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Brèves de l’UPJF n° 192 du 10 juillet 2009
10/07/2009

10/07/09

Union des Patrons et des Professionnels Juifs de France

 

LES BREVES DE L’UPJF

N°192 du 10 juillet 2009

 

LES ACTIVITES DE L’UPJF

COMMUNIQUE

 

L’UPJF, L’UNION DES CCJ, LE LIBI, L’UNION DES JURISTES JUIFS DE FRANCE ET LE FOSF  APPELLENT A LA CLEMENCE POUR 5 JEUNES MILITANTS JUIFS

 

L’émotion est grande dans la communauté juive à l’approche du dénouement du procès des assassins d’Ilan Halimi.

 

Les sanctions seront-elles à la hauteur d’une affaire qui a été l’un des points culminants de la vague d’antisémitisme qu’a connu notre pays depuis une décennie maintenant ?

Ce climat détestable qui perdure dans certaines villes et dans certains quartiers se justifie parfois par la critique irraisonnée de l’Etat d’Israël. Les affaires de boycott par des organisations antisionistes des produits israéliens dans les grandes surfaces alimentent cette atmosphère délétère et plongent notamment la jeunesse juive française dans l’angoisse et la perplexité de leur avenir en France. Cet antisémitisme à peine voilé, s’il reste minoritaire s’insinue dans les esprits faibles ou complaisants .Il constitue le symptôme d’une France qui peine à siffler la fin de la récréation et réaffirmer le caractère laïc et démocratique de notre république.

 

C’est dans ce contexte qu’il convient non pas d’excuser mais de comprendre comment cinq jeunes gens ont cru bon intervenir dans une librairie de propagande anti- israélienne à Paris .Ils sont aujourd’hui face à une procédure judiciaire pour répondre de leurs actes ou, précisons-le, nulle violence contre des personnes n’est à déplorer . Rappelons à cet égard que les activistes des opérations anti israéliennes illégales dans les magasins Carrefour se sont rendus coupable d’agissements beaucoup plus graves. Ont-ils été inquiétés par la justice et la police de notre pays ?

 

Dans le même temps, la petite Shani, jeune fille juive du 19ème arrondissement, est venue allonger la trop longue liste des victimes de l’antisémitisme en France .Ces agressions physiques ou verbales quasi quotidiennes à Paris ou en banlieue peuvent expliquer l’exaspération d’une frange de la jeunesse juive qui connait son histoire et n’aimerait pas qu’elle se répète.

 

Les citoyens juifs français continuent de croire à la justice et espèrent qu’elle ne sera pas trop sévère à l’endroit de cinq jeunes gens qui ont eu sans doute tort de ne plus croire en elle. 

 

 

L’UPJF reçoit le Général Yossi BEN HANAN

 

En clôture de sa saison d’été, l’UPJF a reçu le Mardi 7 juillet, le Général Yossi Ben-Hanan.

Le général Ben-Hanan est actuellement Directeur Général au Ministère de la Défense. Il dirige la mission en Europe, chargée de commercialiser les armements de haute technologie fabriqués en Israël.

Le  Major Général Ben-Hanan a eu un parcours militaire brillant. Il est un héros des guerres qu’Israël a du subir. Il s’est particulièrement distingué en 1967 (Guerre des Six Jours) en 1973 (Guerre de Kippour  au cours de laquelle il fut très gravement blessé) 1982 (guerre du Liban).

Lieutenant Colonel à l’âge de 27 ans, il fut à 45 ans Major Général, membre du staff de l’Etat Major. Outre ce parcours exemplaire il faut préciser que le  Général Ben-Hanan est diplômé de Harvard et qu’il est aussi titulaire d’un MBA de la Stanford Business School.

Au cours de cette soirée de très nombreux points liés a: la sécurité d’Israël, le problème palestinien, l’Iran, la nouvelle politique américaine, les relations avec la Russie et l’Europe, l’avenir au moyen Orient  ont été évoqués.

Le général Ben-Hanan a particulièrement insisté sur la nécessité de rappeler les fondements du Sionisme. Il a rappelé que pour que la Paix au Moyen Orient s’installe, Israël doit rester un état fort.

