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Israël (lynchage médiatique)

La grippe porcine ? Mais, bien sûr, c’est les Juifs !
14/08/2009

Cet article, au tour ironique à souhait, n’en décrit pas moins un phénomène intolérable, puisqu’il s’agit de la reviviscence d’un des mythes antisémites les plus résistants, outre qu’il a coûté la vie à un grand nombre de Juifs innocents. Je sais : rien de nouveau sous le soleil. Mais tout de même, cette régurgitation judéophobe nauséabonde, au début du XXIe siècle, a de quoi inquiéter. (Menahem Macina).

14 août 2009

 

Textes repris du blogue "L’avis Sauve, à condition d’éclairer".

 

 

Trois p’tits tours et puis s’en vont… jamais pour longtemps. Après les Juifs - pardon sionistes - amateurs du sang des enfants de Gaza, responsables de la crise financière, voici le retour des empoisonneurs de puits. C’est le grand "comeback" des mythes fondateurs de l’antisémitisme.

Pendant des siècles, les Juifs ont été accusés d’empoisonner les puits et de répandre la peste noire. Au XIVe siècle,

« en Savoie, berceau de la rumeur, le duc Amédée obtint, par la torture, des aveux complets des Juifs qui déclarèrent avoir agi ainsi partout en Europe… Des populations fanatisées, considérant les Juifs comme responsables de cette terrible épidémie (elle causa la mort d’un tiers de la population européenne), se livrèrent à des pillages et à des massacres, inédits jusqu’alors. Parfois même des municipalités procédèrent à des emprisonnements et au châtiment, comme ce fut le cas à Strasbourg où de nombreux Juifs furent brûlés dans leur cimetière le 14 février 1349. Malgré la bulle du Pape Clément VI du mois de septembre 1348, déchargeant les Juifs (il fit remarquer que ces derniers aussi étaient touchés par le fléau, qui sévissait également dans des régions où il n’y avait pas que des fidèles de la Loi mosaïque), cette accusation sans fondement continua son œuvre destructrice. Des communautés entières furent décimées, surtout en Allemagne (des milliers de tués à Breslau, Erfurt et Mayence, pour ne citer que ces trois villes ; pas une localité de quelque importance ne fut épargnée) ; en Provence, ce furent les quartiers juifs de Toulon. (Toute la communauté – une quarantaine de personnes - fut anéantie dans la nuit du 13 avril 1348) et de Haute–Provence (Digne, Manosque, Forcalquier et La Baume près de Sisteron, furent surtout durement touchés). » 1

« Hitler a déshonoré l’antisémitisme ! » a dit Georges Bernanos, antisémite repenti. Pas pour longtemps. Aujourd’hui, la rumeur revient. Les Juifs n’empoisonnent plus les puits évidemment, ils ont d’autres tours dans leur sac. Avec leur fric, ils contrôlent les compagnies pharmaceutiques qui feront bientôt des fortunes sur le dos des contribuables et de la sécurité sociale, grâce au vaccin destiné à lutter contre la pandémie grippale annoncée. Grippe qui n’est pas venue toute seule, hein. Ce sont les Juifs eux-mêmes, maîtres en génie génétique, qui en ont construit (genetic engeneering) le virus afin de le rendre résistant aux vaccins existants…

Vous me direz que je suis paranoïaque, que ce ne sont que des voix isolées et lointaines, que je ferais mieux de ne rien savoir, de me boucher les yeux et les oreilles, et de lire un roman dans mon jardin. Eh bien non. Quand le plus grand quotidien hollandais, De Telegraaf, publie cette semaine une interview de Désirée Röver dans laquelle cette journaliste « d’investigation médicale » autoproclamée lie, en partie, l’apparition du virus H5N1 à une conspiration internationale visant à réduire la population mondiale, on commence à s’inquiéter. Selon elle, les responsables de cette conspiration seraient les descendants actuels des Khazars - une nation du Caucase, qu’on dit convertie au judaïsme il y a 1 200 ans - qui aujourd’hui ont pour nom Rockefeller, Rothschild, Brezinski et Kissinger. (NDLR : le banquier Rockefeller est souvent « accusé » d’être juif, puisque très riche, il ne l’a jamais été, il est issu d’une famille protestante) 2.

