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Pour prôner la paix et le bien commun, Obama se réfère à un verset du Coran qui appelle à la guerre
07/06/2009

07/06/09

 

Texte original anglais : "Obama quoted a Qur’an verse about waging war to argue for peace and shared interests"

 

Sur le site de Jihad Watch, 5 juin


Traduction française : Menahem Macina, pour upjf.org


Les adversaires du djihad mondial sont constamment accusés de citer le Coran "sans tenir compte du contexte", mais quand Obama l’a fait lui-même, dans son discours du Caire, personne ne s’en est offusqué.

Obama a cité un verset du Coran en référence à ce qu’il a dit de nos intérêts communs en tant qu’êtres humains :

Comme le dit le Saint Coran, « Crains Dieu et dis toujours la vérité ». C’est ce que je vais essayer de faire aujourd’hui - de dire la vérité de mon mieux, rendu humble par la tâche qui nous attend et ferme dans ma conviction que les intérêts que nous partageons parce que nous sommes des êtres humains sont beaucoup plus puissants que les forces qui nous séparent.

Comble d’ironie : le passage coranique dont provient cette citation, parle, en réalité, du combat contre les incroyants, et est loin de susciter l’idée de faire cause commune avec des gens dont on diffère.

Obama a cité le verset 119 de la Sourate 9, dont voici une traduction [1]: "Croyants ! craignez Dieu et soyez avec les véridiques."

Le passage continue ainsi :

[V. 120] "Il ne peut être question pour les Médinois et les Bédouins [campant] autour d’eux de rester à l’arrière [quand l’envoyé de Dieu entreprend une campagne] et de lui préférer leurs aises, car ni la soif, ni la fatigue, ni la faim ne sauraient les toucher dans le sentier de Dieu. Ils ne fouleront aucun lieu – à la grande irritation des infidèles – et n’obtiendront aucun avantage sur les ennemis, sans que soit inscrite à leur actif une œuvre pie. En vérité, Dieu ne laisse point perdre la rétribution de ceux qui font le bien. [V. 121] Ils ne supporteront [dans la même voie] aucune dépense, qu’elle soit peu importante ou considérable, ne traverseront aucune vallée [en allant au combat] sans que [cela] soit inscrit à leur actif, en sorte que Dieu rétribuera leurs actes sur terre de la manière la plus [généreuse]. [V. 122] Les croyants n’ont pas à quitter tous leurs foyers. Pourquoi de chaque clan ne viendrait-il pas un groupe s’instruire dans la religion pour pouvoir, à son retour, enseigner les siens afin qu’ils soient sur leur garde [sic]. [V. 122] Ô vous qui croyez ! attaquez ceux des infidèles qui vivent dans votre voisinage immédiat. Qu’ils éprouvent votre rudesse [combative] ! Sachez que Dieu est avec ceux qui le craignent."

Dans ce passage, le Coran réprimande les musulmans qui ont refusé d’accompagner Muhammad dans son expédition à Tabouk, au nord de l’Arabie, où il voulait combattre une garnison byzantine. Les Byzantins n’étaient pas là quand il arriva, aussi n’y eut-il pas de bataille, mais il fut très en colère de ce que certains musulmans de Médine et parmi les Bédouins ("arabes nomades") aient refusé de faire ce déplacement – ils "ont préféré leur vie à sa vie". Le Coran promet que s’ils font quelque chose qui "irrite les incroyants », il seront considérés comme ayant accompli une bonne action, et qu’ils seront rétribués pour ces bonnes actions. Les musulmans doivent combattre les incroyants et les traiter durement.

Obama a choisi cette unique phrase qui laisse penser que le Coran conseille simplement à chacun de dire la vérité, en ayant conscience de la présence divine. En réalité, ce passage parle de l’obligation de faire la guerre de djihad aux incroyants, et de ne pas manquer d’accomplir ce devoir. Obama a pris une passage consacré à la guerre et à la division et l’a fait passer comme faisant partie d’un appel à nous unir et à chanter un chant fraternel.

Et pourtant, ni l’Honorable Ibe Hooper, du CAIR, ni aucun autre porte-parole musulman se s’est plain de ce que Obama ait cité le Coran sans tenir compte du contexte. Comme c’est étrange !

 

© Jihad Watch

 

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Note du traducteur :

[*] L’auteur cite la traduction anglaise de Pickthall. En ce qui me concerne, plutôt que de retraduire cette traduction, j’ai préféré citer une version française du Coran, qui fait autorité : Le Coran, Traduction et commentaires… par le Cheikh Si Boubakeur Hamza… recteur de l’Institut musulman de la mosquée de Paris, Tome I, Fayard/Denoël, 1972, pp. 416-417.

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Mis en ligne le 7 juin 2009, par M. Macina, sur le site upjf.org