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Brèves de l’Upjf n° 187 du 5 juin 2009
05/06/2009

05/06/09

Union des Patrons et des Professionnels Juifs de France

 

LES BREVES DE L’UPJF

N° 187 du 5 JUIN 2009

 

Les activités de l’UPJF

 

Photo Alain Azria

*      Diner-Débat autour de Christine BOUTIN le 2 juin 2009

Le 2 Juin 2009, dans le cadre de ses soirées politiques, l’UPJF a reçu Mme Boutin, Ministre du Logement.

La soirée, commencée à 21h s’est terminée vers 23h30.

Les questions furent très variées. Elles portèrent sur différents domaines :

Les élections européennes et leurs enjeux.

La crise économique : les drames individuels qu’elle provoque, la nécessite d’être solidaire.

Les difficultés des entreprises.

Les espoirs de redémarrage.

Les problèmes du logement et les dispositions visant à équilibrer les relations bailleurs locataires.

Le débat a suscité de nombreuses questions quand ont été évoqués les problèmes d’incivilité dans les banlieues ; de racisme antisémite  frappant surtout les communautés installées dans des banlieues populaires.

Mme Boutin a été  très attentive à tout ce qui y était rapporté.

Visiblement, elle ignorait tout du désarroi de notre communauté devant la multiplication des actes antisémites .Elle ne se doutait pas de la gravite de cette situation, et des conséquences

néfastes produites sur le respect des valeurs républicaines.

Elle n’imaginait pas l’effet désastreux produit par la campagne antisémite de Dieudonné.

Mme Boutin a su, avec sensibilité, Humanité et sans langue de bois, faire part de ses avis et intentions en face de ses problèmes.

En Chrétienne pratiquante, elle a développé tout son amour pour le  Judaisme, et aux valeurs qui y sont attachées. Elle a fait part avec une grande sincérité de sa compassion pour les problèmes qui entravent la communauté Juive.

Mme Boutin a pris l’engagement de faire prendre conscience au niveau du Premier Ministre et du Président de la République de la nécessité d’être vigilant et d’apporter des solutions afin que les juifs puissent, partout en France vivre sans inquiétude et dans le respect des valeurs de la République.

Mme Boutin a très rapidement eu l’occasion de respecter son engagement.

En effet dès le lendemain, lors du conseil des ministres elle a fait un résumé fidèle des points essentiels qui préoccupent la communauté Juive.

C’était la première fois que Mme Christine Boutin était reçue par l’UPJF.

Nous nous en félicitons car nous avons tous perçus la sincérité de ses propos et l’assurance du respect de ses engagements à notre égard.

 

 

*      POUR LA SURVIE DE RADIO J !  Par Claude BAROUCH

 

Chers Amis,

 

Nombre de causes méritent de notre part une mobilisation.

 

Les engagements en faveur d’Israël, de la sécurité des juifs, du mieux être social, de l’éducation, font partie de nos obligations élémentaires et je suis persuadé que chacun d’entre vous accomplit avec générosité son devoir.

 

Toutefois, dès lors que l’on entre dans les champs du politique et des medias, la prise de conscience n’est pas aussi évidente et il est trop souvent difficile de réunir les moyens du combat.

 

Or, nous vivons à l’ère du multi media et la communication est un domaine dans lequel, faute de moyens, nous perdons de trop nombreux combats.

 

Il existe dans notre communauté, depuis 28 ans, un media qui s’est engagé corps et âme dans les grandes causes et qui souvent, a donné une caisse de résonance à des batailles que d’autres ne voulaient pas relayer : c’est RADIO J. (lire la suite...)

 

 

*      Votez en faveur d’Israël sur CNN

 

L’UPJF appelle à voter pour soutenir Israël sur le site de CNN www.israel-vs-palestine.com/gz/

 

 L’UPJF sur les Ondes

 

Dimanche 7 juin Claude BAROUCH interviendra en direct  sur Radio J (94.8 FM).

FRANCE

 

*    Procès du "gang des barbares": "le seul défaut d’Ilan, c’est donc qu’il était juif"

 

 

Ce matin, Ruth Halimi, la mère d’Ilan, s’est dit « effarée » par le comportement, depuis le début du procès, des assassins présumés de son fils.

Effarée par "leurs sourires, leurs attitudes décontractées, et certaines évidences qu’ils nient encore", selon le Nouvel Observateur.

Ruth Halimi a estimé que les horreurs infligés à son fils enlevé, torturé et tué parce qu’il était juif sont d’une gravité exceptionnelle.

Ruth Halimi a avoué qu’on n’avait pas vu « ce genre d’acte depuis la Shoah ».

Tout en ajoutant que le « seul défaut d’Ilan, c’est donc qu’il était juif ».

Et certainement « trop gentil ».

Youssouf Fofana, 28 ans, chef présumé du "gang des barbares" est jugé depuis le 29 avril, à huis clos, avec  26 coaccusés par la cour d’assises des mineurs de Paris.

 

*    Cinq personnes suspectées d’appartenir à un réseau islamiste interpellées en Rhône-Alpes

 

Cinq personnes -quatre hommes et une femme- soupçonnés d’appartenir à un réseau islamiste ont été interpellés dans la région Rhône-Alpes par des fonctionnaires de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), à la demande d’un juge antiterroriste parisien, a-t-on appris mercredi de source policière.

Trois des cinq suspects ont été appréhendés dans le Rhône, les deux autres mardi matin à Albertville dans le cadre d’une enquête de longue haleine concernant un réseau islamiste de combattants djihadistes vers l’Afghanistan. D’importants moyens de police, notamment des unités d’intervention, avaient été mobilisés pour cette opération au domicile des suspects, chemin des Molettes à Albertville.

Les cinq personnes interpellées ont immédiatement été transférées à Lyon où elles ont été placées en garde à vue. Certains d’entre eux pourraient être transférés dans les locaux de la direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) à Levallois (Hauts-de-Seine), chargée de l’enquête avec la section antiterroriste (SAT) de la police judiciaire parisienne.

Les suspects auraient été repérés depuis quelque temps et avaient été placés sous surveillance. Cette opération fait suite à celle menée simultanément en France et en Belgique en décembre 2008 et janvier 2009, au cours de laquelle 17 personnes avaient été interpellées.

