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Brèves de l’Upjf n° 190 du 26 juin 2009
26/06/2009

26/06/09 

Union des Patrons et des Professionnels Juifs de France

 

LES BREVES DE L’UPJF

N° 190 du 26 JUIN 2009

 

Les activités de l’UPJF

 

Diner-débat autour du Père DESBOIS lundi 29 juin

 

L’UPJF recevra le lundi 29 juin à partir de 20h00 le Père Patrick Desbois pour un diner-débat sur le thème :

«Les récentes découvertes du Père Desbois concernant les crimes contre les communautés juives dans les pays d’Europe de l’est».

Merci de réserver d’ores et déjà auprès de Yasmin par téléphone au 01.47.63.07.10 ou par mail à l’adresse suivante yasmin@upjf.org, car les places sont limitées (PAF 50€).

Le lieu vous sera communiqué lors de votre inscription.

 

Soirée en l’honneur de M. Claude GOASGUEN le  2 juillet 2009

 

L’UPJF organise une manifestation le jeudi 2 juillet à partir de 20h00 en l’honneur de M. Claude Goasguen, Député-maire du 16ème arrondissement et Président du Groupe d’Amitié France- Israël, ainsi que pour les députés et les sénateurs qui composent ce groupe.

De nombreuses personnalités politiques de tous bords seront présentes.

Au cours de cette soirée seront évoquées les relations entre la France et Israël, la visite de M. Benjamin Netanyahu, Premier Ministre de l’état d’Israël, l’élection de Barak OBAMA etc..

A l’issue de cette manifestation un cadeau sera offert aux principaux invités pour les remercier de leur engagement et de leur soutien envers Israël.

Le lieu reste à préciser.

Réservations au 01.47.63.07.10 ou par mail : contact@upjf.org

 

Visite du Benjamin Netanyahu Premier Ministre de l’Etat d’Israël

 

Dans le cadre de sa tournée européenne, le Premier Ministre de l’Etat  d’Israël, Benjamin Netanyahu a été reçu à Paris, le 24 juin dernier par le Président Nicolas Sarkozy.

A l’occasion de cette visite, trois membres de l’UPJF, M. Richard Portugais, Président de l’UPJF, M. Edward AMIACH Président délégué et M. Henri BORET, membre du Bureau de l’UPJF, faisaient partie de la  délégation officielle chargée d’accueillir Benjamin Netanyahu, à l’aéroport de Roissy.

 

Cette délégation était conduite par le Ministre de l’Immigration, de l’Intégration, de l’Identité nationale et du Développement solidaire, M. Eric Besson.

 

La garde républicaine au grand complet a rendu les honneurs au Premier Ministre Benjamin Netanyahu et à la délégation qui l’accompagnait.

 

Rappelons que ce voyage s’inscrit dans la campagne d’explication du programme politique proposé par le 1er ministre de l’État d’Israël. Il a développé les éléments

fondamentaux que les européens et les américains ont, semble-t-il, oublié:

 

-         depuis toujours, et ce en accord avec la déclaration de la création de l’Etat d’Israël en 1948, Israël doit être un état Juif, à l’intérieur duquel ne peuvent s’exprimer d’autres nationalismes que le nationalisme Juif.

-         la création d’un état palestinien ne peut s’envisager que s’il est démilitarisé.

 

A la réception au Pavillon d’Armenonville qui a suivi la visite du Premier Ministre à l’Elysée, étaient présentes plus de 1500 personnes, parmi elles de nombreuses personnalités politiques de tous bords dont M. Claude Goasguen Député Maire du 16ème arrondissement, M. Patrick Beaudouin, Député Maire de Saint-Mandé et M. Schapira de la Mairie de Paris.

Au cours de cette soirée M. Benjamin Netanyahu a prononcé un discours dont on retiendra surtout  la phrase : « si je ne suis pas pour moi, qui sera pour moi, si nous ne sommes pas pour nous qui sera pour nous, si nous ne nous défendons pas qui nous défendra ? »

 

 

Manifestation à Vitry contre la décision de nommer Marwan Barghouthi citoyen d’honneur

 

Entre 150 et 200 personnes se sont rassemblées mercredi soir à Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne), à l’appel de l’Union des communautés juives d’Ile-de-France, pour protester contre la décision de la ville de nommer citoyen d’honneur le dirigeant palestinien, emprisonné à vie en Israël, Marwan Barghouthi. (lire la suite).

 

 L’UPJF sur les Ondes

 

Dimanche 28 juin Claude BAROUCH interviendra en direct  sur Radio J (94.8 FM).

FRANCE

*    Remaniement : les surprises de Nicolas Sarkozy

Charles Jaigu et Bruno Jeudy  24/06/2009 |lefigaro.fr

 

L’Elysée a annoncé mardi soir l’arrivée de huit nouveaux ministres et huit départs. Michèle Alliot-Marie passe à la justice, Brice Hortefeux à l’Intérieur.

C’est la surprise du chef. Le remaniement à minima annoncé depuis plusieurs jours s’est transformé en grand chambardement. «On va faire des changements plus importants que prévu...» En arrivant mardi matin à son bureau, Nicolas Sarkozy a prévenu conseillers et amis. De fait, tout au long de la journée, on a volé de surprise en surprise.

Premier coup de théâtre, Frédéric Mitterrand, neveu de l’ancien président de la République, et directeur de la Villa Médicis à Rome, a décidé de ne pas «donner du temps au temps» , pour reprendre l’expression de son oncle, en annonçant lui-même sa nomination au ministère de la Culture ! On attendait la réalisatrice Yamina Benguigui à la place de Christine Albanel, et ce sera finalement l’auteur et homme de télévision, ami du couple Sarkozy.

Même s’il a appelé à voter Jacques Chirac en 1995 et 2002, Frédéric Mitterrand incarne, avec son nom, l’ouverture recherchée par le président. « C’est une capture patronymique! Pour l’opinion, j’admets que ça pourra troubler », confie François Hollande. Cette annonce imprévue est, selon un conseiller, la «première boulette» du nouveau ministre de la Culture. Elle irrite l’Élysée, qui décide d’avancer la proclamation du gouvernement Fillon III.

