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Islam
Expansion/exigences islamistes

Recommandation relative à la contribution de la civilisation islamique à la culture européenne
04/07/2009

04/07/09

RECOMMANDATION 1162 (1991) (1)

relative à la contribution

de la civilisation islamique

à la culture européenne

 

 

1.  Le but statutaire du Conseil de l’Europe est de sauvegarder et de promouvoir les valeurs spirituelles et morales qui sont le patrimoine commun de ses Etats membres. L’article 9 de la Convention européenne des Droits de l’Homme consacre le droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion.

2.  L’Europe multiculturelle est fondée notamment sur des traditions humanistes et religieuses, sources de son attachement inaliénable à la liberté et aux droits de l’homme, comme le rappelle l’Assemblée dans sa Résolution 885 (1987) relative à la contribution juive à la culture européenne.

3.  Dans le même esprit, la commission de la culture et de l’éducation a tenu à Paris, en mai 1991, un colloque sur la contribution de la civilisation islamique à la culture européenne. Ce colloque a été organisé en collaboration avec l’Institut occidental de culture islamique (Madrid) et en association avec l’Unesco.

4.  Le colloque a démontré que, en plus du christianisme ou du judaïsme qui sont des éléments de la culture européenne, l’islam a eu pendant des siècles, sous ses différentes formes, une influence sur la civilisation européenne et la vie quotidienne, et ce pas uniquement dans les pays de population musulmane comme la Turquie. La nouvelle Europe est aussi de plus en plus influencée par l’islam, non seulement du fait des régions de culture essentiellement musulmane comme l’Albanie ou certaines républiques méridionales de l’URSS, mais aussi par suite de l’immigration en provenance du monde islamique en général.

5. Le fait est que le monde musulman s’étend au delà du Moyen-Orient et du Maghreb, et englobe aussi des pays d’Afrique et d’Asie.

6.  Or, l’islam a souffert et continue de souffrir de l’image déformée que l’on en donne à travers, par exemple, des stéréotypes hostiles ou orientaux, et les Européens sont peu conscients tant de la valeur de sa contribution passée que du rôle positif qu’il peut jouer aujourd’hui dans notre société. Les erreurs historiques, l’approche sélective adoptée par l’enseignement et la présentation simpliste qui est celle des médias sont responsables de cette situation.

7.  Cette déformation de la réalité, à laquelle beaucoup de musulmans contemporains ont eux-mêmes contribué par leur manque d’analyse critique ou par leur intolérance, a pour principale conséquence de donner trop souvent aux Européens l’impression que l’islam est incompatible avec les principes sur lesquels se fondent la société européenne moderne (essentiellement laïque et démocratique) et l’éthique européenne (droits de l’homme et liberté d’expression).

8.  Alors que cette incompatibilité, par exemple entre le fondamentalisme islamique et les principes culturels et moraux que défend le Conseil de l’Europe, est certes réelle, comme en témoignent la condition de la femme et le respect de la liberté d’expression, elle ne caractérise cependant pas l’islam dans sa globalité. Il faut bien admettre que l’intolérance et la méfiance existent malheureusement des deux côtés, l’islamique et le non-islamique.

9.  L’Assemblée est consciente de cette situation, de la nécessité de mieux connaître le passé pour mieux comprendre le présent et préparer l’avenir, et de la précieuse contribution que les valeurs islamiques peuvent apporter à la qualité de la vie en renouvelant l’approche globale européenne dans les domaines culturel, économique, scientifique et social.

10.  En outre, une plus grande attention doit être accordée à la coopération avec le monde islamique. Le Conseil de l’Europe a déjà fait beaucoup en faveur de la compréhension interculturelle et devrait s’y employer plus encore, notamment en ce qui concerne la culture islamique. Une coopération plus étendue devrait être engagée dans ce domaine avec des institutions et des organisations non gouvernementales telles que l’Institut occidental de culture islamique à Madrid et l’Institut du monde arabe de Paris, et autres.

