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Iran

Douze façons d’empêcher l’Iran d’acquérir des armes nucléaires sans faire la guerre
08/06/2009

07/06/09

Sur le site The Israel Project.org

Contact:
Jennifer Laszlo Mizrahi: +1 202-857-6644, jenniferm@theisraelproject.org
Laura Kam: +1 202-857-2761, laurak@theisraelproject.org
www.theisraelproject.org

Douze façons d’empêcher l’Iran d’acquérir des armes nucléaires sans faire la guerre

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L’Iran avance sûrement vers l’acquisition de la capacité nucléaire ! Le mois dernier, Téhéran a procédé avec succès à des essais de tirs de missiles à essence solide d’une portée de 2 000 km (1 200 miles) – un type de missile capable d’atteindre la majorité des pays au Proche-Orient et quelques-uns en Europe. Il ne reste plus beaucoup de temps pour empêcher l’Iran, plus grand sponsor du terrorisme au monde, d’obtenir l’arme nucléaire. Il faudra véritablement toute la volonté des principaux pays de la planète pour stopper l’Iran dans sa course.

Les paragraphes qui suivent détaillent 12 propositions visant à convaincre les dirigeants iraniens qu’il est dans leur intérêt de mettre fin au programme d’armement nucléaire iranien et à son soutien au terrorisme – sans action militaire ou changement de régime. Tous les moyens pacifiques doivent être utilisés mais, parallèlement, toutes les options doivent rester sur la table. Car, en effet, rien ne serait plus dangereux qu’un Iran disposant de l’arme nucléaire !  

1. Cesser de vendre de l’essence à l’Iran – Le meilleur argument que la communauté internationale pourrait utiliser est la dépendance de l’Iran à l’égard des importations d’essence. L’Iran n’a pas développé une capacité suffisante pour raffiner son propre pétrole brut en essence. Il est donc contraint d’importer 40% de l’essence dont il a besoin. La majorité de celle-ci provient de la Suisse, de l’Allemagne, de la France, du Royaume-Uni et des sociétés indiennes. Lorsque le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a rationné l’essence à l’été 2007, de violentes manifestations violentes ont éclaté, l’obligeant à mettre fin au rationnement. Les gouvernements européen et indien devraient empêcher les sociétés basées dans leurs pays de vendre de l’essence à l’Iran.
 
2. Interdire les investissements dans le secteur énergétique iranien – Outre l’interruption des ventes d’essence à destination de l’Iran, la communauté internationale, emmenée par les Etats-Unis, devrait encourager les banques étrangères à supprimer leurs investissements dans le secteur énergétique iranien. Cette mesure empêcherait les compagnies pétrolières d’investir dans l’industrie pétrolière iranienne. 

3. Supprimer les achats de pétrole en provenance de l’Iran  - Le revenu iranien provient à 85 % de ses ventes de pétrole. Les dirigeants iraniens utilisent les revenus du pétrole pour subventionner largement les prix de l’essence, de la nourriture, du logement et d’autres besoins de première nécessité. Une réduction importante de ces revenus aurait sans aucun doute un impact considérable sur le peuple et les dirigeants iraniens. 

4. Soutenir la pression internationale sur les banques étrangères et les compagnies pétrolières pour cesser leurs contrats avec le secteur énergétique iranien – La pression internationale sur les banques étrangères et les compagnies pétrolières a déjà incité d’importantes sociétés à travers le monde, telles que la Deutsche Bank et la Commerzbank en Allemagne, la HSBC anglaise, le Crédit Suisse et la Royal Dutch Shell, à mettre fin ou à limiter leurs affaires avec l’Iran.

5. Geler les capitaux bancaires iraniens et imposer des sanctions sur les groupes iraniens liés à son programme nucléaire – En juin 2008, les 27 membres de l’Union européenne ont accepté de geler, chacun dans leur pays, tous les biens appartenant à la Banque Melli, la plus grande banque appartenant à l’état iranien et cataloguée par l’UE, les Etats-Unis et l’Australie comme institution soutenant la prolifération nucléaire et le programme de missiles balistiques. En mars 2009, le Département du Trésor des Etats-Unis  a imposé des sanctions sur 11 sociétés en relation avec la Banque Melli. En février 2009, des fonctionnaires français, anglais et allemands ont publié une liste de 34 groupes iraniens soupçonnés d’être liés aux programmes iraniens d’armes nucléaires et biologiques. De telles mesures doivent être développées.