Pour l’ensemble des participants,  cette soirée fut une grande réussite.

 

 

 L’UPJF sur les Ondes

 

Dimanche 12  Juillet Claude BAROUCH interviendra en direct  sur Radio J (94.8 FM).

FRANCE

*     L’ambassade de France en Iran a rencontré la jeune Française arrêtée

LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 09.07.09

 

Après un premier contact téléphonique mercredi, l’ambassadeur de France à Téhéran, Bernard Poletti, a rencontré jeudi 9 juillet la jeune Française détenue en Iran depuis le 1er juillet.

"La rencontre était plutôt longue. Elle a duré environ quarante minutes. Physiquement, elle était en bonne condition, mais elle était préoccupée par ce qu’il va se passer par la suite", a déclaré une source diplomatique à l’AFP. "L’ambassadeur lui a remis des messages de sa famille."

Arrêtée à l’aéroport de Téhéran le 1er juillet, Clothilde Reiss, 23 ans, lectrice de français à l’université d’Ispahan depuis cinq mois, est soupçonnée d’espionnage par les autorités iraniennes. Il est reproché à la jeune femme, selon les autorités françaises, d’avoir pris des photos avec son téléphone portable lors de manifestations à Ispahan après la réélection contestée du président Mahmoud Ahmadinejad.

Mercredi soir, en marge du sommet du G8 à L’Aquila, le président français Nicolas Sarkozy a une nouvelle fois réclamé qu’elle soit libérée "sur le champ". "Cette jeune femme est innocente et tout le monde le sait", a dit le président français lors d’une conférence de presse. "C’est une affaire que la France prend extrêmement au sérieux", a-t-il ajouté. Le ministre des affaires étrangères Bernard Kouchner a admis que cette arrestation était "sans aucun doute" signe de tensions entre la France et l’Iran.

 

*     La loi du silence règne à Villiers-le-Bel

LE MONDE | 09.07.09

 

Une enquête longue et pénible à cause de la difficulté des policiers à briser la "loi du silence". Un contexte social délicat, marqué par de nombreuses violences. Des accusés mal intégrés, entre chômage, déscolarisation et polygamie. Les investigations sur les tirs contre des policiers pendant les émeutes de Villiers-le-Bel (Val-d’Oise), en novembre 2007, dont Le Monde révèle les conclusions, témoignent d’un climat extrêmement dur, mélange d’omerta et de règlements de comptes. A l’issue de cette enquête, achevée le 30 juin, quatre hommes, âgés de 22 à 29 ans, ont été renvoyés devant la cour d’assises pour "tentatives de meurtre en bande organisée" sur des policiers. Un cinquième est poursuivi pour "complicité" pour avoir fourni un fusil. Tous devraient être jugés d’ici au début de 2010.

Un premier procès des émeutes - les 2 et 3 juillet à Pontoise, au cours duquel dix hommes ont été jugés pour des jets de projectiles - avait donné un aperçu de l’organisation des violences à Villiers-le-Bel (Le Monde du 4 juillet). L’enquête sur les tirs met en évidence une autre facette, celle de quartiers où la République peine à s’imposer face aux lois implicites de la cité. "Des pressions et menaces" ont été exercées "auprès de témoins ou de leurs proches", constate ainsi la juge d’instruction Magali Tabareau dans son ordonnance de mise en accusation, qui constitue un copier-coller presque intégral des réquisitions du procureur de la République, Marie-Thérèse de Givry.

Faute de pouvoir entendre des témoins à visage découvert, les enquêteurs se sont d’abord appuyés sur des témoignages anonymes. Cinq au total. Les déclarations de ces habitants, convergentes, mettent notamment en cause deux figures du quartier, Abou et Adama Kamara, ainsi que Maka Kanté et Ibrahim Sow, aperçus en train de tirer. Mais ces éléments, qui ont conduit à une vague d’interpellations très médiatisées, le 18 février 2008, n’ont pu être corroborés par des preuves matérielles.

