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Israël (Société - mentalités)
Israël Politique extérieure

Netanyahu renonce à sa visite prévue à Paris
28/05/2009

Un signe avant-coureur de la grande confrontation qui attend Israël autour de la question de Jérusalem. Extrêmement sensibilisé à cette problématique, je fais suivre ma traduction d’un commentaire très personnel de cette péripétie de crise. L’excellent Clément Weil-Raynal, vient de nous gratifier, à propos de cette affaire, d’un billet de feu dont je ne saurais trop recommander la lecture [*]. (Menahem Macina).

[*] "Jérusalem : on aurait préféré le silence de Desagneaux".

 

27/05/09

 

Jerusalem Post, 26 mai 2009

 

Original anglais : "Netanyahu nixes planned Paris visit".

 

Traduction française : Menahem Macina, pour upjf.org

 

Le Premier ministre Binyamin Netanyahu a annulé une rencontre qui devait avoir lieu la semaine prochaine avec le Président Nicolas Sarkozy. A en croire certaines sources, il serait irrité par la position de la France concernant le statut de Jérusalem.

En outre, le bureau du Premier ministre laisse entendre que Netanyahu voulait laisser s’écouler un peu de temps entre sa récente rencontre - très médiatisée - avec le Président Obama, et ses relations avec les pays européens.

Un fonctionnaire du Bureau du Premier ministre a confirmé que Netanyahou reportait son voyage en Europe parce qu’il estimait que la préparation de cette visite était insuffisante.

Mais les déclarations publiées par le ministère des Affaires étrangères français fournissent une autre raison de l’annulation. Le porte-parole du ministre, Frédéric Desagneaux, affirme :

« La déclaration que le Premier ministre israélien a rendue publique hier découle d’une prise de position qui préjuge du statut final [de la ville] ».

Il faisait allusion à l’engagement solennel, formulé la semaine dernière par Netanyahou, selon lequel Jérusalem ne serait « plus jamais divisée ni partagée ».

Et Desagneaux d’affirmer :

 « Aux yeux de la France, Jérusalem doit devenir la capitale de deux Etats »

Et de souligner que le Président Sarkozy avait exprimé la même position, l’année dernière.

Pour le porte-parole,

« Des actions comme la destruction de maisons palestiniennes et l’expulsion de citoyens arabes, encouragent la violence. Elles sont inacceptables et contraires au droit international. »

Au cours d’une cérémonie officielle d’Etat marquant la Journée de Jérusalem, Netanyahu avait promis solennellement que la capitale ne serait plus jamais divisée, affirmant :

« Jérusalem a toujours été nôtre et sera toujours nôtre. Elle ne sera plus jamais divisée ni partagée ».

Rappelant la réunification de la ville lors de la Guerre des Six-Jours, 42 ans auparavant, Netanyahu avait ajouté :

« C’est uniquement sous souveraineté israélienne que Jérusalem, unifiée, garantira aux trois religions la liberté de culte et le libre accès aux lieux saints. »

Dans une allocution antérieure, le Président Shimon Pérès avait affirmé que Jérusalem, tout en étant sacrée pour d’autres, est la seule capitale qu’Israël et le peuple juif aient jamais eue.

« Jérusalem est considérée comme sacrée par la moitié de l’humanité [mais] elle a été et sera toujours la capitale d’Israël. Nous n’en avons jamais eu d’autre et elle n’a jamais été la capitale d’aucun autre peuple. »

 

© Jerusalem Post


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Commentaire du traducteur

Au risque de passer pour un exalté et un vaticinateur, j’exprime ici ce que m’inspire cet événement d’apparence minime. On voudra bien supporter que je le fasse en termes religieux et scripturaires. Je n’ai jamais fait mystère de ma foi ni de mes conceptions de l’incarnation des desseins de Dieu dans l’histoire humaine – quoique je me limite généralement à de brèves remarques glissées dans l’un ou l’autre chapeaux des articles que je mets en ligne. Si je fais aujourd’hui, une exception notable à ce mode opératoire, c’est que je suis convaincu qu’est enclenché le processus mondial d’abandon d’Israël à son triste sort, de reniement de tous les droits qui lui avaient été progressivement reconnus - particulièrement après la Seconde Guerre mondiale -, dont celui de mener une existence nationale libre sur une partie de sa terre ancestrale.