Mais les coups de théâtre concernent aussi les poids lourds du gouvernement, dont on pensait qu’ils ne bougeraient pas. À la mi-journée, Nicolas Sarkozy, François Fillon et Claude Guéant, installés à la terrasse de l’Élysée, ont esquissé les premières hypothèses de remaniement. Première difficulté: obtenir l’entrée de Christian Estrosi comme secrétaire d’État à la Sécurité publique, mais Michèle Alliot-Marie refuse cette «cohabitation». Résultat: MAM, numéro trois du gouvernement, dont les relations n’ont jamais été très bonnes avec Sarkozy, quitte le ministère de l’Intérieur pour la Justice, avec le rang de ministre d’État.

Folle journée

Dès lors, qui mettre à l’Intérieur? À 16 heures, Brice Hortefeux apprend qu’il est l’heureux élu. Encore bizuth aux Affaires sociales, l’ami de trente ans rejoint le ministère de ses rêves. Son bref passage rue de Grenelle contredit le plaidoyer de François Fillon pour la «stabilité gouvernementale».

Finalement, les grands gagnants de ce remaniement sont sans doute ceux qui ne bougent pas : à commencer par Christine Lagarde (Économie) et Jean-Louis Borloo (Développement durable).

Dans ce jeu de chaises musicales, Xavier Darcos hérite des Affaires sociales. Le dossier délicat de l’Éducation revient à Luc Chatel. À 44 ans, il est le principal promu de cette folle journée, puisqu’il devient ministre de plein exercice et conserve le porte-parolat. Autre promotion spectaculaire, celle du villepiniste Bruno Le Maire, qui, du secrétariat d’État aux Affaires européennes, passe au ministère désormais baptisé «de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Pêche».

Avec Christine Albanel, Christine Boutin est l’autre grande sacrifiée. Elle est remplacée par un secrétaire d’État au Logement, le député UMP de la Marne Benoist Apparu, qui travaillera sous les ordres de Jean-Louis Borloo. Le centriste Michel Mercier, en rupture avec son ami François Bayrou, fait son entrée dans un nouveau ministère de l’Espace rural et de l’Aménagement du territoire. Christian Estrosi revient au gouvernement avec le titre de ministre de l’Industrie auprès de Christine Lagarde.

Rama Yade sauve la mise, mais passe des Droits de l’homme poste supprimé aux Sports, où elle remplace Bernard Laporte, qui n’a pas réussi sa reconversion politique.

Du côté des entrants, Nicolas Sarkozy promeut le sénateur Henri de Raincourt (Relations avec le Parlement), la Guadeloupéenne et conseillère à l’Élysée Marie-Luce Penchard (Outre-mer), l’eurodéputée d’origine maghrébine Nora Berra (Aînés), et Pierre Lellouche (Affaires européennes). Outre Rachida Dati et Michel Barnier, ils sont six sortants: Christine Albanel, Christine Boutin, Roger Karoutchi, Bernard Laporte, André Santini et Yves Jégo.

 

*       Sarkozy arrive aux Antilles en «rassembleur»

26/06/2009 lefigaro.fr  Bruno Jeudy  ,envoyé spécial à Fort-de-France

 

Le chef de l’État a commencé sa visite par un hommage aux «dissidents» antillais de la Seconde Guerre mondiale.

Renouer le dialogue avec les Antillais en leur parlant de leur histoire. C’est par un vibrant hommage de la nation aux résistants antillais de la Seconde Guerre mondiale que Nicolas Sarkozy a entamé, jeudi soir, à Fort-de-France son troisième déplacement en outre-mer. Un voyage délicat, cinq mois après la longue grève contre la vie chère qui a paralysé la Martinique et la Guadeloupe.

À son arrivée, le président s’est rendu au monument aux morts de Fort-de-France pour «honorer, a-t-il dit dans son discours, une page injustement oubliée de notre histoire nationale». Celle de milliers de jeunes Antillais qui, en 1940, ont quitté leurs îles, au péril de leur vie, pour rejoindre Sainte-Lucie. Engagés dans les Forces françaises libres, ces résistants surnommés les «dissidents» participèrent ensuite au débarquement en Provence puis à la libération de la France. «Aujourd’hui nous réparons une injustice», a souligné le président avant de re­mettre la Légion d’honneur à quinze «dissidents» survivants. De­vant des anciens combattants émus, le président a exalté le «destin commun» qui unit la métropole et les Antilles : «Nos sangs sont mêlés, c’est un ciment que nul ne peut briser.»

Le «statu quo» impossible

Accompagné du nouveau ministre de l’Intérieur, Brice Hortefeux, et surtout de la secrétaire d’État Marie-Luce Penchard, Guadeloupéenne d’origine et fille de la sénatrice UMP Lucette Michaux-Chevry, Nicolas Sarkozy a ensuite serré les mains de quelques partisans. L’occasion de livrer son état d’esprit et convenir que c’était une visite «pas facile». «Il faut absolument trouver une solution, apaiser les choses et apporter une réponse à la demande d’égalité et d’identité. Le statu quo n’est pas possible», a-t-il averti avant d’aller faire un point d’étape sur les états généraux de l’outre-mer qu’il a lancés en avril. Interrogé sur la question d’autonomie, une demande récurrente en Martinique, le chef de l’État s’est dit «ouvert». «On ne peut pas gérer un département dans la Caraïbe comme un département en métropole, c’est une évidence», a-t-il martelé avec cette volonté de se poser en président «rassembleur», selon l’expression d’un de ses conseillers.

Sur le terrain, ce n’est pas gagné, tant les Antillais semblent osciller entre scepticisme et indifférence. La première journée de son séjour express s’est déroulée au pas de charge. Le programme de ce voyage a été conçu pour éviter tout risque de confrontation. Il passera, en effet, 20 heures à la Martinique et seulement 7 à la Guadeloupe.