Les suspects interpellés en Rhône-Alpes pourraient être liés aux activités d’un site internet de propagande faisant l’apologie d’Al Qaïda, et diffusant des informations pratiques à de jeunes candidats au Djihad pour aller combattre en Afghanistan ou à des donateurs. AP

 

*    Abu Dhabi, base avancée de la France en face de l’Iran

Par Isabelle Lasserre, envoyée spéciale à Abu Dhabi

 

L’inauguration, mardi par Nicolas Sarkozy, d’une installation militaire dans le Golfe illustre un changement de position stratégique.

Face à l’Iran, sur les rives du détroit d’Ormuz, au bord de l’immense océan Indien, la base navale de la nouvelle implantation militaire française aux Émirats arabes unis est sortie de terre en à peine un an. Sous une chaleur écrasante, 40 degrés à l’ombre, des ouvriers s’attellent aux travaux de finition. Les bâtiments, blanc cassé, sentent encore la peinture. Dans le port, majestueuse malgré ses 7 000 tonnes, la frégate antiaérienne Forbin, dernière-née de la marine nationale, se confond avec le gris des eaux. L’Aconit, une frégate furtive spécialisée dans la lutte contre les pirates, a aussi accosté. Seul le Dupuy de Lôme, un bâtiment de la DRM, la Direction des renseignements militaires, officiellement destiné à «l’expérimentation et à la mesure», a été soustrait à l’œil des journalistes. Il ne sera mis à quai que pour la visite inaugurale de Nicolas Sarkozy, ce matin.

C’est la première fois depuis cinquante ans, depuis les indépendances africaines exactement, que la France ouvre une base militaire permanente hors de son territoire national. C’est aussi la première fois que les Français s’implantent ainsi de manière permanente dans une région d’influence anglo-saxonne. Pour s’imposer dans cette ancienne colonie britannique, les militaires français ont mis le paquet. Une base aérienne destinée à accueillir les Mirage et les Rafale de l’armée de l’air française à al-Dhafra ; une base navale appuyée par 300 mètres de quai, dans le port de Mina Zayed, «pour soutenir les forces déployées dans l’océan Indien et compléter, en lui donnant plus d’autonomie, le dispositif de la marine nationale dans la région», selon les mots du colonel Hervé Cherel, qui commande l’implantation française aux Émirats ; enfin une base terrestre, installée dans le camp émirati de Zayed, en plein désert, spécialisée dans l’entraînement au combat urbain. À terme, environ 500 militaires français stationneront là en permanence. Une présence assez modeste, mais un symbole et des possibilités immenses.

«C’est là que se joue une partie de notre sécurité et de celle du monde»

Annoncée lors du dernier voyage de Nicolas Sarkozy aux Émirats arabes unis, en janvier 2008, inaugurée dix-huit mois plus tard seulement, la création de «la base du président» a été gérée de A à Z par l’Élysée, souvent dans le plus grand secret. Et pour cause : elle illustre le changement de position stratégique de la France. Publié il y a tout juste un an, le livre blanc sur la défense avait annoncé le virage géostratégique de la France, dont les intérêts se déplacent chaque année un peu plus à l’est, le long d’un arc de crise allant de l’Atlantique à l’océan Indien, devenu depuis la fin de la guerre froide le centre de toutes les tensions et la région du monde où les risques terroristes sont les plus grands. Pour Nicolas Sarkozy, la création de la base est «le signe que notre pays sait s’adapter aux nouveaux enjeux et aux nouveaux défis, qu’il est prêt à prendre ses responsabilités et à jouer tout son rôle dans les affaires du monde». Car c’est là, affirme-t-il au magazine Diplomatie, que «se joue une partie de notre sécurité et de celle du monde». Autant d’arguments pour vouloir faire de la France, aux côtés de la Grande-Bretagne et des États-Unis, une nouvelle puissance du Golfe. Baptisée «Camp de la paix», la nouvelle installation française est un point d’escale sur la route de l’Afghanistan. Elle rapproche Paris du Pakistan. Elle n’est pas loin non plus de l’Irak et se situe dans une région par laquelle transitent 40 % du pétrole mondial et où Total investit…

Voilà pour la partie émergée de l’iceberg. L’autre partie, sur laquelle les discours officiels glissent volontiers, a pour nom l’Iran, dont les rives sont à 225 kilomètres seulement d’Abu Dhabi. En prenant position de manière permanente au bord du détroit d’Ormuz, les Français espèrent acquérir une «position dissuasive» vis-à-vis de Téhéran. «Si l’Iran attaque les Émirats, il attaque aussi les Français», résume un diplomate. «Vu l’actualité, pouvoir bénéficier d’une infrastructure capable d’accueillir des sous-marins et d’héberger dans ses eaux un porte-avions nucléaire n’est pas négligeable.»

À Paris comme à Tel Aviv et à Washington, on n’exclut pas qu’un échec des négociations ouvertes entre la nouvelle Administration américaine et Téhéran se solde un jour par un bombardement de l’Iran. Et dans le domaine militaire, comme en diplomatie, il faut toujours préparer le coup d’après… Décrite comme devant être une vitrine de la haute technologie et de l’excellence militaires françaises, la nouvelle base sera un site idéal de renseignement, pour observer et écouter, sans être vu, les activités iraniennes. Comme en témoigne la présence du Dupuy de Lôme, dont les oreilles sont capables de traverser les flots…

Nouvel accord de défense avec l’Émirat

Cette implantation aux côtés des Américains, dont la 5e flotte trempe à Bahrein et qui sont aussi présents au Koweït, en Arabie saoudite et à Djibouti, découle d’une demande des Émirats, qui ont d’ailleurs financé la base. Le petit État du Golfe redoute la perspective d’avoir un jour pour voisin un Iran chiite nucléaire. Abu Dhabi recherche donc de nouveaux protecteurs. «Mieux vaut deux alliés qu’un seul… Surtout à une époque où les Américains réévaluent leurs choix stratégiques dans le monde. Les Émirats ont été alliés des États-Unis pendant la dernière guerre d’Irak. Aujourd’hui ils sont inquiets : la guerre d’Irak étant presque finie, ils ont peur de ne plus compter pour Washington», explique un proche du dossier.

