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Israël (Société - mentalités)
Israël (boycott d')

La Grande-Bretagne a décrété un embargo partiel en raison de la guerre de Gaza, Barak Ravid
15/07/2009

13/07/2009


Haaretz


Texte anglais original : "
U.K. hits Israel with partial arms embargo over Gaza war"

Traduction française : Menahem Macina, pour upjf.org


Note aux responsables de sites et blogs: Cet article peut être librement reproduit, sous réserve de la mention - explicite et obligatoire - de son lien : http://www.upjf.org/union-europeenne/article-16785-122-4-grande-bretagne-decrete-embargo-partiel-en-raison-guerre-gaza-barak-ravid.html


La Grande-Bretagne a frappé Israël d’un embargo partiel, en refusant de fournir des pièces de rechange et d’autres équipements pour les navires d’attaque Sa’ar 4.5, parce qu’ils avaient participé à l’opération "Plomb Fondu" dans la bande de Gaza, au début de cette année.

Le ministère britannique des Affaires étrangères a porté ces sanctions à la connaissance de l’ambassade d’Israël à Londres, il y a quelques jours. Dans un télégramme confidentiel au ministère des Affaires étrangères à Jérusalem, l’ambassade a dit que la décision provenait de la forte pression exercée et par les membres du Parlement, et par des organisations de défense des droits de l’homme.

L’embargo est intervenu après un examen, annoncé il y a trois mois, par le gouvernement, de toutes les exportations de matériel militaire britannique à destination d’Israël. Au total, dit le télégramme, la Grande-Bretagne a passé en revue 182 licences d’exportation d’armes à destination d’Israël, dont 35 pour la marine israélienne. Mais il a finalement été décidé de n’annuler que cinq licences, toutes afférentes aux patrouilleurs Sa’ar 4.5. Les licences en question concernent apparemment les pièces de rechange pour l’armement du bateau.

Les Britannniques ont dit que l’embargo a été imposé parce que ces navires ont participé à l’opération "Plomb Fondu". Ce faisant, affirment les Britanniques, ils ont enfreint les accords de sécurité entre la Grande-Bretagne et Israël, qui indiquent quelles utilisations peuvent être faites des équipements britanniques.

La semaine dernière, les ministres britanniques des Affaires étrangères et de la Défense ont informé les firmes concernées qu’elles devraient mettre fin aux contrats projetés de fourniture d’armement destiné à la marine israélienne.

Depuis l’opération de Gaza, les Parlementaires britanniques et les organisations non gouvernementales avaient tenté de persuader Londres d’imposer un embargo total sur les armes à destination d’Israël, mais le gouvernement britannique avait rejeté cette demande.

En février, Amnesty International a publié un rapport sur les ventes d’armes à Israël, dans lequel il soulignait le rôle de la Grande-Bretagne dans la fourniture de moteurs pour 450 drones. Selon Amnesty, Israël utilise ces drones pour procéder à des assassinats à Gaza. Ce rapport a conduit l’organisation palestinienne Al-Haq à intenter un procès au gouvernement britannique, au motif que les ventes d’armes britanniques facilitent des opérations israéliennes à Gaza.

En avril, le ministre [britannique] des Affaires étrangères, David Miliband, a informé le Parlement que la Grande-Bretagne réexaminerait toutes ses exportations militaires à destination d’Israël, à la lumière de l’opération "Plomb Fondu". Un haut fonctionnaire du ministère israélien des Affaires étrangères a indiqué que, depuis lors, l’attaché militaire britannique en Israël avait demandé des informations sur l’utilisation qu’Israël avait faite, durant l’opération "Plomb Fondu", de divers types d’équipements britanniques.

Les fonctionnaires du ministère des Affaires étrangères ont affirmé que seul un faible pourcentage des importations de matériels liés à la défense proviennent de Grande-Bretagne. Selon des données fournies par le ministère britannique du Commerce, ces ventes se montent à 20 millions de livres, environ 130 millions de NIS [nouveau shekel israélien].

