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Brèves de l’UPJF N° 199 du 18 septembre 2009
18/09/2009

18/09/09

Union des Patrons et des Professionnels Juifs de France

 

LES BREVES DE L’UPJF

N° 199 du 18 septembre 2009

 

LES ACTIVITES DE L’UPJF

 

Richard PORTUGAIS, Président, et les membres du Bureau de l’UPJF présentent à leurs adhérents et à l’ensemble de la communauté leurs meilleurs vœux pour cette nouvelle année. 

SHANA TOVA 5770 !

 

Ci-dessous les vœux de l’Archevêque de Paris, Mgr. André Cardinal VINGT-TROIS adressés à M. Claude BAROUCH, Vice-président de l’UPJF :

 

*      Les dîners de la rentrée :

 

M. Xavier Bertrand

 

M. Patrick Devedjian

 L’UPJF recevra le 23 septembre, pour le premier dîner de la rentrée, M. Patrick Devedjian, Ministre auprès du Premier Ministre chargé de la mise en œuvre du plan de relance depuis décembre 2008 et Président du Conseil Général des Hauts-de-Seine, et le 30 septembre, M. Xavier Bertrand Secrétaire Général de l’UMP et ancien Ministre du Travail.

Vous pouvez vous inscrire d’ores et déjà auprès de Yasmin au 01.47.63.07.10 ou par mail : contact@upjf.org

Le lieu reste à préciser.

P.A.F adhérents : 50 € 

P.A.F non adhérents : 60 €

 

Places limitées.

 

FRANCE

·            Fête/Huma: des masques anti-israéliens

AFP  14/09/2009

Le Bureau National de Vigilance Contre l’Antisémitisme (BNVCA) et les Conseils de communautés juives de Seine-Saint-Denis ont dénoncé aujourd’hui la vente, ce week-end lors de la fête de l’Humanité, de masques de protection avec la mention "Etat d’Israël Etat criminel".

Dans un communiqué, les signataires condamnent "l’initiative prise à la fête de l’Humanité par le PCF et plus particulièrement par la section de la ville de Saint-Denis sur le stand de laquelle un conseiller municipal vendait des masques anti grippe H1N1" avec la mention "Etat d’Israël, Etat criminel".

Ce type d’initiative est "de nature à pousser à l’acte antijuif", poursuit le texte qui rappelle "que c’est après la manifestation contre Israël organisée place de l’Hôtel de Ville de Saint Denis dont nous avions demandés l’interdiction que neuf cocktails Molotov ont été lancés contre la synagogue de cette commune".

Les signataires demandent qu’à "la suite de cette affaire qui va échauffer certains esprits, des mesures de sécurité plus importantes soient prises aux abords des lieux de cultes notamment durant les fêtes solennelles du Jour de l’An Juif et du Grand Pardon".
Ils demandent aussi au ministre de l’Intérieur "d’user de son autorité pour que les élus de la République et notamment ceux du PCF cessent d’abuser de leur mandat pour accuser et insulter l’Etat Juif en incitant à la haine d’Israël qui comme nous l’avons vérifié depuis l’an 2000 pousse à l’acte antijuif".

·        Éric Besson favorable à une loi sur la burqa

Anne Rovan LE FIGARO


Éric Besson a changé de pied sur la burqa. Réservé dans un premier temps, le ministre de l’Immigration et de l’Identité nationale laisse maintenant entendre qu’il est favorable à une loi interdisant cette tenue qui serait portée par environ 2 000 femmes en France. «
Je reconnais que j’ai évolué», a-t-il admis dimanche au micro d’Europe 1, ajoutant qu’il ferait connaître ses positions dans quelques semaines lorsqu’il sera auditionné par la mission parlementaire qui planche depuis juillet sur le sujet.

Besson a toutefois donné le ton dès dimanche, jugeant la burqa «insupportable», «contraire à l’identité nationale, aux principes de la République» notamment à «l’égalité homme-femme». De là à penser qu’un texte permettrait à ses yeux de régler le problème, il n’y a qu’un pas. Éric Besson se dit en tout cas «ébranlé» par les arguments de Ni putes ni soumises et Urgences dialogues, deux associations favorables à l’interdiction et qu’il a reçues jeudi dernier.

Interrogé à la fin du printemps, avant le discours de Nicolas Sarkozy devant le Congrès, le ministre de l’Immigration s’était alors montré réservé estimant qu’un texte serait «inefficace et créerait des tensions qui n’ont pas lieu d’être en ce moment». «En France, nous sommes déjà allés très loin. Vous ne pouvez pas, quand vous êtes fonctionnaire, vous voiler la tête dans les services publics, ni vous présenter avec un voile à l’école», avait-il ajouté, allant à l’encontre des positions d’un certain nombre de membres du gouvernement qui réclament une loi. Quelques jours plus tard, devant les parlementaires réunis à Versailles, le chef de l’État avait au contraire martelé que la burqa «n’est pas un problème religieux» mais «un problème de liberté, de dignité de la femme» ajoutant qu’«elle ne sera pas la bienvenue sur le territoire de la République française».

«Un nouveau piège»

D’où la création en juillet de la mission parlementaire. Celle-ci a repris ses travaux en début de semaine dernière sur fond de polémique avec le commissaire à la diversité, Yazid Sabeg, qui voit dans le débat sur la burqa «un nouveau piège tendu à notre pays» qui risque de «rouvrir des frustrations, des antagonismes, des racismes».

Dimanche, le patron des députés UMP, Jean-François Copé, a rappelé aux militants d’Ile-de-France réunis pour le lancement de la campagne de la tête de liste aux régionales, Valérie Pécresse, l’attachement de la majorité à cette loi. «La burqa n’est pas une question seconde, a-t-il dit. Certains extrémistes veulent tout simplement tester la République. Ce n’est pas une question de religion mais une question de respect de la République et de respect tout court. C’est de notre devoir de l’interdire.» Mais Jean-François Copé admet aussi que le sujet réclame «du dialogue et de l’explication».

