Debriefing.org
Google
Administration
Accueil
Tous les articles
Imprimer
Envoyer
S’inscrire
Nous contacter

Informations, documents, analysesDebriefing.org
Israël (Société - mentalités)
Israël (boycott d')

Comment une banque franco-belge est prise à la gorge par des militants pro-Palestiniens
16/06/2009

Je réitère ici ma remarque afférente à un précédent texte sur ce sujet. Qu’on veuille bien excuser cette répétition. J’ai été très surpris de m’entendre mettre en garde contre ma pratique consistant à mettre sous les yeux de tous les actes et les arguments des adversaires d’Israël. On estime, en effet, que je leur fais - involontairement, bien sûr - de la publicité. A ce compte, il faudrait reprocher aux enquêteurs de la police, aux psychologues, aux avocats, aux journalistes, et aux militants qui luttent contre la pédophilie, de révéler publiquement des détails sordides, au prétexte qu’ils incitent précisément au vice qu’ils traquent et dénoncent. Je suis prêt à changer de méthode si quelqu’un m’en propose une autre qui soit plus efficace. Il va de soi que la première étape de l’offensive contre les menées illégales des boycotteurs, peut faire de la publicité. Mais, il faut bien exposer l’objet du délit pour le combattre, ou au moins susciter des réactions chez ceux et celles dont la conscience n’est pas dévoyée. Que ceux que choque cette méthode fassent preuve de patience. Après l’exposition des turpitudes, la contre-offensive viendra. (Menahem Macina).

Avertissement: Les textes ci-dessous sont reproduits verbatim. Nous ne cautionnons évidemment pas leur contenu; de même, nous ne sommes pas responsables de leur style, ni de leur orthographe.

14/06/09

Article repris du site Intal

Campagne Dexia-Israël : ne clôturez pas votre compte dans l’immédiat

Pour être efficaces, organisons-nous

Lancée depuis plusieurs semaines, la campagne Dexia rencontre un certain succès. Si nous voulons poursuivre sur cette voie fructueuse, nous devons davantage coordonner nos actions. Aujourd’hui, certaines personnes envisagent de clôturer leur compte auprès de la banque en signe de protestation. Ces gestes isolés pourraient avoir davantage d’impact si nous agissions tous ensemble.

Définir la cible

Lancée depuis plusieurs semaines, la campagne Dexia engrange de nombreux succès. Si nous voulons poursuivre sur cette voie fructueuse, une certaine unité entre les différents acteurs est essentielle. Depuis 10 jours, un appel circule sous la forme de mails et de SMS. Il invite les clients de la Dexia à clôturer immédiatement leur(s) compte(s) en signe de protestation. Nous ne pensons pas que cet appel soit judicieux.

Plusieurs organisations, dont intal, sont à la base de la campagne "Palestine Occupée – Dexia Impliquée". Si vous connaissez un tant soit peu notre mouvement, vous ne pouvez douter de notre détermination à nous opposer à l’occupation israélienne. Cette farouche volonté nous pousse à dire à ceux qui veulent clôturer leur(s) compte auprès de la Dexia, qu’en agissant de façon isolée, ils posent un geste certes honorable, mais peu efficace.

La campagne Dexia vise le groupe Dexia pour mettre la pression sur Israël. L’occupation israélienne est la cible, le groupe Dexia l’outil. Notre objectif est de forcer Dexia à mettre un terme au financement de l’occupation israélienne, ce qui dans les faits implique que le groupe cesse ses activités en Israël.

Que la banque Dexia Belgique (qui appartient au groupe Dexia s.a. qui possède aussi la filiale Dexia Israël Public Finance) perde quelques clients, les défenseurs du sionsime et de la colonisation israélienne n’en ont absolument rien à faire.

Un essaim d’abeilles et plus redoutable qu’une abeille isolée

Si, comme le conseillent certains, des clients Dexia, furieux que leur banque participe au financement de la colonisation, clôturent immédiatement et individuellement leurs comptes, leur geste aura beaucoup moins d’impact que s’ils agissent de façon concertée et coordonnée.

