Debriefing.org
Google
Administration
Accueil
Tous les articles
Imprimer
Envoyer
S’inscrire
Nous contacter

Informations, documents, analysesDebriefing.org
Israël (Société - mentalités)
Israël (boycott d')

Boycott d’Israël : la réponse stupéfiante (et mensongère) de MAM [Mme Alliot-Marie]
27/05/2009

26.05.2009

Claude GOASGUEN met en ligne sur son blog le texte de la question d’actualité posée à la Ministre de l’Intérieur, Mme Alliot-Marie, au sujet des opérations-commando de boycott antijuif, menées, ces derniers mois, dans les supermarchés CARREFOUR par les milices islamistes de la CAPJPO. La réponse de MAM est déroutante par ses mensonges (ou ses omissions). Elle soutient qu’il s’agit ’uniquement’ de produits israéliens et non de produits cashers (c’est faux, ce sont souvent les mêmes) et qu’aucune plainte n’a été déposée... Faux! Plusieurs plaintes ont été déposées, notamment par le BNVCA, qui visent nommément la CAPJPO [1]. Et Mme Alliot-Marie n’ignore pas que le Parquet peut (et doit) agir, même en l’absence de plainte, quand des faits délictueux sont avérés... Les efforts de MM. Goasguen et Raoult doivent se poursuivre, et l’impunité des boycotteurs doit cesser. P.I.L
[N.B on peut voir les questions d’actualité sur Dailymotion, reprises sur le site de la CAPJPO]

Lors d’une réunion du bureau du groupe d’amitié France/Israël, Claude Goasguen et certains de ses collègues UMP ont décidé de poser une question d’actualité sur des actions "coup de poing" d’associations dans les supermarchés pour appeler au boycott des produits israéliens.
La question d’actualité a été posée le mercredi 20 mai par Eric Raoult à Michèle Alliot-Marie.

"Monsieur le président, je souhaite associer à ma question plusieurs de mes collègues : Claude Goasguen, Patrick Calméjane, Gérard Gaudron et Patrick Beaudouin.

Madame la ministre de l’intérieur, vous avez déclaré, à plusieurs reprises, tout comme le Président de la République, que les conflits du Proche-Orient ne devaient pas ressurgir en France. Hélas, la réalité est différente. Depuis plusieurs mois, des intrusions violentes de groupes d’extrême gauche accompagnés parfois d’élus, notamment Verts [2] (Exclamations sur les bancs du groupe GDR), se multiplient dans les centres commerciaux, dans le but d’appeler au boycott de produits israéliens. Ce fut en particulier le cas en mars dernier dans des grandes surfaces du département de la Seine-Saint-Denis, notamment à Saint-Denis et à Aulnay-sous-Bois, puis dans d’autres grandes surfaces de banlieue où des produits alimentaires israéliens ou casher ont été retirés des rayons et jetés à terre pour signifier une pseudo-condamnation de la politique israélienne.

Ces actions, violentes et inquiétantes, seraient déjà au nombre d’une quarantaine, et il semble qu’elles continuent à se développer en toute impunité. Certaines ont d’ailleurs été filmées et sont visibles sur des sites Internet, où sont communiquées des listes de marques à boycotter, soit parce que les entreprises qui les commercialisent travaillent en Israël, soit parce qu’elles « ont des Juifs à leur tête », pour citer les termes employés sur l’un de ces sites. Ces agissements anti-israéliens ont un fort relent d’antisémitisme. (Approbations sur de nombreux bancs.) Ils sont inadmissibles et ont ému et inquiété la communauté juive de France, notamment en banlieue.

Madame la ministre, ces opérations-commando et ces appels au boycott sont interdits. Ils ne sauraient pour autant rester sous silence, sans que les pouvoirs publics interviennent, d’autant qu’ils commencent à se banaliser. Il paraît nécessaire que des poursuites soient engagées contre leurs auteurs.

Madame la ministre, quelle réponse comptez-vous apporter ?" (Applaudissements sur de nombreux bancs du groupe UMP.)


Réponse de Michèle Alliot-Marie, Ministre de l’Intérieur, de l’Outre-Mer et des Collectivités territoriales

"Monsieur le député, il est vrai que, depuis le début du conflit israélo-palestinien au mois de décembre 2008, plusieurs associations de défense de la cause palestinienne sont intervenues dans des grandes surfaces en appelant au boycott des produits en provenance d’Israël, ou de pays supposés apporter une aide à ce pays. Ces interventions se sont concrétisées par vingt-et-une actions recensées dans des grandes surfaces, dont la moitié en grande banlieue.

Ces opérations, il faut bien le préciser, touchent des produits importés d’Israël et non des produits casher. Ils sont signalés par des étiquettes qui leur sont apposées, quand il s’agit de fruits ou de légumes, ou par des tracts distribués aux clients.

Les forces de l’ordre, chaque fois qu’elles sont appelées, interviennent, notamment pour éviter des violences ou des heurts. Il est évident que, si des plaintes précises étaient déposées, ou si des infractions pénales étaient constituées [3], des poursuites auraient lieu. Mais, à ce jour, je dois vous préciser qu’aucune plainte n’a été déposée, ni par des grandes surfaces, ni par des associations." (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe UMP.)

© Vu de Jérusalem

 

-----------------------

 

Note d’upjf.org

 

[1] L’argument est spécieux. Si la ministre de l’Intérieur voulait dire que les propriétaires des magasins agressés n’ont pas porté plainte, elle a raison. Mais elle a déclaré textuellement : "...à ce jour, je dois vous préciser qu’aucune plainte n’a été déposée, ni par des grandes surfaces, ni par des associations.". J’ai mis en gras la contre-vérité, dénoncée par P. Lurçat, qui cite le BNVCA, à quoi on peut ajouter France-Israël. De plus, P. Lurçat a raison d’ajouter que "le Parquet peut (et doit) agir, même en l’absence de plainte, quand des faits délictueux sont avérés" - ce qui est le cas.


[2] Au lieu de se scandaliser de cette allusion d’E. Raoult à un fait, réel et dûment documenté par des vidéos et des enregistrements audio irréfutables, les membres du groupe GDR feraient bien de visionner le clip, largement diffusé par les "militants" boycotteurs eux-mêmes. Voir: "«N’achetez pas, cela vient d’Israël» - Boycott justifié par une sénatrice française!... Tolérable ?"; "Une sénatrice de la République se mue en groupie pour boycotter les produits israéliens". 

 

[3] On se demande comment Mme Alliot Marie peut mettre au conditionnel des faits aussi patents ("...si des infractions pénales étaient constituées..."). N’est-ce pas une "infraction pénale" que de perturber l’activité commerciale de magasins, d’intimider les clients des dits magasins, de jeter à terre des produits, au motif qu’ils proviennent d’un pays dont on réprouve la politique? En réalité, ce sont-là des méthodes terroristes, qui tombent sans aucun doute sous le coup de la loi. 

 

-----------------------

 

Mis en ligne le 26 mai 2009, par M. Macina, sur le site upjf.org