6. Mettre fin aux dons de la Banque Mondiale à l’Iran – En 2008, des millions de dollars de garanties financières ont été consentis aux secteurs industriel et de gaz naturel iraniens par l’intermédiaire de l’Agence multilatérale de garantie des investissements (MIGA), branche de la Banque Mondiale. La communauté internationale devrait s’assurer que les prochaines dépenses de la MIGA ne finissent pas entre les mains des Iraniens.

7. Mettre fin aux contrats de pipeline avec l’Iran – Bon nombre de contrats de pipeline avec l’Iran permettraient à Téhéran de transférer et de vendre du gaz naturel en Europe. Le pipeline de Nabucco, entre autres, qui vaut des milliards de dollars, pourrait porter considérablement préjudice aux sanctions économiques qui visent à mettre fin au programme nucléaire.

8. Cesser de vendre des armes à l’Iran – Le système de défense antimissiles iranien est obsolète et Téhéran est donc contrait d’acquérir un système d’armement plus développé. Plusieurs média ont rapporté à la fin de l’année 2008 que la Russie avait signé un accord pour vendre à l’Iran ses missiles de défense aérienne S-300 ; un des systèmes les plus perfectionnés au monde. Des récents rapports ont pourtant mentionné que la Russie avait décidé de ne pas vendre ce système à l’Iran. Une des raisons avancées est que l’Iran ne pouvait honorer les paiements. L’acquisition de ce système par l’Iran changerait considérablement l’équilibre militaire au Proche-Orient.    

9. Refuser l’assurance sur la livraison aux sociétés qui aident l’Iran – La Résolution 1803 du Conseil de Sécurité de l’ONU  demande à tous les Etats d’être vigilants à l’égard des sociétés qui commercent avec l’Iran. Ceci afin d’éviter que les opérations commerciales ne servent à financer les activités de prolifération iraniennes. La résolution enjoint spécifiquement aux Etats de ne pas accorder des assurances sur la livraison aux sociétés qui traitent avec l’Iran. Elle met aussi l’accent sur les crédits à l’exportation et les garanties de prêts. Les compagnies d’assurance pourraient augmenter le prix du commerce en Iran ou avec l’Iran en reconsidérant les bonus en raison de la stabilité contestable de l’Iran. L’assurance-transport pourrait également être augmentée pour les navires et les marchandises qui transitent par l’Iran.     

10. Renseignements – La collecte d’informations et des renseignements précis sur l’état d’avancement du programme nucléaire iranien est indispensable afin empêcher l’Iran d’obtenir l’arme nucléaire. La communauté internationale devrait intensifier ses efforts pour recueillir de tels renseignements, mettre à jour les outils et encourager une meilleure coopération entre les différentes organisations de renseignements du monde entier.   

11. Désinvestissement - Les Etats et les investisseurs américains ont pris l’initiative d’intégrer des principes d’investissement ’’propres’’ (sans aucun lien avec le terrorisme) afin de supprimer une source de revenu en provenance de Téhéran. Les gouvernements et les investisseurs du monde entier devraient appliquer des mesures similaires dans leurs stratégies d’investissements.

12. Imposer des contrôles et des restrictions sur les marchandises et les fonctionnaires iraniens – Des contrôles rigoureux sur des produits qui entrent en Iran ou qui en sortent devraient être effectués, et des strictes interdictions internationales de voyage devraient être imposées aux fonctionnaires iraniens (hormis pour les négociateurs nucléaires).



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© The Israel Project

 


[Texte aimablement signalé par Victor Perez.]

 

Mis en ligne le 7 juin 2009, par M. Macina, sur le site upjf.org