 

·        Le gouvernement enterre les tests ADN

J.B. (lefigaro.fr) Avec AFP


Le ministre de l’Immigration Eric Besson a annoncé
dimanche sur Europe 1 qu’il ne signerait pas le décret d’application sur les tests ADN pour lvérifier la filiation des candidats au regroupement familial. Pour expliquer sa décision, l’ancien responsable socialiste a affirmé qu’il n’était pas «en mesure» de «respecter l’esprit et la lettre de la loi» dans les délais impartis, à savoir au 31 décembre 2009. «Le législateur a émis tellement de contraintes que le décret d’application n’est pas possible en l’état», a-t-il précisé. À plusieurs reprises déjà, le ministre avait émis des doutes quant au fait de savoir s’il allait signer ce décret.

La France avait adopté en 2007 l’expérimentation de tests ADN pour le regroupement familial dans le cadre de la loi sur la maîtrise de l’immigration, le tout au prix d’une importante polémique. Il s’agissait d’un moyen offert aux candidats au regroupement familial de «prouver» leur filiation. Ses modalités avaient été restreintes par le Sénat, par rapport à l’amendement initial du député UMP Thierry Mariani. La Haute-Assemblée avait soumis ces tests à la décision d’un juge, conduisant nombre d’observateurs à prédire une application très difficile.En novembre 2007, le Conseil constitutionnel avait validé, sous réserves, le recours possible aux tests ADN tout en rejetant une application systématique.

«La loi a voulu encadrer très strictement cette expérimentation», a expliqué le ministre lors de l’émission «Le grand rendez-vous Europe 1/Aujourd’hui en France». «Seule la mère, sur une base volontaire, doit pouvoir demander ces tests d’empreinte génétique», mais la loi «a dit aussi qu’il fallait assurer la confidentialité absolue des données, ne pas créer de fichier et veiller à la sécurité absolue (...) de la chaîne logistique», a expliqué Eric Besson. «Et moi je ne peux pas, dans le délai imparti, respecter et l’esprit et la lettre de la loi», a conclu le ministre, expliquant par exemple: «nos consulats ne sont pas équipés pour ces empreintes génétiques».

La France prévoyait de proposer des tests ADN dans un nombre de pays limité. Les autorités évoquaient quelques centaines de tests réalisés chaque année dans l’ensemble des consulats français.

 

·        Otage français en Somalie : les conditions des islamistes

lefigaro.fr avec AFP  17/09/2009

Les ravisseurs de l’agent de la DGSE exigent l’arrêt du soutien français au gouvernement de Mogadiscio et le retrait de la flotte anti-piraterie déployée dans le golfe d’Aden.

Les islamistes somaliens qui détiennent en otage depuis la mi-juillet un agent français de la DGSE mettent la pression sur la France et la communauté internationale. Ils ont édicté jeudi leurs quatres conditions pour libérer leur prisonnier.

Le mouvement des jeunes moujahidines [ les shebab, ndlr] exigent du gouvernement français «la cessation immediate de tout soutien politique ou militaire au gouvernement apostat de Somalie et le départ de tous ses conseillers en sécurité de la Somalie». «Toutes ses compagnies de sécurité presentes en Somalie doivent partir» et la France doit «retirer sa force navale»,qui lutte contre la piraterie au large des côtes somaliennes, poursuit ce communiqué en français transmis à l’Agence France Presse.

Enfin, les shebab, qui se réclament ouvertement d’al-Qaida, veulent «le renvoi de toutes les forces croisées de l’Amisom», la force de paix africaine en Somalie, et «en particulier celle du Burundi». En plus de ces «revendications politiques», les miliciens demandent «l’échange de prisonniers retenus à l’étranger, dans les pays dont les noms seront communiqués plus tard si Allah le veut».

«Ceux qui meurent valent plus que ceux qui restent en vie»

L’inquiétude sur le sort de l’otage français est vive depuis la mort, lundi, dans un raid américain du terroriste Ali Saleh Nabhan, l’un des islamistes somaliens les plus recherchés. À Paris, les services de renseignements extérieurs affichaient mardi le mutisme le plus complet, alors que les insurgés somaliens promettaient de «venger» la mort du haut responsable d’al-Qaida. «Ceux qui meurent pendant le mois saint de ramadan pourla gloire d’Allah valent beaucoup plus que ceux qui sont encore en vie», a déclaré un leader de la milice islamiste.

L’agent de la DGSE, toujours entre leurs mains, avait été enlevé avec un collègue, Marc Aubrière, le 14 juillet, alors que les deux hommes venaient participer à un programme de formation des forces de sécurité somaliennes. Mais le mois dernier, Marc Aubrière a réussi à fausser compagnie à ses geôliers, appartenant à une milice rivale aux Chabab, le Hezb al-Islam, un groupe réputé plus politique.

Dans sa fuite, il aurait tué trois de ses ravisseurs, avant de trouver refuge au palais présidentiel dans la capitale somalienne, indiquait peu après sa libération un haut responsable de la police. Depuis, on est sans nouvelle de son compagnon d’infortune.

ISRAËL

 

On en parle peu…, on n’en parle pas...

Il est toujours prisonnier

 



·        Émotion en Israël après le crash d’un avion de combat

AFP LE FIGARO

Le pilote, Assaf Ramon, était le fils du premier astronaute israélien, lui-même disparu dans l’explosion de la navette Columbia en 2003 et devenu un véritable héros national.

L’évènement faisait dimanche soir la une des principaux sites internet d’information israéliens. Le fils du premier astronaute israélien Ilan Ramon s’est tué dimanche dans le crash d’un F-16 de l’armée de l’air en Cisjordanie, six ans après la mort tragique de son père dans l’explosion de la navette spatiale Columbia. La nouvelle, reprise en boucle par tous les médias, a immédiatement provoqué la stupeur et une émotion considérable en Israël où Ilan Ramon est un véritable héros national.

