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Ras le bol de voir Tariq Ramadan fanfaronner sur les plateaux de télévision ! Cyrano
30/09/2009

Depuis cette mise en ligne, un internaute m’a rappelé, fort à propos, que j’avais mis en ligne les attendus d’un tribunal affirmant, entre autres, que les discours islamistes de Ramadan peuvent «exercer une influence sur les jeunes islamistes et constituer un facteur incitatif pouvant les conduire à rejoindre les partisans d’actions violentes». Il me conseillait de les remettre en course, ce que j’ai fait [*]. (Menahem Macina).
[*] Voir : "Cour d’appel de Lyon (2003): Tariq Ramadan «fondamentaliste charmeur, spécialiste du double langage»".

 

29/09/09


Texte repris du site de Riposte Laïque, Numéro 103, 28 septembre 2009

L’EDITO DE CYRANO

 

C’est la goutte d’eau qui fait déborder la vase ! Guylain Chevrier, dans notre supplément week-end, avait déjà exprimé sa révolte devant l’émission de Frédéric Taddei, "Ce soir ou jamais", où le prédicateur, soutenu par l’ineffable Bauberot, et par le pseudo-anarchiste Francis Lalanne, avait, en toute impunité, sans être contredit, passé sa soirée à cracher sur la France, coupable, crime de lèse-islam, en voulant légiférer contre le port de la burqa sur son territoire (1).

Guylain avait déjà eu l’occasion de signaler, dans une émission du même Taddei, l’incroyable complaisance des deux "laïques de service", Marc Blondel et Catherine Kintzler, devant le même Tariq Ramadan. Au nom d’une conception étriquée de la laïcité, Marc Blondel, qui défend bec et ongles le droit de porter la burqa, et Catherine Kintzler, qui défend avec pugnacité le droit de porter le voile à l’université, avaient mené une discussion de salon avec Ramadan, ravi de pouvoir philosopher entre gens de bonne compagnie (2).

Ce samedi soir, à l’émission de Laurent Ruquier, "On n’est pas couchés", on a vu celui que courageusement, il y a quelques années, Caroline Fourest avait appelé "le représentant des Frères Musulmans" parader sur le plateau, se permettre de donner des leçons à la France colonialiste, et quitter le plateau sous les ovations d’un public de bobos décérébrés.

Certes, Eric Zemmour a essayé de lui donner la réplique, et a tenté de rappeler ce qu’avait été, de tout temps, l’intégration des nouveaux immigrés, dans le creuset républicain. Mais il était trop seul, et peut-être a-t-il trop éludé le débat sur l’islam en tant que projet politico-religieux, pour être vraiment efficace, dans une émission où la confusion faisait le jeu de Ramadan.

Bien sûr, le prédicateur ne peut pas se permettre de dire, comme son mentor, le cheikh égyptien Youssouf al-Qaradawi, les véritables objectifs qui sont les siens : transformer l’Europe, lentement, en une terre où l’islam impose de plus en plus ses concepts, comme le démontrait remarquablement Saliha Ibersiene lors d’un débat filmé (3). Bien évidemment, il ne va pas révéler devant les plateaux de télévision que la stratégie des "petits pas", des "accommodements raisonnables" qui est la sienne, a pour finalité, l’instauration de la charia qui devra se substituer, pour les musulmans, aux règles des pays démocratiques dans lesquels ils évoluent. Il ne va pas dire qu’il souhaite des tribunaux religieux, comme en Grande-Bretagne. Il ne va faire de la publicité sur la charte des 400 associations musulmanes, signée à Bruxelles, le 10 janvier 2008, assignant aux musulmans, notamment dans les articles 17 et 18, d’imposer la loi religieuse quand les lois du pays s’opposent aux lois de l’islam. (4)

Bien sûr, pour mieux endormir les idiots utiles, il pratique la "takkia" [*], et se présente comme un musulman modéré. Il leur vend sa soupe, en leur disant que plus on accepte l’islam "de France", qu’il dit incarner, dans nos sociétés démocratiques, plus on fait reculer les intégristes. Et le pire, c’est que cela marche, il faut voir comment il a endormi Nauleau, aussi respectueux avec Ramadan qu’il avait été ignoble avec Robert Redeker.

