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Israël (Société - mentalités)
Israël (diabolisation d')

Selon une collaboratrice d’Arafat, Israël est un "cancer" qu’il faut éradiquer
09/08/2009

09/08/09

Texte repris du Blogue Philosémitisme, jeudi 16 juillet 2009

Umm Nasser: Oui. Bush lui a donné le feu vert [pour faire assassiner Yasser Arafat]. Il a dit à Sharon: "Vas-y." Ils ont fait cela au moyen d’un virus qui se transmet par contact physique.

Intervieweur: Ou en s’embrassant.

Umm Nasser: Oui, car il [Yasser Arafat] avait l’habitude d’embrasser tout le monde...
 Nous souffrons et c’est à cause d’Israël, ce cancer qui se propage dans notre nation arabe. Nous devons, par tous les moyens, éradiquer ce cancer. Quand ils auront trouvé un remède contre le cancer, Allah nous donnera une cure pour nous débarrasser du cancer qu’est Israël.

(Extrait d’une interview de "Umm Nasser" l’ancienne chef de cabinet de Yasser Arafat, diffusée sur la chaîne égyptienne Mihwar TV, le 26 janvier 2009).

Il faut absolument visionner le clip et d’apprécier la mimique de ces deux personnages pendant qu’ils développent leur thèse à l’intention d’un public arabe très friand de complots et de thèses conspirationnistes. Un tout grand classique. Cliquer sur: http://www.memritv.org/clip/en/2124.htm

Traduction française de la transcription de l’interview (MEMRI).

Intervieweur : Le FMI, qui est une organisation internationale, a déclaré que 10 millions de dollars, sur un total de 900 millions, sont allés sur des comptes de Suha Arafat [la veuve de Yasser Arafat] à Paris. Le FMI a également indiqué qu’elle dépensait énormement d’argent pour elle-même - des centaines de milliers de dollars par mois - et que le reste allait sur son compte personnel.

Umm Nasser : D’après ce je sais, elle reçoit de notre frère Abou Mazen [Mahmoud Abbas], une allocation mensuelle qui constitue la pension à laquelle elle a droit en tant que veuve d’Abou Ammar [Yasser Arafat]. Elle reçoit une allocation qui couvre ses dépenses mensuelles personnelles ainsi que celle de ses filles, et les frais de leur vie en exil. Elle reçoit une allocation mensuelle de 25.000 dollars. Je suis sûre de ce que j’avance.

Intervieweur : C’est que le FMI prétend. Le parquet de Paris enquête sur la période 2002-2003 - avant la mort d’Abou Ammar [Yasser Arafat].

Umm Nasser  : C’est tout ce que je sais sur elle et ses dépenses.

[...]

Intervieweur:
Qui a tué Yasser Arafat ?

Umm Nasser  : Israël et l’Amérique. Sharon a dit à Bush, qui est le plus grand des criminels: "Qu’est-ce que je peux faire de plus ? Abou Ammar [Yasser Arafat] est déjà assiégé".

Intervieweur: Voulez-vous dire que Sharon a annoncé à [Bush] la date précise de sa mort [celle d’Arafat] ?

Umm Nasser : Oui. Bush lui a donné le feu vert. Il a dit à Sharon: "Vas-y". Ils ont fait cela au moyen d’un virus qui se transmet par contact physique.

Intervieweur : Ou en s’embrassant.

Umm Nasser : Oui, car il avait l’habitude d’embrasser tout le monde.

Intervieweur : J’ai entendu dire que l’ancien président français Chirac a essayé d’obtenir un antidote pour traiter Abou Ammar [Yasser Arafat]...

Umm Nasser : Cela a été refusé. Comme ils l’ont fait pour le chef du Hamas, Khaled Mashaal, ils lui ont fait la même chose et il a failli mourir. Le roi Hussein tenait un espion israélien, et il a dit : "Je vous rends votre espion si vous me faites parvenir l’antidote pour Khaled Mashaal.

Intervieweur : Mais ils ont refusé...

Umm Nasser : Ils ont fourni l’antidote, et il [Mashaal] est bien vivant à Damas.

Intervieweur : Mais dans le cas de Yasser Arafat, ils ont refusé.

Umm Nasser : C’est ça. Ils ont dit: "Nous avons pris la décision d’en finir avec lui". Ils l’ont assiégé.

Intervieweur : Mais il n’était jamais malade, il n’a jamais souffert de diabète ou l’hypertension artérielle, n’est-ce pas ?

