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Brèves de l’UPJF N° 193 du 17 juillet 2009
18/07/2009

17/07/09

Union des Patrons et des Professionnels Juifs de France

 

LES BREVES DE L’UPJF

N° 193 du 17 juillet 2009

 

LES ACTIVITES DE L’UPJF

 

*      Verdict Halimi : Lettre ouverte au Président de la République, aux Représentants de la Nation, au Ministre de la Justice, et à tous les Citoyens

L’UPJF est indignée par la faiblesse des condamnations et la légèreté des peines prononcées à l’encontre des barbares qui ont torturé Ilan Halimi.

La justice française avait une occasion importante de rappeler qu’il y a des principes fondamentaux avec lesquels on ne transige pas.

La justice française avait l’occasion de rappeler des valeurs morales qui fondent l’éthique républicaine et humaine.

La justice française avait l’occasion de démontrer sa fermeté à l’égard d’une frange de la population qui n’a aucun repère digne de la civilisation française. (Lire la suite)

 

*      Hommage à Monsieur Le Bâtonnier de Paris et à Pierre Masse

 

L’UPJF rend hommage au Bâtonnier de l’Ordre des Avocats de Paris, Maître Christian Charrière-Bournazel qui a fait apposer dans les couloirs du Palais de Justice de Paris un médaillon en l’honneur de Pierre Masse.

 

Après que son grand père David Masse, Bâtonnier du barreau de Strasbourg en 1870 eut quitté l’Allemagne pour demeurer français, Pierre Masse, Docteur en droit, devint Avocat, et s’imposa comme premier secrétaire à la Conférence du Stage, le prestigieux concours d’éloquence du Barreau de Paris.

(Lire la suite) 

 

*      Opérations Boycotts : jusqu’où ira  l’indifférence des pouvoirs publics ?

 

Ø  Opération COFIROUTE distribution de tracts pour le boycott des produits israéliens

Ø  Opération SEPHORA : opération de boycott des produits israéliens par le CAPJPO chez SEPHORA Champs-Elysées hier à 19h30. La police s’est rendue sur place mais n’a semble-t-il interpellé personne. Le service presse de SEPHORA contacté par nos soins ne désire pas communiquer à ce sujet.

On attend la réaction des pouvoirs publics, le boycott étant interdit par la loi.

 

 L’UPJF sur les Ondes

 

Dimanche 19  Juillet Claude BAROUCH interviendra en direct  sur Radio J (94.8 FM).

FRANCE

*    Un maire français condamné pour le boycott de produits étrangers

16.07.09

STRASBOURG (Reuters) - La Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) confirme la condamnation d’un ancien maire du Nord prononcée par la justice française, pour un appel au boycottage de produits israéliens lancé en 2002.

L’ancien maire communiste de Seclin Jean-Claude Willem contestait devant la CEDH de Strasbourg sa condamnation à 1.000 euros d’amende, prononcée le 11 septembre 2003 par la cour d’appel de Douai pour "discrimination envers un Etat étranger".

Il avait annoncé en octobre 2002 qu’il souhaitait interdire les produits israéliens dans les services de restauration de la ville pour protester contre la politique d’Ariel Sharon, alors Premier ministre d’Israël, vis-à-vis du peuple palestinien.

"Le requérant n’a pas été condamné pour ses opinions politiques mais pour une incitation à un acte discriminatoire", estime la CEDH dans un arrêt rendu par six voix contre une.

"En sa qualité de maire, il se devait, notamment, de conserver une certaine neutralité" et faire preuve d’un "devoir de réserve dans ses actes lorsque ceux-ci engageaient la collectivité", ont dit les juges.

La juridiction du Conseil de l’Europe note par ailleurs que l’amende infligée n’était "pas disproportionnée au but poursuivi".

Gilbert Reilhac, édité par Clément Guillou

 

ISRAEL

 

On en parle peu…, on n’en parle pas.

