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Israël (Société - mentalités)
Jérusalem

Pour l’amour de Sion, je ne me tairai point, Elie King
05/08/2009

Un billet vengeur, mêlant la colère digne, le sarcasme et la dérision, pour stigmatiser les grands de ce monde, acharnés à s’en prendre à l’héritage d’Israël, pour se faire bien voir, à peu de frais, du riche monde arabe. Il mérite d’être lu et diffusé. Je me suis permis d’y ajouter, en guise d’exergue, un autre verset de l’Ecriture, qui semble avoir été écrit tout spécialement pour annoncer prophétiquement le procès mondial intenté à Israël, à propos de sa terre ancestrale, dont on lui dénie la possession. (Menahem Macina).

05/08/09

"Ils sont plus nombreux que les cheveux de ma tête, ceux qui me détestent sans motif ; ils sont puissants, mes ennemis de mensonge. Ce que je n’ai pas volé, je devrais le rendre ?" (Psaume 69, 5).

 

Texte repris de Facebook.


Mister Marleen Day, respectable porte-parole du Ministère britannique des Affaires Etrangères pour le Moyen-Orient, vient de faire une déclaration fracassante sur la chaîne "Al Arabia". Interrogé sur ce que les Anglais font concrètement pour lutter contre les implantations juives, le diplomate a, le plus naturellement du monde, révélé que son pays contribuait financièrement à la construction de nouveaux quartiers arabes dans la partie orientale de la Ville Sainte, afin, a-t-il cru bon d’ajouter, d’empêcher la "judaïsation de Jérusalem".

Sur le même registre, on se souvient que, il y a quelques jours, Bernard Kouchner avait convoqué l’ambassadeur d’Israël à Paris pour lui faire part de son mécontentement face à la poursuite de la construction juive de Jérusalem. Ce qui me rappelle à quel point, tout récemment encore, ces diplomates brillaient par leur discrétion, lorsque des policiers iraniens calmaient l’ardeur des manifestants de Téhéran à coup de hache ! J’entends encore Kouchner, l’ex-médecin sans frontières, expliquer au Sénat pourquoi la France ne peut que reconnaître le gouvernement islamique d’Iran malgré la fraude électorale et la répression sauvage (1). En vertu de quel principe nos deux diplomates européens ont-ils donc découvert tout à coup le droit de s’ingérer aussi brutalement dans les affaires intérieures d’un état souverain ? Ce soudain goût pour l’ingérence, chez ceux-là même qui, d’ordinaire, se font les chantres du prudent respect qu’il convient de manifester face aux choix politiques des autres Etats, leur est sans doute venu d’Outre-atlantique. Lorsque le puissant président américain lui-même, qui décidément, n’en rate pas une, se permet d’exiger que les juifs cessent de construire Jérusalem, les petits Européens se sentent libres de pouvoir hausser le ton à leur tour. Ca ne coûte rien et ça ne peut que renforcer les intérêts de l’Eurabia, chers aux diplomaties des deux côtés de la Manche.

Judaïser Jérusalem! On aura tout vu ! Mais où donc vont-ils chercher tout ça ? Ces juifs sont donc capables de tout ! Si on ne les arrêtait pas, ils finiraient bien par nous faire croire que Jérusalem est la capitale une et indivisible de leur Etat ! Tout ça parce qu’on a eu la faiblesse, en 48, rongés par une mauvaise conscience (on se demande un peu ce que la conscience vient faire dans la politique…), de céder à leur caprice et de leur concéder un Etat pour accueillir tous ces réfugiés dont, il faut bien l’avouer, on ne savait pas trop quoi faire. On n’aurait jamais dû ! Ca leur est monté à la tête et ça nous a compliqué la vie avec les Arabes ! Ah! si on pouvait remonter dans le temps, je te les aurais envoyés en Afrique, moi, ces Hébreux! Paraît qu’ils voulaient même y aller, à un moment, en Ouganda ! Parfait, l’Ouganda ! Ca n’aurait embêté personne ! Ou à Madagascar, comme l’avait prévu le chancelier Hitler en 40 ! Bon, enfin, ce qui est fait est fait. On ne peut pas revenir dessus. Encore que, si l’Iran se décidait demain à jeter une petite bombe sur tout ce petit monde, ce n’est pas nous qui irions l’en empêcher. Non-ingérence vous dis-je…