Avant la visite présidentielle, le leader de la contestation à la Guadeloupe Elie Domota, qui ne rencontrera pas le président, a fait monter la pression : «Nous n’attendons rien de cette visite.» Provocateur, Domota laisse entendre qu’il regrette l’éviction d’Yves Jégo de son poste de secrétaire d’État au profit de la Guadeloupéenne Marie-Luce Penchard. Celle qui était encore simple conseillère technique à l’Élysée au début de la semaine n’avait absolument pas prévu de retourner dans son île avec le titre de ministre. La preuve ? Elle avait réservé un billet d’avion sur une ligne commerciale qu’elle n’a pas eu le temps d’annuler après sa promotion surprise.

 

*       Les partisans de la burqa dénoncent la France

Jean-Marc Leclerc  25/06/2009 lefigaro.fr

 

·                                 Des sites Internet radicaux aux médias arabes, les réactions se multiplient contre les projets français en la matière.

Le grand ayatollah Fadlallah, le plus influent religieux chiite libanais, n’aura pas attendu vingt-quatre heures pour répliquer aux propos de Nicolas Sarkozy sur la burqa qui ne serait «pas la bien­venue» en France. Appelant Nicolas Sarkozy à «reconsidérer» sa position, le religieux l’a accusé «d’opprimer la femme et de porter atteinte à sa volonté et à sa liberté de choix lorsqu’on lui interdit de choisir ses vêtements». Selon lui, «cette attitude est une forme de violation des libertés». Sur un registre plus ambigu, la question a également fait réagir jeudi le ministre turc des Affaires européennes en visite à Bruxelles. Egemen Bagis a déclaré : «Si l’on impose la burqa, je suis très opposé.» Ajoutant toutefois aussitôt : «Je crois aux droits de l’homme, à la liberté d’expression. Si quelqu’un veut s’exprimer en portant un voile sur la tête, je n’ai pas de problème avec ça. Chacun devrait être libre de choisir.»

La presse saoudienne s’est montrée beaucoup plus critique envers la position française. Le journal al-Hayat en appelle au «respect des traditions des gens et de la vie privée». «Quelle serait la réaction des Françaises et des Européennes si elles devaient couvrir leurs visages et cheveux dans les pays islamiques ?», demande l’un de ses éditorialistes. «Certes, mais le port du voile est imposé aux membres féminins des délégations officielles françaises lorsqu’elles se rendent, par exemple, en Iran», réplique spontanément un haut fonctionnaire français rentré il y a peu de Téhéran et d’Ispahan. La Saudi Gazette interroge, pour sa part : «Qui est indécente et porte atteinte à la morale publique : une femme portant la burqa ou celle qui porte un Bikini ?»

Ironie, insultes, menaces

À en juger par ce qui s’écrit actuellement sur Internet, les arguments n’ont pas fini de fuser entre les pro et les anti-burqa. «Guantanamo serait-il en France ? » ; «Ce Sarkozy a été marié et divorcé trop de fois» ; «Il va payer pour ça et très cher». Ironie, insultes, menaces : les réactions aux propos de Nicolas Sarkozy provoquent une véritable poussée d’adrénaline sur les forums de discussion islamiques. Comme au temps des caricatures de Mahomet ou du débat sur le voile.

Ici, c’est un soi-disant professeur qui assure que «la tradition française est inscrite dans le dédain des religions». De ribaat.org et ses avatars au site aliraqi, la prose anti-Sarkozy fait recette sur le Net.

Dans ce brouhaha numérique, la DCRI, qui scrute en permanence la Toile à la recherche des signes annonciateurs d’une action terroriste contre Paris ou ses intérêts, aura bien du mal à discerner la simple réaction épidermique du vrai message belliqueux. Elle ne relâche pas pour autant sa vigilance sur les quelque deux cents sites considérés comme les plus virulents. Ce dossier sera l’un des sujets sensibles auxquels devra s’atteler le nouveau ministre de l’Intérieur, Brice Hortefeux, dès son retour des Antilles.

 

ISRAEL

 

On en parle peu…, on n’en parle pas.

Il est toujours prisonnier

 

 

*    Trois minutes pour Guilad

Par JPOST.COM 25.06.09

Le caporal Guilad Shalit a été enlevé par des activistes palestiniens lors d’un raid transfrontalier lancé depuis la bande de Gaza il y a trois ans.

Deux soldats de Tsahal avaient été tués lors de l’incident, à la fin duquel Shalit a été trainé par ses geôliers dans un tunnel, jusqu’à la bande de Gaza. S’exprimant à la Radio de l’armée, Noam Shalit, le père du soldat captif, a demandé à tous les Israéliens de marquer ces trois ans.

« Mon souhait, ce 25 juin 2009, est que chaque habitant, homme ou femme, enfants et personnes âgées, ferment leurs yeux pendant trois minutes », a t-il déclaré. « Pendant trois minutes, fermez vos yeux et attendez trois minutes, et alors, essayer de penser à mon fils, Guilad, physiquement et mentalement torturé, qui attend en retenant son souffle - pas seulement depuis trois minutes, pas seulement depuis trois jours - mais depuis trois ans dans le noir de retrouver sa liberté. »

Yoel Shalit, le frère du captif, a choisi ce moment pour parler directement à Guilad.
« Guilad, mon cher frère, après trois ans de captivité, je pense que tu aimerais avoir une idée de ce qui s’est passé ici. Aux jeux Olympiques, (…) Michael Phelps a battu sept records du monde [en natation], et a gagné sept médailles olympiques. Israël est revenu avec une médaille de bronze en planche à voile ; Tel-Aviv est allé en finale des championnats européens [de basketball], mais a perdu contre Moscou, » a-t-il rappelé.