Un petit surf suffit à circonscrire le personnage Désirée Röver. Elle dénonce notamment les dangers du vaccin contre le cancer du col de l’utérus, et fait campagne contre l’usage des vaccins destinés à enrichir l’industrie pharmaceutique dirigée par qui vous savez. Bref, une plume paranoïaque qui entend éclairer le monde sur les dangers qu’on nous cache sciemment, et les catastrophes derrière lesquelles on trouve toujours du Juif en train de comploter. Elle exprime les mêmes thèses dans une vidéo (en néerlandais). Ce n’est pas seulement cette idée débile d’une personne en délire qui est affligeante, c’est l’absence de réactions à sa mise en cause des Juifs, y compris de la part d’un personnage officiel qui se donne pourtant la peine de lui répondre longuement au plan médical. Y compris de la part du journaliste qui l’interviewe, qui ne lui demande même pas si elle se rend compte de la filiation de sa thèse. Seule une organisation juive hollandaise a, jusqu’à présent, dénoncé l’allusion à une conspiration juive co-responsable de la propagation du virus.

Déjà, dans une émission de la télévision libanaise de 2006, la présentatrice-vedette, Maria Maalouf, suggérait que les Juifs étaient responsables d’épidémies afin de réduire la population mondiale 3.

Des sites altermondialistes français n’en sont pas encore à dénoncer les Juifs derrière la propagation du virus H5N1, ils se contentent d’un complot capitaliste, ou d’une manipulation pour faire oublier la crise… Je crois me rappeler que c’est ce qu’on a écrit pas loin d’ici.

Des textes et des vidéos circulent sur internet. Les vidéos son tirées d’émissions ou de journaux télévisés regardés à grande échelle. Une télévision russe anglophone (RT.TV) interviewe un « journaliste » américain qui dévoile la fabrication du virus par des laboratoires orchestrant la pandémie dans une Amérique propriété des Juifs. Ci- dessous, une copie d’écran de la vidéo (non chargée) avec son titre éloquent, qu’on peut voir et entendre ici (en anglais).

 


La pandémie de peste porcine orchestrée aux Etats-Unis, qui sont aux mains des Juifs


Dans une autre vidéo, de la télévision iranienne celle-là, avec sous-titres anglais, le journaliste iranien explique en détail que « la grippe porcine est un complot américano-sioniste », que Donald Rumsfeld (qui n’est pas juif, mais protestant presbytérien) est un actionnaire important et influent de la compagnie « Gilead Science », producteur principal du Tamiflu. Il ajoute que Gilead Science est une société juive (?) dont tous les actionnaires sont Juifs, et  dont le nom, en hébreu, signifie lieu saint. Ensuite arrive sur le plateau le Dr. Ali-Reza Mehrabi, de Shaid Beheshti University qui annonce que Rumsfeld a soi-disant acheté pour 15 milliars (billions en anglais, alors qu’il s’agit de millions de $ - c’est déjà beaucoup -) d’actions de la compagnie Gilead, et que c’est à Mexico qu’on a mis au point le virus. Voir la vidéo ci-dessous.

 

Titre de la vidéo : « L’épidémie de grippe porcine, œuvre des Juifs… »

[Légende sous le portrait de Rumsfeld] : « ….qui est le principal producteur de médicaments pour cette maladie… »


En 2006 déjà, un quotidien gouvernemental syrien suggérait qu’Israël avait créé et propagé la grippe aviaire 4

Le 31 janvier 2006, le quotidien gouvernemental syrien Al-Thawra publiait, sous la signature de son chroniqueur Abd El-Rahman Ghunaym, un article suggérant qu’Israël avait créé la grippe aviaire dans le but d’endommager "des gènes propres aux Arabes". Israël aurait libéré le virus en Asie de l’Est pour ne pas être mis en cause. C’est l’explication que donne l’auteur à l’apparition du virus dans cette "région lointaine". Une autre hypothèse émise par l’auteur est que le virus a été créé pour attaquer "la race jaune, notamment en Chine et au Vietnam" - des "puissances qui montent" et qui représentent une menace pour "l’hégémonie américaine sur le monde".

 

On vit une époque formidable. Bientôt le monde entier sera façonné selon l’ordre juif !

 

ALLEGRA

 

1. Les mythes fondateurs de l’antisémitisme, p. 45 – Carol Iancu, professeur d’histoire contemporaine à l’université Paul-Valéry de Montpellier.

2. L’article est cité par Haaretz en anglais

3. Le sida, la grippe aviaire, Henry Kissinger et la Torah

 

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4. Voici des extraits de l’article:

"La grippe aviaire a peut-être été créée par Israël, pour endommager des gènes arabes"


Le 16 novembre 1998, le journal britannique Sunday Times publiait des informations sur ce qu’on a appelé par la suite « la bombe raciale d’Israël ». Le journal rapportait que des experts sionistes tentaient d’identifier des gènes spécifiques aux Arabes afin de créer, en recourant à l’ingénierie génétique, des virus et bactéries dangereux, qui attaqueraient uniquement ces gènes. Le journal affirmait que ce programme de bombe raciale était élaboré en secret à l’Institut de Ness Tsiona, près de Tel-Aviv, qui se spécialise dans la production d’armes chimiques et biologiques. En octobre 1999, le journal soulignait à nouveau que l’entité sioniste concentrait ses efforts scientifiques à la création d’une bombe raciale.

