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Israël (lynchage médiatique)

Le Bureau du Premier Ministre israélien fustige les ONG partiales, Herb Keinon
16/07/2009

« Une organisation de défense des droits de l’homme qui collecte des fonds en Arabie Saoudite, c’est comme un groupe de défense des droits des femmes qui demanderait une contribution financière aux Talibans ». (Bureau du Premier ministre d’Israël).

15/07/09


Jerusalem Post

Texte original anglais: "PMO slams ’biased’ human rights NGOs".

Traduction française : Menahem Macina, pour upjf.org

Note aux responsables de sites et blogs: Cet article peut être librement reproduit, sous réserve de la mention - explicite et obligatoire - de son lien : http://www.upjf.org/ideologies/article-16800-110-1-bureau-premier-ministre-israelien-fustige-ong-partiales-herb-keinon.html

 

Coup d’envoi du combat que Jérusalem a décidé de mener contre les ONG dont il estime qu’elles font preuve de partialité aux dépens d’Israël, le Bureau du Premier ministre a fustigé, mardi, une mission de collecte de fonds en Arabie Saoudite, menée par Human Rights Watch (HRW), comme constituant la preuve qu’elle a perdu son « cap moral ».

Selon Mark Regev, porte-parole du Premier ministre, Binyamin Netanyahu,

« Une organisation de défense des droits de l’homme collecte des fonds en Arabie Saoudite, c’est comme un groupe de défense des droits des femmes qui demanderait une contribution financière aux Talibans ».

Et d’ajouter :

« Si l’on peut faire une collecte de fonds en Arabie Saoudite, pourquoi ne pas aller en Somalie, en Libye ou en Corée du Nord ? Pour une organisation qui prétend offrir une orientation morale, il semble que Human Rights Watch a sérieusement perdu son cap moral. »

Sarah Leah Whitson, directrice de la Division du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord pour HRW, a répondu en disant au Jerusalem Post qu’il fallait faire la distinction entre un gouvernement et son peuple, et que faire l’amalgame entre les deux était, « au mieux, erroné ».

« Tous les gens ne sont certainement pas contaminés par la conduite de leur gouvernement »,

a-t-elle affirmé, insistant sur le fait que son organisation n’a pas perçu d’argent de quelque gouvernement que ce soit dans le monde, mais a sollicité des fonds de personnes privées et de fondations dans le monde entier.

Et d’ajouter :

« Il s’agit de personnes privées d’Arabie Saoudite, qui ne font pas partie du gouvernement en place. »

Les commentaires de Regev sont intervenus deux semaines après qu’Israël ait été étrillé pour mauvaise conduite présumée durant l’opération Plomb Fondu, dans des rapports de HRW et d’Amnesty International, deux ONG de premier plan en matière de droits de l’homme. Selon le Jerusalem Post, Israël a décidé d’adopter une attitude beaucoup plus combative à l’égard de futurs rapports publiés par ces organisations.

« Nous ferons un plus grand effort, à l’avenir, pour passer au peigne fin leurs rapports, exposer leurs inconsistances et leur utilisation problématique de faits douteux »,

a dit un haut fonctionnaire.

« Durant l’opération de Gaza et la Seconde Guerre du Liban, nous avons découvert que ces organisations viennent avec un ordre du jour très dur, et en raison de l’aura dont elles bénéficient, elles bénéficient d’un statut [de crédibilité] qu’elles ne méritent pas. »

Le Jerusalem Post croit savoir que le ministre des Affaires étrangères envisage en ce moment comment mieux élargir son axe d’action et traiter ce problème de manière plus systématique ; et l’on suppose que ce sera fait en collaboration avec le bureau du Premier ministre.

La semaine dernière, au cours d’une conférence de presse, le ministre des Affaires étrangères, Avigdor Lieberman, a affirmé que son ministère était actuellement engagé dans une réforme de nature à mettre davantage l’accent sur la manière de gérer le problème des ONG, qui, selon Lieberman, se sont substituées au rôle moteur des diplomates pour déterminer l’ordre du jour de la communauté internationale.

Les commentaires de Regev à propos de HRW ont été suscités par un article d’opinion, paru mardi dans le Wall Street Journal, et dans lequel il était rapporté qu’une délégation de cette organisation s’était rendue récemment en Arabie Saoudite pour collecter des fonds auprès de riches Saoudiens, en mettant en valeur les activités du groupe contre Israël.