Plus gênant, trois de ces témoignages ont perdu une partie de leur valeur par la suite. Un des témoins anonymes a, en effet, été agressé "dans un cadre distinct". Sérieusement blessé, souffrant de pertes de mémoire, il n’a jamais pu être réentendu. Un second témoin a, lui, refusé de se rendre aux confrontations - anonymes - avec les accusés. Un troisième, qui s’est présenté comme un "copain" des émeutiers, a reconnu agir pour des raisons lucratives, la police ayant promis des récompenses aux informateurs.

Le second pilier de l’enquête repose sur les déclarations des jeunes placés en garde à vue. Aucun des quatre hommes accusés des tirs n’a avoué, ni devant les policiers ni devant le juge. Mais plusieurs suspects ont donné des détails sur les tireurs. "Abou nous disait de leur rentrer dedans, il nous disait de passer par ce chemin plutôt que par un autre, de ne pas reculer, il donnait des ordres comme un militaire", a ainsi expliqué l’un des participants.

La plupart de ces témoins sont revenus sur leurs déclarations par la suite, affirmant avoir subi des pressions policières. "Il y a eu une avalanche de rétractations. Je veux savoir si ces témoignages présentent les garanties suffisantes et s’ils sont corroborés", indique Me Patrick Arapian, avocat de trois accusés. Dans son ordonnance, la juge d’instruction insiste, elle, sur les menaces subies par les témoins pour expliquer leurs "revirements". L’un d’eux a ainsi été victime d’une agression par arme à feu, devant son domicile, mais a refusé de porter plainte. Un autre a subi des menaces de mort. Un troisième, Y., a fait état de pressions sur sa famille. Au moment de la prolongation de sa garde à vue, un des suspects s’était notamment exclamé, devant des jeunes de Villiers-le-Bel : "C’est Y. le traître !"

L’enquête témoigne aussi des difficultés d’intégration des accusés. La plupart avaient déjà été condamnés pour violences et vols. En dehors d’un "chef de caisse à Lidl", un supermarché discount, les cinq hommes sont tous sans profession. Le seul à disposer d’un diplôme a atteint le niveau BEP. Quatre des cinq accusés sont issus de familles polygames. Abou Kamara, par exemple, est le deuxième enfant d’une famille de neuf. "Ses parents ont divorcé en 1996 pour permettre à son père d’épouser sa deuxième femme, avec laquelle il a dix enfants", note le juge. Son demi-frère, Adama, ancien médiateur dans la cité, surnommé "le shérif", est le sixième de cette seconde fratrie. Le magistrat relève aussi que l’épouse d’un des accusés n’a pas pu être auditionnée par les policiers, celle-ci s’étant présentée "vêtue entièrement d’une burqa dont elle refusait de dévoiler le haut pour permettre la vérification de son identité".

 

*     Sarkozy prêt à lever le secret défense sur le massacre des moines de Tibéhirine

Par LEXPRESS.fr, publié le 07/07/2009

"Je vous dis une chose, je veux la vérité" sur le massacre des moines de Tibéhirine en 1996 a déclaré Nicolas Sarkozy lors d’une conférence de presse.

Nicolas Sarkozy a demandé ce mardi la "vérité" sur le massacre des moines de Tibéhirine en 1996, estimant que les relations entre pays ne pouvaient pas être fondées sur "le mensonge", et assuré qu’il lèverait le secret défense sur tous les documents demandés par la justice française.

"Je vous dis une chose, je veux la vérité. Les relations entre les grands pays, elles s’établissent sur la vérité et non pas sur le mensonge", a déclaré le président français lors d’une conférence de presse avec son homologue brésilien Inacio Lula da Silva.

"J’indique de la façon la plus claire que, naturellement, je lèverai le secret défense sur tout document que nous demandera la justice. Il n’y a pas d’autre façons de faire la vérité, aucune autre façon", a ajouté Nicolas Sarkozy.

"Il faut faire la lumière"

"Ce sont des faits qui remontent à 1996. La justice est saisie, la justice doit avoir tous les documents", a insisté le chef de l’Etat français.

