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Israël (Société - mentalités)
Antisionisme

Pas un sondage qui mentionne ne serait-ce qu’un "décollage" de la ’fameuse’ liste antisioniste
04/06/2009

03/0609

La campagne de demande d’interdiction du sinistre groupuscule intitulé "Parti Antisioniste" vise essentiellement et doit s’en tenir à marquer la limite entre le jeu démocratique et les coups bas (de gamme) réalisés par cette officine du Hezbollah, du Hamas et du Terroriste Carlos : c’est-à-dire, de tous les desperados affiliés aux Ayatollahs, qui tentent d’exister par des démonstrations d’outrance, d’insultes, d’incivilités carcérales et de violence, au coeur de la campagne française. Ou plutôt en marge du caniveau électoral. Même s’il s’agit d’un "vote protestataire" new look, hybride de lepénisme en fin de carrière (Soral, Moualek, le dirigeant de "la banlieue s’exprime" - il faut voir comme Marc Robert et d’autres sont passés par ce courant en fin de vie) et d’extrémisme guévaro-arafatien, il n’apparaît d’aucune manière dans aucun sondage. Bien entendu,  ces prises de température de l’électorat se déroulent selon des procédés déclaratifs, ne préjugeant pas d’un engagement réel dans l’isoloir. Néanmoins, la marge d’erreur ne peut être équivalente à 100%...

A tel point qu’on peut s’interroger, à la fois, sur son rôle exact dans cette campagne, autant que sur la volonté réelle des ténors de la politique, de renvoyer ce sous-marin, ou gadget sans place ni fonction précise, aux poubelles de l’actualité furtive. Il n’est politiquement "dangereux" pour aucun prétendant. Il est surtout un parti-polichinelle sorti du placard, un manteau d’Arlequin fait de nébuleuses opportunistes, qui fait appel aux bas instincts, tels qu’ils s’expriment à leur paroxysme dans l’affaire Fofana, dont il est, tout à la fois, le contemporain, le frère siamois et la "vitrine" qui se veut "légale". C’est pour une simple question d’éthique et de pollution de l’atmosphère sociale (où sont les "Verts" sur ce dossier?) qu’il doit rapidement être aspiré par l’appareil juridique, non par neutralisation des clientélismes mutuellement concurrents des autres partis.


Double écueil, pour lui :
les seuls votants seront ceux qui éprouvent un intérêt quelconque pour l’Europe et ses institutions, pour les contester ou les promouvoir. On sait que même si le peuple s’exprime sur ces questions, quoi qu’il en soit, le Parlement peut se passer de son avis pour renégocier entre soi les questions principales. Il en découle que l’abstention reste le principal "danger" que ne viendra pas perturber beaucoup le chantre anti-juif, en tant qu’indicateur de l’impopularité de la machinerie européenne. Il ne parvient même pas à faire sourire les abstentionnistes majoritaires. Lorsqu’on dit, ici ou là, qu’il peut faire un "tabac" dans certaines banlieues et zones de non-droit (le "9.3"), il faut aussi se dire qu’il s’agit là, précisément d’un public qui ne vote guère, et surtout pas aux Européennes.

D’autre part, les plus farouches se reconnaissant dans la "cause palestinienne" à faire valoir à Bruxelles, sont happés et disputés par d’autres listes, tels que Besancenot ou des réseaux proches d’Europalestine, des "Verts", etc. qui ont dénoncé ce groupuscule comme une mascarade d’inspiration fasciste. De fait, il s’agit d’une pomme de discorde semant surtout le trouble dans ce camp-ci, avec ceux, les plus déterminés, qui voudraient faire masse dans des partis peu ou prou légitimes, de façon à faire avancer leur cause. Au total, ce "ballon d’essai", s’il perdure, tend plutôt à faire perdre tout crédit à ceux qui auraient attrapé le virus de l’antisionisme en seconde nature, du fait de leur soutien compassionnel, vite inconditionnel, aux Palestiniens.