Cette libre opinion, écrite par David Bernstein, professeur de droit à l’Université George Mason, en Virginie, se basait sur un rapport publié par NGO Monitor, deux mois auparavant, et paru dans le journal arabe saoudien, en langue anglaise, Arab News [HRW Goes to Saudi Arabia to Demonize Israel and Raise Money].

Selon l’article, paru en mai dans Arab News, une délégation de membres de haut rang de HRW était en Arabie Saoudite et avait fait l’objet d’un éloge, au cours d’un dîner auquel participaient des membres distingués de la société saoudienne, des militants des droits de l’homme et des dignitaires.

Selon ce compte-rendu, HRW avait présenté un documentaire et parlé du rapport réalisé par elle « sur les violations israéliennes des droits de l’homme et du droit international, durant l’opération de Gaza. »

L’article citait les propos suivants de Mme Whitson :

« Human Rights Watch a fourni à la communauté internationale des preuves de l’usage, qu’avait fait Israël, de phosphore blanc, et de ses attaques destructrices et systématiques d’objectifs civils. Des groupes de pression pro-Israël aux Etats-Unis, dans l’Union Européenne et aux Nations Unies, se sont fortement opposés à ce rapport et ont tenté de le discréditer. »

Selon l’article de Arab News, Whitson soulignait que le groupe avait réussi à témoigner des abus israéliens devant le Congrès américain, à trois reprises.

Le journal citait encore ce propos de Whitson :

« Le Président américain, Barack Obama, et le Secrétaire Général, Ban Ki-moon, ont appelé Israël et les autorités du Hamas à Gaza à coopérer avec la mission d’enquête des Nations Unies, chargée d’enquêter sur les allégations de graves violations israéliennes perpétrées durant la guerre à Gaza. »

Gerald Steinberg, directeur de l’organisation NGO Monitor, à Jérusalem, observatoire des ONG humanitaires qui réalisent ou rédigent des rapports sur Israël, a appelé l’Arabie Saoudite l’un des plus grands violateurs des droits humains au monde, et dit qu’aller là-bas pour obtenir des fonds était d’une « immoralité répugnante ».

Steinberg a affirmé que HRW s’était tourné vers le monde arabe pour obtenir de l’argent, parce que ses principaux donateurs juifs avaient cessé de contribuer à l’organisation, à cause de sa position à propos d’Israël.

Il a ajouté qu’il était hypocrite de la part de Whitson de dire que l’organisation avait sollicité des particuliers en Arabie Saoudite, et non le gouvernement, car la richesse à laquelle l’organisation faisait appel en Arabie Saoudite « ne pouvait être que l’apanage de l’élite saoudienne », et que l’élite est partie intégrante d’un régime et d’un système dont les violations des droits de l’homme sont notoires.

Whitson a violemment reproché à NGO Monitor et à Bernstein de ne pas lui avoir téléphoné pour vérifier les faits, affirmant que, s’ils l’avaient fait, ils auraient été informés de ce que, contrairement à l’impression donnée par leurs articles, HRW a abordé les violations des droits humains durant la visite de sa délégation.

Elle a discrédité NGO Monitor comme étant une « organisation de propagande ».

Steinberg a affirmé que les questions à ce sujet, adressées par son organisation à Whitson et au directeur de HRW, Kenneth Roth, par e-mail, sont restées sans réponse.

Whitson a rejeté l’impression laissée par le rapport de Arab News, selon lequel le travail de critique d’Israël de HRW avait été son argument "vendeur" en Arabie Saoudite, arguant que la presse de ce pays est censurée et qu’il est clair que l’action de HRW à Gaza était l’angle que les autorités de Gaza avaient voulu privilégier. 

Whitson a affirmé que, lorsqu’elle était en Arabie Saoudite, HRW avait rencontré des membres de la commission des droits de l’homme du gouvernement, et avait dîné en privé avec eux « exactement comme nous avons des dîners privés à Tel Aviv, Londres et New Delhi ».

Elle a dit que le groupe avait des donateurs saoudiens, mais que, conformément à la politique de son organisation, elle ne révélerait pas leur identité, ni ne préciserait le montant des sommes reçues lors de la récente visite au Royaume saoudien.

 

Herb Keinon

 

© Jerusalem Post

 

Mis en ligne le 15 juillet 2009, par M. Macina, sur le site upjf.org