Il est toujours prisonnier

 

 

*    Pas de 14 juillet sans Guilad

www.israel-infos.net 15.07.2009 

 

Israël a refusé la demande faite mardi par le consulat français de Jérusalem-est de laisser rentrer à Gaza 15 diplomates, pour y célébrer, en ce 14 juillet, la "fête de la Bastille", indiquant qu’il est "inconcevable de commémorer le jour marquant la liberté et les droits de l’Homme, alors que Guilad Shalit - de nationalité française - y est détenu sans qu’aucun de ses droits les plus élémentaires ne lui soient accordés".

Le ministère des Affaires étrangères a exprimé son étonnement face à cette demande, alors qu’au cours de la même célébration, dans la demeure de l’ambassadeur de France en Israël, Jean Michel Casa avait souligné la nécessité absolue de tout mettre en œuvre pour libérer Shalit.

Un responsable de la diplomatie israélienne a pour sa part affirmé qu’il s’agissait d’une nouvelle provocation du Consulat français de Jérusalem-est, qui savait pertinemment que cette autorisation - par ailleurs non déposée dans les délais réglementaires - serait refusée, mais "qui a intérêt à faire passer Israël comme un élément empêchant le bon déroulement de la fête nationale française".

 

*    Al-Jazira interdite d’émission depuis la Cisjordanie

L’Autorité palestinienne a annoncé mercredi qu’elle suspendait les opérations en Cisjordanie de la chaîne satellitaire Al-Jazira, accusée de parti pris en faveur du Hamas dans sa couverture des Territoires palestiniens. Lire la suite l’article

Selon un responsable palestinien ayant requis l’anonymat, la décision a été prise par Mahmoud Abbas. Le président de l’Autorité palestinienne a été scandalisé par une émission d’Al-Jazira lors de laquelle un de ses anciens rivaux au Fatah, Farouk Kaddoumi, l’a accusé d’avoir joué un rôle dans la mort de Yasser Arafat, en 2004, selon cette source.

Le ministère palestinien de l’Information accuse la chaîne basée au Qatar de favoriser le Hamas, rival du Fatah, dans la lutte de pouvoir entre les deux factions palestiniennes.

Il a indiqué mercredi que l’Autorité palestinienne poursuivrait Al-Jazira en justice, et que la chaîne, très regardée dans les Territoires palestiniens, n’émettrait plus -ni en arabe ni en anglais- depuis la Cisjordanie dans l’attente de la décision de justice.

"Nous regrettons cette décision, que nous considérons comme une violation de la liberté d’expression et de la liberté de la presse dans ce pays", a réagi Walid Al Omary, chef du bureau d’Al-Jazira à Jérusalem. L’Association de la presse étrangère s’est, elle, déclarée "profondément préoccupée" par cette décision.

Depuis la Bande de Gaza, le porte-parole du Hamas Fawzi Barhoum a accusé le gouvernement du Hamas d’essayer de faire taire les médias et de "couvrir ce qui se passe en Cisjordanie". AP

 

*    Les noms arabes des localités israéliennes seront gommés

AFP – le point.

Le gouvernement de Benyamin Netanyahou a décidé d’effacer les noms arabes des localités israéliennes sur les panneaux indicateurs

Le ministère israélien des Transports a annoncé lundi qu’il allait effacer les noms arabes des localités israéliennes sur les panneaux indicateurs pour garder uniquement le terme hébreu. Jérusalem ne sera plus écrit en arabe que par la transcription du mot hébreu Yerushalayim sans qu’il n’y ait plus mention du terme arabe usuel d’Al-Qods (la Sainte), aujourd’hui accolé. Dans la signalisation en anglais, Jerusalem , devient Yerushalayim , Nazareth , la principale ville arabe, devient Natzrat , Jaffa près de Tel-Aviv devient Yafo , et Safed en Galilée devient Tzfat.