Amis lecteurs, ne nous y trompons pas! Si les diplomates européens et l’administration américaine actuellement au pouvoir pouvaient s’exprimer sans retenue, la grande majorité d’entre eux le feraient dans les termes du paragraphe précédent. Que croyez-vous donc qu’Obama cherchait à dire, lorsque, pour contrebalancer le discours flagorneur du Caire, il se rendit directement de la capitale égyptienne à Buchenwald pour y déposer une gerbe ? Simplement ceci: Israël doit son existence à la Shoah. Sans elle, l’Etat juif n’aurait aucune légitimité. C’est pour se racheter envers les rescapés que les Occidentaux leur ont concédé quelques kilomètres carrés de la Palestine historique. Certainement pas par droit ! S’ils veulent une capitale, qu’ils prennent donc Tel-Aviv et laissent Jérusalem à ces pauvres Palestiniens, dont on a déjà suffisamment amputé le territoire en accordant aux juifs la bande côtière. Les arabes ont le Droit et l’Histoire pour eux (sans parler du pétrole…) Les juifs ne sont là que sous l’effet conjugué du Chagrin et de la Pitié ! Cette manie de vouloir à tout prix s’approprier Jérusalem, c’est de la Houtspa juive! A-t-on jamais vu un pauvre misérable à qui on vient d’accorder l’aumône, s’installer au cœur même du palais de son bienfaiteur?

Demandez à des juifs de remplacer Jérusalem! Mais c’est qu’ils ne doutent de rien, ces petits diplomates ! Ce n’est pas parce que la conscience chrétienne, Sir Marleen, a trouvé très tôt une autre Jérusalem, à Rome et au Ciel, ce n’est pas parce que la conscience musulmane, Mister Barack Hussein, en a, dès le départ, construit une autre à La Mecque et à Médine, ce n’est pas parce que la conscience agnostique, mon cher Bernard, en a édifié bien d’autres, de Moscou à Pékin et de Paris à New York, que la conscience juive, celle du peuple têtu à la nuque raide, peut envisager de remplacer sa Jérusalem!

Personne ne leur a donc jamais raconté à ces messieurs que, depuis que les juifs ont pleuré sur les bords des fleuves de Babylone à la simple évocation de son nom, ils ont toujours refusé de remplacer leur Ville, fût-elle ruine et poussière, par une autre, fût–elle splendide ou même céleste ? Combien de fois, des passants ou des puissants de l’Histoire, plus ou moins bien intentionnés, leur ont-ils proposé l’échange? Combien de fois ont-ils résisté à la tentation de troquer les vieilles pierres de leur Mur contre le marbre trompeur des palais étrangers?

Il y a déjà bien longtemps, André Néher écrivait ce qu’il redevient impératif de rappeler fermement aujourd’hui à nos prétendus amis:

« Jamais l’Exil n’a été pour moi une marche déboussolée ou fortuite; jamais, dans les pire fuites, je n’ai été un nomade sans repères ; jamais, que ce fût sur les bûchers ou dans les cendres dispersées au hasard des vents ! Chacun de mes pas avait un sens: jamais je n’ai été le juif errant, car j’ai toujours été le Pèlerin de Jérusalem, Chacune de mes errances était orientée… Ainsi l’Exil lui-même était-il une route, la route du retour à Jérusalem. Et maintenant que cette route m’a ramené à Jérusalem, maintenant que cette route a pour nom Israël, et qu’elle existe, édifiée, bordée de larmes et de rires, d’arbres et d’êtres humains aussi nombreux que les millions d’Irremplaçables qui n’avaient d’autres noms sur leurs lèvres, en vivant et en mourant, que celui de Jérusalem, maintenant que Jérusalem n’est plus le symbole de l’Irremplaçable, mais qu’elle en est la réalité, maintenant vous voudriez que moi, Juif, j’en aime une autre, j’en veuille une autre, j’en accepte une autre !? »

Si la Jérusalem historique, celle qui s’étend de "la Cité de David" à la Porte de Damas, celle où Salomon fut acclamé et Jérémie incarcéré, celle que les Jordaniens occupèrent entre 48 et 67, en empêchant les Juifs de s’y rendre pour prier, celle que vos journaux appellent "Jérusalem-est", est considérée par le président américain, dans ses dernières déclarations, comme "une colonie illégale", c’est que la nouvelle bataille pour Jérusalem a déjà commencé. Shmuel Trigano, dans un récent et excellent article [*], ne s’y trompe pas et appelle les juifs du monde entier à sortir de leur réserve et "à affirmer avec force leur existence de sujets à part entière de l’histoire, à jeter aux ordures les oripeaux d’éternelles victimes sacrificielles dont on veut les affubler… Ils ne doivent pas avoir de cesse de faire la démonstration de leur solidarité indéfectible avec Jérusalem"’.

Et, comme le clamait déjà Isaïe (62, 1) en parcourant les rues de Jérusalem :

"Pour l’amour de Sion, je ne me tairai pas!"

Arrêtez-moi si je dis des bêtises…

 

© Elie King

 

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Note d’upjf.org

 

[*] "La bataille de Jérusalem", 28 juillet 2009.

 

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Mis en ligne le 5 août 2009, par M. Macina, sur le site upjf.org