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L’homme du pétrole d’Obama, Tait Trussell
02/09/2009

Après l’excellente étude de Sultan Knish, qui établit le rôle du lobby saoudien dans la politique américaine au Moyen-Orient et ses conséquences pour Israël, le présent article, mis en ligne par FrontPage Magazine, traite aussi des relations entre le pouvoir américain et le pétrole, sous l’angle, cette fois, du rôle occulte de Georges Soros. Le financier, enrichi naguère par une spéculation contre la Livre britannique, s’avère être l’un des personnages d’influence de l’administration Obama. On sait que ce même Soros a été le promoteur de J-Street, une toute nouvelle organisation juive censément « pro-Israël » mais étrangement financée par des fonds arabes et férocement hostile à la cause d’Israël. On peut ainsi identifier un peu mieux les forces qui téléguident, dans l’ombre, la coupure entre les juifs américains et Israël, et la politique d’humiliation de l’Etat juif adoptée par l’administration en place. L’omniprésence du pétrole donne aussi des indications sur les valeurs morales qui sont à l’honneur dans ce marigot. (Rédaction d’Objectif-info).

02/09/09


FrontPage Magazine

Texte français repris du site Objectif-info

Texte original anglais : Obama’s Oil Man

Traduction française: Objectif-info

 

Photo ajoutée par upjf.org

Le président Obama sait récompenser ceux qui lui ont ouvert les portes du bureau ovale. Un financier de l’extrême gauche, Georges Soros, s’avère aujourd’hui être en première position dans le groupe qui le parraine.

Une juste gratification était due à Soros. Il fut un soutien précoce d’Obama, le premier pourvoyeur de fonds de comités d’action politiques comme MoveOn.org, et il a joué un rôle décisif en orchestrant la mobilisation des électeurs et le marketing politique pour le compte du candidat, alors novice. Le triomphe d’Obama, dans les primaires du parti démocrate, sur des adversaires de grande notoriété, était dû pour une bonne part aux poches profondes de Soros et à son engagement politique.

Pour ce dernier, il est temps à présent d’engranger les dividendes de son investissement. Le Wall Street Journal vient d’annoncer que l’administration Obama a pris des engagements à hauteur de 10 milliards de dollars dans Petrobras, une compagnie pétrolière publique brésilienne, pour financer l’exploration pétrolière en haute mer, dans la zone côtière de ce pays.

Or, Obama était traditionnellement opposé à la multiplication des forages pétroliers. Il ne s’agissait pas seulement d’une décision stratégique prise dans le seul but de faire plaisir aux tenants de la gauche écologiste, mais aussi d’un choix personnel, dans la mesure où Obama était sincèrement convaincu que les forages occasionnent de graves dommages à l’environnement naturel. C’est pourquoi, à l’époque où il était sénateur, il vota contre un texte autorisant les États-Unis à effectuer des forages pour rechercher du pétrole et du gaz dans les réserves naturelles nationales de l’Arctique, arguant que ce serait un crime de ravager un « patrimoine magnifique ». De même, au cours de la campagne présidentielle de l’année dernière, il mettait en garde contre les « conséquences environnementales » des forages pétroliers et soulignait que « ce n’est pas avec des forages que nous trouverons une solution à notre problème [d’énergie]. »

Mais il semble que Soros en soit capable, lui. Le président a choisi d’aider une nation à mettre en œuvre le type précis de forages auquel il s’oppose avec tant de véhémence pour son pays, et la raison semble être que Soros a investi 811 millions de dollars dans Petrobas. Il se trouve que cette société est devenue la plus importante société du fonds d’investissement de Soros. Le lien entre celui-ci et la compagnie n’a rien de secret ; il investit dans Petrobas depuis 2007. Un projet juteux : Petrobas a estimé les réserves disponibles du champ pétrolier du nom de Tupi entre 5 et 8 milliards de barils. Avec son avance pour des montants atteignant des milliards de dollars, Obama sponsorise des politiques visant à un changement d’échelle de cette production.

