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Post-sionisme

"Le sionisme: une idéologie dépassée : Le postsionisme" (Akadem)
17/07/2009

Cette notice est l’un des 4 documents de référence, indiqués par Akadem, pour illustrer la conférence donnée par Ilan Greilsammer, Elie Barnavi, Denis Charbit, etc., et qui peut être consultée sur le site de Akadem [*].

[*] Voir "Les chemins de la paix - Sionismes pluriels", (janvier 2009).

 

Texte repris du site Akadem.

 

Le post-sionisme (ou post-sionisme) désigne généralement le mouvement politique dont le principe est de considérer le sionisme comme une idéologie dépassée ou caduque.

 

Benny Morris est l’un des chefs de file du mouvement des "nouveaux historiens". Il est l’auteur de La naissance du problème des réfugiés palestiniens (1987).

 

L’idée centrale du post-sionisme

Le mouvement post-sioniste est avant tout un courant de pensée mené par des historiens (dits "Nouveaux historiens") et sociologues. Il a émergé dans les années 1980.

La thèse principale du post-sionisme est de considérer qu’Israël est devenu un fait incontournable, dont l’existence n’est plus remise en question, contrairement à la thèse officielle de l’État en danger permanent. Il est donc essentiel de revoir la politique nationale, régionale, et internationale, à partir de cette nouvelle donnée. Ainsi, selon les penseurs de ce mouvement, il est grand temps pour Israël de permettre la création d’un Etat palestinien indépendant et d’établir une paix durable, mais aussi de se poser la question d’une redéfinition de l’identité israélienne.

Ce mouvement vise aussi à montrer que l’établissement et la création de l’Etat d’Israël ne se sont pas passés [de la manière dont] on tend à le dire dans les manuels scolaires. Il est fondé sur un travail de recherche à partir des archives de l’armée israélienne. L’ouvrage de référence de Benny Morris, The Birth of the Palestinian Refugee Problem, est généralement considéré comme celui qui ouvre le débat de la "nouvelle histoire". Certains de ces historiens ont pu défendre des thèses antisionistes.


Une volonté de changement face à un monde postmoderne

Les penseurs post-sionistes observent que les mutations sociales qui ont eu lieu depuis la création de l’Etat d’Israël sont immenses et que le système en place n’est plus opératoire, qu’il est en décalage par rapport à une société désormais ouverte sur le monde et aux modes d’organisation "post-modernes".

C’est une véritable critique post-moderne de l’État, considérant qu’un État-nation qui offrirait un statut privilégié à l’une de ses composantes ethniques ou nationales, ne pourrait pas être en même temps une véritable démocratie garantissant le principe d’égalité à tous ses citoyens. C’est ainsi l’idée d’un Etat juif qui est remise en question. Les défenseurs de cette thèse considèrent qu’Israël devrait s’engager dans un processus de redéfinition de sa propre identité, conçue non plus comme un État uniquement juif ou sioniste, mais comme un État de tous ses citoyens.

 

Source : www.cairn.info/revue-mouvements-2004-3-page-49.html

 

© Akadem

 

Mis en ligne le 17 juillet 2009, par M. Macina, sur le site upjf.org