« Des milliers de soldats ont regagné leur foyer et ont voyagé, tu pourrais avoir voyagé avec eux. Aujourd’hui, il y a plus de 200 000 étudiants en Israël, tu pourrais avoir été l’un d’entre eux. De nombreuses autres choses sont arrivées et arrivent encore, et j’ai hâte de pouvoir t’en faire part. »

Yoel Shalit s’est ensuite lancé un appel au Premier ministre Binyamin Netanyahou :
« Monsieur le Premier ministre, je vous le demande, sauvez mon frère. Ne l’abandonnez pas à un destin inconnu. N’attendez pas demain, aidez-le aujourd’hui. Chaque jour passé en captivité est un risque pour sa vie. Guilad est encore en vie, et c’est votre responsabilité et votre devoir de le ramener à la maison. »

 

*    L’israélien Koor prêt à investir dans Carrefour

Publié le 22/06/2009 à 15:02 Reuters lepoint.fr

 

Le groupe israélien Koor Industries annonce son intention d’investir dans le capital de Carrefour un montant qui pourrait atteindre 3,5 milliards de shekels, soit environ 640 millions d’euros. Koor a précisé dans un communiqué qu’il détenait déjà 1,76 million d’actions du groupe français, soit 0,25% de son capital, des titres pour lesquels il a déboursé au total 284 millions de shekels.

Nochi Dankner, P-DG d’IDB Holding, maison mère de Koor Industries, a expliqué à Reuters que son groupe étudiait le dossier Carrefour depuis près d’un an et que le secteur de la distribution alimentaire était défensif et abrité de la volatilité d’autres secteurs.

"J’apprécie le développement de Carrefour dans les pays émergents, en Amérique du Sud, en Chine et en Inde", a-t-il dit. Il a ajouté que son groupe serait un soutien solide du fonds Blue Capital, qui allie l’homme d’affaires Bernard Arnault au groupe de capital-investissement Colony Capital et qui détient un peu plus de 17% des droits de vote de Carrefour.

"Je suis sûr que, sous la conduite de Bernard Arnault et son équipe et du groupe Colony Capital, Carrefour va continuer de développer ses activités dans le monde et d’améliorer sa rentabilité", a-t-il dit. Il a rappelé qu’IDB connaissait le secteur de la distribution grâce à sa filiale Super-Sol, première chaîne de supermarchés d’Israël. Une source de marché, qui a requis l’anonymat, a indiqué que l’investissement de Koor dans Carrefour pourrait aller au-delà des 3,5 milliards de shekels votés par le conseil d’administration.

A la Bourse de Paris, l’action Carrefour gagnait 1,48% à 29,8750 euros vers 13h00 GMT, bénéficiant notamment d’un relèvement de la recommandation de Banc of America-Merrill Lynch. Au même moment, l’indice CAC 40 cédait 2% et le DJ Stoxx paneuropéen de la distribution abandonnait 0,68%.

A ce cours, Carrefour est valorisé un peu moins de 21 milliards d’euros.

Koor a ajouté avoir conclu un accord de principe avec la banque HSBC sur l’octroi d’une ligne de crédit de 300 millions d’euros pour l’achat d’actions du numéro deux mondial de la grande distribution. Koor investira sur ses ressources propres un montant égal à celui tiré sur cette ligne, explique-t-il. "Le recours à l’accord de crédit et l’investissement dans les actions Carrefour dépendront de plusieurs conditions, parmi lesquelles les estimations de la société en matière d’évolution du marché", poursuit-il. "La société souligne qu’elle réalisera cet investissement en tirant profit des opportunités d’achat et de vente liées à la situation du marché (...) et il n’y a aucune garantie concernant le montant de l’investissement." Koor était entré l’an dernier au capital de Credit Suisse et sa participation a atteint un temps 3,4%, ce qui faisait le troisième actionnaire du groupe bancaire helvétique.

Il a depuis ramené sa participation dans Credit Suisse à 0,7%, engrangeant une plus-value de plus de deux milliards de shekels. Mais Dankner a expliqué vouloir reconstituer sa participation.

"Credit Suisse est l’un des gagnants de la crise financière et je suis sûr que la banque va renforcer sa position grâce à son modèle économique solide et robuste", a-t-il dit.

Tova Cohen, version française Marc Angrand                                  

 

*    Sarkozy demande à Israël "le gel total" de la colonisation

 

NOUVELOBS.COM | 25.06.2009

 

Le président français s’est entretenu à l’Elysée pendant une heure avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. Il l’a appelé "à prendre toutes les mesures possibles pour encourager la confiance" avec les Palestiniens.

 

Nicolas Sarkozy a demandé au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, mercredi 24 juin, "le gel total" de la colonisation dans les territoires palestiniens. C’est ce qu’indique un communiqué de la présidence française, publié à l’issue d’un entretien d’une heure à l’Elysée entre Benjamin Netanyahu et le président français.


"Le président de la République a appelé Israël à prendre, sans attendre, toutes les mesures possibles pour encourager la confiance" avec les Palestiniens, "à commencer par le gel total des activités de colonisation, ainsi que l’amélioration décisive des accès et mouvements pour les populations civiles palestiniennes", indique la présidence française.


Nicolas Sarkozy s’est, en revanche, déclaré prêt à "toute initiative utile pour aider" à la libération du franco-israélien
Gilad Shalit, otage à Gaza depuis trois ans.


Le Premier ministre israélien est arrivé mercredi en début d’après-midi à Paris, en provenance de Rome. Il s’était entretenu avec le président du Conseil italien Silvio Berlusconi, qu’il a rallié à la plupart de ses vues sur les questions palestinienne et iranienne.


Le dirigeant israélien, dont c’est le
premier déplacement officiel en Europe depuis sa prise de fonction en avril, doit également rencontrer à Paris les représentants de la communauté juive de France, la plus importante d’Europe.


Durcir la position de l’Europe face à l’Iran


A Rome, où Benjamin Netanyahu a débuté sa tournée, les discussions ont principalement tourné autour de l’Iran.