"Le ministre Israël Katz a pris cette décision qui sera progressivement appliquée, la tâche en étant confiée au service des Travaux publics", a précisé à une porte-parole du ministère. Dans une déclaration au quotidien à grand tirage Yediot Aharonot , ce ministre du Likoud (droite), parti du Premier ministre Benyamin Netanyahou, a présenté cette mesure comme une réponse au refus des Palestiniens de désigner des localités israéliennes par leur nom en hébreu. "Dans les cartes palestiniennes les noms des localités israéliennes ont souvent encore leur noms arabes, d’avant la guerre de 1948", a-t-il déclaré. Il a précisé que le changement des noms ne porterait pas sur des localités palestiniennes en Cisjordanie, sous administration de l’Autorité palestinienne.

Déjà en 1949, des centaines de noms d’origine biblique avaient été attribués aux nouvelles localités israéliennes construites à l’emplacement de villages arabes détruits. Le Premier ministre de l’époque David Ben Gourion écrivait alors : "Nous devons écarter les noms arabes pour des raisons politiques, de même que nous ne reconnaissons pas politiquement aux Arabes le droit de posséder le pays". En janvier 1968, le gouvernement d’union nationale sous direction travailliste de l’époque avait décidé que la Cisjordanie serait désormais dénommée Judée-Samarie.

 

MONDE

*        Une délégation du Hamas en Suisse

Sources: actu.co.il - mardi 14 juillet 2009, ATS, lematin.ch, AFP, letemps.ch - mercredi 15 juillet 2009

 

D’après le quotidien en langue arabe Al Quds al Arabi, paraissant à Londres, un des membres du bureau politique du Hamas, Mahmoud al Zahar, s’est rendu en Suisse le mois dernier en compagnie d’autres dirigeants de l’organisation terroriste.

Selon une source qui a tenu à garder l’anonymat, cette visite aurait eu lieu à la demande des autorités suisses qui souhaitaient débattre avec eux d’un certain nombre de questions dont, bien entendu, le conflit israélo-palestinien.

Israël a demandé des explications à la Suisse après la réception par les autorités helvétiques de cette délégation.

«Cette organisation terroriste, le Hamas, est en guerre non seulement contre Israël, mais aussi contre l’Autorité palestinienne et l’Egypte. En recevant officiellement une délégation du Hamas, la Suisse ne se range pas du côté de ceux qui préconisent la modération, commente Ygal Palmor, porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères. Le Hamas est toujours considéré comme une organisation terroriste par l’Union européenne, même si la Suisse n’est pas membre de l’UE», a ajouté Ygal Palmor.

Selon un haut responsable israélien qui a requis l’anonymat, «de nombreux pays arabes, notamment le Maroc, l’Algérie et divers pays du Golfe refusent des visas d’entrée sur leur territoire aux dignitaires du Hamas depuis que celui-ci a pris le contrôle de la bande de Gaza» à la faveur d’un coup de force contre le Fatah du président palestinien Mahmoud Abbas en juin 2007.

Cette visite amorce ainsi un nouveau refroidissement dans les relations diplomatiques entre les deux pays. Le 19 avril dernier, Israël avait rappelé son ambassadeur, Ilan Elgar, pour consultations afin de marquer son mécontentement, à la suite de la rencontre entre le président iranien Mahmoud Ahmadinejad et son homologue suisse Hanz Rudolf Merz, en marge de la conférence de Durban II à Genève (voir Newsletter N° 904).

Selon l’agence Chine Nouvelle, qui cite une source à Gaza, Mahmoud al-Zahar, désigné en mai membre du bureau politique du Hamas, a récemment visité plusieurs pays européens accompagné d’une délégation de la formation. Cette tournée visait à promouvoir la position générale du Hamas.

Contrairement à l’Union européenne et les Etats-Unis, la Suisse ne considère pas ce mouvement comme une organisation terroriste.

 

*    Hillary Clinton fait monter la pression sur Téhéran

Florentin Collomp, envoyé spécial à New York LE FIGARO

La secrétaire d’État américaine a prévenu l’Iran mercredi que la «fenêtre d’opportunité» pour un dialogue avec les États-Unis ne «resterait pas ouverte indéfiniment».