Le prêt à Petrobas est sans doute une manne pour Soros et pour le Brésil, mais c’est une mauvaise affaire pour les États-Unis. L’administration se prépare à prêter dix milliards de dollars à une compagnie étrangère pour réaliser des forages pétroliers sur sa bande côtière, alors qu’il pourrait obtenir un revenu de 1 700 milliards de dollars pour le gouvernement et créer des milliers de nouveaux emplois en autorisant les forages sur les côtes américaines.

Il ne s’agit pas d’une spéculation fumeuse. L’Institut américain du pétrole estime que l’exploration pétrolière aux États-Unis peut créer 160 000 nouveau emplois bien payés, ainsi que 1 700 milliards de dollars de revenus pour l’état fédéral et les exécutifs locaux, avec, à la clé, une consolidation de la sécurité énergétique du pays. Selon les données fédérales du Service de gestion des gisements miniers du Département américain de l’intérieur, les États-Unis ont assez de pétrole et de gaz naturel pour chauffer 60 millions de logements pendant 160 ans. De fait, le gouvernement estime qu’il y a 30 milliards de barils de pétrole non localisés, mais qui seront techniquement accessibles, dans des zones où l’exploitation est actuellement interdite. Mais plutôt qu’investir dans l’avenir énergétique du pays, l’administration semble disposée à offrir un pot-de-vin coûteux à un allié politique, à une époque de récession économique et de taux de chômage élevé.

Cette affaire de pétrole sent mauvais pour d’autres raisons encore. Par exemple, pour la grossière hypocrisie de Soros, partisan enthousiaste de la théorie du réchauffement climatique et de la gauche écologique, qui investit dans l’énergie fossile qu’il a l’habitude de condamner, en partie avec l’argent des contribuables. Pendant des années, Soros a poussé à l’adoption d’un impôt carbone mondial pour sanctionner les entreprises qui contribuent au réchauffement climatique. Mais cela ne l’empêche pas d’investir massivement dans Petrobas.

L’association rentable entre Soros et Obama s’étend au-delà du pétrole. Elle joue aussi un rôle dans le débat sur le système de santé. Les manifestations énormes pour la mise en œuvre du système universel de protection de la santé, voulu par Obama, sont, pour une bonne part, des opérations financées par Soros. Des dizaines de milliers de personnes ont ainsi convergé dans la capitale du pays pour soutenir le plan d’Obama pour la santé. La manifestation était organisée par "Protection de la Santé pour l’Amérique, maintenant !" (Health Care For America Now ! HCAN), un nouveau mouvement populaire de plus de 1 000 organisations implantées dans 46 états, et comptant 30 millions de militants favorables à une réforme immédiate du système de santé.

Cette organisation "de terrain" ressemble plus à une bande composée de groupes de pression ultra-libéraux agissant en réseau. Parmi les 21 membres de son comité de direction, on trouve des groupes financés par Soros comme ACORN, MoveOn.org, et le Centre pour le Progrès de l’Amérique (Center for American Progress, CAP) dirigé par l’ancien chef de cabinet de Clinton, John Podesta, qui est aussi l’un des conseillers majeurs d’Obama. L’Institut pour une Société Ouverte, la fondation caritative de Soros, a donné 1,75 millions de dollars à CAP en 2007 et approuvé un prêt de 1,25 millions en sa faveur.

 

La collusion d’Obama avec Soros, et ses équipes obéissant à un programme bien arrêté, est un tournant malheureux pour une administration qui est venue aux affaires en promettant une transparence sans précédent à la Maison Blanche. Certes, Soros a fait sa part en faveur d’Obama. Mais maintenant avec ce soutien d’un milliard de dollars, consenti à une compagnie brésilienne, le président se montre plus généreux envers Soros qu’envers les électeurs qui l’ont mis à la tête du pays.


Tait Trussell *

 

© FrontPage Magazine

 


*
Ancien directeur du magazine Nation’s Busines, Trussell a aussi été vice-président de l’American Enterprise Institute de Washington, D.C.

 


Mis en ligne le 2 septembre 2009, par
M. Macina, sur le site upjf.org