Debriefing.org
Google
Administration
Accueil
Tous les articles
Imprimer
Envoyer
S’inscrire
Nous contacter

Informations, documents, analysesDebriefing.org
Etats du monde
Etats-Unis

Malheur au monde libre qui a Obama pour dirigeant, Yossi Blum-Halévy
08/06/2009

"Le discours du président des Etats-Unis, Barak Obama, au Caire, n’a été que flagornerie et capitulation devant le Jihad mondial, à l’instar de la capitulation de Chamberlain devant Hitler, à la veille de la Seconde Guerre mondiale." (Y. Blum-Halevy). A l’attention des webmestres: cet article peut-être reproduit librement sur vos sites au blog, mais dans le respect des exigences minimum suivantes: nom de l’auteur de l’article, de son traducteur, du site diffuseur et du lien intégral [url] à la page où figure cette traduction. Merci. (Menahem Macina).

08/06/09

Aroutz 7, 5 juin 2009

Titre hébreu original : "Oÿ le’olam hahofshi she-Obamah manhigo"

Traduction française de l’hébreu: Méir Ben-Hayoun

 

 

Le discours du Président des Etats-Unis d’Amérique, Obama, au Caire, le 4 juin 2009, restera marqué d’un opprobre éternel. En ce jour, le monde a vu le chef de la plus grande puissance mondiale, un dirigeant de nations éprises de liberté, de paix et de coexistence, prononcer un discours qui n’était qu’abdication, flagornerie, et servilité envers la force montante du djihad islamique mondial. La nation que le monde célébrait n’est plus. La nation qui a produit des présidents héroïques, épris de liberté, de paix, de droits de l’homme et de démocratie, tels Théodore Roosevelt, Woodrow Wilson, Franklin D. Roosevelt, Harry Truman, Eisenhower, J.F. Kennedy et Ronald Reagan, a vu, stupéfaite, son nouveau président renouer, dans son discours, avec le méprisable esprit de Munich de 1938, quand Chamberlain brandissait le document "La Paix en notre temps", de sinistre mémoire, portant la signature de Hitler.

Ce jour-là, les dirigeants du monde libre ont plié le genou devant la terreur. Ils ont endossé ses vêtements et coiffé ses foulards. Ils se sont délectés de son antique tradition, ils lui ont baisé les mains. Ils l’ont loué et félicité pour "son excellence spirituelle", pour "l’humanité du Coran", pour ses réussites scientifiques, son intégration dans la vie économique, sociale et scientifique aux Etats-Unis et dans le monde entier.

Pas un mot de critique – même par allusion fugace – n’a été émis sur cette religion importante, aux myriades de fidèles, qui canonise la mort pour la guerre sainte et pour le djihad mondial, qui se distingue par son prosélytisme et par son intolérance la plus radicale à l’égard de ceux qui n’y croient pas. Une religion qui ne peut vivre dans la coexistence avec d’autres religions et confessions de foi différentes. Une religion et une conception sociale qui méprisent les valeurs de l’Occident, la démocratie, l’égalité des sexes et les droits de l’homme. Une religion dont les fidèles sont prêts à tuer ou à être tués pour d’infimes questions d’honneur, ou pour des expressions de libre créativité, de satires et de critiques artistiques.

Tout en dénonçant à juste titre l’époque abominable de l’esclavage aux Etats-Unis, Obama aurait été bien avisé de mentionner également la part qu’avaient prise les Arabes dans l’horrible commerce d’êtres humains, qui a vidé l’Afrique de ses habitants et causé l’extermination de millions d’êtres humains, qui moururent dans les déserts, dans les jungles, et dans les navires qui acheminaient ces malheureux captifs vers le continent américain.

Ce discours d’Obama a donné l’impression que le monde était revenu aux jours terribles de la fin des années 30-40, où les nazis réalisèrent les aspirations criminelles du slogan "des territoires contre la paix" - la "paix maintenant" en échange des [territoires des] Sudètes d’abord, et de toute la Tchécoslovaquie, ensuite - la paix en échange de l’annexion de l’Autriche, la paix en échange de la violation des accords de Versailles et le réarmement allemand qui causa un carnage mondial d’une ampleur sans précédent ; la paix en échange de l’abandon du peuple juif, en Allemagne d’abord, puis dans toute l’Europe ; la paix du Traité Molotov-Ribbentrop en échange de la Pologne, une paix de reddition à l’axe du mal nazi italien japonais ; une paix honteuse qui a entraîné une absence de paix, une catastrophe et un désastre planétaires sans précédent, au cours desquels furent exterminés 6 millions de Juifs et 44 millions de citoyens d’autres nations.