Nicolas Sarkozy a donc saisi l’opportunité. «On dit souvent que c’est dans les coups durs que l’on reconnaît ses vrais amis. Soyez assurés que la France sera à vos côtés si votre sécurité devait être menacée», promet-il dans un entretien à l’agence de presse locale. La France, il est vrai, était bien placée pour franchir avec les Émirats ce nouveau cap stratégique. Présente dans la région depuis les années 1970, elle n’a fait que développer ses relations avec les Émirats depuis l’invasion du Koweït par l’Irak de Saddam Hussein en août 1990. Après la première guerre du Golfe, en 1991, Paris et Abu Dhabi ont signé un accord secret de défense, qui garantissait une intervention française en cas d’agression. François Mitterrand puis Jacques Chirac ont poussé très loin la coopération militaire avec ce riche État du Golfe. Pendant et après la guerre Iran-Irak, la France a fourni du matériel d’armement, notamment des navires, des hélicoptères et 63 Mirage 2000, qui constituent aujourd’hui le cœur de l’aviation émiratie. Les Émirats sont également le seul État à qui la France a vendu des chars Leclerc (388). Aujourd’hui, selon l’Élysée, 50 % de leur équipement militaire est d’origine française… «(C’est une) région dont nous étions totalement absents il y a encore trente ans et dont nous sommes devenus aujourd’hui un partenaire majeur», se félicite le président français dans le magazine Diplomatie. Et comme le mieux est de marier les intérêts stratégiques et commerciaux, il espère, dans la foulée de l’inauguration de la base, avoir des retombées économiques. En jeu, la vente de 60 Rafale destinés à remplacer les Mirage 2000, du matériel satellite, des avions de renseignements et un contrat dans le nucléaire civil.

La signature d’un nouvel accord de défense avec les Émirats devrait officialiser, mardi, le repositionnement stratégique de la France aux Émirats. Car ce fut aussi une promesse du livre blanc : apurer les accords secrets passés avec des pays amis - dont certains, qui dataient de la période postcoloniale, étaient dépassés -, les renégocier afin de rationaliser notre présence à l’étranger. Mais aussi les rendre publics et les faire ratifier par le Parlement.

En théorie, l’ouverture d’une nouvelle base à Abu Dhabi n’aura pas de conséquences sur les installations permanentes de la France en Afrique, où Paris avait de toute façon, via des redéploiements, amorcé un désengagement progressif. Elle risque en revanche d’en avoir sur la base de Djibouti, dans le golfe d’Aden. Les qualités stratégiques de cette grosse installation française ont été confirmées par l’augmentation de la piraterie et il n’est pas question de la fermer. Mais les hommes et les équipements pourraient subir, pour des raisons financières, une cure d’amaigrissement…

 

ISRAEL

 

On en parle peu…, on n’en parle pas.

Il est toujours prisonnier

 

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*    Benyamin Nétanyahou appelle les pays arabes à normaliser leurs relations avec Israël

 

Le Premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou a appelé mercredi les pays arabes à normaliser leurs relations avec l’Etat hébreu, affirmant qu’il s’agirait d’un pas important vers la paix au Proche-Orient. Lire la suite l’article

S’exprimant devant le Parlement israélien, la Knesset, M. Nétanyahou a affirmé qu’Israël était prêt à faire des pas "concrets" vers la paix, mais que les Palestiniens et les pays arabes devaient faire de même "maintenant, et pas plus tard".

Le nouveau gouvernement israélien a jusqu’ici refusé de soutenir la création d’un Etat palestinien indépendant, un élément pourtant jugé non-négociable par les Etats-Unis.

Le Premier ministre israélien a également affirmé qu’il s’accordait avec le président américain Barack Obama sur le fait que la menace posée par l’Iran dans la région pouvait permettre de rassembler les pays arabes au sein d’une coalition de modérés. AP

 

*    Un sous-marin israélien sauve un nageur emporté loin des côtes

 

La marine israélienne a annoncé que l’un de ses sous-marins en Méditerranée avait porté secours à un nageur qui avait été emporté à huit kilomètres des côtes.

Le sous-marin effectuait une patrouille de routine au large de la ville portuaire d’Haïfa, mardi, quand des membres de l’équipage ont repéré le nageur, qui avait l’air "faible et épuisé", selon la marine. Les marins l’ont amené à bord et un médecin lui a administré des soins. Il a ensuite été conduit dans une base militaire sur la côte puis transféré à l’hôpital.

Le quotidien israélien "Maariv" rapporte que le jeune homme de 27 ans nageait sur la plage de Haïfa quant il a été emporté au large. Une porte-parole de l’hôpital Rambam d’Haïfa a précisé mercredi qu’il n’avait été que brièvement hospitalisé et avait pu rentrer chez lui. AP

 

MONDE

*       Ben Laden menace à nouveau les Américains

Maamoun Youssef

 

Oussama ben Laden s’en est pris mercredi aux Etats-Unis, accusant Barack Obama d’avoir lui-même alimenté le sentiment anti-américain en obligeant le Pakistan à lancer l’armée contre les talibans dans la vallée de Swat. Le numéro deux d’Al Qaïda également a diffusé un message attaquant le président américain, qui s’adressera aux musulmans jeudi depuis Le Caire.

Le fondateur d’Al-Qaïda affirme dans un enregistrement que les pressions américaines sur Islamabad ont déclenché une campagne "de meurtre, de violence, de bombardements et de destruction" responsable de l’exode d’au moins un million de musulmans de la vallée de Swat, dans le nord-ouest du pays.

"Obama et son administration ont semé les graines d’une haine et d’une vengeance accrues contre l’Amérique. Le nombre de ces graines égale le nombre de personnes déplacées dans la vallée de Swat", dit notamment Oussama ben Laden. "Que les Américains soient prêts à récolter ce que les dirigeants de la Maison Blanche ont semé."

A quoi l’envoyé spécial américain en Afghanistan et au Pakistan, richard Holbrooke, a rétorqué lors d’une conférence de presse avec le président pakistanais Asif Ali Zardari qu’Al-Qaïda et les talibans étaient les vrais responsables de cet exode civil et que toute autre explication était "grotesque".

Le message a été diffusé mercredi par la chaîne de télévision panarabe Al-Jazira, à peu près au moment où le président américain atterrissait en Arabie Saoudite. Le dernier message d’Oussama ben Laden remontait à la mi-mars. Jusque-là, le leader terroriste épargnait le nouveau chef de Washington.

Chrétien pratiquant dont le père, Kényan, était musulman, Barack Obama prononcera jeudi au Caire un discours très attendu, destiné à améliorer les relations entre les Etats-Unis et les musulmans dans le monde.

Au Pakistan, l’armée a lancé l’offensive contre les talibans de la vallée de Swat fin avril. Les fondamentalistes avaient conclu un accord de non-agression mutuelle avec le gouvernement en échange de l’application de la charia, la loi coranique interprétée de la façon la plus sévère, dans ce bastion, mais des talibans ont lancé des attaques en-dehors de la vallée. Les combats et l’intervention soutenue par Washington ont fait au moins trois millions de déplacés, selon Islamabad.