11.  L’Assemblée recommande donc au Comité des Ministres de faire une place à l’étude du monde islamique dans le programme intergouvernemental d’activités du Conseil de l’Europe et dans ses recommandations aux gouvernements des Etats membres. Les mesures ci-après sont proposées:


Dans le domaine de l’éducation

i.   Les programmes de l’enseignement et les manuels scolaires devraient comporter une présentation équilibrée et objective de l’histoire de l’islam, à la lumière du projet international de recherche «L’islam dans les manuels scolaires».

ii.  Il y a lieu de promouvoir l’enseignement de l’arabe comme langue vivante dans les écoles européennes.

iii.  La recherche scientifique sur les questions islamiques devrait être encouragée, notamment en augmentant le nombre de chaires de spécialité arabe et islamique à l’Université. L’islam devrait aussi être inclus dans les grandes branches d’études, par exemple l’histoire de l’islam devrait être enseignée dans les départements d’histoire, sa philosophie dans les départements de philosophie et son droit dans les départements de droit; il ne faut pas reléguer ces matières dans les départements de langues orientales, comme c’est trop souvent le cas.

iv.  De même, dans les cours de théologie, il y a lieu de promouvoir une approche comparative de l’islam, du christianisme et du judaïsme.

v.  Pour certaines régions comme le Bassin méditerranéen, une conception intégrée de l’enseignement devrait être adoptée dans l’étude des religions, de la philosophie, de la littérature et de l’histoire.

vi.   Des programmes d’échanges d’étudiants et d’enseignants devraient être mis en place et développés dans le cadre d’une coopération universitaire entre l’Europe et le monde islamique, telle que proposée par la Recommandation 1032 (1986) relative à la création d’une université euro-arabe. Ceci pourrait être appelé le «programme Averroès» en comparaison avec les actuels programmes «Erasmus» et «Démosthène».

Dans le domaine des médias

vii.  Il faudrait encourager la réalisation, la coproduction et la diffusion d’émissions radiophoniques et télévisées sur la culture islamique.

Dans le domaine de la culture

viii.  Des lieux d’expression culturelle et intellectuelle sont nécessaires pour les immigrés du monde islamique. Le développement de leur propre culture ne devrait toutefois pas entraîner leur isolement par rapport à la société et à la culture du pays d’accueil.

ix.  Il faudrait promouvoir les itinéraires culturels du monde islamique en Europe et hors d’Europe, ainsi que les échanges culturels, expositions, conférences et publications dans les domaines de l’art, de la musique et de l’histoire. Les musées ont un rôle important à jouer à cet égard.

x.  Des oeuvres islamiques sélectionnées, classiques et modernes, devraient être traduites et publiées d’une manière qui contribue à mieux les faire comprendre dans la société occidentale.

Questions administratives et vie quotidienne

xi.  Les gouvernements devraient encourager le dialogue entre les communautés islamiques et les autorités compétentes afin de pourvoir, dans le respect des règles de vie du pays qui les accueille, aux impératifs religieux de leur foi (fêtes religieuses, règles de prière, habillement et alimentation) en plus des dispositions habituelles concernant l’association et la représentation des communautés islamiques immigrées ou autochtones.

xii. Il faudrait encourager les jumelages de villes européennes et islamiques, notamment celles qui sont géographiquement les plus proches de l’Europe. Dans le domaine de la coopération multilatérale

xiii.   De réels efforts doivent être faits pour jeter les bases d’un dialogue permanent entre l’Europe et le monde islamique, dans le but de renforcer et de développer toutes les tendances démocratiques et pluralistes. Il conviendrait d’accorder une attention toute particulière à une coopération directe avec certaines parties de ce monde, par exemple les pays arabes du pourtour méditerranéen (sous forme de contribution au développement éventuel d’une conférence sur la sécurité et la coopération en Méditerranée), ou avec les communautés immigrées en Europe.

xiv. Il faudrait dynamiser ce dialogue en abordant lors de futurs séminaires des thèmes clés tels que le fondamentalisme islamique, la démocratisation du monde islamique, la compatibilité des différentes formes de l’islam avec la société européenne d’aujourd’hui et, en général, les problèmes nouveaux que soulèvent les religions dans les sociétés contemporaines, aussi bien les sociétés laïcisées d’Occident que les sociétés traditionnelles du tiers monde. Les problèmes posés par l’islam doivent être étudiés dans la même perspective que ceux du christianisme, du judaïsme et d’autres religions dans le monde. De telles études favoriseront plus sûrement le processus historique de démocratisation des sociétés traditionnelles, grâce à l’élargissement des horizons culturels porteurs.