Le lieutenant Assaf Ramon, 21 ans, a trouvé la mort dimanche après-midi lorsque son chasseur monoplace F-16 s’est écrasé accidentellement au sud de la ville de Hébron, dans une zone de collines, en Cisjordanie. Il effectuait un vol de routine dans le cadre d’un entraînement. Assaf Ramon avait obtenu son brevet de l’armée de l’air israélienne le mois dernier, premier de sa promotion, et reçu ses ailes de pilote des mains du président israélien Shimon Peres. Depuis lors, le jeune pilote avait effectué une cinquantaine de vols.

La cause du crash n’est pas connue, a précisé une porte-parole de l’armée de l’air. Une commission d’enquête a été créée et tous les vols de F-16 ont été annulés jusqu’à nouvel ordre après le crash. D’importants moyens de recherche avaient été lancés dans l’après-midi afin de retrouver les débris de l’appareil. Des hélicoptères et des avions, ainsi que des troupes terrestres avaient été mobilisés pendant plusieurs heures.

Il espérait aller dans l’espace

Assaf Ramon était le fils du premier Israélien dans l’espace, le colonel Ilan Ramon, tué avec six autres membres d’équipage lors de la destruction de la navette Columbia le 1er février 2003. Dans des interviews après le crash de Columbia, le jeune homme avait déclaré qu’il espérait comme son père aller un jour dans l’espace. Il était l’aîné de quatre enfants. Il a été élevé dimanche au rang de capitaine à titre posthume, et la date de ses funérailles sera annoncée ultérieurement, a indiqué une porte-parole militaire.

Les plus hauts gradés de l’armée, à commencer par le chef d’état-major, le général Gaby Ashkenazi, et le chef de l’Armée de l’air, le général Ido Nechustan, ainsi que de nombreux parents et amis sont venus présenter leurs condoléances à la famille Ramon, à Ramat Gan, près de Tel-Aviv. «C’est un jour triste, c’est déchirant, et nous sommes tous aux côtés de la famille Ramon», a déclaré le ministre de la Défense, Ehud Barak.

Son père Ilan, le fils d’une rescapée de l’Holocauste, était également devenu célèbre en Israël pour avoir participé, en 1981, au spectaculaire raid de l’Etat hébreu contre le réacteur nucléaire irakien d’Osirak. Le 7 juin 1981, huit appareils israéliens F-16 de fabrication américaine, survolant des territoires arabes sans être détectés, avaient pulvérisé ce réacteur de fabrication française.

Ilan Ramon avait été sélectionné par la Nasa en 1997 pour devenir le premier astronaute israélien. A bord de la navette Columbia, il assumait le rôle de spécialiste de charge utile. Il avait notamment pour mission d’utiliser un appareil photo élaboré par l’Agence spatiale israélienne (ASI) pour analyser les tempêtes de sable au Moyen-Orient et leur lien avec le réchauffement de la planète. Pour les Israéliens, ce premier voyage dans l’espace d’un compatriote revêtait une signification très particulière. «Je sais que mon vol est très symbolique pour le peuple d’Israël, particulièrement les rescapés de l’Holocauste», avait déclaré Ilan Ramon avant le départ de la navette. «Parce que je suis né en Israël, beaucoup de gens considéreront mon vol comme un rêve devenu réalité».

 

·        Shimon Peres hospitalisé pour un bref malaise

lefigaro.fr avec agences


Le président israélien Shimon Peres a quitté dimanche matin l’hôpital de Tel-Aviv où il avait été placé en observation après avoir été victime samedi soir d’un bref malaise. Le chef de l’Etat n’a fait aucune déclaration avant de s’engouffrer dans une voiture le ramenant à sa résidence à Jérusalem. Selon les médecins, le malaise était sans gravité et Peres, 86 ans, est en bonne santé.

«Le président est en très bonne santé pour un individu de son âge. Les examens cliniques n’ont décelé aucune attaque cardiaque ou cérébrale», avait auparavant déclaré Zeev Rotshein, le directeur de l’hôpital Tel Hashomer où le chef de l’Etat a été admis. Il a recommandé au chef d’État de diminuer son rythme de travail lors des prochains jours. Peres a toutefois été autorisé par ses médecins à recevoir dimanche, comme initialement prévu, l’émissaire spécial américain au Proche-Orient, George Mitchell, à Jérusalem. Ce dernier entame une série de rencontres avec les dirigeants israéliens et palestiniens, dans une nouvelle tentative de relance des négociations de paix.

Shimon Peres s’est effondré au cours d’une conférence au Centre Rabin consacrée à «la nouvelle génération de dirigeants israéliens». Selon son gendre et médecin personnel, Rafi Valdan, «il faisait simplement très chaud (pendant la conférence) et comme il est resté debout pendant longtemps, il a eu un étourdissement». Peres, qui souffre d’hypertension, a été évacué pour examen et soins vers l’hôpital Tel Hashomer. Il a été placé en observation dans le département de cardiologie.

L’un des pères fondateurs d’Israël

Shimon Peres est l’un des derniers pères fondateurs d’Israël, présent sur le devant de la scène politique depuis plus d’un demi-siècle. Il a pratiquement exercé toutes les fonctions ministérielles au cours d’une impressionnante carrière politique: deux fois chef du gouvernement, ministre des Affaires étrangères, de la Défense, des Finances, de l’Information, des Transports ou de l’Intégration.

Classé parmi les «faucons» travaillistes en cautionnant dans les années 1970 les premières colonies juives en Cisjordanie occupée, il a acquis une réputation de «colombe» en jouant un rôle moteur dans les accords d’Oslo conclus avec le leader palestinien Yasser Arafat en 1993.

Bien que sa nouvelle fonction soit essentiellement protocolaire, il joue depuis plusieurs mois un rôle important comme représentant itinérant du gouvernement de droite de Benjamin Netanyahu, usant de son aura internationale de prix Nobel de la Paix (obtenu en 1994).

Ainsi, il s’était rendu à Washington début mai et en Russie en août, précédant à chaque fois le chef du gouvernement dans ces voyages.