Mardi soir, c’est un message sonore attribué au N°2 du réseau terroriste qui a été mis en ligne sur des sites extrémistes musulmans. Ayman al-Zawahri y fustige le futur discours du Caire, estimant que les "messages sanglants" du président américain ont déjà été reçus par les musulmans d’Irak et d’Afghanistan.

"Ils ne seront pas dissimulés par des campagnes de relations publiques, des visites grotesques ou des paroles élégantes", prévient Ayman al-Zawahri. Les responsables égyptiens qui accueillent Barack Obama sont les "esclaves" des Etats-Unis et ont transformé leur pays en un "poste international de torture dans la guerre de l’Amérique contre l’islam", accuse le numéro deux d’Al-Qaïda. AP

 

*    Obama fait référence à ses racines musulmanes et au Coran

Le président américain Barack Obama a fait plusieurs fois référence à ses racines musulmanes et au Coran jeudi dans son discours au monde musulman à l’Université du Caire.

Barack Obama a notamment cité un passage issu du Coran: "Ayez conscience de Dieu et dites toujours la vérité". Il a ensuite précisé qu’il partageait cette conviction "enracinée dans ma propre expérience".

A un autre moment de son discours, il a de nouveau fait référence à ses racines musulmanes. Le président Obama a ainsi souligné que, s’il est chrétien aujourd’hui, son père était issu d’une famille kényane qui "inclut des générations de musulmans".

Il a également mentionné le nom d’un parlementaire américain, Keith Ellison, premier musulman à se faire élire au Congrès, et a noté que ce démocrate du Minnesota avait prêté serment "sur le même Coran que celui que l’un de nos Pères fondateurs, Thomas Jefferson, conservait dans sa bibliothèque personnelle".

Dans son discours, M. Obama a également cité la Bible et le Talmud juif pour appuyer son appel à de meilleures relations entre les Etats-Unis et le monde musulman. AP

 

*        Mahmoud Ahmadinejad qualifie l’holocauste de "grosse tromperie"

03/06/2009 Le Point.fr

 

Mahmoud Ahmadinejad s’en est une nouvelle fois pris à Israël. Le président iranien a estimé que les démocraties libérales du monde avaient dégradé "les valeurs humaines", dans des propos publiés par le site internet de la télévision iranienne. "L’identité de la démocratie libérale a été révélée au monde par sa protection du régime le plus criminel de l’histoire de l’Humanité, le régime sioniste (Israël, NDLR), en utilisant la grosse tromperie qu’est l’holocauste". Ahmadinejad s’exprimait devant 600 universitaires et religieux invités par l’Iran aux commémorations du 20e anniversaire de la mort du fondateur de la République islamique, l’ayatollah Rouhollah Khomeiny, célébré jeudi.



"Le seul moyen de remplacer la pensée libérale est de revenir aux enseignements des prophètes divins", a-t-il déclaré. "Les pensées et le système des régimes libéraux ont rabaissé les standards de la perfection humaine. Les régimes libéraux ne peuvent pas résoudre les problèmes politiques les plus simples au monde". Le président iranien, qui remet en jeu son fauteuil à la présidentielle du 12 juin, a nié à plusieurs reprises l’ampleur et même la réalité de l’extermination des juifs par les nazis pendant la seconde Guerre mondiale. L’Iran ne reconnaît pas l’existence d’Israël et le président Ahmadinejad a prédit à de nombreuses reprises ces dernières années la disparition de l’Etat hébreu.



"Inadmissible et profondément choquant" (Sarkozy)



Selon l’Elysée, Nicolas Sarkozy a condamné ces propos mettant en cause la réalité de l’holocauste devant le ministre iranien des Affaires étrangères Manoucher Mottaki, qu’il a reçu pendant plus d’une heure. "D’emblée, le président de la République a condamné les propos tenus par le président iranien. Il a souligné leur caractère inadmissible et profondément choquant, comme celles visant l’Etat d’Israël. Le président français a également exprimé les "profondes préoccupations (de la France) vis-à-vis des activités proliférantes de l’Iran."

C’est la première fois que Nicolas Sarkozy, qui, à de multiples reprises, a jugé "inacceptable" la perspective d’un Iran doté de l’arme nucléaire, recevait à l’Elysée un responsable iranien de haut rang depuis son élection en mai 2007.

 

*    Assassinat d’Hariri : l’enquête accuse le Hezbollah

S.L. (lefigaro.fr) avec AFP


Selon les révélations du Spiegel, la commission d’enquête sur la mort de l’ancien premier ministre libanais pointerait désormais non plus la Syrie, mais bien les forces spéciales du mouvement chiite.

Le Hezbollah est-il à l’origine de la mort de Rafic Hariri ? C’est la conclusion à laquelle sont arrivés les enquêteurs de la commission chargée d’élucider l’assassinat survenu le 14 avril 2005, dont l’hebdomadaire allemand Der Spiegel a pu lire le rapport (lire l’article du Spiegel en anglais).

Selon ces enquêteurs, «des investigations intensives menées au Liban pointent toutes vers une nouvelle conclusion: ce ne sont pas les Syriens, mais les forces spéciales de l’organisation chiite libanaise Hezbollah qui ont planifié et exécuté» l’attentat qui a coûté la vie à l’ancien premier ministre libanais.

Ce sont principalement des surveillances électroniques qui permettent de parvenir à cette conclusion. Huit téléphones mobiles, achetés le même jour à Tripoli, au nord du Liban,ont été activés six semaines avant l’attentat et n’ont plus jamais été utilisés par la suite. Ils seraient ceux utilisés par le commando à l’origine de l’attaque au camion piégé qui a tué Hariri et 22 azutres personnes.

Des conclusions gardées secrètes

Or, selon les enquêteurs, ces huit portables ont été localisés à plusieurs reprises à proximité d’autres téléphones appartenant au «bras opérationnel» du mouvement chiite Hezbollah.

Autre indice, le possesseur d’un des huit téléphones, qui a pu être identifié. IL s’agit de Abd al-Majid Ghamlush, membre du Hezbollah qui a séjourné dans un camp d’entraînement en Iran. Un homme que les enquêteurs n’ont pu retrouver.

Ghamlush a permis aux enquêteurs de remonter la piste du commanditaire de l’attentat. Selon eux, il s’agirait de Hajj Salim, commandant d’une des «unité des opérations spéciales» du Hezbolllah, sous le commandement direct du secrétaire général du mouvement, Hassan Nasrallah.

