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Brèves de l’Upjf n° 189 du 19 juin 2009
19/06/2009

19/06/09

Union des Patrons et des Professionnels Juifs de France

 

LES BREVES DE L’UPJF

N° 189 du 19 JUIN 2009

 

Les activités de l’UPJF

 

      Diner-débat autour du Père DESBOIS lundi 29 juin

 

L’UPJF recevra le lundi 29 juin à partir de 20h00 le Père Patrick Desbois pour un diner-débat sur le thème :

«Les récentes découvertes du Père Desbois concernant les crimes contre les communautés juives dans les pays d’Europe de l’est».

Merci de réserver d’ores et déjà auprès de Yasmin par téléphone au 01.47.63.07.10 ou par mail à l’adresse suivante yasmin@upjf.org, car les places sont limitées (PAF 50€).

Le lieu vous sera communiqué lors de votre inscription.

 

      28ème anniversaire de Radio J

 

Le mardi 16 juin s’est déroulée dans les salons B.W, la soirée du 28ème anniversaire de RADIO J.

Au cours de cette brillante soirée, des personnalités du monde politique dont Mme Valérie Pécresse, Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Mme Brigitte Kuster Maire du 17ème arrondissement , M. Christian Dupont représentant Madame la Ministre Christine Boutin ,des médias, et de la communauté juive sont venues apporter leur témoignage d’amitié, de fidélité et de soutien à cette radio et son équipe dirigée par M.HADJENBERG.

Tous les discours ont rendu hommage à la qualité éditoriale, ainsi qu’à l’objectivité et à l’indépendance de cette radio.

Maître Szpiner, avocat de la famille Halimi a décrit l’ambiance et les propos du procès dont il est l’avocat de la famille Halimi en pronostiquant un verdict peu courageux dans ce procès à huit clos.

Mme Valérie Pécresse a décrit les relations entre la France et Israël en matière de recherche et a espéré une meilleure place pour notre pays dans les échanges avec Israël ainsi qu’une augmentation des échanges d’étudiants entre les deux  pays.

M. Guilad Sharon a, quant à lui, développé l’espoir de l’augmentation de l’Alyah des français pour suivre le développement d’Israël montrant ainsi un esprit sioniste dans le prolongement de la pensée de son père Ariel Sharon.

Les membres de l’UPJF étaient très nombreux.

Ils tenaient à apporter leur soutien et à marquer leur attachement à cette Radio indispensable à  la communauté.

      Salon aéronautique du Bourget

 

A l’occasion du salon, l’UPJF a été invité à l’inauguration du Chalet d’Israël Aircraft Industrie en déléguant le Président délégué Edward Amiach le Trésorier William ABBOU et Henri Boret membre du Bureau de l’UPJF. Plus d’un Milliard de dollars de commande enregistrée.

 

 

      Visite du Benjamin Netanyahu Premier ministre de l’Etat d’Israël

 

A l’occasion de la visite en France de du Premier ministre israélien, le CRIF a le plaisir de vous inviter à  une réunion exceptionnelle avec :

Benjamin Netanyahu

Premier ministre de l’Etat d’Israël

Mercredi 24 juin à 19h00

au Pavillon d’Armenonville

Allée de Longchamps-75116 Paris

Accès à la salle entre 18h et 18h45 (fermeture des portes)

En présence de :   

·         Gilles Bernheim, Grand rabbin de France

·         Joël Mergui, président du Consistoire Central et du Consistoire de Paris

·         Pierre Besnainou, président du Fonds Social Juif Unifié.

Vous pouvez accéder au Pavillon d’Armenonville soit avec votre véhicule soit en transports publics, métro Porte Maillot ligne 1 ou RER C Neuilly Porte Maillot.

Pour des questions d’organisations et de sécurité, et étant donné que le nombre de places est limité, nous vous demandons :

§  de confirmer impérativement votre présence  avant lundi 22 juin à 14h00  par email à contact@upjf.org ou par téléphone au 01 47 63 07 10

§  de vous présenter sur place muni d’une pièce d’identité.

 

 L’UPJF sur les Ondes

 

Dimanche 21 juin Claude BAROUCH interviendra en direct  sur Radio J (94.8 FM).

FRANCE

 

    Les petites mains de Youssouf Fofana

Par Elsa Vigoureux, reporter au Nouvel Observateur

 

Ils étaient d’abord quatre, recrutés par Youssouf Fofana, et chargés d’accueillir la victime dans l’appartement. Jérôme R. avait accepté de participer à la séquestration d’un homme pendant trois jours, en échange d’une rémunération dont le montant n’avait pourtant pas été précisé. Le vendredi 20 janvier 2006, Jérôme R. devait donc maintenir la porte d’entrée du hall d’immeuble ouverte quand Ilan Halimi arriverait, vers minuit. Mais Jérôme R. n’a rejoint les autres que le samedi matin, il s’était endormi le vendredi soir chez sa petite amie, Leïla A.

