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Désinformation médiatique à propos de l’éviction [légale] de familles arabes, à Jérusalem, A. Klein
10/08/2009

10/08/09


World Net Daily, 2 août 2009


Texte original anglais :
"Painting picture that could not be further from the truth" (Une description qui ne peut être plus éloignée de la vérité).


Traduction française : Menahem Macina, pour upjf.org


Note à l’attention des responsables de sites et blogues : Cet article peut être librement reproduit, sous réserve de la mention - explicite et obligatoire - de son lien : http://www.upjf.org/actualitees-upjf/article-16947-115-2-desinformation-mediatique-propos-leviction-legale-familles-arabes-jerusalem-klein.html

 

 

   Déménagement des évacués palestiniens

Jérusalem – Les médias américains et internationaux abondent en récits trompeurs de policiers israéliens brandissant des matraques [*], évacuant des Palestiniens de leurs maisons à Jérusalem, sans que soit indiqué au lecteur le contexte de l’événement, mais en donnant, au contraire, de l’activité "expansionniste" juive, une image qui ne peut être plus éloignée de la réalité.

Un article de la BBC, intitulé "Des Palestiniens chassés de Jérusalem", parle de policiers israéliens expulsant neuf familles palestiniennes qui habitaient dans deux maisons de la "Jérusalem-est occupée".

Et l’organe de presse britannique de commenter :

"Des colons juifs se sont installés dans les maisons presque immédiatement. Les Etats-Unis ont insisté auprès d’Israël pour qu’il abandonne un projet de construction dans ce secteur."

Un reportage de l’AFP, intitulé "Israël expulse des palestiniens de [leur] maison à Jérusalem", débute par une scène de Juifs menaçants, qui expulsent de pacifiques Arabes de leurs appartements, décrite en ces termes :

"Brandissant des matraques, la police israélienne anti-émeutes a expulsé deux familles palestiniennes de leur domicile à Jérusalem-est, dimanche, au mépris des protestations internationales contre l’activité de colonisation dans cette zone."

L’article cite le propos suivant de Maher Hanoun, l’un des expulsés :

"Je suis né dans cette maison, mes enfants également. A présent nous sommes à la rue. Nous sommes devenus des réfugiés."

Reuters rapporte :

"Dimanche, la police israélienne a évacué deux familles palestiniennes de leur domicile dans la Jérusalem-est arabe, et des Juifs s’y sont installés, en dépit de la pression du principal allié d’Israël, les Etats-Unis, pour que la colonisation soit gelée."

De nombreux autres organes de presse ont publié des articles similaires. La plupart d’entre eux se concentraient presque exclusivement sur la condamnation internationale des mesures israéliennes. A l’exception d’une brève mention, par chacun de ces articles, de ce qu’un jugement israélien avait ordonné l’expulsion, ils ne disaient pas grand-chose des circonstances y afférant.

La plupart des articles ne citaient pas les attendus justifiant l’arrêt du tribunal, à l’exception de Reuters, qui affirmait faussement que la décision se fondait uniquement sur des "documents datant du XIXe siècle".

 

Il est temps d’exposer ce qui s’est réellement passé.

L’ensemble immobilier d’habitation dont il est question, est situé dans le quartier de Cheikh Jarra, à Jérusalem-est. A l’origine, la maison était juive, mais ses occupants juifs en avaient été chassés durant les émeutes arabes antijuives dans tout le pays, en 1929. Une famille arabe, les Hejazi, s’était alors installée illégalement dans les lieux, et en était devenue de facto l’occupante, bien qu’elle n’ait jamais acheté la propriété.

Malgré la preuve documentaire de ce que le bâtiment était la propriété de Juifs, et que les Arabes l’occupaient illégalement depuis plus d’un siècle, des groupes juifs l’avaient pourtant racheté à la famille Hejazi. Toutefois, en raison des pressions de l’Autorité Palestinienne, la famille nia, par la suite, avoir revendu le bien immobilier aux Juifs, malgré les documents et d’autres preuves attestant que la vente avait bien eu lieu.

Le système judiciaire israélien qui [de nombreux faits l’attestent] n’est pas particulièrement tendre envers les "colons" juifs, a statué, à deux reprises jusqu’ici, que le bien appartenait sans aucun doute aux Juifs.

De nombreux articles consacrés à cette affaire utilisent les termes, "occupé", et "Jérusalem-est". Reuters parle de "Jérusalem-est arabe occupée".

Selon les Nations Unies, les parties orientales de Jérusalem ne sont pas "occupées", mais "disputées". Evoquer cette zone comme étant "Jérusalem-est arabe occupée", préjuge du résultat des négociations israélo-palestiniennes, qui n’ont pas encore eu lieu, et fait l’impasse sur les documents britanniques qui confirment que le nombre de Juifs était supérieur à celui des Arabes depuis les années 1 800, jusqu’à ce que les Juifs soient expulsés par les Arabes, en 1929.

