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Président Obama, veuillez reconsidérer votre position… Eli H. Hertz
08/06/2009

Un excellent article, simple et facile à lire, écrit par un spécialiste qui sait écrire pour tous. Les webmasters sont invités à faire circuler ce texte sans retenue, sous réserve des indications légales et de la mention explicite du lien à la page de notre site. Merci. (Menahem Macina).

08/06/09


Sur le Blogue
Doc’s Talk, 4 juin 2009


Texte anglais original : "President Obama, Please Reconsider..."


Traduction française : Menahem Macina, pour upjf.org

 

Monsieur le Président, le 4 juin, dans un important discours au monde musulman, prononcé au Caire, vous affirmiez qu’il est « indéniable que le peuple palestinien – dans ses composantes musulmanes et chrétiennes – a souffert pour obtenir une patrie ». Puis, vous avez affirmé que, « durant plus de 60 ans, les Palestiniens ont enduré la souffrance des personnes déplacées » et les « humiliations quotidiennes – grandes et petites – qui accompagnent l’occupation ». Vous avez conclu en affirmant : « Que nul n’en doute : La situation du peuple palestinien est intolérable. L’Amérique ne tournera pas le dos à l’aspiration légitime des Palestiniens à la dignité, au développement et à un Etat qui soit le leur. »

Monsieur le Président, il y a 61 ans, les Arabes de Palestine n’étaient ni des cibles infortunées, ni des spectateurs innocents. Malgré la tragédie humaine inhérente à leur déracinement, le premier stade de la guerre d’indépendance de 1948 fut une féroce guerre civile interethnique et antisioniste, dont les Arabes de Palestine prirent l’initiative et dans laquelle ils furent les agresseurs. Puis, à l’instigation des Arabes de Palestine, eurent lieu la guerre totale et l’invasion de sept armées arabes de métier. Résultat : sur une population totale de 600 000 habitants, 6 000 Israéliens furent tués au cours de cette guerre de 1948. Un pour cent de la population disparut. Rapporté à l’échelle américaine, l’équivalent eût été 3 millions de civils et militaires américains tués, et ce sur une période de 18 mois.

Monsieur le Président, vous parlez d’« humiliation » des Arabes palestiniens, mais vous négligez les vraies victimes du terrorisme arabe. En Israël, les Israéliens sont fouillés de nombreuses fois par jour. On leur demande d’ouvrir attaché-case et sacs à main, pour inspection et, dans la plupart des cas, ils sont l’objet de fouille corporelle au détecteur de métal chaque fois qu’ils entrent dans une banque ou dans un bureau de poste, achètent une bouteille de lait dans un supermarché, pénètrent dans un centre commercial ou une gare, ou bien effectuent une visite à l’hôpital ou dans une clinique. De jeunes israéliens et israéliennes sont fouillés au corps, pour vérifier qu’ils ne sont pas porteurs d’une ceinture d’explosifs, avant de pouvoir entrer dans des boîtes de nuit bondées.

Ces humiliations ordinaires quotidiennes vont jusqu’à des fouilles similaires quand des Israéliens participent à des cérémonies de mariage et de bar Mitzva. Dans le monde occidental, personne ne parle de l’humiliation dont sont l’objet les Israéliens qui doivent mentionner au bas des invitations à un mariage ou à d’autres événements de la vie, « le lieu sera sécurisé [par des gardes armés] » - pour faire en sorte que des parents et des amis viennent partager leur joie.

Jusqu’à présent, personne ne proteste contre le fait que, depuis 1970, les écoliers juifs d’Israël sont entourés de clôtures, et que des gardes armés surveillent les grilles de la cour de récréation. Aucun village arabe, en Israël ou dans les Territoires, n’est entouré d’une clôture de protection. Des gardes ne sont pas nécessaires dans les boutiques, les cafés, les restaurants, les cinémas, les salles de réceptions, ou les écoles, tant en Israël que dans les Territoires. Les Arabes palestiniens n’ont pas non plus besoin de gardes armés pour accompagner chaque excursion scolaire, pique-nique, ou camping de mouvement de jeunesse, car ils ne sont pas la cible de terroristes [israéliens].

On recommande aux Israéliens de se déguiser lorsqu’ils voyagent à l’étranger, de ne pas parler hébreu en public et de ne pas porter des vêtements qui trahissent leur origine juive/israélienne. Par contre, les Arabes qui fréquentent les bourgades et les villes israéliennes portent leur traditionnel couvre-chef sans crainte d’être attaqués ou harcelés.

En fait, Monsieur le Président, l’Israélien moyen est bien plus souvent « humilié et harcelé » chaque jour, que l’Arabe palestinien moyen.

Et pour ce qui est de la plainte pour occupation, l’ancien président de la Cour Internationale de Justice, le professeur et juge, Stephen M. Schwebel, dit clairement [*]:

"Entre Israël, menant une action de défense en 1948 et 1967, d’une part, et ses voisins arabes, menant une action d’agression, en 1948 et 1967, de l’autre, Israël a le meilleur titre au territoire de ce qui était la Palestine, y compris la totalité de Jérusalem."

 

Merci de votre attention.

 

© Eli H. Hertz

 

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Note du traducteur


[*] 
Stephen M. Schwebel, Justice In International Law. What Weight to Conquest ? Agression, Compliance and Developement, p. 524. Même idée, en p. 523 : "Les juristes internationaux établissent habituellement une distinction entre des situations qualifiées de «conquêtes agressives» et celles qui se produisent après une guerre d’autodéfense. Après avoir été conseiller juridique au Département d’Etat et avoir présidé la Cour Internationale de Justice de La Haye, Stephen Schwebel, écrivait, en 1970, à propos du cas d’Israël : « Dans la mesure où le détenteur précédent du territoire avait pris possession de ce territoire de manière illégale, le nouveau détenteur, qui le prend ensuite, en exerçant son droit légal à l’autodéfense, a, par rapport au détenteur précédent, une plus grande légitimité. »"

 

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Mis en ligne le 8 juin 2009, par M. Macina, sur le site upjf.org