C’est donc Jean-Christophe G. alias Zigo, Nabil M. dit Bilna, et Yahia K. surnommé Yaks, qui ont réceptionné l’otage la nuit de son arrivée. Zigo, auquel Youssouf Fofana avait proposé 5000 euros pour ses services, a récupéré les clefs de l’appartement plus tôt dans l’après-midi du vendredi. Vers minuit, Yahia K. s’est chargé de la surveillance des allers et venues des locataires dans les étages du numéro 1 de la rue Prokofiev. Nabil M., posté dans le hall, a attendu la voiture qui devait amener Ilan Halimi. Vers 1 heure du matin, le véhicule a débarqué, trois hommes cagoulés à bord. Du coffre, Jean-Christophe S. et Youssouf Fofana ont sorti le jeune homme, se sont précipité dans l’immeuble, ont pris l’ascenseur jusqu’à l’appartement où ils ont laissé Ilan Halimi. Juste avant de partir, l’un d’eux a dit qu’il fallait mettre du scotch sur la bouche de la victime. Toute la tête d’Ilan Halimi a été recouverte, yeux et bouche compris. Il ne pouvait plus respirer que par le nez. Il était comme « momifié », dira plus tard aux enquêteurs Samir A.A. Les chevilles d’Ilan Halimi étaient aussi scotchées l’une à l’autre. Ses mains, menottées devant lui. Ilan Halimi était étendu, là, au sol, dans cet appartement pas chauffé. Mais où, selon le gardien Gilles S., le chauffage collectif de l’immeuble maintenait une température supérieure à celle de l’extérieur.

  Youssouf Fofana avait donné des consignes strictes à ses geôliers. Etre toujours au moins deux avec Ilan Halimi. Eviter de se faire repérer, de faire trop de bruit. Pas de téléphone portable sur les lieux de la séquestration. Interdit de lier connaissance avec la victime. Les gardiens, pour nourrir Ilan, incisaient le scotch au niveau de la bouche, introduisaient une paille, et lui donnaient les premiers jours des soupes protéinées achetées en pharmacie. Ensuite, ils avaient décidé de lui ôter le scotch, et lui proposaient des sandwiches, des hamburgers, des gâteaux, achetés dans les commerces du coin. Le matin, Nabil M. a dit au juge qu’il achetait des croissants et du yop. Et chaque fois qu’Ilan Halimi en avait besoin, les gardiens étaient aussi là pour le porter jusqu’aux toilettes.

Yahia K. et Jérôme R. ont dit avoir souvent ôté le scotch sur la bouche d’Ilan, pas seulement pour manger, mais pour parler avec lui, et lui permettre de mieux respirer. Jean-Christophe G., au contraire, préférait bien lui coller le scotch sur la bouche pour ne pas l’entendre, se plaindre ou réclamer. Nabil M. quant à lui, échangeait au minimum avec Ilan Halimi, craignant qu’au moment de sa libération, l’otage soit en mesure de reconnaître sa voix. Il lui proposait juste de fumer avec lui de temps en temps. Sinon, rien d’autre à faire qu’attendre, fumer, écouter tout bas de la musique. Devant la cour, ce vendredi, Nabil a dit qu’il s’était senti « pris dans un engrenage », il a répété plusieurs fois qu’à l’époque, il était « petit, bête ». Au début, l’argent l’avait motivé, il voulait s’acheter un scooter, partir en vacances. Et puis, il a vite oublié l’appât du gain, comme pris dans une spirale, impossible de reculer. Au bout de trois semaines de séquestration, Nabil ne connaissait pas le prénom d’Ilan, il ne savait même rien de lui.


Vendredi, Jérôme R. voulait parler à la cour, et tant pis, a-t-il précisé, si ça ne plait pas à d’autres co-accusés. Il a fait de grands gestes, il a pleuré, il a ému les jurés, parce qu’il a confié avoir « laissé tomber Ilan », n’avoir pas « tenu cette promesse, qu’il s’en sortirait vivant ». Il a raconté aux jurés avoir proposé à Ilan Halimi de le libérer, mais la victime lui aurait répondu que c’était trop dangereux, pour l’un comme pour l’autre.

A l’audience, l’avocat de la famille Halimi a dit et répété ne pas croire aux larmes de Jérôme R. Youssouf Fofana, qui n’était pas au courant de ces échanges entre le gardien et l’otage, a laissé aussi entendre qu’il ne les pensait pas crédibles. Selon lui, Ilan a toujours eu un instinct de survie : il avait su se débattre à l’enlèvement, puis mentir en assurant qu’il n’avait pas de portable au moment de le mettre dans le coffre, et enfin se déplacer, brûlé et agonisant, sur plus de 160 mètres le jour même de sa mort. Alors, s’il avait vraiment voulu être libéré, il aurait accepté la proposition de Jérôme R., a assuré Fofana.

 Le jeudi 26 janvier 2006, Jérôme R. fuyait chez son père à Antony, refusant de continuer à participer à la séquestration d’Ilan Halimi. Youssouf Fofana le faisait remplacer par Fabrice P. qu’il croisait près d’un cybercafé à Bagneux, et Cédric B.S.Y, auquel Nabil M. avait pensé, sachant qu’il avait besoin d’argent.

Interrogé vendredi sur les conditions de son recrutement, Cédric B.S.Y a dit qu’il avait accepté de donner un coup de main à Nabil, parce que c’était en échange d’argent. Il n’a pas vraiment écouté l’objet de la mission, a-t-il confié. Il ne pensait qu’à l’argent. Une fois qu’il s’est retrouvé dans le local, Cédric B.S.Y a dit ne plus pouvoir revenir en arrière. Et si on lui avait demandé de donner un coup de main pour un meurtre, aurait-il accepté aussi ? Cédric B.S.Y a dit « oui ». Son avocate lui a demandé s’il se rendait bien compte de ce qu’il affirmait, et ce qu’il pensait de lui alors? Cédric B.S.Y a répondu : « Je suis pitoyable ».