Selon son entourage, le Premier ministre israélien doit presser Rome et Paris de durcir les sanctions anti-nucléaires contre l’Iran, actuellement en proie à une très grave crise à la suite de l’élection présidentielle.


Par ailleurs, la rencontre prévue jeudi à Paris avec l’émissaire américain pour le Proche-Orient George Mitchell a été annulée. " A sa place aura lieu lundi à Washington une rencontre entre le ministre de la Défense (Ehud Barak) et l’envoyé spécial américain", indique un membre de la délégation israélienne en visite en Italie.


"Ce délai permettra d’éclaircir les questions d’actualité en suspens", a-t-il ajouté, sans préciser davantage.

Divergences entre Israël et les Etats-Unis


Cette rencontre devait se dérouler sur fond de divergences de plus en plus marquées entre Israël et les Etats-Unis sur la question de la colonisation qu’Israël entend poursuivre en Cisjordanie alors que Washington en exige le gel.


Dans le même temps, il avait assorti son accord à des
conditions telles (démilitarisation de cet Etat, renoncement au contrôle sur son espace aérien, reconnaissance préalable par les Palestiniens du caractère juif d’Israël) qu’elles étaient assimilées par les Palestiniens et les pays arabes à un refus d’une Etat palestinien souverain.


(Nouvelobs.com)

 

*        Prison ferme pour un ancien ministre israélien des Finances

 

 Par Reuters, publié le 24/06/2009

EL AVIV - Reconnu coupable de fraudes, l’ancien ministre israélien des Finances Avraham Hirchson a été condamné à une peine de cinq ans et cinq mois de prison assortie d’une amende de 450.000 shekels (environ 80.000 euros).

Avraham Hirchson, allié de l’ancien Premier ministre Ehud Olmert, avait été jugé coupable le 8 juin dernier d’avoir détourné un demi-million de dollars des caisses d’un syndicat qu’il dirigeait avant d’entrer au gouvernement, en 2006.

Un autre ancien ministre du gouvernement Olmert, Shlomo Benizri, condamné pour corruption, a vu mercredi sa peine doublée en appel à quatre ans de prison.

"La société israélienne est aux prises avec un phénomène de corruption accrue, contre lequel les institutions du pouvoir ne sont pas immunisées", écrivent les juges de la Cour d’appel dans leur verdict contre l’ancien ministre de la Santé et des Affaires sociales.

Ehud Olmert lui-même a été contraint de démissionner l’an dernier en raison d’une enquête menée par la police sur des faits de corruption présumée. L’ancien Premier ministre nie toute malversation.

 

MONDE

 

*      À Tampa, dans les pas du général Petraeus

Isabelle Lasserre, envoyée spéciale à Tampa (Floride)

 

REPORTAGE - Au centre d’opérations de Floride, le patron du Commandement central pour les opérations militaires américaines se félicite de la détermination nouvelle de l’armée pakistanaise face aux talibans.

C’est l’un des cœurs du pouvoir militaire américain. Au centre d’opérations du Commandement central, à Tampa, 45 spécialistes et officiers de renseignement ont les yeux rivés sur leurs ordinateurs. Sur le gigantesque mur de la salle ultrasécurisée, équipée des moyens de communication et d’interception les plus modernes au monde, les images prises par les drones Predator en Irak et en Afghanistan défilent en permanence. Al-Jezira en anglais et CNN inondent le centre de leurs informations 24 heures sur 24. Au mur, une horloge géante indique l’heure de Bagdad, de Kaboul, de Djibouti et du Qatar.

C’est ici, dans ces bâtiments carrés, aux fenêtres rares, à cause des cyclones, sur l’immense base aérienne de Tampa, que sont suivies à la loupe les grandes crises relevant du Centcom, dont les 3 000 militaires règnent depuis 1983 sur le principal arc de crise de la planète, qui court de l’Afrique au Pacifique. Avec une mission gigantesque : «Répondre aux crises et empêcher les agressions d’États ou d’organisations non-étatiques.» Au Centcom, on gère donc au quotidien les deux plus grosses opérations militaires américaines, l’Irak et l’Afghanistan. Toujours par monts et par vaux, dans les avions de l’US Air Force, le patron, le général David Petraeus, considéré comme un demi-dieu aux États-Unis, n’y passe que 10 % de son temps. «Mais à chaque gros pépin qui nécessite une réaction ou une décision, il est prévenu instantanément», explique le capitaine de vaisseau Schapler, qui dirige le centre d’opérations.

Une stratégie de rupture

Nommé par George Bush, maintenu à ce poste aussi sensible que stratégique par le nouveau président Obama, David Petraeus est chargé de mettre en œuvre la nouvelle stratégie américaine en Afghanistan, qui lui a si bien réussi en Irak, où il a, en imposant à ses hommes une façon différente de faire la guerre, aidé à enrayer le cycle infernal de la violence. Basée sur la contre-insurrection, la nécessité de protéger et d’aider les populations pour les inciter à se retourner contre les extrémistes et permettre aux autorités locales d’assurer elles-mêmes la sécurité, cette stratégie est une rupture dans la manière de conduire les opérations militaires aux États-Unis. C’est en grande partie ici, dans la chaleur humide de Floride, sur les rives du golfe du Mexique, que se prépare le retournement des tribus locales contre les insurgés d’Irak, d’Afghanistan et du Pakistan. «Car on peut toujours supprimer quelques responsables talibans, si l’on n’a pas le soutien de la population locale, ça ne servira à rien», prévient un officier du Central Command. Sept ans après l’intervention américaine contre l’Irak de Saddam Hussein, le discours a beaucoup changé à Tampa. «En utilisant seulement la force militaire, on perdra. Les insurgés nous assécheront», reconnaît le vice-amiral Franken, qui codirige le département de la planification et de la stratégie.