À l’époque, aucune explication n’avait été fournie quant à la nature de ce virus, produit d’une ingénierie génétique visant à réaliser l’objectif sioniste de frapper les Arabes. On n’avait pas non plus précisé quel agent serait utilisé pour la transmission du virus. Le mot « bombe », dans ce contexte, n’est qu’une appellation... En effet, des souris, des rats, des oiseaux ou d’autres agents peuvent être utilisés pour propager la maladie. Une fois au point, cette arme devait donc être utilisée sans déclaration de guerre ni mouvement de troupes. On aurait l’illusion d’une éruption naturelle et non d’un complot odieux et sournois.

Israël a peut-être libéré le virus dans une région éloignée du monde afin de ne pas être mis en cause

La question qui se pose aujourd’hui est de savoir si le virus choisi par les sionistes pour leur « bombe raciale israélienne » est le virus de la grippe aviaire. Certains pourraient s’empresser de formuler des objections, en disant: « Mais le virus est apparu pour la première fois en 2003, dans la seule Asie du Sud et du Sud-est, et il ne s’est répandu en Asie mineure (en Turquie) qu’en 2006 ». La remarque est juste, mais elle n’exclut pas la possibilité que le virus ait été répandu dans cette région lointaine pour les raisons suivantes:

Le virus du SIDA a été développé pour servir de ’bombe raciale’ contre les Noirs

1. Tester les effets du virus sur les gènes propres à la race jaune d’Asie, qui est très spécifique. Qui plus est, la race jaune (particulièrement en Chine et au Vietnam) est une puissance émergente face à l’hégémonie américaine sur le monde. On ne peut s’empêcher de noter que le virus du sida a été développé afin de servir de « bombe raciale » contre les noirs, bien qu’après sa libération il ait aussi atteint des blancs en nombre plus limité.

2. La société indonésienne constitue un environnement particulièrement propice pour tester le virus sur des races, y compris d’origine arabe. En effet, la plupart des Indonésiens sont d’origine arabe ou yéménite, ou sont de sang mêlé, suite à des mariages avec des Arabes.

3. Le virus peut avoir été libéré dans cette lointaine partie de l’Asie afin de dissimuler la vérité, en attirant l’attention du monde sur cette région éloignée... et afin que la transmission par les oiseaux passe pour un phénomène naturel.

Mais la transmission du virus, directement de l’Asie orientale à l’Asie occidentale (l’Asie mineure), soulève de nombreuses questions. D’abord, les oiseaux ne migrent pas de l’Asie de l’Est vers l’Asie de l’Ouest, mais du Nord vers le Sud. Si nous supposons que la maladie s’est répandue horizontalement parce que dans chaque région les oiseaux sont entrés en contact les uns avec les autres, pourquoi n’est-elle pas apparue en Chine, au Tibet, en Afghanistan, en Inde, au Pakistan, en Iran et dans le Caucase avant d’apparaître en Turquie ? Ce sont là des régions vastes et étendues ; comment la maladie a-t-elle pu les épargner ?

Nous sommes ainsi amenés à une conclusion inéluctable: il a dû y avoir un point d’origine, dans le nord, où le virus s’est répandu ou a été inoculé, à un moment qui correspond à la migration des oiseaux vers le sud. Ce point d’origine a pu se trouver au nord de la Mer Noire ou dans l’est de la Turquie...

Le soupçon de l’existence d’un lien entre la grippe aviaire et la « bombe raciale » d’Israël est renforcé par une information en provenance de l’Autorité palestinienne, selon laquelle 85 000 poulets ont été enterrés dans des champs de Cisjordanie sans que l’Autorité palestinienne ait été autorisée à prendre des échantillons de ces poulets pour les tester. Et, par la suite, un jeune Arabe de l’un des villages de la région de Jérusalem a été contaminé. Cela signifie que la maladie est apparue en un nouveau point, cette fois en Cisjordanie, au moment même où on découvrait un nouveau cas dans le Nord de l’Irak.


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© L’avis sauve, à condition d’éclairer

 

 

[Article aimablement signalé par R. Lewin.]

 

Mis en ligne le 14 août 2009, par M. Macina, sur le site upjf.org