A juste titre, quand Le Pen, sur les plateaux de télévision, racontait qu’il était pour des élections démocratiques, tout le petit monde médiatique l’insultait, et le traitait de menteur, lui reprochant de pratiquer un discours différent sur les plateaux de télévision et devant les militants.

Par contre, quand Tariq Ramadan joue la même partition, et cache la réalité de l’islam qu’il préconise, il peut se permettre de quitter les plateaux de télé sous les ovations !

Personne ne lui rappellera quelques sourates du Coran - qui, dans l’islam, sont la loi - qui encouragent les musulmans à battre leurs femmes, à tuer les Juifs, les infidèles et les homosexuels, et surtout à conquérir le monde, comme le rappelle Guillaume Plas (5). Personne ne lui fera remarquer, quand il donne des leçons "droitsdelhommistes" à la France, que quand l’islam est religion d’Etat, ce sont les libertés fondamentales qui reculent.

Quand il insulte la France à travers son histoire coloniale, quelle que soit la forme de ses attaques, il est en droit de dénoncer ce qui, dans notre pays, a contrevenu, à certaines époques, aux droits de l’homme. Mais on peut regretter que personne n’ait l’audace de lui faire remarquer que le colonialisme de l’islam est, depuis l’indépendance, bien plus féroce pour le peuple algérien… chose que beaucoup d’Algériens pensent, mais n’osent pas dire. Personne ne lui rappellera, comme l’a montré Olivier Petré Grenouilleau, que les pires esclavagistes, historiquement, en Afrique, furent les Arabes.

Personne ne lui fera remarquer que le message qu’il fait passer, en combattant la loi contre les signes religieux à l’école en 2004, en s’opposant à toute législation contre la burqa, est clair : comportez-vous en vrais musulmans, battez-vous pour imposer les règles de notre religion contre la République laïque.

Quand il ose parler du social, pour stigmatiser encore la France, dans les quartiers, personne ne lui dira qu’il est un allié objectif du libéralisme, en voulant casser la république laïque, et en voulant instituer des principes communautaristes, conformes aux souhaits des dirigeants de ce monde : remplacer les solidarités sociales par des solidarités claniques.

Personne ne lui dira qu’au lieu de cracher sur notre pays, il ferait mieux de dénoncer les émirs gavés de pétro-dollars, qui ont besoin d’un Tariq Ramadan et des siens pour abrutir les masses avec un discours politico-religieux archaïque et réactionnaire, au lieu de les pousser à la révolte sociale.

C’est tellement tendance, pour les petits bobos de chez Ruquier, de siffler Eric Zemmour, de maltraiter Robert Redeker, et d’ovationner Tariq Ramadan ! Quand lui met-on, en face, pour ne pas laisser un Eric Zemmour seul, des opposants, qui, avec une rigueur sans faille, lui rentrent dedans, comme avait su le faire Caroline Fourest en 2004 ? Il faut, comme laïque, être capable de lui dire qu’il est un soldat de l’islam en mission de colonisation de la France.

Il faut mettre en face de lui une femme comme Malika Sorel, qui, dans une émission de France-Culture qu’il faut écouter et faire écouter (6), taille en pièces le discours compassionnel et repentant des élites françaises et des petits bobos de gauche, et ose dire la vérité sur la violence et le racisme, inexcusables, que subissent de plus en plus nos compatriotes, de la part d’une frange de jeunes issus de l’immigration post-coloniale.

Il faut lui opposer le discours des Wafa Sultan, Ayaan Hirsi Ali, Taslima Nasreen, Hamid Zanaz, Pascal Hilout, Lucien Oulahbib, Riposte Laïque, bref, de tous ceux qui sont capables, sans tourner autour du pot, de lui dire qu’il est un soldat de l’islam, en mission de colonisation.