Aujourd’hui, les nouvelles sont plutôt bonnes. Le Commandement central a annoncé que les troupes de combat seront bien, comme prévu, retirées d’Irak le 30 juin. Même si la situation demeure «fragile et réversible», même si al-Qaida et les groupes d’insurgés sunnites conservent une «capacité résiduelle de nuisance», le général Petraeus se félicite des «progrès substantiels». «Le nombre d’attaques, dit-il dans une interview accordée à quelques journalistes français, est passé de 160 par jour en juin 2007 à 10 ou 15 aujourd’hui.» La «stratégie Anaconda», qui consiste à encercler les insurgés puis à les étouffer, a fini par payer.

Autre raison d’espérer : le récent retournement de tribus locales contre les talibans liés à al-Qaida au Pakistan et le sursaut militaire de l’armée d’Islamabad, qui jusque-là était restée relativement passive devant les insurgés. «Depuis un mois, le changement de situation au Pakistan est impressionnant. Pour la première fois, les militaires se battent franchement contre les talibans, et nous ne les avons pas aidés directement. Quant à la population, elle commence à se rebeller contre eux», se félicite le général Petraeus.

«Une question de vie ou de mort»

Huit ans après la chute des talibans, l’Afghanistan reste en revanche le point noir de la lutte contre le terrorisme initiée par Washington. Il résiste, mieux que prévu, aux techniques de contre-insurrection et à la nouvelle stratégie américaine. Alors que les violences ont redoublé en ce début de campagne électorale, David Petraeus insiste plutôt cette fois sur les «obstacles substantiels», notamment la liaison entre l’insurrection et le « narcotrafic» ainsi que la «corruption des forces afghanes et du gouvernement».

Infléchie et renforcée il y a quelques mois seulement, la stratégie politique américaine au Pakistan semble davantage porter ses fruits que l’opération afghane, qui dure pourtant depuis 2001. «La différence ? Contrairement à l’Afghanistan, le Pakistan possède une culture étatique et une armée, sur laquelle nous pouvons nous appuyer», explique le vice-amiral Franken, au département de la Stratégie. De la même manière en Irak, les soldats américains s’étaient installés dans les anciens palais de Saddam Hussein, au cœur de la ville, d’où ils pouvaient rayonner et se fondre dans la population. Un modèle indispensable à la contre-insurrection, mais qu’il est très difficile de reproduire en Afghanistan. «La lutte contre al-Qaida, poursuit Franken, est une question de vie ou de mort. Mais en Afghanistan, il faut s’attendre à ce que la lutte soit longue. Espérons que les gens ne se lassent pas trop vite de l’absence de progrès.»

 

 

*    Les armes redoutables de la répression en Iran

De l’un de nos envoyés spéciaux à Téhéran, Georges Malbrunot

En coulisse, plusieurs centaines de personnes auraient été arrêtées depuis dix jours.

À terre ou via les airs. À coups de matraque ou de gaz lacrymogènes. Par canons à eau ou à balles réelles. Les autorités n’hésitent pas à recourir à une très large panoplie de moyens pour réprimer sévèrement les manifestants, ou intimider les responsables politiques et les envoyés spéciaux des journaux étrangers, qui ont dû finalement plier bagages. Depuis le discours vendredi d’Ali Khamenei, le guide suprême, qui ordonna aux protestataires de cesser leur fronde, la bride a été lâchée sur les unités antiémeutes. «Le régime a intégré le fait que le bilan de la répression peut être lourd, ça ne lui fait pas peur, explique un diplomate arabe à Téhéran. Dans un régime autoritaire, la violence fait partie de l’exercice du pouvoir», ajoute-t-il.

Chez les forces de l’ordre, la confrontation est conduite par un mélange de policiers antiémeutes, de miliciens islamiques du bassidj, de gardiens de la révolution (pasdarans) et d’éléments non identifiés. Une fois les rassemblements dispersés à coups de trique, des motos foncent sur les manifestants, qui refluent dans les ruelles adjacentes. En tandem souvent sur leurs deux-roues, les miliciens n’opèrent pas seuls : ils sont guidés par les hélicoptères blanc et bleu de la police, qui tournoient au-dessus d’eux.

«Les hélicoptères rendent compte immédiatement de ce qui se passe dans la rue», souligne un expert. Lundi dernier, les appareils de la municipalité de Téhéran auraient évalué à trois millions le nombre des participants à la marche pro-Moussavi. Du jamais-vu depuis la chute du Shah en 1979. D’où, selon certains, ces actes de vengeance perpétrés, quelques heures plus tard, dans les dortoirs de l’université de Téhéran, où cinq étudiants - trois filles et deux garçons - furent sauvagement assassinés. Leurs familles auraient reçu l’équivalent de 240 euros de compensation… Ils avaient été «vendus» par des indics, ou repérés par des caméras de surveillance installées dans les rues de la capitale.


Armés de machette


Avec leur casque et leur barbe de plusieurs jours, les bassidjis sont facilement reconnaissables. Dans les manifestations, certains sèment la terreur avec leur machette. «Ils viennent d’attaquer une fille», s’écriaient samedi des badauds, sur le boulevard Fatémi, non loin de la place de la Révolution, où deux mille intrépides venaient encore de défier le pouvoir. Sur le trottoir, deux bassidjis se hâtaient pour reculer ; l’un d’eux, la tête enveloppée dans un bandage. Le pouvoir n’en parle pas. Mais il y aurait aussi des pertes parmi les forces de l’ordre. Ces derniers mois, profitant de la proximité des marchés afghan et irakien, de plus en plus de familles, en effet, se sont armées.

Depuis plus d’une semaine, des unités pasdarans sont disséminées dans toute la ville de Téhéran. La journée, leur présence passe inaperçue au regard du profane. Le soir, en revanche, certains quartiers nord, haut lieu de la contestation, sont littéralement quadrillés par les gardiens de la révolution, qui multiplient les barrages, à partir de 22 heures. Et dès qu’un groupe de jeunes crie sa colère, les pasdarans n’hésitent pas à les tabasser copieusement. Certains sont même allés jusqu’à pénétrer dans un hôpital pour empêcher les chirurgiens d’opérer des manifestants blessés, selon un habitant du quartier de Vali Asr.