 Youssouf Fofana a encore tenu à revenir sur la situation des gardiens, dont il répète qu’il se sent responsable. Il a dit qu’ils étaient tous ses premières victimes, qu’il les avait utilisés, qu’il leur devait aujourd’hui la vérité. Youssouf Fofana a ajouté que Jérôme R., Yahia K. et Nabil M. l’avait suivi, lui avait obéi, parce qu’il jouissait à leurs yeux d’une image de caïd, parce qu’il bénéficiait d’une certaine considération dans le quartier en tant que braqueur récidiviste. A propos de Nabil, Fofana a même dit qu’il était « endoctriné », et carrément dans la « dévotion » devant lui.

Le mercredi 25 janvier 2006, Youssouf Fofana a donné l’ordre de déshabiller Ilan Halimi pour faire disparaître toute marque ADN, dans la perspective de sa prochaine libération. Nabil M. et Jérôme R. s’exécutent, lui enfilent un peignoir, ajoutent un drap. Jérôme R. arrache violemment la montre du poignet d’Ilan, une rolex, impossible à détacher simplement à cause des menottes, dont seul Fofana détenait les clefs. Il garde le bijou deux jours avant de le lancer à la Seine, sur les conseils de Nabil M., qui lui, avait jeté les habits de l’otage dans des containers à ordures ménagères de Bagneux.

Ilan Halimi a été lavé trois fois pendant sa séquestration. Il s’agissait, dans l’esprit de Youssouf Fofana, de le nettoyer de toute trace susceptible d’aider la police scientifique une fois qu’il serait libre. Dans l’appartement, l’otage a été douché dans la salle de bain. Ses gardiens le déshabillaient, lui ôtaient les liens qui entravaient ses pieds, mais Ilan Halimi conservait les menottes qui lui faisaient mal. L’eau était froide. Jérôme R. a dit qu’il faisait attention à le mouiller progressivement pour qu’Ilan s’habitue à la température de l’eau. Et Nabil M. a précisé qu’il encourageait la victime en lui disant qu’elle allait être libérée. Ilan Halimi a été douché deux fois dans l’appartement. Et une dernière fois, avec des bouteilles d’eau, dans le local où il avait été transféré, dans les sous-sols du 4 de la rue Serge Prokofiev (Parce qu’il fallait en effet rendre l’appartement, où des travaux étaient prévus).

Un local technique, où les conditions de séquestration sont devenues plus difficiles encore. Ilan Halimi devait uriner dans une bouteille ou un seau, et déféquer dans des sacs plastiques. Ce qui dégoûtait ses gardiens, les rendait même agressifs. Jean-Christophe G. a reconnu devant les policiers avoir donné des coups, des claques, à Ilan, juste parce qu’il voulait faire ses besoins. Nabil M. a frappé Ilan Halimi parce qu’il s’était uriné dessus, alors qu’il venait d’enfiler un peignoir tout propre. Dans le local, il faisait plus froid encore que dans l’appartement. Nabil M. a raconté avoir acheté trois couettes, une pour faire mettre sous la tête en guise d’oreiller, une pour le couvrir, une pour les pieds. D’autres ont aussi apporté un pyjama, une paire de chaussettes.

La cour a achevé cette audience sur le passage de Guiri N’G. Dans le local, dans les derniers jours de la séquestration d’Ilan Halimi. Youssouf Fofana lui avait demandé de tenir compagnie à Jean-Christophe G. Guiri N’G. l’a fait, pendant près de trois heures. Ensuite, il est parti. Il a dit au juge, au cours d’une de ses auditions, qu’il n’avait pas pu tenir plus longtemps : « Le voir par terre, je ne pouvais pas (...). Il avait les yeux bandés jusqu’au dessus des narines, ses mains et ses pieds étaient attachés (...). Il n’était pas bien physiquement, je n’ai pas entendu le son de sa voix. » Pendant ces longues heures, Guiri N’G. a pourtant fumé, mangé et bu, avec son copain Zigo. S’il a effectivement trouvé l’état de la victime inquiétant, Guiri N’G. n’a jamais plus demandé de ses nouvelles : « C’était pas mon affaire, j’avais rien à voir là-dedans. »


Et puis, un jour, il a ouvert le journal : l’otage, Ilan Halimi, était mort.

Reprise de l’audience, lundi.

P.S : Ce procès se tient à huis-clos. Aussi ce blog est-il écrit à partir d’informations recueillies auprès de personnes qui assistent à l’audience, et dont, bien entendu, nos taisons les noms.

 

    Des députés s’inquiètent du port de la burqa en France

Laure Daussy (lefigaro.fr)

 

Des parlementaires de droite et de gauche réclament une commission d’enquête pour lutter contre l’expansion du port de ce voile qui recouvre entièrement les femmes.

La burqa, qui voile une femme de la tête aux pieds, pourrait-elle être interdite dans les espaces publics en France ? 58 députés de toute tendance ont cosigné une proposition de commission d’enquête parlementaire pour réfléchir à la question. André Gerin, député-maire PCF de Vénissieux à l’origine de cette proposition, l’a transmise mercredi au premier ministre. Parmi ces parlementaires, en majorité des députés de droite : 3 PCF, 7 PS, 43 UMP, 2 NC, 3 Non Inscrits. Si cette commission est créée, elle s’inscrirait dans la lignée de la commission Stasi, qui avait mené une réflexion sur la laïcité et le porte du voile à l’école en 2003.

«Nous sommes aujourd’hui confrontés, dans les quartiers de nos villes, au port par certaines femmes musulmanes de la burqa, voilant et enfermant intégralement le corps et la tête» écrit André Gerin, dans l’exposé des motifs du texte. « Il ne s’agit plus seulement d’une manifestation religieuse ostentatoire mais d’une atteinte à la dignité de la femme».