 

Parlons maintenant de "Jérusalem-est"

Historiquement, il n’y a jamais eu de séparation entre les parties orientale et occidentale de Jérusalem. Cette terminologie fut utilisée après l’occupation jordanienne de la partie orientale de la ville, Mont du Temple inclus, à partir de 1947, jusqu’à son utilisation pour attaquer l’Etat Juif en 1967. Israël restaura l’unité de Jérusalem en remportant la Guerre des Six-Jours de 1967, ce qui n’empêche pas les Palestiniens de revendiquer la partie orientale de la ville pour leur future capitale.

Les Palestiniens n’ont jamais d’Etat ni d’entité nationale à Jérusalem. Les données démographiques de la fin des années 1 800 montrent qu’en réalité, les Juifs étaient plus nombreux que les Arabes, à l’époque.

L’expulsion des occupants arabes illégaux d’un bien appartenant à des Juifs à Jérusalem, intervient après que les Etats-Unis aient récemment exigé d’Israël le gel de toutes les "activités de colonisation" - c’est-à-dire de construction juive - à Jérusalem et dans la région stratégique de Cisjordanie.

Le mois dernier, l’ambassadeur d’Israël à Washington a été convoqué par le Département d’Etat [pour s’entendre signifier qu’]un projet de construction juive à Jérusalem-est devait être immédiatement stoppé.

Le projet de construction qui attirait l’attention - un hôtel financé par le philanthrope juif de Miami Beach, Irving Moskowitz - est situé juste à quelques mètres du quartier général de la police et d’autres ministères du gouvernement. Il est à quelques pâtés de maisons de la prestigieuse Université Hébraïque, ce qui souligne la centralité de ce bien immobilier juif condamné par les Etats-Unis.

Le bien immobilier de Moskowitz qui est au centre du projet de construction, a été acquis légalement. Il avait été, dans le passé, la maison de l’infâme mufti de Jérusalem, Haj Amin al-Husseini, qui passa les années de guerre à Berlin, en tant que proche allié d’Adolphe Hitler, qui s’était fait le complice de l’extermination nazie des Juifs.

Al-Husseini était également impliqué dans le massacre de Juifs, à Jérusalem et à Hébron, en 1929, et dans d’autres actes d’incitation à la violence, qui avaient semé la mort et la destruction dans ce qui était alors appelé Palestine. Certains Palestiniens ont exprimé le désir de conserver l’immeuble en hommage à Husseini.


Aaron Klein


© WorldNetDaily

 

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Note du traducteur

 

Outre le panneau de béton à l’enseigne de PAZ, on distingue, à gauche du visage ensanglanté de Touvia Grossman l’avant d’une voiture et son rétroviseur… Incongru, vraiment, autant qu’inexistant sur l’Esplanade du Temple !

 

[*] Même si la chose n’est pas évidente, on peut voir, dans l’expression "club-wielding Israeli police" (policiers israéliens brandissant des matraques), une réminiscence involontaire d’un bobard médiatique qui a bien failli entrer dans les annales des méfaits "bien connus" de "vous savez qui". Il s’agit de la publication, par le New York Times et le Boston Globe, d’une photographie de l’agence Associated Press [ci-contre].

Ce document et sa légende laconique ("Un policier israélien et un Palestinien sur le Mont du Temple") étaient censés illustrer la brutalité d’un policier israélien qui venait juste de tabasser un "Palestinien", terrorisé et couvert de sang. En réalité le policier à la matraque était  en train de protéger de la populace palestinienne - qui avait failli le lyncher -, un malheureux étudiant juif de Chicago, Touvia Grossman.

Ce prétendu "Palestinien" avait été extirpé d’un taxi par la foule palestinienne, brutalement battu et atteint de plusieurs coups de couteau. Voir le témoignage de Grossman lui-même, "Victim of the Media War", traduit par mes soins dans l’article "Les images disent-elles toujours la vérité ? Récit de Tuvia Grossman".

Cerise sur le gâteau de la désinformation : observez attentivement le cliché et vous découvrirez que la scène se passe près d’un trottoir, sur lequel se dresse un panneau de signalisation en béton avec une publicité pour la marque d’essence "Paz".  Je me permets de citer ce que j’écrivais alors, à la fin de ma traduction du récit de Grossman :

 

« Se peut-il qu’un journaliste ignore que l’Esplanade du Temple (euh, pardon, des Mosquées...) - l’un des endroits les plus photographiés du monde, n’est ni une route, ni un carrefour de circulation, et ne peut par conséquent s’orner d’un panneau de signalisation routière [ou publicitaire] ? »

 

 

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Mis en ligne le 10 août 2009, par M. Macina, sur le site upjf.org