A droite, également, c’est une des premières fois  depuis fort longtemps qu’on aperçoit le parti de Philippe De Villiers ("Libertas"), crédité de 6%, et devancer ce qui subsiste du "paquebot" du FN (se hissant péniblement 5, 5%, lorsqu’il représentait un bon 15 et jusqu’à 17% de Français, certes, dans des scrutins nationaux). Ainsi, De Villiers fait presque jeu égal équilibré avec Besancenot (7%), tenu pour être le moyen le plus fiable et le plus populaire pour maintenir le PS en berne, qui remonte actuellement autour des 21%. Loin, très loin derrière, la bande du faux comique-troupier Dieudonné ne parvient pas à pointer, ne serait-ce qu’un quart de tête, dans le paquet des "petits partis" lanternes rouges, toutes tendances confondues, estimés à moins de 2%. Il fait beaucoup de bruit, mais n’existe toujours pas.

Au total, on peut se demander qui, du fait de cette publicité outrancière, va tirer son pygmée de la marmite? De quelle souris le montage médiatique va-t-il finir par accoucher?

- Il n’est pas réellement utile à freiner les intentions de vote se reportant sur le PS, on aura donc du mal à soupçonner l’UMP de complaisance, en l’accusant d’utiliser cyniquement cette liste pour plomber des outsiders dangereux, comme le fit Mitterrand avec Le Pen. Il en "rajoute une couche" malodorante, mais c’est tout. Rares sont ceux qui le situeraient, d’instinct, "à gauche".

- Il ne porte pas réellement atteinte à la liste NPA de Besancenot,  qui fait campagne sur les mêmes thèmes "antisionistes" et d’appels au boycott (illégal), si ce n’est que ce parti ne reprend pas non plus le flambeau du "vote protestataire" à l’instar du FN, mais à l’autre bout du spectre, puisqu’arrivant péniblement à 7%.

- Il semble donc plus utile à dissoudre toute aspiration à un courant "pro-palestinien" en France, en tout cas comme tâchant de se construire dans des termes politiquement acceptables et recevables dans une Cour Européenne. A le travestir et le rendre ridicule, irrecevable.

- Deuxièmement, il sert d’indice de poursuite de l’enterrement de première classe du FN, allant de Charybe en Sylla : de 11% aux présidentielles à 5, 5%, soit précisément une perte sèche d’une bonne moitié d’un scrutin à l’autre (en tenant compte du fait que c’est là que le discours nationaliste anti-européen pouvait ou non se faire entendre, sous la forme dans laquelle l’organise Le Pen, proche de ses scores de début de carrière). Dieudonné, pour Le Pen, parrain de son fils, c’est un peu tonton la Schcoumoune, celui qui vous rappelle que vous êtes fini, mais qui, par-dessus le marché, reste l’héritier illégitime, celui qui singe et fait des grimaces, mais n’arrive pas à endosser sa part de "fardeau", encore moins à faire sourire par ses pitreries, en fin de banquet de baptême. Bref, une bouche inutile à nourrir, "l’emmerdeur" de Ventura ou le boulet qui plombe l’ambiance...
Une certaine droite traditionnelle souverainiste émerge à peine avec De Villiers, en tout cas, le plus fréquentable des deux (entre Le Pen et lui), il s’en voit très modestement récompensé, à l’usure... Il compense presque, à droite, le vote NPA.

Le rôle de "bouffon", et d’oppositionnel à "la politique institutionnelle" tenu par Le Pen durant 30 ans, repris aujourd’hui par les entristes chi’ites pro-iraniens, s’il s’auto-proclame en petit comité par les indéfectibles du Théâtre de la Main d’Or, ne fait guère vibrer les foules. "L’antisionisme" en Europe, dans ce cadre-là, fait plutôt hors-sujet, comme n’importe quel conseiller marketing aurait pu en aviser le sinstré, avant qu’il n’engage des frais de campagne qui lui laisseront les yeux pour pleurer.

Bien entendu, on n’est jamais à l’abri de quelques surprises sur des lieux de non-droit et donc, par conséquence directe, de quasi-non-vote, le soir du 7 juin. Allez, va pour un faible pourcentage en Seine St Denis, sur certains quartiers "chauds" (7/8%?); il faut bien montrer à quel point les petits trafics en tous genres rendent rebelle à tout jeu réglementé... Mais on peut aussi s’attendre à un discrédit à la hauteur de ses prétentions (1, 5% maximum en comptabilité totale, dans un dernier sursaut inattendu?).