«Nous restons prêts à discuter avec l’Iran, mais l’heure de passer à l’action a sonné», prévient Hillary Clinton. Tout en gardant la main tendue, Washington durcit le ton face au régime de Téhéran. «La fenêtre d’opportunité ne restera pas ouverte indéfiniment», a mis en garde la secrétaire d’État, mercredi, lors d’un discours sur la politique étrangère des États-Unis prononcé dans la capitale avant de partir pour une tournée en Asie.

La semaine dernière, Barack Obama avait donné à l’Iran jusqu’au mois de septembre, lors de la prochaine Assemblée générale des Nations unies, pour accepter des négociations sur le nucléaire. Les Occidentaux estiment que l’Iran cherche à gagner du temps pour avancer dans sa préparation d’une bombe nucléaire.

«Nous n’hésiterons pas à nous défendre»

Après la répression des manifestations postélectorales, «déplorable et inacceptable», selon Clinton, l’Administration Obama maintient son appel au dialogue. La secrétaire d’État prend acte des critiques à l’égard de cette realpolitik restée jusqu’à présent lettre morte, taxée par certains aux États-Unis de «faiblesse» ou de «naïveté», voire perçue comme «une façon d’acquiescer» à la répression. Mais elle souligne que la démarche d’isolement de l’Administration Bush n’avait pas freiné non plus la marche iranienne vers l’arme nucléaire.

«Ni le président ni moi-même ne nous faisons d’illusion sur le fait qu’un dialogue direct avec l’Iran garantira le succès, souligne-t-elle. Mais nous comprenons aussi l’importance qu’il y a à essayer de dialoguer avec l’Iran et à offrir à ses dirigeants un choix clair : ou bien devenir un membre responsable de la communauté internationale ou bien continuer sur la voie de l’isolement.» Plus généralement, Hillary Clinton précise que l’appel au dialogue avec les régimes ennemis des États-Unis ne doit pas être pris pour de la faiblesse.

«Nous n’hésiterons pas à nous défendre et à défendre nos alliés, vigoureusement si nécessaire, avec l’armée la plus puissante du monde. Ce n’est pas une option que nous souhaitons, ni une menace. C’est une promesse au peuple américain.»

 

*  Al-Qaida cible les Chinois en Afrique du Nord

Thierry Oberlé LE FIGARO

 

Des forums islamistes algériens menacent Pékin de représailles contre ses ressortissants après la répression menée par le pouvoir chinois contre les Ouïgours musulmans du Xinjiang.

À défaut de pouvoir renverser le pouvoir algérien, al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI) conserve une capacité de nuisance considérable. Début juin, le groupe terroriste a exécuté un otage britannique capturé quelques semaines plus tôt par sa branche saharienne aux confins du désert algéro-malien. Puis, le 17 juin, l’AQMI a tué au moins 18 gendarmes dans l’embuscade d’un convoi de cinq voitures sur un grand axe routier dans la région de Bordj Bou Arreridj, à l’est d’Alger, soit l’attentat le plus meurtrier de l’année. Les forces de sécurité venaient d’escorter des employés chinois travaillant sur un chantier de la future autoroute qui va traverser l’Algérie d’est en ouest, de la frontière tunisienne à la frontière marocaine. Ce jour-là, les islamistes ne visaient pas le groupement chinois Citic-CRCC, chargé de construire à moindre frais et dans les meilleurs délais le nouveau réseau routier d’un pays riche en pétrodollars. Ils ne font même pas mention de l’entreprise dans leur communiqué de revendication.

Attirer l’attention internationale

La crise dans la province chinoise du Xinjiang modifie aujourd’hui la donne. Jusque-là épargnés, les dizaines de milliers de ressortissants chinois qui vivent en Algérie pourraient devenir des cibles, à l’instar des Occidentaux. Selon des forums de sites en ligne islamistes, al-Qaida menacerait de représailles les intérêts de Pékin dans l’ensemble de l’Afrique du Nord.