Toujours selon le Spiegel, ces conclusions seraient volontairement gardées secrètes par la commission d’enquête et son procureur, le Canadien Daniel Bellemarre, qui possèderaient ces informations depusi un mois.

Fin avril, quatre généraux libanais, dont deux considérés comme pro-Syriens, avaient été remis en liberté, à la demande de M. Bellemare, après presque 4 ans de détention, en raison de l’absence d’»éléments de preuve suffisants».

Le Hezbollah a qualifié les révélations du Spiegel «d’affabulations qui ont pour objectif d’influencer la campagne électorale (pour les législatives du 7 juin) et faire oublier les informations sur le démantèlement des réseaux d’espionnage travaillant pour le compte d’Israël». Ces révélations touchent «la crédibilité du tribunal spécial pour le Liban (TSL) et nous appelons ce tribunal à agir avec fermeté pour démasquer les auteurs de ces mensonges», ajoute le parti chiite.

 

*    Au Yémen, la communauté juive lutte pour sa survie

De notre envoyé spécial à Sanaa, Georges Malbrunot Georges Malbrunot

REPORTAGE - Ils ne sont plus que 350 à vivre en marge d’une société où les extrémistes musulmans dénoncent leur «alignement» sur Israël.

Un keffieh beige sur la tête pour masquer la kippa, Yéhia Moussa arrive en famille au rendez-vous fixé dans le parc Asser, qui surplombe Sanaa. Il est le rabbin de la minuscule communauté juive de la capitale yéménite : douze familles obligées de vivre recluses dans un «complexe touristique» gardé par la sécurité publique, depuis qu’elles ont été attaquées dans leur village d’al-Salem, au nord du Yémen. C’était en décembre 2004. «On ne voulait plus de nous là-bas», se souvient, amer, Yéhia, 30 ans, père de quatre enfants. Les rebelles de la minorité zaïdite (chiite) leur reprochaient d’être soutenus par l’armée du président, Ali Abdallah Saleh, qu’ils affrontaient alors.

Après des décennies de coexistence relativement harmonieuse avec leurs voisins musulmans, tout a basculé lorsque des hommes masqués adressèrent une lettre de menace au rabbin : «Après surveillance précise des Juifs d’al- Salem, il est clair qu’ils agissent pour servir le sionisme mondial.» Et d’assortir l’avertissement d’un ultimatum de dix jours pour plier bagages. Finalement, les Juifs d’al-Salem furent d’abord évacués vers la ville voisine de Saada et, un mois plus tard, en hélicoptères militaires jusqu’à leur minighetto de Sanaa, face à l’ambassade américaine.

«Ici, au moins, on se sent en sécurité», se félicite Souleiman, le vieux père de Yéhia. Mais depuis, la plupart ont perdu leur travail. Et cinq ans après, leurs biens n’ont toujours pas été restitués. Les 57 Juifs de Sanaa, religieux en majorité, vivent littéralement sous perfusion : tous les mois, la présidence de la République verse l’équivalent de 18 euros à chacun d’eux, et offre un peu de nourriture aux familles.

Neuf siècles avant Jésus-Christ

Yéhia, Souleiman et les autres sont pourtant les descendants de l’une des plus vieilles communautés juives au monde. Dans le sillage des caravanes du roi Salomon, les premiers Juifs s’installèrent au Yémen neuf siècles avant Jésus-Christ, bien avant la présence musulmane. Mais la communauté lutte désormais pour sa survie. Ils ne sont plus que 350, répartis entre Sanaa, Kharef et Raïda. Ils étaient plus de 60 000 au début du siècle dernier. La plupart ont émigré après la création d’Israël en 1948, lorsque l’opération «Magic Carpet» vida le vieux quartier juif de Sanaa de ses habitants.

En restera-t-il encore dans cinq ans ? Le harcèlement, les pressions et parfois les attaques se multiplient dans un pays où l’islam radical a le vent en poupe. En décembre, le rabbin Moshe Nahari, 38 ans, père de neuf enfants, a été tué près de chez lui à Raïda. L’assassin, un ancien pilote de l’armée de l’air, fut déclaré mentalement instable… Quelques semaines plus tard, l’offensive israélienne à Gaza aggrava encore les tensions entre Juifs et musulmans. «Regardez cette revue, lance Yéhia, en tendant “Yemen Online”, elle écrit qu’on reçoit de l’argent de l’étranger, mais c’est faux !», s’insurge le rabbin. Officiellement, le pouvoir les protège. Mais en fait, l’attitude des autorités est ambiguë. «Les promesses du gouvernement en matière d’indemnisation ou d’octroi de terrain aux Juifs n’ont pas été tenues», déplore l’intellectuel musulman, Mahmoud Taha, qui joue les médiateurs entre la communauté et le régime.

Devant le journaliste, Yéhia et les siens louent «Allah et le président Saleh». Mais loin des micros, les langues se délient. «Un jeune de Raïda qui voulait venir célébrer le shabbat à Sanaa la semaine dernière n’a pas pu entrer dans notre quartier, car les gardes du ministère de l’Intérieur lui ont réclamé une autorisation officielle» , se plaint un de ses amis.

«Nos racines sont ici»

Ces derniers mois, une vingtaine ont émigré en Israël, à la faveur d’opérations spéciales de l’Agence juive. «C’est leur choix» , répond laconiquement Yéhia. Le pouvoir ne les freine pas. Mais les Juifs du Yémen ne discutent pas publiquement de leurs velléités de partir.

«On vit ici, on mourra ici» , jure Naami, la mère de Yéhia, recouverte des pieds à la tête d’une longue tunique noire, comme les autres femmes yéménites. «Nos racines, nos traditions sont ici, poursuit Yéhia. D’accord Israël est le pays des Juifs, j’ai des oncles là-bas, mais nous désapprouvons leur politique vis-à-vis des Palestiniens.» Comme les Irakiens sous Saddam Hussein, les Juifs yéménites ont appris l’art de la dissimulation, pour ne pas s’attirer d’ennuis. Pourtant, les plus jeunes pressent leurs parents de les laisser partir. Les filles (70 % des adolescents) ne trouvent plus de maris, sauf à faire venir des Juifs de la diaspora… qui repartiront ensuite avec leurs épouses.

