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Israël (Société - mentalités)
Sionisme

"V. Jabotinsky, leader du nationalisme juif radical, fondateur du mouvement sioniste révisionniste"
17/07/2009

Cette notice est l’un des 4 documents de référence, indiqués par Akadem, pour illustrer la conférence donnée par Ilan Greilsammer, Elie Barnavi, Denis Charbit, etc., et qui peut être consultée sur le site de Akadem [*].

[*] Voir "Les chemins de la paix - Sionismes pluriels", (janvier 2009).

 

Titre complet : "Vladimir Jabotinsky (1880-1940), leader du nationalisme juif radical, fondateur du mouvement sioniste révisionniste".


Leader du mouvement sioniste, Zeev Vladimir Jabotinsky est également le fondateur de la Légion juive, bataillon de volontaires juifs ayant servi dans lesrangs de l’armée britannique durant la Première Guerre mondiale. Journaliste et écrivain à ses débuts (il a écrit en hébreu, russe, yiddish, anglais, français et italien), Jabotinsky est un soldat ainsi qu’un orateur reconnu.

Mais dans la mémoire collective, l’image de Jabotinsky reste celle du chef incontesté du sionisme nationaliste intransigeant.

Né à Odessa, Vladimir Jabotinsky n’a pas grandi dans une atmosphère juive traditionnelle mais néanmoins dans l’amour de la langue hébraïque. Journaliste à ses débuts dans des revues littéraires russes, Jabotinsky écrit plus tard en yiddish puis en hébreu. Il insiste sur l’importance de l’apprentissage de l’hébreu qu’il considère comme un élément essentiel de l’édification de la nation.

A la suite du pogrom de Kichinev en 1903, Jabotinsky se lance dans l’action sioniste. II rejoint alors la rédaction du bulletin sioniste de langue russe Razsviet, et ses articles font sensation par l’éloquence vibrante et le sens polémique qui les animent. Fervent militant, il organise des unités d’autodéfense, destinées à répondre aux nombreux pogroms qui sévissent alors en Russie.

Alors que les sionistes socialistes encouragent les juifs à combattre pour leurs droits civiques en tant que juifs dans leur pays d’origine, Jabotinsky se montre sceptique quant aux voies de l’émancipation et soutient que, pour les juifs, la délivrance passe par l’autodéfense juive, épicentre de la philosophie sociopolitique de Jabotinsky, à la fois impératif de survie et expression de la fierté et de la confiance en soi.

Durant la Première Guerre mondiale, il conçoit l’idée d’une force de défense juive, la Légion juive, dont il partagera le commandement avec Joseph Trumpeldor.

En 1920, il est à la tête des groupes d’autodéfense à Jérusalem, lors des troubles entre Arabes et Juifs. Les Anglais le condamnent à 15 ans de forteresse à Acco. Devant l’indignation générale, il est libéré le 8 juillet 1920.

En 1921, Jabotinsky est élu membre de l’Organisation sioniste mondiale, mais en 1922 les Britanniques cèdent la Transjordanie à l’émir Abdallah Ibn Hussein (grand père du roi Hussein). Jabotinsky s’insurge contre la direction sioniste qui s’est inclinée devant la décision britannique. En 1923 il prend ses distance par rapport à l’Organisation sioniste.

Partisan de l’établissement d’un État juif sur les deux rives du Jourdain et de la lutte armée, Jabotinsky exige qu’une discussion sur le "but final du sionisme" soit mise à l’ordre du jour du 17ème Congrès sioniste. N’y parvenant pas, il démissionne du Congrès sioniste et créé l’Union mondiale des sionistes révisionnistes, fédération sioniste révisionniste et indépendante qui privilégie la lutte nationale et territoriale : fondée sur la "révision" des relations entre le mouvement sioniste et la Grande-Bretagne, cette fédération remet activement en cause la politique britannique et réclame ouvertement l’autodétermination, c’est-à-dire la création d’un Etat juif.

En 1936-1939, les troubles ensanglantent la Palestine britannique. Jabotinsky exige une opposition active contre les groupes armés arabes. La Haganah refuse. II crée alors l’Irgoun Tzevai Leoumi ("Organisation Militaire Nationale") qui rompt avec la Haganah.

La guerre de 1939-1945 le prend au dépourvu. Il souhaite créer une armée juive, mais il meurt subitement, à New York, en 1940. En 1964, son corps est transporté à Jérusalem et il est inhumé sur le Mont Herzl. De nombreuses personnalités politiques se réclameront de l’héritage de Jabotinsky. Parmi elles, Menahem Begin, qui signa le traité de paix avec l’Egypte.


Source:
Department for Jewish Zionist Education

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© upjf.org

 

Mis en ligne le 17 juillet 2009, par M. Macina, sur le site upjf.org