant : "C’est tellement vrai et si bien dit... s’agissant d’un blogue non juif". Je souscris volontiers à ce jugement et je confesse qu’une réaction, aussi saine que talentueusement exprimée, me fait chaud au coeur. Ce blogue contient d’autres textes "pas piqués des verts" - comme on disait, d’mon temps... (Menahem Macina).

04/06/09

Sur le Blogue de l’auteur, 2 juin 2009

[Cette sculpture d’un chapiteau de la cathédrale d’Autun illustre la légende relatée dans le récit apocryphe des Actes de Pierre.
Simon, qui était parvenu à voler, par un simulacre magique, est précipité du haut des airs par les prières de l’Apôtre Pierre. M. Macina.]

 

Tous les peuples qui sont entrés dans l’histoire savent que l’être humain n’est pas toujours à la hauteur de ses plus belles idées, mais aussi que l’éducation de notre espèce demeure une tâche particulièrement ardue, voire parfois désespérante. Constatation que les vieux sages de l’ethnie Peul (Sénégal) illustrent de façon proverbiale en indiquant que « celui qui a soulevé le derrière d’un crapaud remarquera qu’après l’avoir relâché, celui-ci retombe souvent vers le sol ». Chose que n’aurait pas contredite le philosophe chinois Lao-Tseu, lorsqu’il soulignait cela en disant « quand le sage montre la lune, l’imbécile regarde le doigt ».

Le même constat qui aurait fait dire à Diogène de Sinope (philosophe grec, 413-327 av. JC), un jour où, saoul comme un cochon après avoir sifflé ce qui restait de mauvais vin au fond de l’amphore géante qui lui servait d’abri, mais pas assez cependant pour oublier la médiocrité de ses congénères et leur imperméabilité à la philosophie, que tout compte fait « on ne donne pas du lard à des cochons ». Un avis que partagera, quelques siècles plus tard, un certain Jésus de Nazareth qui, d’humeur cynique ou agacée ce jour-là, préconisera, lui aussi, de ne pas « donner les choses saintes aux chiens et de ne pas jeter des perles aux pourceaux » (Mt 7, 6). Il ne croyait pas si bien dire.

Prenez par exemple le message du Christ. Offrez-le à des Romains décadents, ou de fraîche date, tels que les Ostrogoths, les Lombards et autres barbares, sortant à peine des tourbières qui leur servaient de bauge, et vous obtiendrez une série de calamités. Les évangiles deviennent immanquablement l’outil d’inquisitions, de massacres, d’enjeux de pouvoir, d’enrichissement et autres barbaries, totalement aux antipodes du message et de l’exemple du petit Jésus.

Avec l’un des plus beaux fruits de nos Lumières, qu’est l’antiracisme, c’est la même chose. Laissez-le aux chiens, aux crapauds et autres pourceaux, et vous obtiendrez le même résultat.

D’aucuns s’en serviront pour jouer les très saints inquisiteurs, ou conduire leur chasse aux sorcières. Pour d’autres, l’antiracisme servira de faire-valoir politique, médiatique, financier et que sais-je encore. Comble du comble, certains permettront à l’antiracisme de promouvoir des projets totalitaires et suprématistes. N’est-ce pas ce que fait le MRAP, sous la conduite de Monsieur Mouloud Aounit, en attaquant ceux qui critiquent l’islam ? N’est-ce pas ce que l’on a pu voir, très récemment, à Athènes, où, sous prétexte de manifestations antiracistes qui faisaient suite à la rumeur d’un coran malmené, des Ostrogoths d’antiracistes ont mis à sac le quartier du Parlement, aux cris « d’Allahou Akbar », « Allah est le plus grand ». « Le plus grand », supérieur donc ; est-ce bien un message égalitaire ?

En fait, la comparaison entre évangiles et antiracisme est à ce point parfaite, que nous pouvons même voir à l’oeuvre des simoniaques de l’antiracisme. La simonie qui désigne le commerce d’un bien spirituel, tire son nom de l’épisode biblique où Simon le Magicien voulut acheter à Saint Pierre le pouvoir de faire des miracles afin d’en tirer des bénéfices (Actes, 8, 9-21). Or, tout comme il y avait ceux qui se faisaient de l’argent avec les sacrements, nous avons maintenant des antiracistes qui se font de l’argent en dispensant la bonne parole antiraciste.

Illustrant cela voici l’abbé Thuram. Figurez-vous, en effet, que le président du Conseil Général d’Alsace, Monsieur Adrien Zeller, a récemment invité l’ex-footballeur, Lilian Thuram, membre du Haut-Conseil à l’Intégration, à intervenir devant des lycéens. Une demande qui a reçu pour réponse de l’abbé Thuram un tarif simoniaque: 20 000 euros pour une intervention d’une heure et demie. La Région a bien essayé de lui expliquer le sens de la démarche éducative mais rien n’y a fait. Que voulez-vous, un sacrement antiraciste prodigué par l’abbé Thuram, ça n’a pas de prix. Épatant, non ?

Enfin, histoire de conclure comme j’ai commencé, soit avec un peu de sagesse sénégalaise, et puisque l’antiracisme, comme bien d’autres messages de progrès, attirera encore longtemps des prêcheurs parasites, méditez donc cet autre vieux proverbe peul « si la parole est malade, que les oreilles soient bien portantes »…


Frère SILas
 


© Les chroniqueurs du républicoin

 

 

[Texte aimablement signalé (et recommandé) par Vivisrael.]

 

Mis en ligne le 4 juin 2009, par M. Macina, sur le site upjf.org