 

MONDE

·        Beyrouth, nid d’espions

Adrien Jaulmes, envoyé spécial à Beyrouth LE FIGARO


Dans une ville de Beyrouth détruite par les bombes (ici en juillet 2006), toutes les communautés ont fourni des agents à Israël, petites mains chargées de glaner des informations, préparer des dossiers d’objectif ou suivre l’adversaire. Crédits photo : ASSOCIATED PRESS

La capitale du Liban est au centre de la guerre du renseignement que se livrent les services syriens, le Hezbollah, le Mossad, la CIA et beaucoup d’autres.

La guerre froide avait le Berlin de John Le Carré ou la Vienne du Troisième Homme. La guerre clandestine qui se livre au Moyen-Orient a Beyrouth pour capitale. Espions occidentaux et agents iraniens, services de renseignements syriens et activistes du Hezbollah, Mossad, CIA et autres agences s’y livrent une guerre opaque dans laquelle les victoires sont parfois claironnées. Les défaites jamais.

Dans cette guerre de l’ombre, les services de renseignements israéliens ont subi, cette année au Liban, l’un des plus importants revers de leur histoire. Comme il se doit, ils n’ont pas commenté le démantèlement de leur plus grand réseau d’espionnage dans un pays arabe. Les chiffres sont pourtant sans précédents. Plus de soixante-dix Libanais ont été inculpés d’espionnage au profit d’Israël ces derniers mois. Une quarantaine de suspects ont été placés en détention. Une trentaine d’autres agents supposés sont toujours recherchés par les autorités libanaises. Certains ont réussi à fuir, prenant l’avion vers une destination inconnue, ou ont franchi la frontière entre les deux pays, toujours techniquement en guerre depuis 1949. D’autres ont cessé leurs activités.

À la différence des maîtres espions des romans, les membres de ces réseaux appartiennent à l’univers moins glamour du renseignement de terrain. Celui des petites mains, des cellules anonymes chargées de glaner des informations fragmentaires, de préparer des dossiers d’objectif ou de suivre les mouvements quotidiens de l’adversaire. Parmi ces agents, certains dormants depuis des années, toutes les communautés libanaises sont représentées : chrétiens, sunnites, chiites, originaires du Sud-Liban, de la Bekaa ou de Beyrouth.

«Certains travaillaient pour Israël depuis des années, parfois depuis les années 1980», explique le général Achraf Rifi, directeur général des Forces de sécurité intérieures libanaises, qui ont effectué une bonne partie des arrestations. «Ils ont été recrutés, ajoute-t-il, pour des motifs variés : financiers, idéologiques ou psychologiques. On a même des cas de chantage, sexuels ou autres. Mais le principal facteur de ce recrutement a été la longue occupation israélienne du Sud-Liban, qui a mis en contact des Libanais avec les Israéliens, et qui a, d’une certaine façon, rendu acceptable les relations avec eux».

«Une chose est sûre, c’est un beau coup de filet, commente une source diplomatique occidentale à Beyrouth. Il est possible que, depuis leur semi-échec pendant la guerre de 2006, où ils s’étaient appuyés sur leurs renseignements aériens et technologiques, les Israéliens aient un peu trop demandé à leurs réseaux, leur faisant prendre plus de risques pour reconstituer leurs listes de cibles. Mais ces arrestations sont surtout le fruit d’un travail sans précédent des forces de sécurité libanaises.»

Comme dans toutes ces affaires, l’écheveau est difficile à démêler. Particulièrement au Liban, où le Hezbollah, État dans l’État, entretient ses propres services de contre-espionnage, collaborant parfois avec les agences de l’État encore remplies d’agents et d’officiers pro-syriens, mais dirigés, depuis le retrait de Damas, par des sunnites fidèles à Rafic Hariri, notamment les Forces de sécurité intérieure.

«Un élément déclencheur est certainement la prise de conscience par le Hezbollah de l’ampleur de la pénétration israélienne», souligne le diplomate. Organisation clandestine, opaque et paranoïaque, qui base sa sécurité sur le recrutement chiite de ses cadres, le Hezbollah subit, en février 2008, un coup dur avec l’assassinat à Damas d’Imad Moughniyeh, chef de sa branche militaire. Attribué au Mossad, l’attentat met au travail le contre-espionnage du mouvement.

À la fin de l’année 2008, les premières arrestations commencent. En novembre, deux frères sunnites sont capturés par le Hezbollah. Originaires de la ville d’al-Marj, dans la vallée de la Bekaa, Ali et Youssouf Jarrah sont accusés d’espionner depuis vingt ans pour Israël. On retrouve en leur possession du matériel photographique et vidéo, et un système GPS dissimulé dans leur véhicule. La voiture, équipée pour prendre des photos, aurait été fréquemment garée au poste frontière de Masnaa, sur la route entre Beyrouth et Damas, par laquelle transitent les responsables du Hezbollah. Muni d’un passeport israélien, Ali Jarrah se rendait, via Chypre ou la Jordanie, en Israël pour y être briefé et entraîné. Selon des sources libanaises, il aurait aussi été envoyé en reconnaissance dans le quartier de Damas où Moughniyeh a été assassiné.

Vaste coup de filet

En janvier 2009, le Hezbollah capture deux autres suspects. Joseph Sader, employé à l’aéroport de Beyrouth, est enlevé alors qu’il se rend à son travail. Interrogé, il aurait révélé avoir eu la même fonction de renseignement dans un aéroport par où transitent émissaires et diplomates de tout le Moyen-Orient. Un garagiste de Nabatiyeh, ville chiite du Sud-Liban, est le quatrième agent arrêté par le Hezbollah. Marwan Fakir était un concessionnaire automobile qui fournissait des véhicules au mouvement chiite. Il aurait aussi utilisé ses talents de garagiste pour installer des dispositifs de localisation sur des voitures que le parti lui donnait à réparer. Ces affaires ne sont que le préliminaire du vaste coup de filet qui va suivre, celui qui implique les services libanais.