Député d’une circonscription où le port de la burqa est de plus en plus répandu, André Gerin explique que cette commission aurait pour but de «faire l’état des lieux de la situation, de comprendre pourquoi le phénomène progresse». Cette commission permettrait aussi de «définir des propositions afin de lutter contre l’expansion du port de la burqa, sans stigmatiser les personnes enfermées dans cette prison ambulante», précise-t-il au Figaro.fr. Quels pourraient être les moyens d’action à la suite de cette commission ? «Si l’on caractérise le port de la burqa comme une atteinte aux libertés des femmes, il y aurait alors possibilité de légiférer pour l’interdire dans les espaces publics» suggère-t-il.

«Panne d’intégration»

«La burqa n’est absolument pas une prescription du Coran», rappelle Dalil Boubakeur, recteur de la Mosquée de Paris, interrogé par lefigaro.fr. Le port de la burqa existait déjà avant l’apparition de l’islam dans des pays comme l’Afghanistan». Le recteur soutient la démarche des députés, «à condition que la commission soit un moyen de dialoguer avec les responsables de l’islam». Il se dit cependant dubitatif sur une voie législative qui interdirait la burqa, au regard des libertés individuelles et religieuses. «La solution réside plutôt dans la compréhension des racines de ce problème», qui s’apparente à ses yeux à une «hyper affirmation identitaire et à une panne de l’intégration.»

«Il faut encourager le débat sur cette question, rendre visible la réalité et la dégradation de la condition des femmes» réagit Sihem Habchi, présidente de Ni putes, ni soumises (NPNS). Elle considère «La loi de 2004 sur la laïcité (interdisant les signes ostensibles d’appartenance religieuse dans les établissements scolaires, ndlr) « pas suffisante ». Il faut «rouvrir le débat», lance-t-elle.

Au contraire, pour le secrétaire général de l’Union des organisations islamiques de France (UOIF), Fouad Alaoui, cette proposition des députés est «une nouvelle manœuvre propre à encourager les amalgames». Il regrette cette démarche qui intervient «justement quand on parle de l’Iran» et se dit «triste qu’on en arrive à ce niveau».

Depuis le vote de la loi de 2004, le débat sur le voile s’est apaisé. Mais il reste un sujet de polémique entre les tenants de la laïcité et ceux invoquant la liberté de religion. La question du voile avait resurgi avec le discours du Caire du président Barack Obama. Celui-ci avait critiqué les pays occidentaux qui décident «des vêtements qu’une femme doit porter». «En France, toute jeune fille qui veut porter le voile peut le faire. C’est sa liberté», avait aussitôt réagi Nicolas Sarkozy. L’Elysée avait ensuite précisé que l’interdiction des signes religieux dans les écoles publiques, qui relève de la loi, n’était pas remise en question.

 

ISRAEL

 

On en parle peu…, on n’en parle pas.

Il est toujours prisonnier

 

 

    "Un Etat palestinien démilitarisé"

Par JOSEF FEDERMAN/AP 15.06.09

Le Premier ministre israélien Binyamin Netanyahou a proposé dimanche la reprise immédiate et sans conditions préalables des négociations de paix avec les Palestiniens, évoquant pour la première fois l’idée d’un Etat palestinien, mais à des conditions immédiatement rejetées par l’autre camp.

Il a "fermé la porte à des négociations sur le statut final" des Territoires, a réagi Saeb Erekat, influent conseiller du président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas.

Barack Obama a salué comme "un important pas en avant" l’appel de Netanyahou à la création d’un Etat palestinien indépendant, selon le porte-parole de la Maison Blanche Robert Gibbs.

"Je m’adresse à vous, voisins palestiniens, et à la direction de l’Autorité palestinienne : entamons des négociations de paix immédiatement, sans conditions préalables", a déclaré le Premier ministre. Et d’ajouter, à l’intention de ses voisins arabes: "Faisons la paix. Je suis prêt à vous rencontrer n’importe quand, n’importe où, à Damas, Riyad, Beyrouth ou Jérusalem".

"Israël respecte les accords internationaux et attend de toutes les autres parties qu’elles respectent leurs obligations également", a-t-il poursuivi. Il a été chaudement applaudi par la foule qui s’était réunie à l’Université Bar-Ilan.

Précisant sa vision de l’avenir de la région, Netanyahou, soumis à une très forte pression de la part des Etats-Unis, a admis pour la première fois l’idée d’un Etat palestinien mais y a posé des conditions strictes.

"En cas d’accord de paix, le territoire sous contrôle palestinien doit être désarmé, et Israël doit avoir de solides garanties de sécurité", a-t-il affirmé.

"Si nous avons cette garantie de démilitarisation et les arrangements nécessaires de sécurité pour Israël, et si les Palestiniens reconnaissent Israël en tant qu’Etat du peuple juif, nous serons disposés, dans le cadre d’un véritable accord de paix, à trouver une solution pour (la création) d’un Etat palestinien vivant aux côtés de l’Etat juif", a ajouté le Premier ministre.

"Ma vision, c’est qu’il y a deux peuples libres vivant côte à côte, chacun avec son propre drapeau et son propre hymne national."

Il a par ailleurs réaffirmé la souveraineté d’Israël sur Jérusalem : "la capitale d’Israël restera unie". De leur côté, les Palestiniens voudraient faire des quartiers arabes de Jérusalem-Est, passés sous contrôle israélien lors de la guerre des Six-Jours en 1967, la capitale de leur futur Etat indépendant.

Résistant à la pression de Washington, Netanyahou a aussi refusé le gel immédiat des constructions dans les implantations existantes de Judée-Samarie, sur des terres revendiquées par les Palestiniens. Près de 300 000 Israéliens vivent dans les Territoires et 180 000 à Jérusalem-Est.

