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Islam

Pourquoi il faut rejeter la Charî’a (Loi islamique), par Daniel Pipes
09/08/2009

09/08/09

Texte repris du site de Daniel Pipes

National Post, 5 août 2009

Version originale anglaise: Why Shariah Must Be Opposed

Adaptation française: Anne-Marie Delcambre de Champvert

Ceux d’entre nous qui militent contre la charî’a se sont parfois demandé pourquoi la loi islamique posait problème alors que les sociétés occidentales modernes ont depuis longtemps accueilli la Halakha ou Loi juive.

En fait, ce fut l’un des principaux points sur lequel s’appuyaient ceux qui soutenaient que la Charî’a devait devenir partie intégrante de la législation en Ontario (Canada), en 2005.

La réponse est simple : une différence fondamentale sépare les deux. L’islam est une religion « missionnaire », prosélyte mais le judaïsme ne l’est pas. Les islamistes ambitionnent d’appliquer la loi islamique à tout le monde, tandis que les juifs traditionalistes n’appliquent la loi juive qu’à eux-mêmes.

Vue extérieure du Queens Care Centre (QCC).

Deux exemples très récents en Grande-Bretagne (Royaume-Uni) démontrent l’impérialisme inné de la loi islamique.

Le premier concerne le Queens Care Centre (QCC), une maison pour personnes âgées servant aussi de centre d’assistance pendant la journée , dans la ville charbonnière de Maltby, à 40 miles ( Un peu plus de 64 kilomètres ) à l’est de la ville de Manchester. A l’heure actuelle, selon le journal Daily Telegraph, pas un seul des 37 membres du personnel ou des 40 résidents du centre, n’est musulman. Bien que la direction de la maison de retraite affirme respecter les « croyances religieuses et culturelles » de ses résidents, le propriétaire du Queens Care Centre (QCC) a décidé de son propre chef cette année de changer et de passer les achats de viande pour la maison de retraite à un boucher « halal »[boucher qui ne vend pas de porc et qui ne vend que de la viande d’animaux abattus selon les rites musulmans]

Sa décision prise en douce signifiait que les retraités du Queens Care Center ne pourraient plus manger des œufs avec du jambon, des saucisses avec de la purée de pommes de terre, des sandwiches au jambon, des pâtés de viande de porc , des roulés au bacon, des friands avec de la chair à saucisse à l’intérieur. Le changement a suscité une révolte générale. Le parent d’un résident a appelé cela « une honte . Les personnes âgées qui sont dans la maison de retraite et qui y vivent leurs dernières années méritent mieux. Il est choquant qu’ils soient privés de la nourriture qu’ils aiment au gré de l’humeur fantaisiste de cet homme. » Un membre du personnel a estimé que c’était « très mal que quelqu’un impose ses croyances culturelles et religieuses aux autres, comme ça (de cette manière).

L’assistant chef, l’agent de police Jackie Roberts, des Forces de police d’Avon et de Somerset, pose en portant le hijab (voile) pour femmes non-musulmanes.

Interrogé à propos de la décision qu’il avait prise, Khan a répondu maladroitement qu’il avait commandé de la viande « halal »en considération de (l’inexistant) personnel musulman. Ensuite il a fait marche arrière en disant « Nous allons commander tous types de viande » et il est allé jusqu’à admettre que les croyances religieuses des uns ne devaient pas être imposées aux autres. Son revirement n’a pas convaincu un ancien employé du QCC qui soupçonne que « Khan entendait servir uniquement de la viande « halal » à la maison de retraite mais qu’il avait dû y repenser à cause du vacarme des protestations.

Un second exemple d’imposition de la charî’a à des non-musulmans vient du sud-ouest de l’Angleterre. Les Forces de police d’Avon et de Somerset qui patrouillent dans les cités de Bristol et Bath, ainsi que dans les environs, viennent de distribuer le « hijab » (voile) aux femmes fonctionnaires. Les hijabs, distribués à l’initiative de deux groupes musulmans et coûtant 13£ chacun, sont livrés complétés par l’emblème de la police.

Maintenant il faut dire que la distribution de hijabs en tant que partie intégrante de l’uniforme en Grande-Bretagne n’a rien de nouveau. La police de Londres a ouvert la voie en 2001, suivie par d’autres forces de police, au moins une brigade de pompiers et même la chaîne de meubles IKEA. Ce qui distingue les hijabs donnés à la police d’Avon et de Somerset des autres hijabs des exemples cités, c’est qu’ils ne sont pas exclusivement destinés au personnel féminin musulman pieux mais aussi au personnel non-musulman, en particulier pour entrer dans les mosquées.

[Rashad Azami, de la société islamique de bain trouve « très sympa » que la police ait pris cette mesure . L’un des sept agents non-musulmans, en recevant son voile, bien à elle, le sous-chef de police Jackie Roberts, qualifie d’ « ajout très positif à l’uniforme et qui sera , j’en suis sûre, très apprécié par un grand nombre de nos agents ».]

[Dhimmitude est le terme forgé par Bat Ye’or pour décrire la condition de soumission à la charî’a de la part des non-musulmans . L’enthousiasme de l’assistant chef, l’officier de police Jackie Roberts, pour le hijab pourrait être qualifié de « dhimmitude avancée ».]

« Les petits durs du hijab » ( comme David J.Rusin d’Islamist Watch les appellent) qui forcent les femmes non-musulmanes à se couvrir la tête sont seulement une frange des islamistes imposant les préceptes de la charî’a à l’Occident. D’autres islamistes concentrent toute leur attention pour empêcher les discussions non censurées sur des thèmes tels que Mahomet et le Coran, les institutions islamistes, le financement du terrorisme ; d’autres encore se donnent du mal pour essayer d’avoir des écoles, des hôpitaux et des prisons financés par les contribuables, en conformité avec la loi islamique , sans parler des taxis et des piscines municipales. Leurs efforts ne réussissent pas toujours mais, dans l’ensemble, ils changent rapidement les données de base de la vie occidentale, et en particulier de la vie britannique.

Revenons à la viande de porc : les deux, autant l’islam que le judaïsme, détestent la viande de porc, aussi cette interdiction commune offre la possibilité d’une comparaison directe et permettant de découvrir les deux religions.

Pour dire les choses simplement, les juifs acceptent que les non-juifs mangent du porc mais les musulmans s’en offensent et essaient d’empêcher la consommation de la viande de porc. Ceci, disons-le brièvement, explique pourquoi l’accueil en Occident de la Halakha n’a aucune pertinence pour prôner d’accepter la charî’a. Et c’est pourquoi la charî’a en tant que politique publique doit être rejetée.


© 
Daniel Pipes

 

 

Mis en ligne le 9 août 2009, par M. Macina, sur le site upjf.org