Un général libanais recruté par Israël

En mai 2009, les arrestations commencent. Le général Adib Alam, officier chrétien à la retraite, ancien de la Direction du renseignement militaire, est interpellé avec sa femme et son neveu. Selon les médias libanais, il aurait reconnu avoir été recruté par les services israéliens en 1998. Ses employeurs l’auraient convaincu de prendre sa retraite pour monter une agence de recrutement de domestiques asiatiques. Grâce à cette couverture, Adib Alam voyageait en Grèce, à Chypre et en Italie, où il rencontrait ses officiers traitants. Il aurait fourni des informations sur le Hezbollah et sur les mouvements internes de l’armée libanaise. Il avait aussi accès au département des passeports, source d’information capitale.

Mansour Diab, un colonel sunnite originaire du Akkar, région du nord du Liban, est à son tour convaincu de liens avec Israël. Ce commando Marine avait été l’un des héros de la prise d’assaut du camp de réfugiés de Nahr el-Bared, blessé à l’épaule au cours de l’attaque à l’été 2007. Il aurait été recruté par le Mossad pendant ses stages aux États-Unis. Un autre colonel, Shahid Toumiyeh, lui aussi originaire du Akkar, est arrêté avec un retraité des douanes. Puis Nasser Nader, suspecté d’avoir organisé la surveillance du quartier de Dahieh, le bastion du Hezbollah dans la banlieue sud de Beyrouth, dévasté par des bombardements israéliens d’une grande précision en 2006.

Cette vague d’arrestations est d’autant plus inhabituelle que les cellules d’espionnage, selon les règles en usage, n’étaient constituées que de deux ou trois personnes au maximum. Elles travaillaient de façon autonome et cloisonnée, et ne se connaissaient pas entre elles. «Nous avons réussi à percer un secret technique, qui nous a permis de détecter ces cellules, se contente d’expliquer le général Rifi. Certains ont envoyé des messages à leurs agents traitants israéliens leur disant qu’ils se sentaient repérés. Ils se sont vu répondre qu’il ne fallait pas s’en faire. Et nous avons commencé les arrestations. D’autres vont suivre. Ceux qui ont réussi à fuir ont en tout cas cessé leurs activités.»

«Un outil d’enquête extraordinaire»

L’histoire de ce «secret technique» semble, quant à elle, liée à une autre affaire. «Le secret en question remonte à l’enquête sur l’assassinant de Rafic Hariri, déclare une source diplomatique à Beyrouth. Les FSI libanaises se sont alors vu confier par des services occidentaux un puissant logiciel capable d’analyser des dizaines de milliers d’appels téléphoniques, et d’en déceler les anomalies. Comme, par exemple, des téléphones portables qui ne s’activent qu’à certains moments. Ou qui ne communiquent qu’avec un ou deux numéros. C’est un outil d’enquête extraordinaire.» Le responsable de ce programme est un brillant officier, spécialiste des systèmes informatiques, le capitaine Wissam Eid. «Il est vraisemblable qu’il a découvert beaucoup de choses grâce à ce logiciel, dit une source libanaise qui souhaite rester anonyme, comme la plupart des interlocuteurs. Notamment sur les communications du Hezbollah…» Le capitaine Eid en savait-il trop ? Avait-il découvert des implications du Hezbollah dans l’attentat contre Rafic Hariri ? Toujours est-il que le 25 janvier 2008, sa voiture blindée est pulvérisée par un véhicule piégé, et le capitaine tué sur le coup. Son système a, depuis, permis un autre coup de filet. Portant un des plus graves coups à Israël dans une guerre sans héros.

 

·        Comment Ben Laden échappe à la CIA

De notre envoyé spécial à Kaboul, Renaud Girard LE FIGARO


Pour échapper aux postes avancés de la CIA, le chef d’al-Qaida sait jouer de l’hospitalité pachtoune.

Pourquoi n’a-t-on toujours pas retrouvé Oussama Ben Laden, l’homme le plus recherché de la planète ? Au dire des services de renseignement occidentaux présents à Kaboul, il se cache dans les montagnes reculées du Waziristan, zone tribale pakistanaise frontalière de l’Afghanistan.

Le «cheikh» ne reste jamais très longtemps au même endroit. Il se déplace avec un tout petit nombre de gardes du corps, habillé comme n’importe quel paysan pachtoun local du Waziristan. Lorsqu’il aborde un nouveau village, il s’assoit avec le chef de la tribu, et s’arrange pour lui offrir, sans l’offenser, un généreux cadeau en numéraire pour l’entretien de sa mosquée. Il devient alors l’hôte de la tribu, intouchable selon le pashtounwali, le code d’honneur ancestral des Pachtouns.

S’il venait à l’idée d’un habitant de chercher à le dénoncer pour toucher la prime de 25 millions de dollars, ce dernier n’aurait de toute façon personne à qui rapporter l’information. Dans ces zones tribales autonomes, il n’y a jamais eu le moindre poste de police, du temps des Britanniques comme du temps des Pakistanais.

Dans les principales villes du Waziristan (Banna, Miramshah, etc.), la CIA a installé des minibases avancées, truffées de technologie, dans des maisons anodines, gardées en permanence par des hommes de l’ISI, le tout-puissant service secret militaire pakistanais. Les agents américains ne sortent jamais de ces bases secrètes, passant leurs journées à décrypter les interceptions téléphoniques, à scruter les images aériennes envoyées par les drones, à débriefer les espions pachtouns dépêchés sur le terrain par l’ISI.

Des doutes sur les intentions des services pakistanais

Dans la panique qui a suivi les attentats du World Trade Center, la CIA n’avait trouvé que de jeunes agents relativement inexpérimentés pour accepter ce travail ingrat dans les bases avancées du Waziristan. Mais, depuis, l’Agence a réussi à convaincre certains de ses retraités de reprendre du service actif. Ces hommes ont l’avantage de bien parler le pachtoun, car, dans les années 1980 lors de la guerre contre l’Armée rouge, ils étaient chargés de la distribution - et de l’instruction militaire qui allait avec - des missiles sol-air Stinger aux différents groupes de moudjahidins approuvés par l’ISI.