Il faut rappeler à Tariq Ramadan et à ses zélateurs tous les crimes de l’islam, en ce vingt-et-unième siècle, en Europe, et dans le monde, comme avait su le faire Alexandre Delvalle, dans un débat télévisé (7). Il faut lui dire clairement que les Français, parce que laïques et républicains, ne veulent pas du modèle de société que, soutenu par les communautaristes de droite et de gauche, il veut nous imposer. Il faut lui rappeler notre attachement à notre modèle, à l’égalité, à l’intégration, à la laïcité. Il ne faut pas avoir peur de maltraiter l’islam sur un plateau de télévision et de répéter ce qui disait Mustafa Kemal :

« Depuis plus de 500 ans, les règles et les théories d’un vieux sheikh arabe, et les interprétations abusives de générations de prêtres crasseux et ignares ont fixé, en Turquie, tous les détails de la loi civile et criminelle. Elles ont réglé la forme de la constitution, les moindres faits et gestes de la vie de chaque citoyen, sa nourriture, ses heures de veille et de sommeil, ce qu’il apprend à l’école, ses coutumes, ses habitudes et jusqu’à ses pensées les plus intimes. L’Islam, cette théologie absurde d’un bédouin immoral, est un cadavre putréfié qui empoisonne nos vies. »

Il faut lui rappeler que l’histoire de notre pays s’est écrite, dans le sang, par la volonté populaire de substituer la loi des hommes à celle de la loi divine. Il faut lui rappeler que nos ancêtres n’ont pas mené la bataille contre l’omniprésence catholique dans leur vie privée pour accepter les leçons d’un Tariq Ramadan, petit soldat d’un nouveau cléricalisme qui veut sa revanche contre la République et la laïcité.

Surtout, arrêtons de nous laisser intimider par la culpabilité et la repentance, dont Tariq Ramadan joue remarquablement. Critiquer l’offensive de l’islam n’est pas du racisme. Critiquer le côté réactionnaire de l’islam n’est pas du colonialisme de petit blanc arrogant. Mustafa Kemal et Bourguiba ont eu le courage de prendre des mesures qui étaient progressistes, notamment en faveur des femmes, en attaquant frontalement l’islam réactionnaire et obscurantiste, et son uniforme, le voile. N’en déplaise à Mouloud Aounit, ils sont difficilement taxables de racisme !

Comme l’écrit Guylain Chevrier, il est temps de démasquer cet imposteur de Tariq Ramadan, et de cesser de lui servir la soupe sur les plateaux de télévision. Comme le dit Radu Stoenescu, il est temps de savoir décoder son double discours. Cet homme est le porte-parole, en France et en Europe, d’un projet politico-religieux qui veut en finir avec notre modèle de société. De manière soft sur les plateaux de télévision, et beaucoup plus agressive dans les banlieues, il tient un discours de combat contre nos valeurs progressistes et émancipatrices. A cause de lui, et des ses soutiens, le communautarisme progresse, le nombre de voiles augmente, les demandes de constructions de mosquées explosent, l’intégration recule, et la haine contre notre pays progresse.

C’est ce discours que quelques conférenciers de Riposte Laïque, mais aussi nombre de débatteurs de qualité, qui connaissent bien l’islam, et la gravité de la situation française, rêvent de tenir sur un plateau de télévision… si on les invite.

 

Cyrano


© Riposte Laïque

 

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(1) http://www.ripostelaique.com/Frederic-Taddei-organise-un-debat.html

(2) http://www.ripostelaique.com/Marc-Blondel-et-Catherine-Kintzler.html

(3) http://www.youtube.com/watch ?v=2gAmMCHeJCY

http://www.islamisation.fr/archive/2007/03/07/l-axe-ramadan-qaradawi.html

(4) http://www.rabita.ch/index.php ?option=com_content&task=view&id=21&Itemid=32

(5) http://www.ripostelaique.com/M-Sifaoui-vous-defendez-l.html

(6) http://www.dailymotion.com/video/xamf4e_malika-sorel_news

(7) http://www.dailymotion.com/video/xlyhw_alexandre-del-valle-ramadan-ardisso_news


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Note d’upjf.org

[1] La Takkia, litt. « circonspection; crainte de Dieu; sainteté) est une pratique qui consiste à dissimuler son appartenance à un groupe religieux et à pratiquer en secret sa religion pour échapper à des persécutions. » (Wikipedia). Au sens large et polémique, « c’est l’art de tromper l’ennemi ; le mensonge, autorisé (conseillé) en islam pour tromper le non-croyant et arriver à ses fins. Des affirmations du genre "islam = amour tolérance paix, etc.", ou le mythe de l’"islam modéré", participent de ce procédé. » (D’après Yahoo-France, Questions Réponses.)


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Mis en ligne le 29 septembre 2009, par M. Macina, sur le site upjf.org