"On ne peut pas dire que l’amitié entre les peuples et entres les pays peut résister aux mensonges. Il faut faire la lumière, il n’y a rien à cacher. En tout cas de mon point de vue, je suis vraiment déterminé à ce que la lumière soit faite", a-t-il conclu.

Selon le récent témoignage du général François Buchwalter, ancien attaché de Défense français à Alger devant le juge antiterroriste chargé de l’enquête, les moines ont été tués peu après leur enlèvement par des tirs depuis des hélicoptères militaires algériens alors qu’ils se trouvaient dans ce qui semblait être un bivouac de djihadistes. Alger et Paris aurait ensuite étouffé ces informations.

La levée du secret défense dépend d’une autorité administrative indépendante, la Commission consultative du secret de la défense nationale (CCSDN), que les autorités doivent saisir pour avis lors d’une demande par une juridiction française de déclassification de documents. La quasi totalité de ses avis, non contraignants, ont été suivis par les autorités concernées (Elysée, Matignon, ministères).

 

ISRAEL

 

On en parle peu…, on n’en parle pas.

Il est toujours prisonnier

 

 

*     Témoignage oral de Noam Shalit, père du soldat israélien kidnappé, Guilad Shalit

Adressé à la Mission d’enquête sur le conflit à Gaza, Genève, 6 juillet 2009

Je m’appelle Noam Shalit. Je suis le père de Guilad Shalit, le soldat israélien kidnappé.

Honorables Membres de la Mission,

Je vous remercie de me donner l’opportunité de m’adresser à vous aujourd’hui. Je vous remercie également de m’autoriser à témoigner publiquement. Je sais que cette Mission est déterminée à donner aux victimes du récent conflit de Gaza une occasion de faire entendre leur voix. Aussi, avec votre aimable permission, j’aimerais profiter de ce forum distingué – les Nations Unies – pour m’adresser à vous, tout d’abord, puis, pour m’adresser au peuple de Gaza et, en particulier, à ceux qui détiennent mon fils, Guilad. (lire la suite)

 

*     Le G8 exige la libération de Guilad
www.israel-infos.net
10.07.2009

Les représentants des huit pays participant au sommet du G8 en Italie ont publié jeudi après-midi un communiqué exigeant la libération immédiate de Guilad Shalit, parallèlement à l’ouverture des points d’entrée dans la bande de Gaza pour permettre le passage de l’aide humanitaire et des marchandises, et pour faciliter les déplacements des Palestiniens.

Les Etats-Unis, la Russie, le Japon, la Chine, le Canada, la Grande Bretagne, la France et l’Italie rappellent également que la signature d’un accord de paix au Moyen-Orient, "juste et stable, reste une priorité critique de la communauté internationale".
Le G8 appelle notamment les parties à respecter les engagements de la Feuille de route, à savoir l’arrêt de toute violence et du terrorisme, la cessation de toute construction dans les implantations - y compris celle liée à la croissance naturelle - et invite les pays arabes à initier le processus de normalisation de leurs relations avec l’Etat hébreu.

*     Coup de froid entre Israël et l’Union européenne

Marc Henry, à Jérusalem  09/07/2009 |lefigaro.fr

 

·                                 Le représentant de l’UE à Tel-Aviv a été convoqué au ministère des Affaires étrangères : une mise au point qui est généralement épargnée aux diplomates américains.

Tancé par Barack Obama sur la colonisation israélienne en Cisjordanie, Benyamin Nétanyahou ne tient pas à ce que les Européens lui fassent à leur tour la leçon. Tel est le message très sec transmis au représentant de l’Union européenne en Israël. Convoqué au ministère des Affaires étrangères, ce diplomate a eu droit cette semaine à de véritables remontrances, à la suite d’un communiqué de la Commission européenne au style très éloigné de la langue de bois diplomatique en usage habituellement à Bruxelles.

Ce communiqué accuse la colonisation israélienne «de contribuer à étrangler l’économie palestinienne» tout en entretenant la dépendance des Palestiniens vis-à-vis de l’aide internationale. «C’est le contribuable européen qui paye la majeure partie de cette dépendance», déplore le communiqué.