Le problème est que Ben Laden n’a pas utilisé un téléphone depuis 2001 et que, du ciel, rien ne distingue une caravane de paysans à cheval d’une autre. Quant aux espions pachtouns, on en a retrouvé un bon nombre, décapités sur le bord d’un chemin. Enfin, rien ne prouve que l’ISI, qui protège notoirement le mollah Omar (chef de l’émirat islamique d’Afghanistan de 1996 à 2001) dans la région de Quetta, ait vraiment intérêt à offrir Ben Laden sur un plateau aux Américains. Car, tant que le «cheikh» poursuivra sa vie d’errance, les milliards de dollars d’aide américaine au Pakistan ne se tariront pas.

La présence du «cheikh» dans les montagnes du Waziristan, attestée de source occidentale, est corroborée par les indications de K., un fixer (guide-interprète) pakistanais travaillant pour des journalistes occidentaux, qui avait fait la preuve de sa fiabilité en décembre dernier à Peshawar lorsque des talibans avaient détruit un dépôt de véhicules et de matériel de l’Otan.

Originaire de Razmek, petite bourgade en altitude du Waziristan, K. avait lui-même assisté, en mars 2003, à un prêche d’Oussama Ben Laden, tenu dans la petite mosquée de sa ville natale. Là, s’adressant à un parterre de «vieux sages» (elders), le «cheikh» avait incité la population à se lancer dans le djihad, à prendre les armes pour chasser les soldats étrangers «infidèles» du Pakistan. Aux termes d’un accord conclu juste après les attentats du 11 septembre 2001 entre l’Administration Bush et le général-dictateur Pervez Musharraf, les forces spéciales américaines et l’US Air Force pouvaient utiliser à leur gré les bases militaires pakistanaises. Ben Laden était apparu en pleine forme, contrairement aux rumeurs qui avaient couru en Occident sur son état de santé.

Faute stratégique américaine

En décembre 2001, Ben Laden avait réussi à s’échapper de son repaire afghan de Tora Bora, à la faveur d’une énorme faute stratégique américaine. Plutôt que d’envoyer la 10e division de montagne - alors oisive en Ouzbékistan - encercler puis ratisser le massif montagneux de Tora Bora pour tuer ou capturer Ben Laden, le Pentagone avait choisi une option bancale : bombardement massif du repaire d’al-Qaida par les B 52 de l’US Air Force (guidés au sol par une dizaine d’agents de la CIA et du MI6), mais sous-traitance de l’attaque au sol et du ratissage de la montagne à trois commandants locaux : Zaman, Azirat Ali et Sayaff. Les Afghans ont d’abord pris l’argent des Américains pour monter à l’attaque, puis celui de Ben Laden pour le laisser filer vers la frontière pakistanaise et les zones tribales…

Le discours de Razmek est la dernière apparition «publique» de Ben Laden. Un mois plus tard en effet, son principal lieutenant militaire, qui s’était rendu dans la ville pakistanaise de Faisalabad, mourut dans un raid organisé par les forces spéciales américaines et la police pakistanaise. Une heure avant le raid prévu sur la villa occupée par le lieutenant de Ben Laden, les Américains, peu confiants dans les capacités de la police pakistanaise à garder un secret, avaient brouillé toutes les ondes radio que cette dernière aurait pu utiliser…

Depuis cet incident, Ben Laden est d’une prudence de Sioux. K. reconnaît que le «cheikh» est devenu totalement inabordable, même pour ses plus vieux amis pakistanais, comme le journaliste Hamid Mir, le dernier à avoir interviewé Ben Laden, en novembre 2001, quatre jours avant le départ des talibans de Kaboul.

 

·        La diplomatie d’Obama en quête de résultats

Laure Mandeville, correspondante à Washington


La «main tendue» au monde par le président américain n’a pas rencontré beaucoup de succès jusqu’ici. Son Administration doit commencer à envisager un «plan B».

C’est la main tendue que Barack Obama est allé à la rencontre du monde. Persuadé qu’il fallait en finir avec l’«unilatéralisme» de son prédécesseur, il a multiplié les ouvertures. Vers l’Iran des mol­lahs et le monde musulman. Vers la Russie, la Chine et l’Amérique latine. Vers les alliés européens aussi. C’était sans doute indispensable pour surmonter la vague d’antiaméricanisme qui handicapait la politique étrangère américaine. Mais, en observant les rebuffades multiples que l’administration a essuyées, notamment ces derniers jours, force est de constater que peu de mains se sont tendues en retour.

C’est avec une escarcelle bien vide et un horizon obscurci par les nuages qui planent sur sa réforme de la santé et sa stratégie en Afghanistan, que le président aborde la semaine prochaine deux rencontres multilatérales importantes, à l’Assemblée générale de l’ONU et au G20 à Pittsburgh. «Tous les plans A semblent en passe d’échouer et il va falloir trouver des plans B», note Justin Vaïsse, chercheur à la Brookings Institution.

Loin de s’empresser de répondre à l’offre de dialogue lancée par Washington avec une date butoir fixée à fin septembre, l’Iran a produit un document de jargon bureaucratico-diplomatique qui se contente d’appeler à une discussion mais ne dit mot du nucléaire. Confronté à une contestation populaire qui a profondément déstabilisé les équilibres internes, le régime iranien a choisi le durcissement, un scénario d’évolution intérieure et extérieure qui «a pris à contre-pied» la politique supposément «réaliste» d’Obama, explique Justin Vaïsse.

Pas de détente avec l’Iran

Des négociations multilatérales à cinq plus un doivent commencer le 1er octobre avec Téhéran et le président a récemment réitéré son espoir qu’elles aboutissent, tout en rappelant qu’un Iran nucléarisé militairement était une «option inacceptable». Mais les appels répétés de Hillary Clinton à donner des gages traduisent l’impatience croissante de Washington. Son embarras aussi. L’idée de faire voter des sanctions qui frapperaient les approvisionnements de l’Iran en essence, défendue par Israël, ne suscite pas l’enthousiasme.

