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Israël (Société - mentalités)
Israël (histoire moderne d')

"David Ben Gourion 1886-1973, Sa vie, sa pensée, ses espoirs" (Akadem)
18/07/2009

Cette notice est l’un des 4 documents de référence, indiqués par Akadem, pour illustrer la conférence donnée par Ilan Greilsammer, Elie Barnavi, Denis Charbit, etc., et qui peut être consultée sur le site de Akadem [*].

[*] Voir "Les chemins de la paix - Sionismes pluriels", (janvier 2009).

 

17/07/09

Texte repris du site Akadem


Admiré et critiqué, cet homme est à l’origine de la réalisation politique de l’Etat d’Israël. Les obstacles sont fort nombreux, les déceptions aussi, mais, pendant toute sa vie, Ben Gourion reste dévoué à la cause sioniste.


David Ben Gourion (1886-1973)

1886-1935 De la diaspora vers la Palestine

Très jeune, David Grün (né en 1886 à Plonsk en Pologne), devient sioniste, membre de Poalei Zion. Il arrive en Palestine en 1906, travaille comme ouvrier agricole, prend le nom de Ben Gourion et milite pour la création d’un Etat. Sa position au sein de son parti socialiste était pragmatique. Pour lui, ce qui compte c’est d’abord le sionisme, avant le socialisme. Afin de préparer l’avènement de l’Etat, il aide à créer la Histadrout (organisation syndicale) en 1920 et le Mapaï (le parti des travailleurs d’Eretz Israël) dont il est le premier président dès 1930. Il aspire à une force politique et sécuritaire pour assurer la lutte pour l’indépendance juive, et appelle à un peuplement massif et à un combat diplomatique pour établir un Etait qui soit une « lumière pour les nations ».


1935-1948 Rassembler le Yichouv – Ben Gourion architecte de l’Etat

Dans le contexte pré-étatique, les tensions entre les tendances sionistes étaient fortes. Ben Gourion, le leader de la majorité, doit convaincre à gauche et à droite pour faire avancer les efforts politiques en vue d’un Etat. En 1935 il est élu chef de l’Agence juive. Il soutient, avec Chaïm Weizmann et Moshé Sharett, le plan Peel de partage de la terre bien qu’il n’offre aux juifs qu’une petite portion du pays. Il voulait fonder un Etat juif à tout prix, quitte à faire des compromis. Ainsi, il organise le conseil de Baltimore avec les Etats-Unis en 1942, vu que les Britanniques limitaient l’immigration juive en Palestine. Pendant cette période, il comprend qu’il faut à la fois aider les Britanniques contre les Nazis et les combattre pour obtenir l’indépendance.

 

1948-1963 Le rêve se réalise – Ben Gourion premier ministre de l’Etat d’Israël

Le 14 mai 1948, Ben Gourion proclame la création de l’Etat Juif qu’il dirige pendant la guerre et jusqu’à 1963 (avec discontinuité). Face à de multiples défis il crée une force militaire unitaire (qui devient Tsahal), et prône l’Etatisme et le fusionnement des immigrants dans le nouveau pays. Ses échecs à peupler le Néguev et à établir la paix et l’unité nationale le poussent à quitter le gouvernement et à vivre à Sdé Boker, dans le désert du Néguev jusqu’à sa mort en 1973.

Source : Le site de la Knesset

 

David Ben Gourion, Citations d’un leader

 

Première rencontre à l’Elysée entre Ben Gourion et Charles de Gaulle, 14 juin 1960


 

« Nous devons aider les Britanniques à combattre l’Allemagne comme si le Livre Blanc n’existait pas et nous devons combattre les Britanniques comme si la guerre n’existait pas. »

« Si j’étais un leader Arabe, je ne signerais jamais un accord avec Israël. C’est normal ; nous avons pris leur pays. Il est vrai que Dieu nous l’a promise, mais comment cela pourrait-il les concerner ? Notre dieu n’est pas le leur. Il y a eu l’antisémitisme, les Nazis, Hitler, Auschwitz, mais était-ce leur faute ? Ils ne voient qu’une seule chose : nous sommes venus et nous avons volé leurs terres. Pourquoi devraient t-ils accepter cela ? »

(David Ben Gourion cité par Nahum Goldmann, dans Le Paradoxe Juif, page 121).

En 1948, il convainc la direction sioniste de soutenir le programme de partage approuvé par les Nations Unies le 19 novembre 1947. Dans ses mémoires, il écrit sur cette période :

« Très tôt le matin, je suis arrivé à Jérusalem et je vis la ville exultant de joie et heureuse. On dansait dans les rues, et une foule nombreuse était réunie dans la cour de la maison de l’Agence.

Pour dire la vérité, je n’éclatai pas de joie. Non parce que je n’appréciais pas la décision des Nations Unies, mais parce que je savais ce qui nous attendait, la guerre avec toutes les armées des populations arabes ».


 

« Si nous ne supprimons pas le désert, le désert nous supprimera. »

 

 

Source : http://www.shalom-magazine.com/

 

© Akadem

 

Mis en ligne le 17 juillet 2009, par M. Macina, sur le site upjf.org