"Nous n’avons pas l’intention de construire de nouvelles implantations de peuplement ou de réquisitionner des terres pour agrandir les implantations existantes", a affirmé Netanyahou.

Il a en outre exclu le retour des réfugiés palestiniens en Israël, condition posée par les Palestiniens qui considèrent que ceux qui ont fui après la création de l’Etat hébreu en 1948 ainsi que leurs descendants, soit des millions de personnes au total, ont le droit d’exiger la restitution de leurs logements.

Pour lire la version française du Discours de Benyamin Netanyahou, le 14 juin  cliquez ici

 

    Tentatives d’attaque terroriste à Karni

Par JPOST.COM  08.06.09

 

Une attaque terroriste majeure a été évitée lundi matin. Selon Tsahal, après avoir aperçu des Palestiniens armés s’approchant de la frontière entre Israël et la bande de Gaza, les troupes israéliennes leur ont tiré dessus.

L’incident s’est déroulé vers 7 heures du matin. Des hommes armés ont ouvert le feu sur une patrouille de Tsahal au sud du point de passage de Karni. Les soldats israéliens ont répliqué par des tirs, touchant au moins quatre Palestiniens.

Les affrontements se sont rapidement intensifiés, lorsque les Palestiniens ont commencé à lancer des mortiers. Les forces israéliennes ont alors riposté par des tirs d’obus. A un moment, plusieurs véhicules ont essayé de venir en aide aux Palestiniens qui avaient pris la fuite, mais un hélicoptère de l’armée de l’air leur tirait dessus.

Les Palestiniens ont confirmé la mort de quatre personnes dans les affrontements.
Selon l’armée israélienne, le principal groupe d’hommes armés, composés d’environ 10 Palestiniens, tentait d’effectuer une attaque terroriste contre les troupes de Tsahal ou contre une communauté israélienne installée près de la frontière.

   
Lieberman dit non aux Américains

http://www.israel-infos.net

Le ministre des Affaires étrangères, Avigdor Lieberman, qui s’est entretenu mercredi soir à Washington avec la secrétaire d’Etat Hillary Clinton durant une heure et demi en tête à tête, a affirmé qu’Israël ne gèlera pas la construction en Judée Samarie, et que des accords en ce sens existaient avec la précédente administration américaine.



La chef de la diplomatie américaine a réitéré l’exigence des Etats-Unis de stopper toute extension dans les territoires, et soutenu que de tels accords, écrits ou verbaux, n’avaient jamais existé.



"Des gens vivent et meurent en Judée Samarie, et il est impossible" a rétorqué Lieberman, "de geler totalement les implantations. Notre position à ce sujet est claire".

 

    Libération attendue par Israël du chef du Parlement palestinien

  17/06/09

Le président du Parlement palestinien dominé par le Hamas, Aziz Doweik, détenu par Israël, est sur le point d’être libéré après avoir purgé une peine de trois ans de prison, a indiqué mercredi son avocat.

L’avocat, Fadi Qawasmeh, a affirmé à l’AFP qu’un tribunal militaire israélien siégeant dans la base d’Ofer, près de Ramallah, avait rejeté un appel du parquet militaire pour le maintien de M. Doweik en détention en dépit de l’expiration de sa peine.

"Le rejet de l’appel signifie qu’ils ne peuvent le maintenir en détention pour plus de 48 heures. Je pense qu’il sera libéré dans les prochaines heures", a-t-il dit.

La remise en liberté pourrait toutefois être retardée jusqu’à dimanche, en raison du repos hebdomadaire juif à partir de vendredi après-midi.

Un porte-parole militaire a confirmé le rejet de l’appel par le tribunal d’Offer. Il a toutefois ajouté que M. Doweik ne serait "pas libéré immédiatement mais à l’expiration de sa peine", sans autre précision.

La peine de M. Doweik doit expirer début août. Mais il a bénéficié d’une mesure dite de "libération administrative", a assuré à l’AFP le porte-parole de l’administration pénitentiaire israélienne, Yaron Zamir.

"Il sera vraisemblablement remis en liberté la semaine prochaine", a-t-il ajouté.

M. Doweik, élu président du Parlement en février 2006 après la victoire du Hamas aux législatives, a été arrêté par l’armée israélienne en août 2006 à son domicile de Ramallah. Cette arrestation a suscité des condamnations dans le monde.

Après 28 mois en prison, il a été condamné le 16 décembre 2008 à trois ans de prison par un tribunal militaire israélien pour son appartenance au mouvement islamiste palestinien, considéré comme une organisation terroriste par Israël.

Outre M. Doweik, l’armée israélienne avait alors arrêté des dizaines de responsables du Hamas, dont huit ministres et 29 députés, dans le cadre d’une vaste campagne contre le mouvement islamiste après l’enlèvement en juin 2006 du soldat israélien Gilad Shalit par un commando palestinien en territoire israélien à la lisière de la bande de Gaza.

En novembre 2008, M. Doweik, 60 ans, avait été transféré vers un hôpital pénitentiaire pour être opéré de calculs rénaux.

Le Conseil législatif palestinien (CLP, Parlement) est largement dominé par le Hamas, qui dispose de 74 élus contre 45 pour le Fatah, le parti du président Mahmoud Abbas.

La Chambre est toutefois paralysée en raison de l’emprisonnement en Israël de plus de 30 députés du Hamas et la brouille entre les élus islamistes et ceux du Fatah à la suite du coup de force du Hamas contre l’Autorité palestinienne dans la bande de Gaza en juin 2007.