12. L’Assemblée demande aussi au Comité des Ministres d’inviter les pays intéressés du monde islamique à prendre à titre de réciprocité des initiatives analogues et, le cas échéant, à adhérer aux conventions et accords partiels ouverts du Conseil de l’Europe, en vue d’harmoniser la législation et d’améliorer la compréhension interculturelle.

 

 

1. Discussion par l’Assemblée le 19 septembre 1991 (11e séance) (voir Doc. 6497, rapport de la commission de la culture et de l’éducation, rapporteur: M. de Puig).

 

Texte adopté par l’Assemblée le 19 septembre 1991 (11e séance).

Commentaire par EUBCO * (Europe Bien Commun)

 

Le 19 septembre 1991 (11e séance) L’Assemblée parlementaire du Conseil Européen a adopté la Recommandation 1162. Nous vous invitons à en lire le texte intégral [ci-dessus].

Face au contenu de cette initiative, EUBOCO se permet de souligner les points suivants :

1) La civilisation islamique est basée sur une théocratie conquérante. L’histoire montre la succession ininterrompue de guerres, non seulement au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, mais également en Europe, par lesquelles l’islam a étendu sa domination depuis le début du VIIe siècle. Parfois l’agression a pu être repoussée (Lépante, en 1571, ou Vienne, en 1683) et, plus rarement, une domination de longue date a pu être secouée (Libération de Grenade, en 1492, après 7 siècles de colonisation en Espagne). Mais les guerres et l’oppression n’ont pas cessé pour autant. C’est par les armes - non la mission - que l’islam s’est implanté partout. Ce que l’islam a apporté de plus permanent à l’Europe, c’est la guerre, l’oppression et l’asservissement.

2) Partout où l’islam s’est implanté, il a soumis des peuples de civilisation plus brillante et plus avancée (civilisations byzantine et perse) ; il s’est nourri de leur civilisation et de leurs richesses, et quand la source s’est tarie, le monde islamique est entré dans le sous-développement. On a peine à croire aujourd’hui que l’Egypte, la Syrie et l’Asie Mineure ont un jour été parmi les régions les plus riches et les plus civilisées du monde, avant d’être soumises à l’islam. La plupart des avancées scientifiques ou artistiques que l’on attribue au monde musulman proviennent des Grecs et des Persans. Les rares savants musulmans (par exemple Averroès) ont été persécutés. L’Europe ne doit pas grand-chose au monde musulman sur le plan culturel.

2) L’Europe présente une unité culturelle fondée sur l’apport religieux judéo-chrétien et le socle indo-européen. Cette culture a traversé de nombreuses phases, parfois conflictuelles, mais toutes produites par le génie européen. Le modèle culturel européen a été exporté dans le monde entier et, aujourd’hui, le monde occidental présente encore cette unité humaniste. L’islam n’a contribué en rien à cette évolution. Il suffit de comparer la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme (1948) avec la Déclaration des Droits de l’Homme islamique, pour se rendre compte à quel point les deux cultures sont incompatibles.

3) Le Conseil de l’Europe affirme que l’approche sélective adoptée par l’enseignement et la présentation simpliste des médias sont responsables d’une vision négative de l’islam dans le monde occidental. Cette assertion est totalement erronée. L’enseignement, comme les médias, donnent généralement une vision exagérément positive de l’islam. Ils veillent à excuser l’islam en présentant le terrorisme islamique comme une déviation et en fermant les yeux sur la délinquance des jeunes musulmans. Ce sont les musulmans eux-mêmes qui, par leur intolérance, leur violence, leur fanatisme, attirent sur eux-mêmes un jugement défavorable, au détriment des musulmans plus pacifiques et plus ouverts.

4) Le Conseil de l’Europe préconise la nécessité de connaître le passé pour mieux comprendre le présent et préparer l’avenir. C’est exactement ce que nous lui recommandons avant de proclamer : "la précieuse contribution que les valeurs islamiques peuvent apporter à la qualité de la vie (…) dans les domaines culturel, économique et social".

