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Emmenés de force vers une destination fatale [Une satire assassine du «tsar» Obama], Burt Prelutsky
05/07/2009

Comment sommes-nous passés, en un clin d’œil, historiquement parlant, de George Washington à Obama, de l’homme qui refusa d’être roi à l’homme qui aspire à être tsar ?... Quelque chose ne doit sûrement pas tourner rond chez cet homme qui semble s’inquiéter beaucoup plus de ce qu’un Juif construise une maison en Israël, que de musulmans qui construisent une bombe nucléaire en Iran. » (B. Prelutsky). Article bref, riche en réminiscences du passé de la révolte des anciens sujets de Sa Majesté, qui ont acquis leur indépendance américaine. On ne m’en voudra pas d’avoir assorti ma traduction de plusieurs notes destinées à éclairer le lecteur peu familier de l’histoire des Etats-Unis d’Amérique. (Menahem Macina).

05/07/09 

Texte original anglais : "Being Taken for a Ride", sur le site Townhall, 12 juin


Traduction française : Menahem Macina pour upjf.org


Note aux responsables de sites et blogs: Cet article peut être librement reproduit, sous réserve de la mention - explicite et obligatoire - de son lien : http://www.upjf.org/contributeurs-specialises/article-16736-145-7-emmenes-force-vers-destination-fatale-satire-assassine-tsar-obama-burt-prelutski.html


L’autre jour, j’ai reçu d’une dame un e-mail qui me faisait savoir qu’elle avait l’habitude de faire suivre mes articles à sa fille qui étudie dans une université éloignée. Elle pensait, semble-t-il, que j’étais en mesure de fournir à la jeune femme un antidote contre ses professeurs de gauche. Je lui souhaitai bonne chance, mais ne lui laissai guère d’espoir. Après tout, la jeune étudiante avait été immergée dans l’enseignement public durant 13 ou 14 ans. Si vous confiez l’éducation d’un enfant à des loups, vous ne devez pas vous étonner de ce que ses manières à table laissent quelque peu à désirer.

Croyez-moi, quand je dis que je préférerais envoyer un jeune en Floride durant la saison des ouragans, que dans la plupart des universités, cela n’a rien d’une hyperbole. A mon avis, l’étudiant, ou l’étudiante ont toutes les chances de survivre aux ouragans. Ils auront les cheveux en bataille, mais, au moins, leur cerveau ne sera pas sens dessus dessous.

Franchement, je suis surpris qu’il reste encore des jeunes conservateurs aux Etats-Unis. Ils méritent de figurer dans la liste des espèces en voie de disparition. Tenant compte de l’importance de la pression qu’ils subissent de la part de leurs condisciples et de leurs professeurs, je tremble pour ceux qui ont le courage de tenir bon. Si les Pères Fondateurs de la nation revenaient à la vie, je crois qu’ils les reconnaîtraient comme des descendants de ces Américains qu’ils avaient vu jeter à la mer des cargaisons de thé dans le port de Boston [1], combattre à Lexington [2] et grelotter de froid à Valley Forge [3].

Toutefois, je crois aussi qu’après avoir bien observé l’Amérique d’aujourd’hui, ils hocheraient la tête et se demanderaient comment il se fait qu’après de si glorieux commencements, nous nous trouvions dans une situation aussi pitoyable. Comment sommes-nous passés, en un clin d’œil, historiquement parlant, de George Washington à Obama, de l’homme qui refusa d’être roi à l’homme qui aspire à être tsar ?

A propos d’Obama, la Maison Blanche tente de nous convaincre que la récente soirée qui l’a conduit avec sa dame à New York [4], accompagné de sa suite habituelle, n’aurait coûté aux contribuables que la somme de 24 000 dollars. C’est censé être le montant total du vol aller-retour de deux hélicoptères, de la limousine, du dîner et du spectacle [à Broadway]. Manque de chance : mon beau-frère, qui habite le Michigan, a eu une crise cardiaque, l’an dernier. Son coeur doit être en bonne condition, à présent, puisqu’il n’a pas cessé de battre quand il a reçu la note du trajet en hélicoptère pour les quelque 80 kilomètres du trajet jusqu’à l’hôpital. Coût : 12 000 dollars, et il s’agissait d’un aller simple, et sans l’escouade des agents des Services Secrets, gardes du corps.