Avant d’être élu au CLP, M. Doweik était professeur de géographie à l’université Al-Najah de Naplouse, en Cisjordanie.

Il avait été arrêté à cinq reprises par le passé par les autorités israéliennes.

Il figurait aussi parmi un groupe des 400 Palestiniens bannis en 1992 par l’Etat hébreu et exilés au Liban sud.

M. Doweik est détenteur d’un doctorat en urbanisme de l’université de Pennsylvanie (Etats-Unis). Il est père de sept enfants.

 

    News: Israël Biotechnologie - Jérusalem veut devenir un pôle mondial dans le Biomédical et la Biotech - 43% de la recherche israélienne en biotechnologie se font à l’université hébraïque de Jérusalem.

Par IsraelValley Desk 17 juin 2009

Le maire de Jérusalem, Nir Barkat, a annoncé un investissement de 100 millions de shekels sur cinq ans dans le secteur de la biotechnologie. Objectif : créer des emplois et attirer des capitaux étrangers dans la capitale.

JPost : “J’entends lever et investir 100 millions de shekels dans l’industrie biomédicale”, a-t-il expliqué, “Je veux développer au maximum le champ de la biotechnologie et de la recherche médicale à Jérusalem.”

Pour ce faire, Barkat veut inciter les compagnies internationales à s’implanter à Jérusalem. “En changeant le statut fiscal de Jerusalem je souhaite créer des conditions favorables pour les investisseurs dans le secteur de la haute technologie et de la biotechnologie”, a-t-il poursuivi, avant d’ajouter : “Ces décisions ont pour but de faire de Jérusalem la capitale israélienne dans ces domaines et de devenir un partenaire reconnu sur la scène internationale.”

Les 100 millions de shekels levés par la municipalité, en coopération avec l’autorité chargée du développement de la ville, seront alloués entre autres au développement d’infrastructures destinées à la recherche et au développement biomédical.

D’après Shirley Kutner, directrice exécutive du groupe BioJerusalem, “l’investissement provenant des compagnies biomédicales est attendu à 350 millions de dollars sur les cinq années à venir. Il sera accompagné par la création de 2 000 emplois pour des diplômés en biologie, biotechnologie, chimie, pharmacie et ingénierie.”

Aujourd’hui, 43% de la recherche israélienne en biotechnologie se font à l’Université hébraïque. Le centre médical universitaire de Hadassah quant à lui est responsable d’environ la moitié de la recherche clinique du pays”.—

Source: Copyrights JPost

 

MONDE

    Pour El Baradeï, l’Iran veut la technologie des armes nucléaires

Peter Griffiths

 

Les dirigeants iraniens voient dans les armes nucléaires une "police d’assurance" contre les menaces que représenteraient pour eux certains pays voisins ou les Etats-Unis, a dit ElBaradeï lors d’une interview à la BBC.

La réélection vivement contestée du président iranien Mahmoud Ahmadinejad, accompagnée de manifestations de masse et d’arrestations dans les milieux réformateurs, jette un doute sur les chances de voir s’ouvrir un nouveau dialogue entre les pays occidentaux et l’Iran sur son programme nucléaire.

Téhéran assure que ce programme a une finalité strictement civile et vise à produire de l’électricité.

"Mon sentiment viscéral est que l’Iran veut assurément se doter de la technologie (...) qui lui permettrait de disposer d’armes nucléaires s’il le décidait", a dit ElBaradeï.

"Il veut adresser à ses voisins et au reste du monde un message qui signifie : ’Ne vous frottez pas à nous, nous pouvons disposer d’armes nucléaires si nous le voulons’. Mais à mon sens, les Iraniens cherchent fondamentalement à être reconnus comme une grande puissance au Moyen-Orient, ce qu’ils sont", a poursuivi ElBaradeï.

ASSURANCE SUR "L’AXE DU MAL"

"C’est pour eux le chemin qui mène à cette reconnaissance en matière de puissance et de prestige, et (...) une police d’assurance contre ce qu’ils ont entendu dire dans le passé à propos de changement de régime et d’axe du mal."

Ahmadinejad a laissé entendre dimanche que la politique nucléaire de l’Iran ne changerait pas durant son deuxième mandat présidentiel, affirmant que la controverse dont elle fait l’objet "appartient au passé".

Six pays, dont trois de l’Union européenne (Grande-Bretagne, France et Allemagne), ont proposé à l’Iran des mesures d’encouragement économiques et autres en échange d’un arrêt de ses activités d’enrichissement d’uranium, processus qui peut produire du combustible destiné aux centrales électriques tout comme à la fabrication d’armes atomiques.

Les partisans de Mirhossein Moussavi, candidat à la présidence officiellement battu par Ahmadinejad, comptaient poursuivre mercredi, pour la cinquième journée consécutive, leur mouvement de contestation des résultats électoraux.

Le mandat de Mohamed ElBaradeï à la tête de l’AIEA arrive à terme en novembre. Parmi les cinq diplomates de carrière sélectionnés comme candidats à sa succession, le Japonais Yukima Amano semble en position de favori après un vote blanc effectué la semaine dernière, mais sans disposer d’un avantage décisif. Un nouveau scrutin doit avoir lieu le 2 juillet.

Les autres candidats à la direction de l’AIEA sont le Sud-Africain Abdul Samad Minty, l’Espagnol Luis Echavarri, le Belge Jean-Pol Poncelet et le Slovène Ernest Petric.