Dans leurs basses besognes, ils sont épaulés par les agents du ministère des Renseignements, qui écument les maisons pour faire stopper les cris d’«Allah Akbar» (Dieu est grand), scandés chaque nuit par des milliers de jeunes, depuis le toit de leurs immeubles. Redoutables grandes oreilles iraniennes : malgré les sanctions qui frappent la République islamique, en raison de ses ambitions nucléaires, elles ont encore réussi à acquérir du matériel sensible auprès de sociétés allemandes, pour mieux écouter les téléphones portables.

À la répression et aux arrestations s’ajoutent les manœuvres d’intimidation. Contre les dirigeants politiques réformateurs, qui ne veulent plus parler à la presse étrangère, de peur des représailles. Mais surtout contre ceux qui ont été arrêtés : «Avant de les libérer, raconte un autre diplomate, on leur fait comprendre que s’ils continuent de soutenir les frondeurs, leurs familles seront alors sérieusement inquiétées.»

Les pressions ont également redoublé contre la presse étrangère. Samedi, deux policiers se sont déplacés à notre hôtel, porteurs du message suivant : «Votre visa expire ce soir à minuit. N’essayez pas de prolonger votre séjour, vous serez dans l’illégalité. Personne ne pourra alors garantir votre sécurité.» Tous les journalistes étrangers ou presque devaient quitter Téhéran, ce week-end. Dimanche soir, un journaliste canadien de Newsweek a été arrêté.

 

*    Des ONG américaines seraient liées au Hamas?

Par JPOST.FR  21.06.09

 

La Ligue Anti-Diffamation (ADL) a exprimé son inquiétude au sujet d’une campagne, basée aux Etats-Unis, de rassemblement de fonds, qui aurait pour but de "fournir un soutien matériel au Hamas".

Elle a notamment marqué son inquiétude quant aux activités du leader de la campagne, George Galloway, membre du Parlement britannique. Une demande d’enquête a été déposée auprès du Département de la Justice.

La campagne, Viva Palestina US, a été présentée après l’initiative européenne de Galloway, qui a envoyé un convoi de véhicules ainsi qu’une somme importante de liquidités, aux représentants du Hamas à Gaza.

Mr Galloway, qui a l’intention de mener le convoi de Viva Palestina US en juillet, s’est rendu aux Etats-Unis à plusieurs reprises ces derniers mois, afin de rassembler des fonds pour les prochains convois.

Alors que les organisateurs de la campagne prétendent que tout sera fait en accord avec la loi américaine, et que l’argent recueilli sera délivré à un comité de réception d’une ONG à Gaza, il semblerait qu’il ne soit pas vérifiable que ce comité fonctionne indépendamment du leadership du Hamas à Gaza. Galloway ayant par ailleurs officiellement apporté son soutien aux hommes du Hamas.

"Nous pensons que le Département de la Justice devrait enquêter sur les rapports de collecte de fonds par Galloway en direction du Hamas" a expliqué Michael Salberg, Directeur des Affaires internationales de la Ligue Anti-Diffamation.

 

opinion 

 

Bloc-notes: pourquoi il faut interdire la burqa en France

Par Ivan Rioufol le 26 juin 2009

 

La burqa s’est donc invitée au château. Ce voile intégral, porté par des musulmanes, y a été réprouvé, lundi à Versailles, par le chef de l’État. "(Elle) ne sera pas la bienvenue", a-t-il dit, sous les applaudissements nourris du Congrès. Plus tôt, des parlementaires, menés par André Gerin (PC), avaient réclamé une commission d’enquête sur ce phénomène et sa possible interdiction. Mais cet accoutrement répulsif, qui enferme la femme, n’est qu’un symptôme. Il révèle, plus gravement, la poussée de l’islamisme en France.

C’est une mission d’information parlementaire qui a été chargée, en définitive, de cerner ce choix vestimentaire encore marginal. Il faut dire que le Conseil français du culte musulman avait fait savoir son opposition à une commission d’enquête, accusée de "stigmatiser l’islam et les musulmans de France": un argument spécieux, invitant à se taire. Or, la burqa comme le voile sont les signes d’une soumission et d’un rejet des règles de la République laïque (1). Doit-elle se résoudre à être défiée par ses hôtes?

Quand Nicolas Sarkozy déplore: "Notre modèle d’intégration ne fonctionne plus", il se garde d’en fouiller les causes. Elles mériteraient, pourtant, la "remise à plat" promise quand le président parle de la crise économique, sociale, écologique. Car cette autre crise oubliée, multiculturelle celle-là, est autrement plus déstabilisante. Aristote: "L’absence de communauté nationale est facteur de guerre civile, tant que les citoyens ne partagent pas les mêmes valeurs de civilisation"(2). La France laisse venir l’épreuve, en refusant de se confronter à ceux qui rejettent ses valeurs.

Les nombreux musulmans démocrates ne peuvent se sentir solidaires d’une idéologie qui cherche, à terme, à subvertir la nation. Sarkozy parle d’or quand il dit: "Dans la République, la religion musulmane doit être autant respectée que les autres religions". Pour autant, cela ne doit pas interdire d’enquêter, au-delà de la burqa, sur le fondamentalisme dans les cités. La nation peut se perdre à fermer les yeux sur des processus de néocolonisation enclenchés dans des territoires déjà perdus. Cette évidence, le pouvoir devra bien l’aborder, autrement que par le petit bout de la lorgnette et en craignant de choquer.

Pourquoi faudrait-il craindre de contrarier les islamismes, qui se conduisent de plus en plus, en France, en territoire occupé et qui viennent de montrer leur vrai visage en Iran? Les ménager encore serait faire reculer l’islam des Lumières, qui peine à consolider sa place. Notre "vieux pays", ainsi nommé par Sarkozy, aurait-il perdu le goût de se défendre?