Maillon faible

La réaction ne s’est pas fait attendre. L’ambassadeur de l’UE en Israël, Ramiro Cibrian Uzal, s’est rendu au ministère israélien des Affaires étrangères pour s’entendre dire en résumé que les Européens feraient bien de ne pas s’occuper de ce qui ne les regarde pas. Autre argument avancé : la Commission, en critiquant les centaines de barrages routiers disséminés par l’armée israélienne en Cisjordanie, qui rendent très difficile tout déplacement des Palestiniens, n’a pas tenu compte du fait que ces mesures de sécurité ont été prises pour contrer les «activités des groupes terroristes palestiniens» tentant de s’infiltrer en territoire israélien pour y commettre des attentats.

Bref, l’Union européenne, qui soutient depuis des années à bout de bras les finances de l’Autorité palestinienne en état quasi permanent de cessation de paiements, devrait changer de ton. Une mise en demeure qui tranche avec le style beaucoup plus prudent adopté par Benyamin Nétanyahou pour rejeter les appels répétés à un gel total de la colonisation en Cisjordanie lancés par Barack Obama. Cette différence de traitement reflète l’image de «maillon faible» dont est affublée l’Europe, à laquelle Israël n’a jamais consenti à reconnaître un rôle politique majeur dans les négociations avec les Palestiniens.

Benyamin Nétanyahou entend continuer sur cette ligne, déjà adoptée par ses prédécesseurs. C’est également pour lui une manière de rehausser le menton à peu de frais, alors que la plupart des commentateurs n’ont pas manqué de souligner, en dressant le bilan de ses cent premiers jours au pouvoir, que le premier ministre avait tendance à céder à la moindre pression. Il a ainsi accepté pour la première fois, mais sans le moindre enthousiasme, l’idée d’un État palestinien à la demande expresse de Barack Obama. Il refuse, du moins pour le moment, l’arrêt total des chantiers dans les colonies tout en cherchant un «arrangement» avec les Américains pour éviter une crise. Sur le front intérieur, Benyamin Nétanyahou se retrouve sur la défensive. Les partis de sa coalition viennent de le contraindre à lâcher Youval Steinitz, le ministre des Finances, un fidèle parmi les fidèles, lors d’une bataille serrée sur le budget.

 

*     Israël-Liban, 3 ans après

Par JPOST.FR  08.07.09

Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a indiqué mardi qu’Israël et le Liban doivent se concerter pour atteindre un cessez-le-feu permanent. Le but : renforcer la paix temporaire, trop fragile selon lui.

Pour Ban, la paix est notamment menacée par les récentes allégations libanaises concernant de supposés réseaux d’espionnage israéliens. Il souligne aussi le problème de milices libanaises agissant hors de tout contrôle étatique.

Le secrétaire général estime, par ailleurs, que le Liban doit sécuriser sa frontière avec la Syrie. Il a également appelé Israël à se retirer de tout territoire au nord de "ligne bleue" - qui sépare les forces israéliennes et libanaises.

Il a salué la coopération israélienne avec les forces de l’ONU, auxquelles l’Etat hébreu a notamment fourni des informations utiles sur les bombes à sous-munitions, dans le cadre de la résolution 1701.

En Israël, la journée officielle à la mémoire des soldats tombés pendant la deuxième guerre du Liban a commencé mercredi matin. La cérémonie a eu lieu au mont Adir d’où le Liban peut être observé. Une cérémonie officielle sera également organisée au cimetière du mont Herzl de Jérusalem à 18 heures.

 

MONDE

*     Iran : "le G8 a décidé de donner sa chance à la négociation"

LE MONDE | 09.07.09

 

Le débat sur l’Iran a été laborieux. Jusqu’à la dernière minute, les membres du G8 ont hésité entre diffuser un communiqué à part (solution prônée par la France et le Royaume Uni) ou l’inclure dans la déclaration générale, selon la recommandation de la Russie. Finalement, ils ont placé le chapitre sur l’Iran en tête de la déclaration politique, signe de l’esprit de compromis qui a soufflé sur le sommet.