5) Les propositions du Conseil de l’Europe dans les domaines de l’éducation, des médias et de la culture sont consternantes de bêtise et de mauvaise foi. L’immigration d’une population musulmane dans une société occidentale ne peut que générer l’isolement et le conflit jusqu’à ce que le corps étranger soit expulsé, ou bien qu’il ait lui-même soumis et assimilé ses hôtes d’hier. La politique d’intégration des immigrés musulmans est un échec total partout en Europe. A présent, on assiste même à une intégration inversée, où ce sont les musulmans qui exigent, par respect pour l’islam, que les Européens s’adaptent à eux (voile, mosquées, nourriture halal et promotion de l’arabe dans les écoles européennes). Le dialogue et la patience prônés par les Européens n’ont porté aucun fruit. L’Etat islamique, quant à lui, est plus efficace : tout récemment (De Standaard, 27 juin 09) l’Ayatollah Ahmed Khatami a proclamé que, sur base de la loi islamique, tout opposant à l’Etat musulman doit être puni de façon sévère.

6) En conclusion, les recommandations du Conseil de l’Europe relèvent de l’inconscience. Elles peuvent être le fruit de l’ignorance, mais il est plus probable qu’elles soient dictées par la peur et l’intérêt de quelques-uns. L’Europe doit-elle faire preuve d’une telle bassesse pour obtenir du pétrole ? L’Europe est-elle à ce point soumise aux intérêts stratégiques des grandes puissances et aux intérêts financiers des grands groupes pour agir délibérément contre ses propres intérêts ?

Cette attitude provoquera sa perte. Nous ne pouvons qu’exprimer un sentiment de respect pour les musulmans qui sont fiers de leur culture et la défendent bec et ongles.

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* Eubco (Europe Bien Commun)

 

 

Objectif

L’association http://www.euboco.eu a pour objet la promotion et la défense du bien commun, de la culture chrétienne occidentale, ainsi que le développement d’une réflexion de philosophie politique y afférente, à travers la mise en valeur des Droits de l’Homme, tels qu’ils ont été définis dans la Déclaration Universelle du 12 décembre 1948, et proclamés par l’Assemblée Générale des Nations Unies.

A cet effet, l’association peut avoir toutes activités généralement quelconques, de nature à favoriser, directement ou indirectement, l’objet social qu’elle poursuit. Toutes activités qui promeuvent le respect, l’entraide et la coopération. Toutes activités qui prônent la mise en valeur des aspects littéraires, artistiques, scientifiques, historiques, philosophiques, politiques, juridiques et économiques ; ainsi que l’échange, la collaboration, l’étude et la coopération avec des représentants d’autres cultures, dans le respect réciproque des cultures, de leurs manifestations légitimes et de leurs représentants.

 

Courte vue ou Bien Commun ?

Notre culture, héritage de notre passé, est en train de s’effriter. C’est dans cet état que nous entamons la construction d’une Europe, sans même avoir une idée précise de « quelle » Europe nous voulons, ni ses frontières, ni son essence.

Une telle approche ne peut conduire qu’à un désintérêt de la population et finalement à la désillusion.

Dans un même temps, d’autres forces, moins pacifistes, se constituent et forment une menace certaine pour la survie de notre culture et, in fine, notre sécurité.

Nous pensons qu’il y a urgence à redéfinir l’essence même de ce qui a construit notre continent, mais également à dénoncer les forces qui, sous des formes attrayantes et populistes, détricotent notre richesse culturelle et sont responsables du déclin européen. Ceci constitue le problème interne de l’Europe.

Mais, en même temps, l’Occident, traditionnellement terre d’accueil, connaît une vague d’immigration de masse, dont une partie importante appartient à une culture qui ne partage pas nos valeurs, pire, qui s’y oppose. Ceci est la menace qui émane de l’extérieur et que nous devons gérer.

Nous ne pouvons nous limiter au seul débat économique, les facteurs culturel et historique sont essentiels quand on engage un tel débat de société. Cet aspect des choses est actuellement totalement absent au niveau politique, et même nié.

Nous constatons, d’autre part, une manipulation politicienne qui n’est pas destinée à promouvoir le bien commun du peuple, dont paradoxalement il est issu, mais une recherche utilitariste ne visant qu’à son intérêt propre, provoquant ainsi un divorce d’avec ceux qu’il était censé servir.

Nos problèmes sont donc aussi bien d’ordre interne qu’externe, et c’est par le moyen de lettres ouvertes à quelques personnalités, ainsi que de "Newsletters" à venir, que nous espérons sensibiliser nos dirigeants et nos lecteurs.

 

© Eubco

 

Mis en ligne le 4 juillet 2009, par M. Macina, sur le site upjf.org