Le problème est que la détente avec l’Iran, si chère à la nouvelle Administration, était supposée avoir des effets en chaîne bénéfiques, notamment sur le conflit israélo-palestinien, la relation avec la Russie et même les conflits d’Irak et d’Afghanistan. Obama espérait qu’une baisse du soutien au Hamas et au Hezbollah permettrait de convaincre les Israéliens de faire des concessions majeures aux Palestiniens et d’enclencher un nouveau processus de paix. Un rapprochement avec l’Iran aurait pu théoriquement permettre d’abandonner le bouclier antimissiles en Europe au motif que la menace iranienne avait disparu, pour mieux rétablir la confiance à Moscou.

Mais c’est tout le contraire qui semble se produire. Le gouvernement de droite de Benyamin Nétanyahou a aujourd’hui beau jeu de brandir la menace iranienne pour éluder la question du gel des implantations israéliennes dans les territoires palestiniens, pourtant demandé avec force par la Maison-Blanche. Et il n’est pas sûr que les efforts de l’émissaire spécial américain George Mitchell y changent quelque chose. La relation à double fond qui existe entre Moscou et Téhéran conforte aussi les positions sceptiques des Israéliens, tandis que la politique accommodante d’Obama paraît dangereusement naïve.

Le président américain a beau avoir annoncé «la remise à zéro» de la relation américano-russe lors sa première rencontre avec Dmitri Medvedev, la relance en cours de la négociation sur le désarmement semble échouer à apurer d’autres contentieux. L’agressivité de la rhétorique russe sur le dossier ukrainien ou géorgien, l’annonce de l’octroi par Moscou d’un crédit de 2,2 milliards de dollars au Venezuela de Hugo Chavez pour l’achat d’armement russe sont autant de piqûres de rappel qui font douter Washington de la marche à suivre.

La relation avec la Chine, partenaire stratégique fondamental désormais, n’est pas non dénuée d’à-coups, comme le montre le dernier contentieux porté à l’OMC sur la question de l’importation de pneus chinois aux États-Unis. La Russie et la Chine sont parmi les États les plus susceptibles de menacer les intérêts des États-Unis, estiment les services de renseignements américains dans un rapport publié mardi, évoquant la menace cybernétique et l’espionnage.

«Obama a fait l’erreur de penser qu’il suffirait que l’Amérique change pour que le monde change, comme si nous étions la source de tous les maux. Mais la réalité est que la plupart des défis viennent de la nature des régimes avec lesquels le président veut dialoguer», notait cet été le chercheur David Satter. La politique de la main tendue envers les régimes hostiles «montre ses limites», confirme Justin Vaïsse, tandis que le renouveau des liens avec l’Europe fournit peu de résultats en Afghanistan ou sur la question climatique. Obama n’a pour l’instant d’autre solution que de «gagner du temps», en attendant de trancher. Les choix s’annoncent difficiles.

 

OPINION :

Les obstacles à la libération de l’islam Par Wafa Sultan

 

Le Dr Wafa Sultan est née syrienne. Elle est psychiatre, activiste pour les droits de l’homme et auteure du livre annoncé : «Un Dieu de haine » (A God That Hates).

Elle s’en prend dans cet article à ceux, qui parmi les Juifs, adoptent une attitude « politiquement correcte » et défendent leurs « amis musulmans »….et cela est,à son avis, un obstacles de plus à la libération de l’islam.


(Lisez aussi son Manifeste contre la Charia)


Dr Zvi Tenney


En tant que femme arabe ayant souffert pendant des dizaines d’années sous le régime de la charia, il est clair pour moi que l’idéologie politique de l’islam et la charia doivent être combattues sans répit par la civilisation occidentale pour empêcher qu’elles viennent à s’appliquer dans une société libre.

Mais je me suis trouvée contrainte à combattre sur deux fronts. Le premier, c’est celui qui s’oppose aux islamistes, et c’est un combat redoutable. Mais l’autre est celui que constituent ces personnes, bien trop nombreuses, qui ne savent rien mais aiment à se voir comme des « progressistes » dénués de préjugés. D’une certaine manière, ces gens se revendiquent comme supérieurs en raison de leurs valeurs de compassion, de paix, d’ouverture d’esprit et d’appréciation des autres cultures. Se considérant comme des personnes tolérantes et avant-gardistes, ils évitent de se poser des questions sur les intentions néfastes des musulmans. Ils ne savent que s’autocritiquer et trouvent des excuses politiquement correctes à l’islamisme. De manière bien regrettable, ils mettent en avant leur acceptation sans réserve des « autres » aux dépens de la nécessité pour le public de savoir la vérité sur les préceptes nuisibles de l’islam.
Il est essentiel que ces “progressistes” comprennent que l’islam se fonde sur un système antilibéral. Il faut qu’ils prennent conscience des politiques et des pratiques inhumaines des islamistes à travers le monde. Il faut qu’ils comprennent que l’islamisme s’oppose aux valeurs libérales qui leur sont si chères. Et, tout aussi important, il ne faut pas qu’ils pensent que le respect des droits et de la dignité de l’homme dont nous bénéficions aujourd’hui en Amérique et en Occident sont définitivement acquis.

L’affrontement avec ceux qui adhèrent au relativisme multiculturel est pour moi une bataille très pénible. Leur point de vue complique encore les efforts des musulmans réformistes. Lorsque les Occidentaux trouvent des excuses politiquement correctes à l’islamisme, ils étouffent et affaiblissent ma voix et celle de ceux qui comme moi mènent ce combat.

Pour dire les choses simplement, trop de gens et d’organismes constituent des obstacles à la victoire contre l’idéologie politique islamique. Avec leur démarche d’apaisement, ils bloquent l’effort urgent de modernisation de l’islam.