Je pense que la bonne nouvelle, pour ceux d’entre nous qui doivent payer ce transport, est que la belle-mère d’Obama traîne encore à la Maison Blanche, si bien qu’il n’aura pas à payer une baby-sitter. Mais la prochaine fois que lui et Michelle voudront lever le pied, je souhaite qu’ils n’aient qu’à demander les clés de la voiture et vingt billets pour les hamburgers et deux bouteilles de coke.

Pour passer à des choses plus sérieuses, j’espère sincèrement que, lorsque le président passera sa visite médicale annuelle de contrôle, les médecins de Bethesda [5] lui feront une radiographie du cerveau. Quelque chose ne doit sûrement pas tourner rond chez cet homme qui semble s’inquiéter beaucoup plus de ce qu’un Juif construise une maison en Israël, que de musulmans qui construisent une bombe nucléaire en Iran.

 

Burt Prelutsky


© Salem Web Network


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Notes du traducteur

 

[1] Voir l’article « Boston Tea Party » dans Wikipedia. Résumé : Révoltés contre le brigandage commercial et fiscal pratiqué par l’Angleterre continentale aux dépens de leurs concitoyens de la Nouvelle Angleterre, les futurs Américains refusèrent de payer les taxes exorbitantes que leur imposait le gouvernement central et allèrent jusqu’à jeter à la mer les cargaisons de thé anglais.

[2] "La bataille de Lexington et Concord opposa les insurgés américains aux forces britanniques et marqua le début de la guerre d’indépendance américaine (1775-1783). Les affrontements eurent lieu à quelques kilomètres de Boston, le 19 avril 1775, dans les villages de Lexington, de Concord, mais aussi à Lincoln, Menotomy et Cambridge. Ils se soldèrent par le retrait des troupes britanniques et plusieurs centaines de morts au total.". (Extrait du site de Wikipedia.)

[3] Voir l’article « Valley Forge » ; "L’armée américaine séjourna, du 19 décembre 1777 au 19 juin 1778, à Valley Forge, en Pennsylvanie, à 40 km de Philadelphie, alors occupée par les Britanniques. C’était un endroit assez élevé, ce qui permettait à l’armée américaine de se défendre efficacement en cas d’éventuelles attaques des troupes britanniques, mais c’était la seule qualité de cet endroit; cette lande hostile et désolée, battue en hiver par un vent glacial et les bourrasques de neige, n’était en aucun cas un abri. Bien qu’aucune bataille ne se soit déroulée sur ce plateau, les hommes qui avaient surmonté cette épreuve en ressortirent forts, autant sur le plan moral que sur le plan physique, ils seront de vrais soldats, unis, fraternels, prêts à tout pour obtenir gain de cause." (D’après Wikipedia).

[4] Allusion au dîner intime offert à Broadway, le 31 mai, par le président, à son épouse. Il s’agissait d’honorer la promesse qu’il avait faite à Michelle Obama, son meilleur soutien durant sa campagne, de lui offrir un dîner à deux et de l’emmener au spectacle à Broadway. La Maison Blanche n’a pas précisé combien le voyage avait coûté aux contribuables, et le parti républicain l’a critiqué, dès le décollage de Washington du petit jet présidentiel. (D’après le Blog "Sérum de Vérité").

[5] "Bethesda, qui compte environ 55 000 habitants, est une ville de la banlieue résidentielle de Washington, la capitale fédérale des États-Unis. Elle abrite les NIH (National Institutes of Health [Institutions Nationales de Santé]) et de nombreux sites de recherches médicales." (D’après Wikipedia).


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[Texte anglais original aimablement signalé par M. Taub, Israël]


Mis en ligne le 5 juillet 2009, par
M. Macina, sur le site upjf.org