Et la face de la génération mondiale de notre temps est comme celle du chien [1] : soumis, qui frétille de la queue, jappe et attend une caresse et des encouragements de l’opinion mondiale hédoniste d’un Occident inondé d’immigrants arabes dominateurs, et de l’islam qui s’éveille dans un Tiers-Monde où le terrorisme mondial trouve un refuge physique et un large patronage religieux.

Mais dans ces jours sombres, qui remontent à près de 70 ans, se sont levés des hommes d’Etat courageux, des dirigeants comme Churchill, Roosevelt et de Gaulle, qui ne se sont pas laissé tenter par une notoriété et une facilité passagères. En Grande-Bretagne, suite à l’effondrement de l’Europe et au dépeçage de la Pologne, Churchill prononça son fameux discours, lors des terribles journées de Blitz [2], alors que l’Allemagne se préparait à envahir l’Angleterre insulaire et isolée : "Nous combattrons dans les champs et sur les plages, nous combattrons dans les montagnes, nous combattrons dans les collines, et nous ne nous rendrons jamais." Et un an plus tard, le 8 décembre 1941, le président Roosevelt prononça devant le Congrès le discours de déclaration de guerre à l’Allemagne et au Japon, après l’attaque japonaise de Pearl Harbour: "Ce jour, dont le souvenir restera en abomination pour toujours, est le jour où l’Amérique tout entière va se mettre en marche pour défendre les valeurs de liberté et de démocratie, et elle ne cessera pas de combattre jusqu’à l’anéantissement sans condition de l’agressivité criminelle des tyrans."

Peut-on imaginer ce qu’eût pu être le destin de l’humanité, si la politique de ces nobles dirigeants s’était fondée sur l’esprit défaitiste du président Obama ? Sur son ignorance de la vérité historique, sur la corrélation stupide qu’il a établie entre le souvenir de la Shoah et le sort du peuple palestinien, responsable du désastre qu’il s’est lui-même infligé. Et ce après que les pays arabes aient tenté, en 1948, de détruire l’Etat d’Israël et d’en jeter les habitants à la mer.


Malheur au monde libre dont Obama est l’un des dirigeants !


D’où vient cette arrogance d’un président, si important et si puissant qu’il soit, [qui l’a poussé] à décréter, sans se baser sur des faits historiques, que les territoires de la Judée, de la Samarie et de Gaza sont des "territoires occupés" et que les implantations seraient "illégales" ? Et à exiger l’arrêt inadmissible de toute construction et développement naturel dans les localités de Judée-Samarie et à Jérusalem, en contradiction avec toutes les règles de moralité humaine, de justice et de droit ? 

Toutes les administrations américaines antérieures avaient compris, savaient et admettaient que l’option nucléaire d’Israël est un moyen de mise en garde et de dissuasion des adversaires irréductibles de l’Etat d’Israël, et qu’à cette nuance près, il ne serait fait aucun usage de cette arme de jugement dernier.

Et voici qu’arrive Obama, qui admet le droit de l’Iran de détenir un potentiel nucléaire "pour les besoins de la paix", et qui exige simultanément d’Israël qu’il se conforme aux exigences de la charte de non-prolifération des armes atomiques. Les intentions de la nouvelle administration américaine d’instaurer le dialogue avec l’Iran surviennent sur fond de l’échec américain en Iraq, parallèlement à la campagne militaire qui s’embourbe en Afghanistan, et dont l’objectif était d’empêcher les Talibans et Al-Qaïda de prendre le contrôle du Pakistan, en général, et de son arsenal nucléaire, en particulier. Les Etats-Unis veulent évacuer leurs troupes d’Iraq en 2010 et laisser derrière eux un régime pro-occidental. Obama ferait bien de se souvenir du traité de paix, signé par Kissinger, en 1973-1974, avec le nord-Vietnam, dans l’espoir que le régime sud-vietnamien puisse assumer la responsabilité de l’Etat après le retrait des troupes américaines. Malgré l’équipement militaire et le soutien économique massif fournis, les Etats-Unis, ne réussirent pas à maintenir le régime corrompu du sud-Vietnam, et peu après leur retrait, la totalité du sud-Vietnam, ainsi que sa capitale, Saïgon, tombèrent aux mains des Communistes. C’est quelque chose de semblable qui risque d’arriver en Iraq, lorsque, selon toute vraisemblance, l’Iran et la Syrie s’en empareront avec la collaboration de la majorité chiite, en attendant que, par un effet de dominos, vienne le tour de la Jordanie, puis celui des divers Etats du Golfe persique dont l’Iran a l’intention de s’emparer en fin de compte après la prise de contrôle du Liban par les forces du mal iraniennes et syriennes.