Lorsque je suis arrivée aux États-Unis, j’ai appris à ma grande consternation que l’islam était considéré par beaucoup comme une « religion de paix ». Mais pour moi, Syrienne ayant grandi dans un pays islamique, une croyance qui affirme que les femmes sont mauvaises est une croyance nuisible. Une idéologie religieuse dont la loi contraint les non-musulmans à vivre en inférieurs est une idéologie religieuse immorale.

Ceux qui admonestent les musulmans ou Arabes libérés adressent souvent des réponses politiquement correctes très abruptes à toute critique de l’islam, et c’est désolant. Ils utilisent souvent des clichés comme « il y a des histoires violentes dans les textes de toutes les religions » ou « comment peut-on amalgamer tous les musulmans en un seul groupe ? ». Ou encore, « chez les chrétiens et les juifs aussi il y a des intégristes qui ont fait aux autres des choses horribles ». Mais toutes ces excuses sont avancées sans tenir compte des doctrines islamiques essentielles qui jouent un rôle nocif dans la marche de l’islam vers le déclin de l’Occident.
Il y a deux ans, le rabbin Stephen Julius Stein a publié dans le Los Angeles Times un article me critiquant de manière injuste. Cet article est revenu récemment à la surface quand un Arabe qui s’intéresse à mes écrits l’a traduit en arabe et l’a publié sur un site internet arabe sous le titre « Un rabbin scandalise Wafa Sultan » (A Jewish Rabbi scandalizes Wafa Sultan).
Entre autres choses, Mr Stein écrivait qu’il ne pouvait imaginer « une juive au milieu d’un groupe de musulmans et critiquant le judaïsme comme Wafa Sultan critique l’islam ».
Mr Stein n’a-t-il aucune connaissance élémentaire de l’islam et fait-il preuve de duplicité à l’égard de sa propre religion juive ?


Voici quelques hypothèses de scénarios.

Si un groupe de juifs fanatiques décapitait un musulman innocent et justifiait cette horreur en expliquant que c’est autorisé par les textes juifs, y a-t-il le moindre doute que d’innombrables femmes juives critiqueraient publiquement les principes du judaïsme qui permettent ces croyances scandaleuses?

Si des juives avaient été abaissées au statut d’animaux en raison des enseignements de leur religion, pourrait-on douter du soutien que le rabbin Stein apporterait évidemment à ces femmes se rebellant contre leurs propres traditions ?

Récemment, une avocate égyptienne bien connue a lancé sur la télévision nationale arabe un appel incitant les jeunes Palestiniens à harceler et violer les femmes israéliennes dans le cadre de leur guerre contre Israël (le clip est visible sur MEMRI.org).

Si un avocat israélien avait lancé sur une télévision nationale israélienne un appel du même type contre les Arabes, le rabbin Stein s’élèverait-il contre le rejet sans équivoque par les femmes juives de cette provocation haineuse ?

Par ailleurs, je suis stupéfaite de l’ignorance dont le rabbin Stein fait preuve en ce qui concerne la nature intrinsèque de l’antisémitisme islamique. On pourrait penser qu’en tant qu’enseignant et faisant partie des leaders de sa communauté juive, son devoir serait d’éduquer et protéger son peuple. Malheureusement, sa critique ne fait qu’affaiblir les juifs et renforcer encore l’antisémitisme musulman. (Lisez le nouvel ouvrage du Dr Andrew Bostom : “The Legacy of Islamic Antisemitism.”)

Parmi les notions islamiques figure celle de la taqiyya. Elle autorise et encourage les musulmans à mentir et à tromper leurs interlocuteurs pour atteindre leur but ultime qui est de soumettre le monde entier à l’islam par la charia. Et, bien évidemment, les islamistes qui mettent en œuvre l’idéologie de subversion des non-musulmans par l’islam utilisent la taqiyya.

Il se crée donc une relation destructrice : d’un côté, les islamistes mentent aux naïfs non-musulmans, et de l’autre de nombreux non-musulmans, et tout particulièrement ceux qui promeuvent le dialogue interreligieux, gobent leurs mensonges et évitent de poser les questions abruptes qui sont nécessaires pour mettre au jour leurs intentions dangereuses. Dans ce contexte, la taqiyya des musulmans et la naïveté et l’ignorance de l’Occident quant aux véritables intentions des islamistes sont deux modèles malsains d’interaction.

De plus, ces modèles violent tous les deux notre droit à connaître la vérité, que les objectifs de chaque camp soient mal intentionnés ou non. Ainsi, la taqiyya et le politiquement correct sont les recettes d’une mise à mal irréversible des valeurs de liberté qui fondent la constitution américaine et des autres démocraties libérales occidentales.

Le rabbin Stein n’est qu’une personne parmi d’innombrables autres qui pratiquent le politiquement correct pour éviter de heurter ceux qu’il appelle, comme dans son article, « ses amis musulmans ». Les gens qui refusent de voir les sombres réalités de l’islam n’ont aucune autorité morale pour admonester des Arabes libérés comme moi. Ceux qui sont incapables d’affronter courageusement la doctrine islamique et ne s’autorisent pas à mettre en question ouvertement les horreurs qui font partie de l’islam sont dans le mauvais camp de ce conflit.
On m’a souvent demandé d’adoucir mon message et d’y introduire des compromis. Je m’y refuse. Je pense que, pour résoudre ce piège islamique, il faut le mettre en évidence et l’affronter de la manière la plus directe et donc la plus douloureuse. Nous sommes tous d’accord pour penser que, parfois, une maladie aiguë impose de recourir à un traitement agressif et non à un médicament banal comme l’aspirine.

Enfin, je poursuivrai ma mission parce que j’aime les musulmans. Je rêve d’un futur où tous les musulmans – et en particulier ceux du Moyen Orient – qui aspirent à une vie meilleure hors de leur environnement répressif, pourront goûter à la liberté dont nous jouissons tous aux États-Unis. Ce n’est pas seulement le rêve de Martin Luther King, c’est un rêve qui devrait être donné à l’humanité tout entière, y compris dans le monde musulman.

 

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Mis en ligne le 18 septembre 2009, par M. Macina, sur le site upjf.org