On ne s’attend pas à ce que l’embargo britannique ait quelque impact sur les capacités opérationnelles de la marine [israélienne]. Toutefois, il a une grande signification politique, et pourrait encourager d’autres pays à interrompre leurs exportations militaires à destination d’Israël. Le prochain à lui emboîter le pas sera très probablement la Belgique, qui vend à Israël des équipements pour disperser des manifestations.

En réaction, l’ambassade britannique à Tel Aviv a publié la déclaration suivante :

"Le 21 avril 2009, le Secrétaire au Foreign Office a publié une Déclaration Ministérielle Ecrite concernant des exportations [de matériels] britanniques à destination d’Israël, qui ont pu être utilisés par les Forces de Défense israéliennes durant le conflit de Gaza. Cette déclaration précise que toutes les exportations sont sujettes à des contrôles sévères.

La déclaration stipule clairement le détail des composants britanniques de l’équipement qui peut avoir été utilisé durant l’opération "Plomb Fondu". L’équipement britannique n’a pas été exporté pour être utilisé spécifiquement dans l’opération "Plomb Fondu", et les licences d’exportation ont été délivrées sur la base des éléments dont nous disposions, à l’époque où elles ont été accordées. Les futures décisions tiendront compte de ce qui s’est produit dans le récent conflit. Nous n’accordons pas de licences d’exportation lorsqu’il existe un risque certain que des armes soient utilisées pour des agressions extérieures, ou une répression intérieure.

Nous ne croyons pas que la situation actuelle au Moyen-Orient s’améliorerait en imposant un embargo sur les armes à destination d’Israël. Israël a le droit de se défendre et est confronté à de réelles menaces sécuritaires.

Ceci étant dit, nous exhortons toujours Israël à agir avec retenue, et nous avons soutenu la déclaration de la présidence de l’Union Européenne, qui a qualifié de « disproportionnées » les actions israéliennes durant l’opération Plomb Fondu."

 

Barak Ravid


© Haaretz

 

Mis en ligne le 13 juillet 2009, par M. Macina, sur le site upjf.org


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Voir aussi  le communiqué de Reuters, reproduit ci-après :

 

After Gaza war, UK cuts some arms sales to Israel

 

13 Jul 2009 07:52:49 GMT

Source: Reuters

By Dan Williams

JERUSALEM, July 13 (Reuters) - Britain has cancelled the planned sale of some military components to Israel following an export review prompted by the December-January war in the Gaza Strip, an Israeli official said on Monday.

London cancelled five out of 182 licensed British arms exports to Israel, the official said, all involving equipment for the Saar 4.5 class Corvette, a naval vessel that took part in the offensive which killed more than 1,400 Palestinians.

British Foreign Minister David Milliband announced the review in April after some legislators pressed for an arms embargo on both Israel and the Hamas Islamists ruling Gaza.

British exports of sensitive products that are for military use or that can have both civilian or military applications need a licence. Britain says it will not grant a licence if there is a clear risk of exports being used either for internal repression or for external aggression.

The cancelled sales were first reported in Israel’s Haaretz newspaper, which described the move as a "partial arms embargo". But in a preliminary response, the British embassy in Tel Aviv said there had been no change in policy.

"We do not believe that the current situation in the Middle East would be improved by imposing an arms embargo on Israel," the embassy said in a statement.

It did not elaborate on whether arms sales had been cancelled, but said: "Future decisions will take into account what has happened in the recent conflict."

Israel has weathered international censure over the civilian toll of the Gaza war, arguing that Hamas provoked the violence by firing rockets at civilian communities across the border. Thirteen Israelis were killed during the 22 days of fighting.

Israel’s Defence Ministry had no immediate comment. Foreign Minister Avigdor Lieberman brushed off the Haaretz report.

"Israel has known many cases of embargo in the past," he told Israel Radio. "We always knew how to get by, and there is no need to get excited about this." (Editing by Matthew Jones)

 

© Reuters

Mis en ligne le 13 juillet 2009, par M. Macina, sur le site upjf.org