Umm Nasser : Jamais. La seule chose qu’il avait, c’était un problème à la colonne vertébrale, car il avait l’habitude de voyager beaucoup en avion. Il est probable que peu de pilotes professionnels ont volé autant qu’Abou Ammar [Yasser Arafat].

[...]
Umm Nasser : Le peuple palestinien est le Jésus Christ de ce monde. On le tourmente.

Intervieweur : Il est le Jésus-Christ de ce monde, mais il n’arrête jamais d’être crucifié.

Umm Nasser : Mes frères... Le sang n’est pas de l’eau. Le jour viendra où il y aura un autre Abd Al-Nasser ou un autre Abou Ammar [Yasser Arafat] qui croira à la nation arabe et à sa solidarité. Ils viendront en aide aux gens et soulageront leurs souffrances. Nous souffrons et c’est à cause d’Israël, ce cancer qui se propage dans notre nation arabe. Nous devons, par tous les moyens, éradiquer ce cancer. Quand ils auront trouvé un remède contre le cancer, Allah nous donnera une cure pour nous débarrasser du cancer qu’est Israël."

Deux nouvelles thèses conspirationnistes arabo-palestiniennes viennent d’être "révélées" en une seule semaine:

- Al-Jazeera interdite par l’Autorité palestinienne (La chaîne a diffusé des propos de Farouq al-Qadoumi, une figure du Fatah, qui aurait déclaré que le président Abbas a conspiré avec l’Etat hébreu afin de tuer son prédécesseur Yasser Arafat en 2003. L’ancien chef de l’OLP est mort en 2004 …)

- Le Mossad et le chewing-gum aphrodisiaque destiné à pervertir les jeunes Palestiniens à Gaza
Commentaire de Gilles-Michel Deharbe [sur le Blogue Philosémitisme, 17 juillet] :

Triste héritage, empreint de corruption et d’incompétence, ainsi que d’une duplicité du discours qui a berné pendant des décennies la scène politique internationale.

L’identité palestinienne se confondait avec l’identité arabe et se situait de fait dans le cadre territorial de la Grande Syrie. Ce nationalisme dominant était fonction des intérêts de la classe dirigeante, composée alors d’un ensemble de notables, émanation des familles féodales, qui fondaient leur pouvoir sur la propriété de la terre. Le caractère dominant de cette féodalité était la recherche d’un point d’appui dans un pouvoir extérieur (Amman, Le Caire, etc.).

Le Fatah naît en 1959 sous la poussée d’un groupe issu du Koweit – par des étudiants de Judée-Samarie (ex-Cisjordanie !). Ces forces se réfèrent au
nassérisme et au baassisme et partiellement au marxisme. Pour elles, la lutte des Palestiniens est partie intégrante du mouvement national arabe qui a ses moteurs au Caire et à Damas.

Dans ce contexte, marqué par l’hégémonie idéologique du panarabisme naît l’OLP en 1964, à l’initiative de l’Egypte, désireuse à la fois de contrôler les fedayins (combattants palestiniens), mais aussi de détacher la Palestine de la tutelle jordanienne.

Le jeune Fatah, qui a poussé à la formation de l’OLP, est pour sa part décidé à se lancer directement dans la lutte armée et à refuser "la guerre de libération par procuration", ce qui signifie s’émanciper de l’instrumentalisation nassérienne ou autre.

La Charte alors adoptée par l’OLP, en 1964, contient une grosse ambiguïté.

Pour définir les frontières de la Palestine, l’article 2, se limite à faire référence à l’"époque du mandat britannique". Or, quand le mandat britannique avait été institué, il n’y avait pas de division entre les deux rives du Jourdain. Cette ambiguïté – voulue – aura une grande importance dans la stratégie palestinienne.

L’imprécision de la Charte dans la définition géopolitique de la "patrie palestinienne" va encourager la diffusion d’une idée-force selon laquelle la révolution en Palestine est dialectiquement liée avec la révolution en Jordanie (idée [à laquelle] Yasser Arafat [avait] d’ailleurs pleinement souscrit pendant un certain temps).

Dès le 1er janvier 1969, le comité central du Fatah proclame que l’objectif final de sa lutte est la restauration de l’Etat palestinien indépendant et démocratique dont tous les citoyens, quelle que soit leur religion, jouiront de droits égaux.

C’est finalement le cas, avec l’éléction démocratique du Hamas, reconnu quasiment par l’ensemble des nations ...

[Il n’est pas nécessaire] d’avoir pratiqué la médecine pendant des années, pour localiser le "cancer ".


© Memri et Philosémitisme

 


Mis en ligne le 9 août 2009, par
M. Macina, sur le site upjf.org