Version française Philippe Bas-Rabérin

 

*    Le Venezuela soutient Mahmoud Ahmadinejad et dénonce une "campagne de discrédit"

LE MONDE | 18.06.09

 

Caracas a pris position en faveur de Téhéran, mardi 16 juin, à propos de la réélection contestée du président iranien, Mahmoud Ahmadinejad. "Le Venezuela exprime son ferme rejet de la campagne de discrédit, féroce et infondée, déclenchée à l’étranger contre les institutions de la République islamique d’Iran, avec l’objectif de troubler le climat politique de ce pays frère", affirme une déclaration officielle, reprenant les arguments utilisés par le pouvoir iranien. Le scrutin a été une "extraordinaire journée démocratique", estime Caracas.

Dimanche, dans son programme télévisé "Allô président !", le président vénézuélien, Hugo Chavez, avait "félicité Ahmadinejad, réélu par une grande majorité". Le chef de la "révolution bolivarienne" considère son homologue iranien comme un "vaillant lutteur pour la révolution islamique et contre le capitalisme". M. Chavez s’en est pris aux "porte-parole du capitalisme" qui contestent le scrutin, "très important pour les peuples qui luttent pour un monde meilleur".

Lors de sa dernière visite en Iran, en avril, M. Chavez avait invoqué Dieu pour le renforcement des relations irano-vénézuéliennes. "Qu’il illumine notre voie, pour que nous soyons capables de transformer (notre duo) en un groupe invincible pour la transformation du monde", avait-il lancé. En 2004, M. Chavez a fait la connaissance de M. Ahmadinejad, alors maire de Téhéran lors de l’inauguration d’une statue de Simon Bolivar dans la capitale iranienne. Entre les deux dirigeants, le courant est passé. "Les nations iranienne et latino-américaines luttent pour la liberté et alimentent les révoltes anticolonialistes", avait assuré l’Iranien. Leur relation était d’emblée placée sous le signe de la convergence idéologique.

 

ENTREPRISES MIXTES

 

Parvenu à la présidence de la République islamique, M. Ahmadinejad a profité des bons offices de M. Chavez pour rompre l’isolement de l’Iran, en nouant des liens avec la Bolivie, le Nicaragua et l’Equateur, alliés du Venezuela. Téhéran a souhaité adhérer à l’Alternative bolivarienne pour les Amériques (ALBA), pilotée par Caracas. Et le Venezuela a soutenu l’Iran au sein de l’Agence internationale de l’énergie atomique qui réclame vainement la transparence du programme nucléaire iranien, soupçonné de comprendre un volet militaire.

Respectivement deuxième et quatrième producteurs de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), l’Iran et le Venezuela ont toujours été partisans d’une réduction de la production pour soutenir la hausse des prix du baril. Toutefois, en dépit de la signature d’une trentaine d’accords de coopération, les deux gouvernements peinent à mettre en oeuvre des projets communs.

Une banque binationale a été lancée en avril, dotée de 1,6 milliard de dollars, mais les experts restent sceptiques. Au Venezuela, des entreprises mixtes fabriquent des tracteurs et des voitures (la Samand iranienne, rebaptisée Centauro). Caracas souhaite que les Iraniens l’aident à exploiter les sables bitumineux de l’Orénoque. Mais les échanges plafonnent à 50 millions de dollars, très loin des 20 milliards de dollars assignés comme objectif. Les échanges entre l’Iran et le Brésil s’élèvent à 2 milliards de dollars.

L’affinité affichée entre la révolution bolivarienne et la révolution islamique est loin de faire l’unanimité en Amérique latine, même parmi les mieux disposés à l’égard de Caracas. En 2007, l’Argentine a lancé des avis de recherche contre cinq dignitaires iraniens, accusés d’être les commanditaires de l’attentat contre l’Association mutuelle israélite argentine (AMIA), qui a fait 85 morts et 300 blessés à Buenos Aires, en 1994. Selon l’enquête, les Iraniens voulaient "punir" les Argentins, qui ne leur ont pas vendu la technologie nucléaire promise.

 

opinion 

*    Iran - “La guerre civile n’est pas exclue”

Guillaume Rameaux, le jeudi 18 juin 2009

Interrogé par France-Soir, le géopolitologue Alexandre Del Valle revient sur les dangers de la situation en Iran, alors que les autorités tentent d’étouffer la contestation.

Alexandre Del Valle - Géopolitologue, chercheur associé a l’institut Choiseul

Propos recueillis par Guillaume Rameaux

Alexandre Del Valle revient sur les dangers de la situation en Iran, alors que les autorités tentent d’étouffer la contestation.

- Qui est réellement au pouvoir en Iran ? Ahmadinejad ? L’ayatollah Khamenei ?

Depuis la révolution islamique et la Constitution de 1979 instaurée par l’Ayatollah Ruhollah Khomeiny, le pouvoir en Iran découle de Dieu (principe de « gouvernement jurisprudentiel ou religieux », en perse « Vilayet al Faqih »), par l’intermédiaire du Clergé chiite. Au Sommet de la République islamique se trouve le « Guide », autorité politico-religieuse suprême. Celui-ci, Khomeiny hier, Ali Khamenei aujourd’hui, commande le pouvoir exécutif visible, détenu par le Président de la République : actuellement Mahmoud Ahmadinéjad.

Aujourd’hui adversaires, Moussavi et Ahmadinejad ont-ils réellement deux idéologies opposées ?

