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"Juifs et Chrétiens - unis pour Israël" - Conférence du 8 septembre, à Jérusalem
21/08/2009

21/08/09

Article repris du site Shalom Israël

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21 août 2009  
Conférence le 8 septembre à Jérusalem

Logo Shalom
De Jérusalem,
Pasteur Gérald FRUHINSHOLZ
 Juifs et Chrétiens - unis pour Israël
 Affiche Conférence
Emmanuel Levinas a écrit : « C’est dans le dialogue judéo-chrétien que s’éprouve la vérité ». Le Judaïsme et le Christianisme, longtemps frères ennemis, ont appris à se parler après la Shoah. Lentement après le traumatisme, des hommes et des femmes ont ouvert les yeux, posé des pierres de réflexion et jeté des ponts. Des cœurs sincères, côté chrétien, ont pu s’exprimer honnêtement, osant remettre en cause des dogmes, faisant des déclarations solennelles de repentance. Côté juif, de nombreux intellectuels juifs se sont levés - Emmanuel Levinas, Léon Ashkenazi, Franz Rosenzweig ou encore Jules Isaac... Ils eurent le courage d’affronter 20 siècles d’antisémitisme. Jules Isaac écrivit son « Jésus et Israël ». Ce livre est le cri d’une conscience indignée, d’un cœur déchiré, et révèle les racines chrétiennes de l’anti-judaïsme, réclamant l’instauration d’un dialogue véritable entre Juifs et chrétiens. Ainsi naquit « l’Amitié judéo-chrétienne ».
 
Les limites du dialogue
L’Eglise catholique, concernée pour beaucoup dans la persécution des Juifs au travers de l’Inquisition, des Croisades, et de la théologie de la substitution, fit un effort certain en se réformant et en révoquant toute forme d’antisémitisme incluse dans les textes. Faite en 1965, la déclaration Nostra Aetate sur l’Église et les religions non chrétiennes a marqué un tournant décisif dans les relations entre chrétiens et Juifs. L’Eglise luthérienne, de son côté, fit des déclarations rejetant les écrits antijuifs de Martin Luther...
 
Ce dialogue reçut néanmoins après la guerre des Six-Jours, un coup sérieux. Jusqu’à présent, le peuple juif était perçu comme « le Juif errant », victime des nations et rescapé des camps de la mort. Il est plus facile de s’excuser auprès de victimes, plutôt qu’auprès d’un Etat fort, possédant une armée victorieuse. La création de l’Etat hébreu avait suscité l’enthousiasme de ceux qui croyaient aux prophéties bibliques, mais calmé l’ardeur de chrétiens désireux de se faire pardonner des siècles d’antisémitisme. L’émergence du problème palestinien et la déclaration israélienne de souveraineté sur la ville sainte mirent à mal le beau projet de dialogue. Une nouvelle maladie apparut alors, l’antisionisme, polluant toute conversation, tel un virus. On voulait bien parler du peuple juif, celui de la Shoah, mais pas d’Israël, ne voyant en ce nouvel Etat hébreu que « des colons » prenant la terre des Palestiniens, les prétendus vrais habitants. Un fossé se creusa à nouveau.
 
Une unité sur des bases scripturaires
La création de l’Etat hébreu en 1948, la reconquête de la Judée-Samarie, du Golan et la réunification de Jérusalem en 1967, tout cela devrait réjouir le cœur de tous les croyants bibliques et permettre que nous ayons le même langage, Juifs et chrétiens ! Tous ces événements sont l’accomplissement littéral des prophéties bibliques.
 
Voilà ce qui doit nous réunir : le présent et le futur. Le passé est derrière nous et ne doit pas continuer à nous diviser. Des erreurs ont été « réparées » (jusqu’à quel point peut-on le faire ?) et les blessures pansées tant bien que mal. Le présent, c’est du concret. Israël a besoin de croyants véritables, priant et intercédant, des amis sincères qui aiment de manière inconditionnelle et contribuent matériellement. Les chrétiens représentent dans le monde une puissance, une force morale et spirituelle. Ils peuvent soutenir la population en Israël par une aide pratique et désintéressée. Abraham a su compter sur ses trois amis amoréens, Mamré, Eshkol et Aner. Ensemble, ils ont pu agir, multipliant leurs actions et s’unissant dans le combat contre un ennemi commun. Ensemble aujourd’hui, nous pouvons œuvrer, dans l’attente ardente de la venue du Mashia’h. Il vient bientôt - Hine hou ba ! [Voici qu’il vient. Note d’upjf.org]

PS : pour la conférence du 8 sept, s’inscrire impérativement par tél au: 02 671 4653, ou par email : Direction@skpisrael.com

© Shalom Israël

 

Mis en ligne le 21 août 2009, par M. Macina, sur le site upjf.org