Le discours d’Obama a été le symbole d’un jour de ténèbres pour l’humanité, un jour où l’esprit de liberté de la nouvelle administration américaine s’est islamisé et tente de s’imposer au peuple américain qui est un ami authentique du peuple d’Israël. La nation américaine est éprise de la Bible et des valeurs morales communes avec Israël dans une alliance non écrite.

La nouvelle administration Obama s’est soumise à la loi du glaive de Mahomet et à l’esprit d’intolérance à l’égard des "infidèles chrétiens et juifs". Nous avons entendu paroles du Président à propos du peuple palestinien, « chrétiens et musulmans », « humilié et opprimé par l’occupation israélienne », en faveur duquel Israël doit renoncer à des territoires de sa patrie, qui ont été reconnus comme le foyer national historique du peuple juif, dans les accords de San Remo, en 1920, et par le Mandat de la Société des Nations, de 1922, que la Grande-Bretagne s’était engagée à mettre en oeuvre.

En 1924, déjà, deux Etats, un juif et un arabe, ont été créés, en contradiction avec les termes du Mandat de la Société des Nations, et du fait de l’indépendance accordée au royaume hachémite de Jordanie, les Arabes de la Terre d’Israël (qui s’étend jusqu’en Jordanie) reçurent 75 pour cent des territoires destinés à l’unique Foyer national juif. L’exigence d’Obama, à savoir, "deux Etats pour deux peuples", n’est que le début de la de la partition des territoires de l’Etat d’Israël, qui se poursuit, et qui en fera, cette fois,  un Etat de « tous ses citoyens » dans les frontières du cessez-le-feu de 1949, tout en annexant à la Grande Palestine les "frontières de la partition" de 1947, sur la voie de la destruction de l’Etat juif dans les frontières d’Auschwitz.

En ce jour, Obama a déclaré la guerre au peuple juif, au sionisme et à l’Etat d’Israël. Disons-lui donc: Yes, We Can Too! Nous aussi, nous pouvons préserver, à tout prix, notre patrie sacrée, et nous ne nous soumettrons pas à vos diktats !

En ce jour, il faut exiger du Premier Ministre et du ministre des Affaires étrangères, qu’ils  annoncent publiquement qu’il n’est pas question de transformer les territoires de notre patrie historique en un Etat arabe palestinien et terroriste. La construction, la vie, la créativité et la culture juive continueront à Maon, à Penei Hever, à Hébron, au Goush Etzion, à Bet-El, à Ofra, à Gabaon, à Kedoumim et à Jérusalem, et nous retournerons même, un jour encore à venir, avec l’aide de l’Eternel, au Goush Katif [3], à Ganim Kadim, à Homesh et à Sanour [4].

Hors d’ici le livre blanc d’Obama; hors d’ici la soumission des collaborateurs et des partis politiques de la Feuille de route. A la guerre comme à la guerre pour notre Peuple et pour notre Terre – nous ne céderons sur rien!


Yossi Blum-Halévy *

 

© Aroutz7.com

 

* L’auteur est combattant et chercheur spécialisé dans l’étude de la Guerre de Yom Kippour. Il a servi dans le bataillon de parachutistes 55, qui a libéré Jérusalem en 1967 et franchi le Canal de Suez. Il est l’auteur de "Quand on appelle les parachutistes" et "Hitkadshout ? [littéralement, sanctification, consécration], souvenirs de la Guerre de Kippour". Il travaille comme informaticien dans une société de High-Tech. [On peut lire d’autres articles de lui, ici].  


-----------------------------

 

Notes de Menahem Macina

 

[1] Allusion à Mishna Sotah, 9, 15 : « pnei hador kifnei hakekev », litt. La face de [cette] génération [est] comme la face du chien. Voir : Shisha Sideei haMishnah, Seder Nashim, éditée, annotée et commentée par Hanokh Albeck, éditions Mossad Bialik, Jérusalem, et Devir, Tel Aviv (1959), 6ème réimpression (1979), p. 262.

[2] Blitz, « terme allemand qui signifie "éclair", nom donné à la campagne de bombardement du Royaume-Uni par la Luftwaffe, l’aviation allemande, du 7 septembre 1940 au 21 mai 1941, dans le cadre de la bataille d’Angleterre » ; d’après Wikipedia. http://fr.wikipedia.org/wiki/Blitz

[3] Le Goush Qatif, qui comptait 24 villages juifs, était situé en bordure de la bande de Gaza ; ses habitants l’ont évacué, contraints et forcés, et non sans douleurs, par l’armée de défense d’Israël (Tsahal) elle-même. Voir, entre autres, "Que sont devenus les habitants de Goush Katif évacués de la bande de Gaza ?"

[4] Implantations du nord de la Cisjordanie, évacuées de forces par Tsahal, en août 2005.


-----------------------------

 

Mis en ligne le 8 juin 2009, par M. Macina, sur le site upjf.org