 Ce que dit le peuple d’Iran

 La France doit d’autant moins redouter d’interdire la burqa ou le niqab, et même de stigmatiser le voile comme fantasme sexuel imposé par des machistes, que l’islam radical qui inspire ces marques d’asservissement est en train de se faire désavouer par les Iraniens eux-mêmes. Ils ont forcé leur République islamiste, économiquement en ruine, à dévoiler son assise dictatoriale. Neda, belle étudiante tuée par balle, samedi, lors d’une manifestation à Téhéran, est devenue le symbole de cette oppression théocratique qui, au nom de ses interdits, truque les votes et tire sur les foules. Certes, on ne risque pas de voir défiler, à Paris, les islamo-gauchistes qui protestaient hier avec le Hamas contre le sort des Palestiniens. Ces indignés-là ne soutiennent que les tyrannies. Mais, en Iran, c’est un peuple aspirant à la démocratie qui ouvre la voie à une modernité sécularisée. Le régime des mollahs, qui commence à se fracturer de l’intérieur, a entamé sa chute.

L’histoire dira si ce tournant qui s’amorce en Iran aura été inspiré par la "contagion démocratique" qu’avait espérée George W. Bush au Moyen-Orient en libérant l’Irak de son dictateur, ou par la main tendue de Barack H. Obama à l’Islam, lors de son récent discours du Caire. Les deux politiques ont sans doute concouru, par des chemins opposés, à ces effets qu’elles recherchaient. Il a été en tout cas rassurant d’entendre le président des États-Unis sortir de ses pesants silences, dénoncés ici la semaine dernière et qu’approuvait la moutonnière obamania. Mardi, Obama a "condamné fermement les actions violentes", en rendant hommage au "courage" des manifestants. Refuser de s’ingérer dans les affaires iraniennes, comme s’y astreint l’Occident avec raison, ne peut interdire, par excès de prudence, les élémentaires signes de soutien en direction de ce peuple musulman qui dit vouloir être libre.


Court-termisme
Reste la question: Nicolas Sarkozy désire-t-il vraiment
prendre à bras-le-corps les problèmes les plus graves, dont celui de la sauvegarde de la cohésion nationale? La promotion de femmes de confession musulmane, républicaines et laïques, est restée timide dans le remaniement ministériel. La tentation existe de dissiper les Français par une pipolisation de la politique, illustrée par l’arrivée de Frédéric Mitterrand à la Culture. Quand le chef de l’État assure, lundi, parlant d’économie et de social: "Le modèle français a de nouveau ses chances", alors que le rapport de la Cour des comptes, publié le lendemain, met en alerte sur les déficits colossaux produits, notamment, par l’État-providence, se retrouve cette constante attirance pour le court-termisme, qui a toujours repoussé les décisions les plus drastiques. À quand l’électrochoc?


(1) Lire, à ce propos, Les dessous du voile, aux Editions Riposte laïque.

(2) J’emprunte cette citation à l’interessante étude que David Mascré vient de consacrer au meurtre de Ilan Halimi, Des barbares dans la cité, Editions de l’Infini. Le texte d’Aristote, cité par l’auteur, dit plus longuement ceci:"L’absence de communauté nationale est facteur de guerre civile, tant que les citoyens ne partagent pas les mêmes valeurs de civilisation.Une cité ne se forme pas à partir de gens pris au hasard, et elle a besoin de temps pour se coaguler. C’est pourquoi, parmi ceux qui ont accepté des étrangers pour fonder une cité avec eux, et pour les intégrer à la cité, la plupart ont connu des guerres civiles. Par exemple, les tyrans de Syracuse, en ayant naturalisé les immigrés, ont dû subir des révoltes. Citoyens et étrangers en sont venus à se combattre".

 

 

 

 

 

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L’Académie européenne de géopolitique

Présente

le 22ème  volume de la collection OUTRE TERRE

Gaza La guerre de cent ans ?

Revue publiée avec le concours des

 éditions « à venir »

 

« Les vérités que l’on tait deviennent vénéneuses. » (Nietzsche)

 

 

 

cette « Guerre de cent ans » est-elle une nécessité historique ?

 

C’est la question qui traverse ce numéro. Sans doute pas, comme s’en expliquent une trentaine d’auteurs nationaux et internationaux à partir de points de vue différents, voire contradictoires. Même si le conflit israélo-palestinien a bientôt un siècle d’histoire ; celui qui oppose plus généralement Israéliens et Arabes ayant éclaté dès 1948.

 

sur quoi repose l’incapacité actuelle de la palestine à devenir une nation ?

 

C’est la question que commencent à se poser ouvertement certains Palestiniens et ils en développent les argumentaires. En 2009, il n’est encore de Palestine autre que fragmentée, clanique. Semblable position autocritique, fort rare dans le monde arabe, pourrait fonder l’émergence d’un véritable interlocuteur palestinien.

 

qu’en est-il du débat entre dirigeants palestiniens initié pendant la guerre de l’hiver 2008-2009 ?

 

Le Hamas a perdu -dans une mesure sans doute moins absolue que ne le proclame Israël- sur le terrain, mais il ne l’a moins emporté en termes d’image. Or, ceux qui militent depuis des années en faveur d’une orientation plus politique à l’intérieur du mouvement islamiste pourraient bien monter en puissance sur fond de destructions et de souffrances.

 

existe-t-il une vraie ligne de démarcation entre le Fatah et les islamistes ?

 

Le conflit a ouvertement changé d’échelle. D’un affrontement entre Israéliens et Arabes, on est passé à une guerre larvée chiito-sunnite ; les États arabes « modérés » craignent que l’Iran ne les déstabilise par Hezbollah et Hamas interposés.

 

 

Camp David III en 2009-2010 sous l’égide du Président Obama ?

 


 

© upjf.org

 

Mis en ligne le 26 juin 2009, par M. Macina, sur le site upjf.org