Debriefing.org
Google
Administration
Accueil
Tous les articles
Imprimer
Envoyer
S’inscrire
Nous contacter

Informations, documents, analysesDebriefing.org
Christianisme

Les évêques suisses et les minarets, Abbé Alain René Arbez
17/09/2009

J’avais déjà réagi à cette décision regrettable et mal éclairée en mettant en ligne le billet de feu d’un musulman converti au catholicisme et baptisé par le pape lui-même [*]. La réaction de l’abbé Arbez, de Genève, dont la dédication à la cause du rapprochement et de la compréhension entre chrétiens et juifs est bien connue de nos internautes, est de la même veine. C’est volontiers que je la mets en ligne, en l’en remerciant. (Menahem Macina).

[*] Voir : Magdi Christiano Allam, "Ces évêques intimidés, à genoux devant Allah


17/09/09

 

La récente déclaration des évêques suisses à propos d’une initiative de votation contre les minarets a déçu les chrétiens conscients de la menace islamique qui pèse sur l’Occident. Cette déclaration à laquelle, très dhimmiquement, se joignent les représentants des communautés protestante et juive, affiche une opposition politiquement correcte à cette démarche, et cela au nom du respect interreligieux et de ses fausses symétries.

Pourtant, preuves historiques à l’appui, on sait combien les bonnes intentions ne suffisent jamais à répondre aux réalités, car c’est bien là le piège : les musulmans exigent des pays démocratiques le respect de leur implantation démographique dans un paysage culturel de tradition judéo-chrétienne, mais ils ne prennent aucun engagement crédible à une attitude semblable envers les chrétiens autochtones maltraités dans les pays islamisés.

Car le hiatus, c’est que nous, Occidentaux démocrates, raisonnons en termes de nation, de droits de l’homme universels et donc de liberté de religion ; et en effet, autoriser des lieux de prière à tous les cultes est bien légitime.

Tandis que les musulmans, eux, raisonnent en terme de oumma, communauté universelle de l’islam, dans laquelle seule la loi d’Allah (sharia) doit régir tous les aspects de la vie individuelle et collective. Le minaret – qui n’est pourtant pas indispensable, aux dires mêmes de M. Ramadan - en est le symbole public.

Or, assimiler, comme le font les évêques, les minarets à des clochers d’église, au nom de bons sentiments, voilà qui d’emblée fausse le débat et oriente les décisions vers d’amères déconvenues. Qui ne serait d’accord pour dénoncer les extrémismes obtus et les raccourcis intolérants ? Mais minimiser à ce point les risques objectifs d’une promotion islamique dans des territoires dont les traditionnelles valeurs judéo-chrétiennes s’affaiblissent, c’est une autre affaire !

Le syndrome aveugle de l’angélisme interreligieux a encore frappé !

 

© Abbé Alain René Arbez, Genève

 


Mis en ligne le 17 septembre 2009, par
M. Macina, sur le site upjf.org