Nous saurons peut-être un jour ce qui s’est tramé dernièrement entre les chefs d’Etat de la planète et les puissances détentrices d’un pouvoir financier si exorbitant, que nul ne peut résister à leurs exigences. Mais il me paraît hautement probable que les Etats arabes producteurs de pétrole et détenteurs de fonds souverains immenses, pèsent de tout leur poids sur les quelques Etats qui soutenaient encore Israël. Les Etats-Unis semblent avoir déjà lâché prise. Quant à la France, il n’est que d’assister aux humiliants "voyages d’affaires", du type de celui que vient de faire le Président Nicolas Sarkozy, en quête de commandes aéronautiques juteuses de la part du richissime roi d’Arabie Saoudite, pour comprendre que ce monarque, ainsi que les autres puissances pétrolières peuvent tout exiger de la France, comme de tous les pays en mal d’approvisionnement énergétique, fût-ce la tête de l’Etat juif sur un plateau. Souvenons-nous du sort tragique de la Tchécoslovaquie avalée par l’ogre Hitler, après que les Alliés la lui eurent sacrifiée. N’était ma foi dans l’accomplissement inéluctable du dessein de Dieu annoncé par Ses serviteurs les prophètes, je dirais qu’Israël est perdu.

En effet, de nombreux signes avant-coureurs, dont celui-ci – qui semble n’être qu’une péripétie politique, mais dont les motivations et la signification funestes apparaîtront un jour clairement à tous -, avertissent qu’approche le temps de la grande explication entre les nations et Israël – ou plutôt, entre les nations et Dieu. L’événement, annoncé de longue date par nos prophètes, porte un nom symbolique, en hébreu : « riv tsion » – le procès, ou la querelle de Sion (Is 34, 8). L’expression désigne le contentieux juridico-divin qui oppose, d’un côté, les nations et leurs desseins stratégiques, économiques et financiers égoïstes, qui les poussent à toutes les concessions, et de l’autre, Dieu et Son dessein à Lui, lequel s’incarne historiquement dans la renaissance de Son peuple et de l’antique patrie d’Israël, et prend corps dans la restitution de sa souveraineté sur sa terre et sur sa capitale, Jérusalem.

Malheureusement, les nations ne renonceront pas à tenir tête à Dieu et à Son peuple. C’est pourquoi Zacharie (12, 3) a prophétisé en ces termes :

"Il arrivera, en ce jour-là, que je ferai de Jérusalem une pierre à soulever pour tous les peuples, et tous ceux qui la soulèveront se blesseront grièvement. Et contre elles se rassembleront toutes les nations de la terre."

Quant au Psaume 2, il est tout aussi explicite, même si la portée de ce qu’il prophétise concerne l’humanité entière; je me limiterai à cet extrait, mais il convient de le lire en entier :

"Pourquoi ces nations en tumulte, ces peuples qui expriment des paroles creuses ? Les rois de la terre se dressent, des princes conspirent contre l’Eternel et contre son oint... Celui qui siège dans les cieux s’en amuse, L’Eternel les tourne en dérision. Puis, dans sa colère il leur parle, dans sa fureur il les épouvante: C’est moi qui ai sacré mon roi sur Sion, ma montagne sainte..."


(Il doit être clair que ce qui précède n’engage que moi et ne saurait être considéré comme exprimant le point de vue de l’Upjf.)

 

 

Menahem Macina

 

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Mis en ligne le 27 mai 2009, par
M. Macina, sur le site upjf.org