Sur le fond, le G8 se borne à reprendre les termes du communiqué publié après la réunion des ministres des affaires étrangères du G8 à Trieste le 26 juin. Il "déplore" les violences commises après les élections mais reste déterminé à "trouver une solution diplomatique" à la question du programme nucléaire iranien. Il renvoie à une prochaine réunion, en septembre avant le sommet du G20 à Pittsburgh (24 et 25 septembre), l’occasion de "dresser le bilan de la situation".

Dans sa conférence de presse, après le dîner des chefs d’Etat, Nicolas Sarkozy a donné une coloration beaucoup plus dramatique au communiqué. Sur le dossier nucélaire, "le G8 a décidé de donner sa chance à la négociation mais avec un rendez-vous qui sera Pittsburgh. S’il n’y a pas d’avancées, nous serons amenés à prendre des décisions", a-t-il dit.

Le mot de sanctions ne figure nulle part, mais "l’esprit, c’est ça". Il a laissé entendre que la Russie avait donné des assurances. "Ceux qui ont des réserves sur des sanctions se sont engagés à dire : Pittsburgh, c’est le rendez-vous."

M. Sarkozy a relevé que M. Ahmadinejad prêtera serment en août et nommera un gouvernement. "Entre août et septembre, il reviendra aux Iraniens de choisir l’évolution des choses", a-t-il dit.

IMPATIENCE COLLECTIVE

Les Etats-Unis n’étaient pas favorables à une réaction agressive et souhaitaient s’en tenir au communiqué de Trieste. Ils considèrent que la priorité est le dossier nucléaire.

"De toute évidence, tout le monde éprouve des sentiments forts sur le sujet de la répression. Mais nous devons rester concentrés sur le nucléaire", expliquait David Axelrod, le conseiller politique de M. Obama, peu avant le dîner.

Le texte adopté leur a donné satisfaction. Mike Froman, le sherpa de M. Obama, a estimé que, au-delà du document, les discussions avaient montré "une impatience collective" vis-à-vis de l’Iran.

Depuis l’élection du 12 juin en Iran, la Maison Blanche a choisi une attitude en retrait, soulignant qu’un tel comportement correspondait aux souhaits de l’opposition iranienne. Le président français a pris le contre-pied. La violence qu’a exercée Téhéran est "profondément choquante", a-t-il dit. "Dire cela, ce n’est pas s’ingérer. Les Iraniens sont les premiers à demander la vérité."

M. Sarkozy a fait ajouter une condamnation des propos du président iranien niant l’Holocauste. Il a aussi obtenu que le G8 mentionne les détentions injustifiées d’étrangers et les arrestations "inadmissibles" de ressortissants étrangers. Il a rappelé que la France prend "très au sérieux" l’arrestation de la jeune universitaire Clotilde Reiss. "Clotilde doit être libérée sur le champ", a-t-il dit.

Le président américain a de son côté placé le dossier iranien dans une perspective plus vaste : la lutte anti-prolifération. Il a obtenu entière satisfaction sur le programme qu’il a développé à Prague début avril. Le G8 a notamment endossé son idée d’un sommet sur la sécurité nucléaire, qui se tiendra début mars à Washington.

 

*     Honduras : difficile début de dialogue entre "les deux présidents"

LEMONDE.FR avec Reuters et AFP 10.07.09

 

Les deux prétendants à la présidence du Honduras, depuis le coup d’Etat du 28 juin, ont amorcé jeudi 9 juillet, des négociations sous médiation du Costa Rica, sans toutefois se rencontrer en personne. Le président costaricain Oscar Arias s’est d’abord entretenu à sa résidence avec le président renversé Manuel Zelaya puis avec Roberto Micheletti, son rival installé au pouvoir par les militaires après leur putsch

M. Zelaya a maintenu sa demande, qu’il affirme largement appuyée par la communauté internationale, d’être réinstallé à la présidence hondurienne. M. Micheletti a formellement écarté une telle issue. Selon lui, Manuel Zelaya a été légitimement évincé car il souhaitait enfreindre la Constitution en levant la limitation du nombre de mandats présidentiels.