 

*    Barack Obama accueille un allié palestinien affaibli

De notre correspondant à Jérusalem, Adrien Jaulmes le Figaro

 

Barack Obama au côté de Mahmoud Abbas, lors de sa visite à Ramallah, en Cisjordanie, le 23 juillet 2008. Crédits photo : ASSOCIATED PRESS

Reçu jeudi à la Maison-Blanche, le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, a plus de bonne volonté que de pouvoir.

Mahmoud Abbas est prêt à offrir plus que ce qu’il possède. Le président de l’Autorité palestinienne, qui rencontre jeudi Barack Obama à Washington, est l’enfant chéri des Occidentaux. Calme, affable, pondéré, il est l’interlocuteur favori des diplomates, le partenaire idéal des négociations. Depuis son élection à la tête de l’Autorité palestinienne en 2005, après la mort de Yasser Arafat, il n’a eu de cesse de se plier aux demandes et conditions de la communauté internationale. Conformément à celles de la fameuse «feuille de route», le bréviaire des négociations israélo-palestiniennes depuis 2003, il a systématiquement condamné la violence et lutté contre les organisations palestiniennes recourant au terrorisme.

Il s’est attaqué à la corruption qui gangrène la politique palestinienne et tente petit à petit de jeter les bases d’un État de droit dans un État palestinien qui n’existe pas. Beaucoup reste à faire dans tous ces domaines, mais le président palestinien peut en tout cas présenter à Obama des preuves de sa bonne volonté. Sa police, entraînée par les Américains, a arrêté et emprisonné par centaines les militants du Hamas en Cisjordanie. Son premier ministre, Salam Fayyad, a établi un semblant de comptabilité dans un budget autrefois géré par Arafat comme sa cassette personnelle.

Fort de ce bilan, Mahmoud Abbas va demander au président américain de tout faire pour que cesse la colonisation israélienne en Cisjordanie, qui grignote, avec les champs palestiniens, les espoirs de créer une entité territoriale viable. La secrétaire d’État Hillary Clinton l’a rappelé mercredi, Barack Obama veut un gel de la colonisation israélienne sans «exceptions», y compris celle de son expansion «naturelle».

Élections à haut risque

Abbas est prêt, en échange, à continuer ses efforts en vue de la création de cet État palestinien, solution soutenue par les États-Unis et la communauté internationale. «Nous espérons que les Israéliens comprendront que nous nous efforçons de parvenir à la paix et que nous ferons tout notre possible dans cette perspective, a répété Abbas mercredi au Canada, avant son arrivée à Washington. Nous espérons que le jour viendra où nous pourrons parvenir avec les Israéliens à une paix qui conduise à l’établissement d’un État palestinien vivant côte à côte avec l’État israélien dans la paix.»

Mais l’accommodant Mahmoud Abbas est un interlocuteur affaibli, dont les capacités à rassembler les Palestiniens autour d’une solution négociée sont réduites. Son fief a été amputé depuis l’été 2007 de près de la moitié de ses administrés, avec le coup de force du Hamas à Gaza et la sécession de ce territoire. Battu électoralement par le parti islamique en 2006, Abbas a rompu après ce putsch avec ces encombrants partenaires, formant un gouvernement sans soutien parlementaire. Maintenu sous perfusion par l’aide financière internationale, son protectorat pro-occidental de Cisjordanie manque de soutien populaire. Le Hamas joue cavalier seul et le dialogue interpalestinien que l’Égypte tente depuis des mois de promouvoir est au point mort.

Son mandat de président, terminé légalement depuis janvier, son premier ministre et son gouvernement reformés la semaine dernière sans le soutien du Fatah, le parti de Yasser Arafat, Mahmoud Abbas est de plus en plus isolé. Il a promis d’organiser des élections début 2010, mais n’est pas en bonne position pour les remporter. Si Obama décide de parier sur lui pour réaliser la paix, il devra aussi trouver les moyens de renforcer sa crédibilité.

 

*    La Corée du Nord lance un cinquième missile

J.C. (lefigaro.fr) avec AFP et AP

 

Pyongyang, qui menace désormais la Corée du Sud de riposte militaire, aurait également relancé l’activité de son usine d’extraction du plutonium.

Un cinquième missile en trois jours. La Corée du Nord poursuit ses bras d’honneur à la communauté internationale. Mercredi, le régime communiste, largement condamné pour son essai nucléaire de lundi, a procédé un nouveau tir de missile à courte portée dans la mer Jaune, selon l’agence de presse sud-coréenne Yonhap, qui cite une source gouvernementale.

La veille, Pyongyang avait déjà lancé deux engins - un missile sol-air et un autre sol-mer - alors même que le Conseil prépare une résolution devant comporter de nouvelles sanctions contre le régime. Lundi, deux missiles - et non trois comme annoncé précédemment - avaient déjà été tirés, selon Séoul.

Autre provocation de taille : comme elle l’avait annoncé pour protester contre les critiques émises après le lancement d’une fusée le 5 avril dernier, la Corée du Nord aurait également redémarré son usine d’extraction de plutonium sur le complexe de Yongbyon. Le quotidien sud-coréen, à grand tirage «Chosun Ilbo», qui cite une source gouvernementale, affirme que les satellites américains ont détecté de la vapeur sortant de cette unité de retraitement de la principale centrale nucléaire nord-coréenne.

Enfin, le régime de Kim Jong-Il a menacé sa voisine du Sud d’une «réponse militaire forte et immédiate», mercredi, au lendemain de l’adhésion de Séoul à l’Initiative de sécurité anti-prolifération (PSI). Cette initiative, lancée par l’administration Bush le 31 mai 2003, tente d’empêcher les Etats tels que l’Iran et la Corée du Nord de se procurer des armes de destruction massive (ADM), leurs vecteurs et les matériels connexes. Jusqu’à présent la Corée du Sud n’avait qu’un statut d’observateur au PSI, mais a souhaité en devenir membre à part entière, après le nouvel essai nucléaire nord-coréen de lundi.

«La péninsule va revenir à un état de guerre»

Or, Pyongyang avait prévenu dernièrement qu’une telle participation au PSI serait considérée comme une déclaration de guerre. Le régime a donc déclaré dans la foulée ne plus être lié par l’armistice de 1953 ayant mis fin à la guerre de Corée et a averti qu’elle ne garantissait pas la sécurité des navires sur sa côte ouest. Dans ces conditions, «la péninsule coréenne va revenir à un état de guerre», a prévenu l’armée. «Ceux qui nous ont provoqués vont devoir affronter une sanction sans pitié et inimaginable», ajoute-t-on.