Pas réellement. N’oublions pas que Moussavi a du sang sur les mains, qu’il fut Premier Ministre du tyran révolutionnaire Ruhollah Khomeiny, et qu’il n’aurait pas pu se présenter comme candidat s’il ne faisait pas partie du « système ». On peut ainsi le comparer à un autre leader khomeyniste « historique », lui aussi « modéré » ou « réformateur » : Mohammed Khatami, qui fut le président de l’ouverture, et tendit la main, en 1997, aux Etats-Unis. Mais certains ont analysé les années Khatami comme le moment où l’on a « endormi l’Occident » et où la Révolution islamique a relancé en toute quiétude son programme nucléaire. Par ailleurs, Moussavi n’a pas pardonné à ses successeurs et au Guide d’avoir supprimé la fonction de Premier Ministre qu’il occupa.

Jusqu’où la contestation peut-elle s’étendre ?

Même si Moussavi vient du « système », il se peut qu’il entame une rupture plus ou moins forte avec le régime, si le Guide Khamenei, le Président Ahmadinéjad et les Gardiens de la Révolution décidaient d’engager des répressions sans précédents, ce qui n’est pas inévitable. Les jeunes iraniens qui défilent ne sont pas tous des contre-révolutionnaires : ils revendiquent la légitimité semi-« démocratique » du régime. Je n’exclus certes pas le basculement du pays dans la guerre civile, mais ce scénario pourra être du moins encore quelques temps compromis par le sentiment nationaliste, et l’esprit de corps sur lequel table Ahmadinéjad face aux « pressions occidentales ».

Quel avenir pour le programme nucléaire iranien, civil et militaire ?

L’accès de l’Iran au feu atomique est difficilement évitable. La question est de savoir si l’Occident l’en empêchera militairement, ce qui est peu probable. Alors Israël en tirera les conséquences et interviendra, si cela est possible, comme en Irak à Osirak en 1981, pour le plus grand bonheur des Européens et de l’administration Obama, qui ont tendu la main à l’Iran et rechignent à intervenir.

- Quelles conséquences peut avoir un nouveau mandat d’Ahmadinejad sur la sécurité dans la région ? Dans le monde ?

- extrêmement graves. Premièrement parce qu’il est le candidat « choisi » par le Guide, les Pasdarans et la ligne dure du régime, deuxièmement parce qu’il adhère à la vision guerrière et messianique chiite de son maître l’Ayatollah Yazdi, qui envisage une sorte d’apocalypse… Le régime islamiste et le Président iraniens constituent une menace pour Israël et pour ses voisins sunnites arabes et turcs, qui redoutent tant la nucléarisation de l’Iran que l’exportation de la révolution chiite dans les pays arabes sunnites. Téhéran est en effet très populaire au Liban, en Syrie et à Gaza, en raison de son soutien au Hamas et au Hezbollah. « Héros » de la cause palestinienne contre le « Satan sioniste », Ahmadinéjad soutien le phénomène de conversion massive de sunnites au Chiisme. Le régime iranien constitue également une menace pour l’Europe, dont les frontières sud sont déjà les cibles possibles des missiles Shéhab III et Séjil II (d’une portée de 2000 km) qui transporteront d’ici deux ans des ogives nucléaires…

 

L’UPJF A LU : Israël et l’OCCIDENT

 

France-Israël Collection Israël : les pieds dans le plat 4ème de couverture

 

Bien que situé au Proche Orient, l’Etat d’Israël appartient à la culture et à la civilisation occidentale.

Cette appartenance est confirmée par ses adversaires, les régimes dictatoriaux islamistes, ennemis de la démocratie et de l’universalité des droits humains, qui rejettent son existence même.

 

Or les rapports entre Israël et les politiques des autres nations occidentales (les USA, l’Europe et en particulier la France), face à une islamisation progressive, sont extrêmement complexes, car largement tributaires de la « Real Politik », des influences pétrolières et des contraintes économiques, et s’incarnent dans des démarches ambiguës, privilégiant souvent un avantage immédiat et illusoire à la défense des valeurs sur lesquelles elles sont fondées.

 

Après « Israël et l’ONU », ce deuxième ouvrage est un vademecum, un argumentaire détaillé, un outil incomparable de compréhension des relations entre Israël et l’Occident, permettant de contrer la désinformation … et permettant, dans ce domaine encore, de mettre les pieds dans le plat…

 

Les auteurs de l’Association France-Israël, Alliance Général Kœnig :

Sous la direction de Charles Meyer (vice président)

Philippe Juza, Deborah Wolkowicz, Louis Sage

 

Regarde, meurs, souviens-toi

Trois moments de la vie d’une déportée à Ravensbrück

« Une pièce d’une émotion inouïe, dont la beauté fait venir les larmes aux yeux » (Clémence Houdaille)

trois moments de la vie d’une déportée à Ravensbrück

la nouvelle pièce de Jean Louis Bachelet

De manière inexorable se profile le fait que les survivants de la Shoah, les témoins de cette tragédie fondamentale se trouvent en train de disparaître et donc la transmission par des personnes physiques, si nécessaire, va s’effacer.
Non juif affrontant délibérément la différence entre la déportation politique et la condition faite aux enfants d’Israël, soucieux de tirer au clair ce que révèle la communauté de destin des quarante nationalités rassemblées à Ravensbrück, Jean Louis Bachelet a su honorer dans une audacieuse construction dramatique ce qui, en dépit du nazisme, subsiste au cœur des comportements humains et rend possible la société : ce qu’il appelle l’« Amour »…

Théâtre de l’Ile Saint-Louis, 39, quai d’Anjou, Paris 4e (métro Pont-Marie)
du 26 mai au 27 juin (à 21 heures du mardi au samedi, à 17h30 le dimanche)

réservations 06 11 38 69 86 ou 01 46 33 48 65 

© upjf.org

 

Mis en ligne le 19 juin 2009, par M. Macina, sur le site upjf.org