"Le retour de l’ancien président Zelaya ne fera pas l’objet de discussions, à moins qu’il ne se rende à la justice", a déclaré Roberto Micheletti à son retour à Tégucigalpa, assurant être toutefois "très content : la mission de travail avance". Il avait déjà indiqué à San José qu’il rentrait "totalement satisfait", promettant que l’élection présidentielle prévue fin novembre se déroulerait dans "la transparence et la sécurité".

41 % DES HONDURIENS JUGENT "JUSTIFIÉ" LE RENVERSEMENT DE ZELAYA

Oscar Arias, prix Nobel de la paix en 1987 pour son rôle dans la résolution de conflits en Amérique centrale, espérait amener les deux hommes à se parler directement. "Le dialogue peut produire des miracles, mais pas de façon immédiate. Peut-être faudra-t-il bien plus de temps que nous l’imaginons", a-t-il dit.

L’Organisation des Etats américains (OEA), qui a suspendu samedi le Honduras, fait pression en faveur du rétablissement de Manuel Zelaya dans ses fonctions. Selon un sondage publié jeudi par un media hondurien, 41 % des personnes interrogées estiment justifié le renversement du président Zelaya contre 28% qui s’y déclarent opposées.

La pression internationale s’est par ailleurs accrue à la veille des pourparlers. Les Etats-Unis, qui ont joué un rôle central dans la mise en place de cette médiation selon leur secrétaire d’Etat, Hillary Clinton, ont commencé à utiliser l’arme de dissuasion économique. Washington a ainsi annoncé que les programmes d’assistance militaire au Honduras d’un montant total de 16,5 millions de dollars seraient suspendus. Dans un communiqué, l’ambassade des Etats-Unis à Tegucigalpa précise que 180 millions de dollars d’aide supplémentaire pourraient être suspendus.

 

opinion 

*    En défense du Père Desbois, par Serge Klarsfeld

LE MONDE | 08.07.09

 

Les critiques dont le Révérend Père Desbois a fait l’objet ne méritent de sa part que de poursuivre sereinement l’oeuvre qu’il a initiée, qu’il a conduite jusqu’à aujourd’hui et qui exige que lui et son équipe la mènent à son terme dans les meilleures conditions.

Si je me permets d’intervenir pour le soutenir, c’est parce qu’il y a plus de trente ans, j’ai entrevu en ce qui concerne la Shoah l’importance des massacres de juifs qui se sont déroulés en Union soviétique. A l’époque, dans un polycopié, j’ai réuni chronologiquement tous les rapports des Einsatzgruppen (unités mobiles d’extermination) qui m’étaient accessibles. En 1978, dans un ouvrage que Beate (son épouse) et moi avons publié aux Etats-Unis et intitulé The Holocaust and the Neo-Nazi Mythomania, nous avons inclus deux études approfondies du professeur George Wellers, directeur du Centre de documentation juive contemporaine (CDJC), l’une sur l’existence des chambres à gaz, l’autre sur le nombre des morts.

C’était un des premiers ouvrages à répondre aux allégations des négationnistes à une époque où la précision historique n’était pas le fort des porte-parole des organisations juives et où l’histoire de la Shoah se trouvait, sauf exceptions (le CDJC, Yad Vashem, Hilberg, Poliakov...), plus entre les mains d’amateurs passionnés que d’universitaires habilités à consacrer à ce sujet des thèses nécessitant des années de recherche afin que chaque page du livre tragique de la Shoah ne reste ni ignorée ni négligée.

Dans son étude le professeur Wellers avait travaillé sur les recensements en URSS en 1926, 1939 et 1959 et était parvenu à établir qu’environ 1,8 million de juifs soviétiques avaient été victimes de la Shoah. Ces statistiques ont été confirmées par les rapports des Einsatzgruppen, par le rapport du statisticien Richard Korherr choisi par Himmler (et que nous avons retrouvé en 1977), mais aussi par les rapports des commissions d’enquête soviétiques sur les crimes commis par les nazis sur le territoire de l’URSS (rapports que j’ai pu voir à Moscou dès 1984 sans avoir la possibilité de les exploiter).