Un client peut faire pression sur sa banque et donc sur le Groupe Dexia. Son principal moyen de pression est qu’il peut, à tout moment, clôturer son compte. Mais comme l’abeille, le client ne peut piquer qu’une seule fois.

La piqure d’une seule abeille, le Grizzli n’en a cure... Mais s’il subit vingt piqûres en même temps, notre ours ressentira un certain malaise. Certes, cela ne le tuera pas...Mais avertissons-le, il pourrait se faire piquer quarante puis quatre-vingt fois au même moment, s’il ne cesse pas ses activités répréhensibles. Le Grizzli a beau être un brute mal léchée, il n’en est pas moins capable de raisonner.

Une telle tactique nécessite des milliers d’abeilles, une armée que chaque jour nous rassemblons sous la banière de notre campagne. Dès lors, quand des clients envisagent d’abattre trop rapidement leur carte maîtresse, nous trouvons cela dommage.

Attendre le mois de mai et, d’ici là, rassembler de larges troupes

Q’est-ce que la campagne "Palestine Occupée - Dexia Impliquée" envisage de faire mis à part de [sic] l’apiculture ?

Le 13 mai 2009, le groupe Dexia S.A. organisera une Assemblée Générale des ses actionnaires. Elle aura probablement lieu au Boulevard Pacheco. Ce jour-là, ou la veille, nous voulons organiser un rassemblement pacifiste et remettre 10 000 cartes signées aux administrateurs du groupe. Cet acte posé, la direction du holding bénéficierait d’une période limitée pour obtempérer à nos exigences et se conformer ainsi au droit international.

Passé ce délai, si la direction n’a pas mis un terme indubitable, vérifiable et irrémédiablement définitif au financement de la colonisation israélienne, nous débuterons une campagne de clôture des comptes Dexia.

Imaginez que cinquante clients ferment simultanément leur compte, en remettant une même lettre au responsable de l’agence. Imaginez qu’un mois plus tard, 100 personnes fassent de même et ainsi de suite à intervalle régulier ... Les chiffres restent à déterminer mais le modus operandi est plus ou moins défini. A chaque fois, nous voulons donner la possibilité à au vilain Grizzly Dexia de reconsidérer sa position pour le moins sauvage et violente. Cette façon de procéder n’aurait-elle pas plus d’effet?

Pour mettre en place cette tactique, nous avons besoin des clients Dexia. Nous avons besoin de les convaincre et de les amener à éventuellement clôturer leur compte au meilleur moment.

De nombreux citoyens ne sont pas encore prêts à franchir le pas, même s’ils sont scandalisés par la colonisation des territoires occupés palestiniens. Nous devons les trouver et les convaincre de piquer au bon moment.

Remplissez les cartes de protestation de la campagne "Palestine Occupée – Dexia Impliquée"  et faites les remplir par vos amis, vos collègues...

Que faire d’ici là?

  1. Trouver des clients Dexia qui acceptent de téléphoner à leur banque pour se plaindre de ses investissements dans les colonies israéliennes ( les appels téléphoniques seront eux aussi coordonnés) et qui acceptent de clôturer leur compte de façon concertée.
  2. Coller les affiches de la campagne dans les rues de votre quartier.
  3. Faites remplir les cartes de protestation adressées aux agences Dexia et à la direction du groupe.

Notre force réside dans notre nombre, utilisons-la de la meilleure façon qui soit. Le résultat n’est jamais garanti. La victoire n’est pas acquise. Mais, si les dirigeants de Dexia croient qu’ils vont se débarrasser de nous, après l’envoi de quelques cartes et qu’ils pourront tranquillement continuer de faire leur beurre sur le dos des Palestiniens, ils se trompent très lourdement. Et, soyez certains que cette erreur de jugement ne restera pas sans conséquence. 

Si vous envisagez de clôturer votre compte envoyez un mail à Joaquim Da Fonseca (joaquim.dafonseca-at-intal.be). N’oubliez pas de nous communiquer votre nom et un numéro de téléphone).

 

© Intal

 

 

[Texte aimablement signalé par R. Lewin.]

 

Mis en ligne le 14 juin 2009, par M. Macina, sur le site upjf.org