À Alger, la menace est prise très au sérieux. L’AQMI diversifie en effet depuis un an ses actions. Le mouvement armé oriente toujours ses attaques contre les représentants de l’État algérien - qu’ils soient militaires, policiers ou gardes communaux - mais il cherche en parallèle, sous l’influence des idéologues d’al-Qaida, à attirer l’attention internationale.

En dépit de mesures de sécurité draconiennes, la communauté des expatriés européens a été touchée à plusieurs reprises ces dernières années. Les principales sociétés françaises présentes sur le marché algérien ont organisé un système de protection de leur personnel, et elles conseillent aux familles de leurs salariés d’éviter de s’exposer.

Fort d’un millier d’hommes environ, l’AQMI n’a plus l’envergure qu’avaient les Groupes islamiques armés (GIA) à la fin des années 1990. Il se structure à partir de maquis confinés dans les montagnes à l’est d’Alger, qui disposent de réseaux d’appui logistique dans les villes et de sources d’approvisionnement en armes via le Sahel.

Officiellement, plus de 30 000 Chinois sont installés sur le sol algérien. Une grande partie d’entre eux travaille dans le secteur du bâtiment, les entreprises chinoises ayant raflé la plupart des contrats de construction de programmes immobiliers créés dans l’urgence par l’État pour résorber la crise du logement. De nombreux Chinois ont également pris pied dans le petit commerce. Des boutiques de produits made in China tenues par des Asiatiques s’installent peu à peu dans les quartiers de commerce informel des grands centres urbains, sous le regard surpris d’Algériens qui découvrent leurs immigrés.

 

*  Pékin veut s’éviter les foudres des pays musulmans

Arnaud de La Grange, correspondant à Pékin LE FIGARO


La répression menée par Pékin contre les Ouïgours musulmans pourrait exposer les milliers de Chinois installés en Afrique. Mais les menaces des islamistes font aussi le jeu des autorités chinoises qui rêvent d’établir des liens entre al-Qaida et la minorité séparatiste.

Jusqu’à présent, la Chine était spectatrice des malentendus entre le monde arabo-musulman et les pays occidentaux, voire du bras de fer violent avec la mouvance de l’islam radical. Et voilà qu’une simple émeute - même meur­trière - dans les confins du Grand Ouest plonge Pékin dans la mêlée.

Influent journal chinois de Singapour, le Zaobao écrivait mercredi que cette tension avec le monde islamique était une «donnée diplomatique nouvelle et importante» sur laquelle les dirigeants chinois allaient devoir se pencher sérieusement. Et faisait remarquer que l’on n’est plus dans la configuration tibétaine de l’an dernier. Ce n’est plus en effet avec une intelligentsia occidentale fascinée par le sourire du dalaï-lama, mais avec une «rue» musulmane prompte à s’enflammer quand les «frères» sont opprimés que la Chine peut craindre une montée des tensions.

À Pékin, on a, semble-t-il, bien compris le risque. La diplomatie chinoise a appelé mardi les pays musulmans à la compréhension. «Nous espérons que les pays musulmans concernés et les musulmans sont en mesure de reconnaître la véritable nature des événements du 5 juillet à Urumqi», a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Qin Gang, selon qui les émeutes «visaient à saboter la Chine et son unité ethnique».

L’Iran et la Turquie protestent

Dans le monde musulman, les réactions officielles ont été rares, à l’exception notable de l’Iran et de la Turquie. L’agence iranienne Irna a rapporté que le ministre iranien des Affaires étrangères Manouchehr Mottaki avait appelé son homologue chinois pour exprimer «la préoccupation des pays islamiques». Des mollahs importants ont aussi condamné les excès de la répression chinoise contre les Ouïgours.