Les historiens étaient au courant mais cette tuerie systématique restait ignorée du grand public, alors qu’il est capital que le grand public partage l’opinion de la communauté historienne.

L’expression "Shoah par le gaz" est juste puisque tant de juifs sont morts gazés. L’expression "Shoah par malnutrition et misère physiologique" est juste puisque tant de juifs sont morts de faim et de maladies provoquées et non soignées. L’expression "Shoah par balles" est juste puisque tant de juifs ont été tués par des tirs. L’expression "Shoah par pogroms" serait juste aussi puisque tant de juifs ont été tués à coups de bâtons ou de matraques. La Shoah est une opération unique mais les modalités de mise à mort ont été multiples et chacune d’elles nécessite des recherches particulières.

L’équipe du Père Desbois a enquêté dans plus de 260 localités d’Ukraine, dans une trentaine en Biélorussie. Elle a recueilli des centaines de témoignages qui corroborent les investigations des commissions d’enquête soviétiques et qui expliquent très précisément le déroulement de ces massacres, comment et par qui les fosses communes ont été creusées, tout en extrayant les preuves matérielles de ces crimes et qui en étaient les auteurs et en bétonnant sous surveillance religieuse les lieux d’extermination afin qu’ils ne puissent plus être saccagés. Sans la personnalité du Père Desbois et son état d’ecclésiastique, aucune équipe n’aurait pu s’engager efficacement dans une pareille entreprise et obtenir l’indispensable coopération aussi bien de la population que des autorités.

Il en est allé de même pour les noms des victimes de la Shoah que pour les fosses communes de ses victimes. Pour retrouver les noms, il fallait réussir à pénétrer dans les archives d’Etats qui avaient participé à la solution finale et qui étaient réticents à faire la lumière sur leur passé ; il fallait creuser comme des archéologues dans des archives nationales, ministérielles, départementales, municipales pour y découvrir des listes, des dossiers, des fiches, des papiers d’identité, des photographies. Aujourd’hui de tous les pays les noms, les états civils, les destins dans les ordinateurs de Yad Vashem s’additionnent par millions tandis que chaque victime dont l’existence est établie et documentée redevient un sujet de l’histoire.

Les travaux de l’équipe du Père Desbois suivent une méthode originale et rigoureuse : enquête archivistique dans les documents soviétiques et allemands et dans les études historiques antérieures, enregistrement de l’histoire orale sur le terrain grâce à une enquête de proximité, recherche balistique et archéologique. Toutes ces données sont traitées et rassemblées afin que les chercheurs puissent y accéder dans le cadre de recherches universitaires et, si besoin est, les soumettre à leur esprit critique. Il faut souligner qu’il ne s’agit pas pour le Père Desbois de mener une enquête pour rechercher qui parmi les témoins ou leurs parents aurait participé aux crimes ou en aurait pu en tirer profit. Pareille démarche menée par lui ou par tout autre aurait aussitôt mis fin à l’initiative.

Les détracteurs du Père Desbois acceptent difficilement qu’en quelques années seulement il ait acquis une véritable renommée internationale. Il la mérite pour avoir surmonté dans cette aventure historienne de très grandes difficultés matérielles, intellectuelles, diplomatiques, financières et même physiques et pour avoir rendu visible et compréhensible pour le plus grand nombre un gigantesque crime qui n’était que comptabilisé et sommairement décrit dans des ouvrages à diffusion restreinte. La foi qui le guide a peut-être plus d’exigence historique que le professionnalisme de beaucoup d’historiens.


Serge Klarsfeld est président de l’Association des fils et filles des juifs déportés de France.

 

 

Bulletin d’adhésion à l’UPJF

 

 

Email : contact@upjf.org

Fax : 01.47.63.08.40

© upjf.org

 

Mis en ligne le 10 juillet 2009, par M. Macina, sur le site upjf.org