Si ce scénario, à moins de 4 jours du scrutin paraît assez ressemblant (marge d’erreur à 4, 5%), est-ce qu’une gifle monumentale et parfaitement méritée devant les électeurs un tant soit peu conscients calmerait l’antisémite-négationniste impénitent? Est-ce que, suite à ses esclandres et des traces négatives laissées durant cette campagne, il se verrait finalement interdire, a posteriori, comme par lassitude ou parce qu’il n’est utile à rien ni personne? Tâchera-t-il de survivre et de rebondir sur cet échec patent pour un fond de commerce qui ne prend pas et n’inspire qu’une minorité "sectaire" (au sens propre) autour de ce lamentable personnage dégoulinant de suffisance, surtout gagné par l’embonpoint qui semble le clouer au ras des pâquerettes?

Il y a, bien sûr, l’argent iranien, intéressé à la production de nouvel opium du peuple, l’antisionisme pouvant faire l’affaire quelque temps. Le Hezbollah est, après tout, l’un des premiers producteurs de contrefaçon de médicaments au monde, sans compter ses trafics narco-islamistes à travers le monde, principalement en Amérique du Sud. Reste donc une certaine cagnotte a priori inépuisable, à condition de mettre la main d’or dessus et que les douaniers regardent ailleurs... Il reste encore les partionnistes des différents groupuscules d’extrême-droite, barbotant comme des poissons nettoyeurs, autour de la carcasse du Front National en panne de carburant. Les plus malins chercheront la "respectabilité" autour de Carl Lang et d’autres, De Villiers les marquant "vieille France". Une survivance médiatique, faite de coups d’esbrouffe, peut tenter d’allumer quelques feux de brousses. Le "danger" en soi n’est pas écarté, mais n’existe qu’à grand renfort de provocation. Quoi qu’il en soit, cela reste beaucoup de tintamarre pour pas grand-chose. En France, tout du moins.
Rien n’est terminé dans les coulisses, en ce qui concerne les dossiers plus sérieux de l’Iran et du Liban, pays par lesquels Dieudonné-Gouasmi-Soral sont mandatés pour faire illusion en France, occuper le terrain, par lien direct et communication téléphonique avec quelque Caïd du terrorisme, durant leurs spectacles de grand-guignol. La filiation et le parrainage directs avec des groupes et personnages condamnés ou en liste noire, devraient suffire à faire interdire ces anti-républicains de scène politique... A moins que l’Institution-France soit dans une telle déroute morale, qu’elle ne sait plus distinguer l’appel au meurtre et l’apologie du Terrorisme en scène, pour toute campagne, des arguments politiques visant à convaincre des électeurs...
Non. A tout prendre, le pire indice qu’il puisse laisser en mémoire de cette année de crise politico-économique, c’est bien celui que la France sous Sarkozy s’accommode de tout, même du pire...



Dernier sondage IPSOS : absence totale de traçabilité électorale pour le P.A.S :
Les autres listes recueillent 2% des intentions de vote (-2).
La mobilisation pour l’élection européenne du 7 juin a légèrement augmenté cette semaine avec une participation estimée entre 38% et 42%, contre 35% à 39% la semaine dernière, ce qui profite au PS avec 21% des intentions de vote (+1), selon un sondage Ipsos pour SFR-Le Point-20 Minutes publié mardi.
Les listes UMP-Nouveau Centre restent en tête du sondage avec 26% des intentions de vote (inchangé).
Selon Ipsos, "le sursaut de mobilisation mesuré n’est pas suffisant pour contredire une tendance lourde à l’abstention" et on se dirige toujours vers un "record d’abstention".
Mais "il explique en revanche l’évolution des intentions de vote, et notamment l’arrêt d’une dynamique défavorable aux listes du Parti socialiste, et favorable au MoDem".
Celui-ci enregistre 12% des intentions de vote (-1). Il est talonné par Les Verts-Europe Ecologie, 11% (+0,5).
Les listes du Nouveau Parti Anticapitaliste d’Olivier Besancenot rassemblent 7% des intentions de vote (inchangé), devant Libertas, 6% (inchangé). Le Front de gauche (+0,5) et le Front national (inchangés) font jeu égal à 5,5%.
L’Alliance Ecologiste Indépendante est inchangée à 2%, Lutte ouvrière recule à 1,5% (-0,5), ainsi que Debout la République à 0,5% (-0,5).
Les autres listes recueillent 2% des intentions de vote (-2).
 


© Lessakele

 

Mis en ligne le 3 juin 2009, par M. Macina, sur le site upjf.org