Risque d’amalgame

Mais surtout, après des propos initiaux très mesurés de la diplomatie turque, Ankara est monté sérieusement en gamme devant la colère de son opinion publique. Le premier ministre Erdogan est allé jusqu’à parler de «génocide» des Ouïgours turcophones. Il s’est aussi dit prêt à accorder un visa à la bête noire de Pékin, la dissidente ouïgoure Rebiya Kadeer, qui vit en exil aux États-Unis et que la Chine accuse d’avoir fomenté les émeutes d’Urumqi. L’Organisation de la conférence islamique (OCI) a, de son côté, déploré «l’usage disproportionné de la force» par la Chine au Xinjiang. Dans la rue arabe et musulmane, il n’y a pas eu de grands débordements, même si des drapeaux et des produits chinois ont été brûlés ici ou là. Une manifestation a ainsi été dispersée en Indonésie.

Restent les menaces d’al-Qaida. Pékin a donné des consignes de vigilance à ses centaines de milliers de ressortissants travaillant en Afrique et au Moyen-Orient. «Mais, dans le fond, les menaces proférées, non par al-Qaida “centrale”, mais par sa branche maghrébine, servent plutôt Pékin, estime un observateur. Cela donne du poids à ses affirmations de liens entre al-Qaida et les séparatistes ouïgours, jamais prouvés et très peu probables.» Après le 11 Septembre et la découverte de jeunes Ouïgours tentés par l’aventure afghane, Pékin a fait inscrire le Mouvement islamique du Turkestan oriental sur les listes noires du terrorisme.

Voyant la menace d’amalgame sémantique, la dissidente ouïgoure Rebiya Kadeer vient de condamner cet appel des djihadistes maghrébins, en affirmant que «les terroristes ne (devaient) pas prétexter des aspirations légitimes du peuple ouïgour, ni de la tragédie qui se joue au Turkestan oriental, pour perpétrer des actes terroristes à l’encontre d’intérêts chinois, qu’ils soient diplomatiques ou civils».

 

Votre livre pour les vacances : Les trésors étymologiques de la Bible, Bruno DRAY

Comparaisons étymologiques et consonantiques entre l’hébreu et sept langues contemporaines

Présentation de l’éditeur

Saviez-vous que le mot " Lune " dont la traduction hébraïque est LEVANA possède une étymologie commune avec le terme LaVaN (Genèse 49,12) qui signifie " Blanc " ? Ainsi, il est écrit " La lumière de la lune " (Isaïe 30, 26) pour évoquer l’astre qui éclaire l’obscurité de la nuit. Cette étude établit des rapprochements étymologiques et consonantiques entre les sept principales langues parlées dans le monde euro-méditerranéen à notre époque et l’hébreu antique mentionné dans la Bible. Elle démontre la portée universelle de la langue hébraïque en dévoilant une nouvelle facette du Livre Saint.

Texte fondateur des trois monothéismes, matrice originelle de la littérature et de l’art en Occident, source inépuisable d’images, de symboles, d’archétypes mais aussi de formes narratives ou poétiques, la Bible ne raconte pas seulement une Histoire : elle contient aussi l’origine même de notre langue. Autrement dit, elle représente, inspire, transmet bien au-delà de la croyance qu’elle affirme. Prenant en compte cette dimension et à l’instar de Victor Hugo qui, jadis mit " un bonnet rouge au vieux dictionnaire ", Bruno Dray met en œuvre une confrontation de la langue biblique avec les temps modernes qui pourrait bien modifier un jour les dictionnaires étymologiques des langues européennes.

Biographie de l’auteur

Bruno Dray est un passionné des mots, des langues et de l’étymologie. Auteur de manuels d’apprentissage de l’hébreu moderne et biblique, il a passé plusieurs années à creuser l’étymologie des mots de la Bible pour en comprendre le sens et apporter une nouvelle dimension au Texte. Cette étude a obtenu les félicitations de l’Unesco et a retenu l’attention du Collège de France et des Universités américaines Harvard, Columbia et Stanford.


© upjf.org

 

Mis en ligne le 17 juillet 2009, par M. Macina, sur le site upjf.org