Les relations entre les deux voisins coréens, toujours officiellement en état de guerre depuis le sanglant conflit de 1950-53, se sont détériorées depuis l’arrivée au pouvoir à Séoul en février 2008 de Lee Myung-bak régulièrement qualifié de «traître» par le régime nord-coréen.

Rompant avec la ligne conciliante de ses prédécesseurs, le président sud-coréen prône une ligne ferme envers le Nord et soumet notamment l’aide de son pays à des progrès tangibles dans le processus de dénucléarisation.

 

*    La télévision d’État polonaise, fief d’un néonazi

De notre envoyée spéciale à Varsovie, Arielle Thedrel LE FIGARO

Profitant de la zizanie politique, Piotr Farfal, un ancien activiste d’extrême droite, dirige depuis six mois les deux chaînes de télévision nationales et un réseau de stations régionales.

La télévision publique polonaise (TVP) est-elle en voie de devenir un bastion néonazi ? Depuis sa nomination, l’hiver dernier, à la tête de cette institution, Piotr Farfal en rêve. Juriste de formation, cet ancien skinhead a longtemps milité au sein de groupuscules ultranationalistes fascinés par le svastika avant de devenir le rédacteur en chef du journal des Jeunesses de la Grande Pologne, le mouvement de jeunesse de la Ligue des familles polonaises (extrême droite) où il s’était fait remarquer par ses dia­tribes antisémites.

En 2006, la coalition gouvernementale formée par le parti Droit et Justice (PIS) des frères Kaczynski avec l’extrême droite et les populistes de Samoobrona lui avait permis de devenir membre du Conseil de surveillance de la télévision publique. Le PIS a été renvoyé dans l’opposition aux législatives anticipées de l’automne 2007. Ses deux alliés n’ont même pas franchi le seuil nécessaire pour entrer au Parlement. Mais Piotr Farfal, lui, est toujours en piste. Mieux, le 19 décembre dernier, quatre des sept membres du Conseil de surveillance de la télévision polonaise se sont entendus pour limoger l’ancien président de la TVP, un homme lige des Kaczynski, et nommer Farfal à sa place. Depuis, ce dernier place ses hommes. Six de ses camarades d’extrême droite ont déjà investi divers postes stratégiques.

Arte suspend ses opérationsde coproduction

La TVP est un petit empire médiatique : deux chaînes nationales ainsi qu’un réseau de douze stations régionales. En avril, plusieurs figures de proue de l’intelligentsia polonaise, parmi lesquelles Marek Edelman, héros de l’insurrection du ghetto de Varsovie, et le cinéaste Andrzej Wajda, ont publié une lettre ouverte pour dénoncer la présence à la tête de la TVP d’«un ancien fasciste qui a publiquement prôné le racisme, l’antisémitisme et loué le nazisme sans jamais renier ses opinions». Pour les mêmes raisons, Arte a suspendu ses opérations de coproduction avec la TVP. Au pouvoir depuis près de deux ans, le premier ministre libéral Donald Tusk se heurte à un imbroglio législatif. En août dernier, il avait réussi à faire adopter un projet de loi qui lui aurait permis de reprendre le contrôle de l’audiovisuel public et d’en extirper les éléments extrémistes. Un veto du président Lech Kaczynski, son ennemi intime, a réduit ses espoirs à néant. Seule une majorité des trois cinquièmes, et donc l’appui d’une partie de l’opposition, pourrait permettre à Tusk d’arriver à ses fins.

Profitant de la zizanie poli­tique, Piotr Farfal et ses camarades tiennent en attendant le haut du pavé. À l’approche des élections européennes, la TVP a ainsi diffusé, à une heure de grande écoute, une interview plutôt complaisante de l’Irlandais Declan Ganley, fondateur du parti Libertas, notoirement antieuropéen. Farfal a re­jeté en revanche une offre de participation à la création d’une chaîne en langue biélorusse, arguant qu’il ne pouvait «dépenser de l’argent pour quelque chose qui n’est pas produit en langue polonaise et qui n’est même pas destiné aux Polonais». Belsat, qui émet tout de même aujourd’hui six heures par jour, est une bouffée d’oxygène pour la plupart des Biélorusses qui n’ont accès qu’aux chaînes de télévision contrôlées par le régime dictatorial d’Alexandre Loukachenko. De même, la TVP a refusé de cofinancer avec CBS un film sur Irena Send­ler, une juste polonaise qui a sauvé 2 500 Juifs du ghetto de Varsovie durant la Deuxième Guerre mondiale. Officiellement, le budget de ce film «dépassait largement les possibilités financières» de la TVP…

 

POUR LA SURVIE DE RADIO J !

 Chers Amis,

Nombre de causes méritent de notre part une mobilisation.

Les engagements en faveur d’Israël, de la sécurité des juifs, du mieux être social, de l’éducation, font partie de nos obligations élémentaires et je suis persuadé que chacun d’entre vous accomplit avec générosité son devoir.

Toutefois, dès lors que l’on entre dans les champs du politique et des medias, la prise de conscience n’est pas aussi évidente et il est trop souvent difficile de réunir les moyens du combat.

Or, nous vivons à l’ère du multi media et la communication est un domaine dans lequel, faute de moyens, nous perdons de trop nombreux combats.

Il existe dans notre communauté, depuis 28 ans, un media qui s’est engagé corps et âme dans les grandes causes et qui souvent, a donné une caisse de résonance à des batailles que d’autres ne voulaient pas relayer : c’est RADIO J.

Radio J, c’est d’abord le talent d’une équipe de femmes et d’hommes, professionnels et bénévoles, qui, n’en déplaise à certains, se définissent depuis toujours – sans complexe – comme un media engagé en faveur d’Israël et de toutes les causes qui nous sont communes. A RADIO J, on ne cherche pas à être plus neutre que neutre : on recherche le vrai et l’équitable. On défend Israël, état juif pour les juifs.

L’information totale certes, mais dans une approche pédagogique, remettant sans cesse l’information en perspective historique et politique, démasquant tous les ennemis d’Israël et du peuple juif et ouvrant les micros à tous ceux qui partagent le même engagement, fussent ils considérés comme politiquement incorrects par certaines élites communautaires.

Telle a été l’histoire d’une longue coopération entre l’UPJF et RADIO J.

RADIO J nous a ouvert largement ses portes et ses micros.

Nombreux parmi ses militants nous ont rejoint et apporté, chacun à son niveau, sa compétence et son soutien.

Depuis de nombreuses années, RADIO J doit faire face à des difficultés économiques réelles. Nous avons toujours été présents, comme nombre d’entre vous, à ses côtés.

Mais cela n’a pas été et n’est pas suffisant.

RADIO J a récemment déménagé et pris d’autres mesures d’économie pour resserrer son budget de fonctionnement.

L’équilibre budgétaire va enfin être atteint et les mesures de gestion ont été prises pour coller à la nouvelle réalité économique.

Toutefois, RADIO J est dans l’incapacité de faire face seule à son passif et à son criant besoin d’investissement.

Sans RADIO J, l’UPJF n’aurait peut être pas atteint son niveau de notoriété et de reconnaissance actuel.

Sans RADIO J, notre communauté n’aurait peut être pas le même profil, celui d’une communauté qui vibre en temps réel avec Israël.

Les soi-disant conseilleurs de l’extérieur aimeraient tellement que la communauté juive de France prenne ses distances avec Israël : certains vont mêmes jusqu’à expliquer combien cette proximité avec Israël est responsable des agressions antisémites.

Nos ennemis aimeraient tellement une France sans sionistes.

RADIO J joue un rôle essentiel dans le combat sioniste.

Nos ennemis aimeraient tellement une France sans RADIO J.

Tous ensemble, nous allons leur montrer que la solidarité juive et des amis d’Israël n’est pas un vain mot.

Je vous propose, je vous demande avec gravité d’aider RADIO J : en participant à son dîner anniversaire du mardi 16 juin prochain en présence de nombreuses personnalités politiques françaises et israéliennes.

Et si vous ne pouviez être des nôtres pour cette soirée de l’amitié et de l’engagement, je vous sollicite afin que vous puissiez aujourd’hui, alors qu’il est encore temps, adresser un don, à Radio J, qui sera à la mesure de vos possibilités et de l’importance que vous accordez à son combat depuis 28 ans.

RADIO J est désormais au 75 boulevard Richard Lenoir – 75011 – PARIS et son téléphone est toujours le 01 53 01 12 12.

Claude BAROUCH

Vice-président

 

LECTURE RECOMMANDEE :

EUROPE/ LA REVOLUTION PAR L’IMMIGRATION 

PAR MICHEL GURFINKIEL.

Le journaliste américain Christopher Caldwell enquête sur l’immigration islamique en Europe. Un chef d’œuvre. Et un signal d’alerte.

Christopher Caldwell, un journaliste américain de renom, grand reporter au Weekly Standard, mais aussi éditorialiste au New York Times et au Financial Times, est peut-être le Burke de ce XXIe siècle qui commence. Il s’est mis de lui-même dans la filiation du grand whig  en intitulant Réflexions sur la Révolution en Europe un livre récemment publié chez Penguin. Mais c’est surtout par le fonds qu’il soutient la comparaison. Comme Burke, Caldwell décrit une Révolution que les libéraux et autres esprits généreux – la gauche, en termes d’aujourd’hui - se croient forcés de soutenir. Comme lui, il conclut à un piège dangereux. La principale différence, c’est que la crise française des années 1790 était de nature politique et sociale ; tandis que la crise européenne actuelle se situe dans les domaines démographique, culturel et religieux. Il ne s’agit plus, comme voici deux cents dix ans, d’abolir les ordres privilégiés ou la monarchie, mais d’accélérer la substitution d’une population à une autre dans toute l’Europe, et donc d’une civilisation par une autre. 

On l’aura compris, Caldwell parle de l’immigration non-européenne et de ses conséquences. D’autres auteurs s’y sont essayés depuis une trentaine d’années. Rares sont ceux qui ont pu se faire entendre. La force de Caldwell, c’est d’avoir mené une enquête particulièrement complète, dans tous les pays européens. Et d’avoir évité tout ce qui pourrait, de près ou de loin, s’apparenter au racisme. Il ne dénonce pas, mais observe, avec minutie. Ses conclusions ont d’autant plus de poids.

Selon lui, les immigrants ont été plutôt bien traités depuis les années 1950, et leur condition n’a cessé de s’améliorer. Partout où ils ont souhaité s’intégrer au pays d’accueil, ils ont pu le faire. Et enfin, là où ils ne l’ont pas souhaité, l’Europe n’a pris aucune mesure de rétorsion, mais au contraire cherché à s’adapter elle-même à cette nouvelle présence. Une telle capitulation constitue, a priori, un « mystère ». En fait, elle ne fait que refléter le collapsus démographique du continent (« un quart de la population a plus de 60 ans ») et les valeurs pacifistes et ultra-démocratiques qui ont prévalu après la Seconde Guerre mondiale.

Ce qui donne à cette évolution un tour alarmant, c’est que la plupart des immigrants, aujourd’hui, sont originaires de pays musulmans, et que l’islam se pense et se conduit en civilisation universelle et conquérante. Le refus d’intégration n’est donc plus une exception, mais la règle. Et la tolérance européenne facilite l’entrée massive de populations décidées à remodeler l’Europe à leur image. « On peut affirmer avec certitude que l’Europe ne sortira pas indemne de sa confrontation avec l’islam », note Caldwell. « A l’heure actuelle, c’est à l’islam et non à la civilisation européenne ou ses valeurs démocratiques que les immigrants accordent une légitimité politique… Ils acceptent les institutions européennes dans la mesure où celles-ci ne freinent pas l’expansion de l’islam. Ils les rejettent quand elles deviennent un obstacle. »

Caldwell consacre plusieurs pages de son livre à l’avenir des Juifs européens. Sur ce sujet comme sur les autres, on ne peut qu’admirer sa lucidité. Il observe que pour beaucoup de musulmans, l’antisémitisme, y compris sous ses formes négationniste et néo-nazie,  est « un moyen commode de participer à la culture européenne sans s’intégrer ». Il redoute aussi ce qu’il appelle « la tentation du bouc émissaire » : plutôt que de se mesurer à telle ou telle forme de violence islamique, de nombreux responsables européens affirment que celle-ci cessera, ou baissera en intensité, « quand le conflit israélo-palestinien sera résolu ». Ce qui revient à offrir aux Juifs un choix « horrible » : abandonner leurs frères israéliens ou être considérés comme les vrais responsables d’atrocités éventuelles commises sur le sol européen.

Un livre qui fera date. Mais à lire de suite.Christopher Caldwell, Reflections on the Revolution in Europe, Penguin.


© Michel Gurfinkiel & Hamodia, 2009

 

Bulletin d’adhésion à l’UPJF

 

© upjf.org

 

Mis en ligne le 5 juin 2009, par M. Macina, sur le site upjf.org