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Isi Leibler: Israël doit cesser de s’excuser et passer à l’offensive (version française)
29/09/2009

29/09/09
Sur le Blogue de l’auteur, 27 septembre 2009

Texte anglais original : "Israel has to stop apologizing and take the offensive".


Traduction française : Jean Szlamowicz, pour upjf.org


Note à l’attention des responsables de sites et blogues : Cet article peut être librement reproduit, sous réserve de la mention - explicite et obligatoire - de son lien : http://www.upjf.org/contributeurs-specialises/article-17187-145-7-isi-leibler-israel-doit-cesser-excuser-passer-offensive-version-francaise.html

 

 


Dans la Torah, Baalam est un prophète envoyé pour maudire les Juifs qu’il décrit comme « le peuple qui vit solitaire et qui n’est pas confondu avec les autres nations » [Nombres, chap. 23, 9]. Les événements récents, dont l’apogée a été le rapport Goldstone, n’ont fait que le confirmer.

Ce rapport agressif et partisan prétend que les Israéliens ont délibérément pris pour cibles des civils et les accuse de crimes contre l’humanité. Il n’y a pas à être surpris : il ne s’agit que du prolongement logique des rapports des ONG anti-israéliennes qui n’ont cessé de rendre publiques de telles « découvertes » depuis un an.

Et puis, que peut-on attendre d’un comité mis en place par le Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU, titre peu adapté à une institution dirigée par des Etats voyous comme l’Iran, la Syrie, la Somalie, Cuba et le Libéria ? Certains dirigeants de ces pays membres seraient de parfaits candidats à des poursuites comme criminels de guerre. Le principal dénominateur commun de ce conseil est une haine obsessionnelle d’Israël, qui est plus souvent condamné à lui seul que les 191 autres pays membres pris ensemble !

En fait, depuis sa création en 2006, 26 des 32 résolutions condamnant les violations des droits de l’homme votées par le Conseil concernaient Israël. Il faut également remarquer que ce corps de l’Onu consacré aux « droits de l’homme » a refusé d’enquêter sur les monstrueuses violences dont ont été victimes les populations civiles de Tchétchénie, du Sri Lanka et du Soudan. Etrangement, le conseil est même allé jusqu’à féliciter le gouvernement soudanais, qui est l’auteur des massacres du Darfour, « pour sa coopération ».

De la même manière, les victimes civiles en Irak et en Afghanistan n’ont jamais figuré à l’ordre du jour du conseil. Lors de la création de cette commission, même Mary Robinson, qui avait pourtant présidé au festival de haine onusien de Durban, a décliné l’invitation à diriger l’enquête parce qu’elle la trouvait « trop unilatérale ».

Les gros bonnets du Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU ont alors recruté Richard Goldstone, un juge sud-africain juif et prétentieux, qui tout en connaissant dès le début la composition très partisane des membres, s’est laissé utiliser comme feuille de vigne juive pour légitimer les démolisseurs d’Israël. Il n’a pas eu d’hésitation, même après que l’un des membres de sa commission, Christine Chinkin, ait refusé de se démettre, bien qu’elle ait déjà, par le passé, nié que les roquettes du Hamas puissent justifier une intervention israélienne à Gaza et ait déjà condamné Israël pour « crimes de guerre jusqu’à preuve du contraire ».

Goldstone, qui passe pour être un sioniste de longue date, s’est à l’évidence profondément et totalement identifié à cette entreprise anti-israélienne, comme en témoigne son récent article d’opinion dans le New York Times, où il a le front de comparer l’action défensive d’Israël contre le Hamas aux atrocités commises au Darfour, où des millions de personnes ont été déplacées et où 200 000 civils ont été violés et assassinés.

Un tel rapport aurait pu être rédigé par des lampistes du Hamas. Il est composé d’une longue liste de mensonges provenant avant tout de témoignages arabes orchestrés par le Hamas et d’ONG anti-israéliennes. C’est sur la base de ces « preuves » fournies par des sources à l’hostilité enragée que ce tribunal salit un pays qui se retrouve traité comme un criminel de guerre, alors qu’il s’agit, sans aucune contestation possible, de celui qui se soucie le plus des pertes civiles dans le monde entier.

Le Premier Ministre Netanyahu demande désormais aux Etats-Unis et aux autres pays  démocratiques de s’exprimer et de condamner ce rapport qui remet en cause le droit des nations à défendre leur population civile contre des attaques terroristes mondiales.

La réaction d’Obama sera un test décisif pour son gouvernement, qui s’est jusqu’ici montré d’une grande tiédeur. En revanche, il n’y a guère de suspense à attendre du côté de la réaction européenne. Leur tendance systématique à l’apaisement des terroristes ne milite pas en leur faveur. On ne peut guère que prédire une escalade des accusations anti-israéliennes lors des prochaines séances de l’Assemblée Générale de l’ONU, qui sera désormais présidée par Ali Treki, ancien ministre des affaires étrangères de ce célèbre bastion des droits de l’homme qu’est la Libye.

Il est donc essentiel de mettre au point notre défense. Nous devons nous soucier davantage de la menace intérieure. Aujourd’hui, par haine de soi, des Juifs (y compris des Israéliens) se mettent à l’avant-garde de chaque campagne de dénigrement et de diffamation d’Israël et du peuple juif. L’existence de tels Juifs ne constitue pas un phénomène nouveau : ils perpétuent une tradition médiévale où leurs prédécesseurs servaient la cause de campagnes chrétiennes antisémites ou, plus récemment, le comportement de ces Juifs communistes qui applaudissaient à la politique meurtrière de Staline et trouvaient des justifications à l’antisémitisme d’Etat soviétique.

Il ne fait pas de doute que les méprisables rumeurs concernant de supposées atrocités commises par Tsahal, répandues il y a quelques mois par des Israéliens (dont il a ensuite été démontré qu’elles étaient totalement fausses), publiées par le quotidien Haaretz et qui ont fait les premières pages des médias du monde entier, ont mis de l’huile sur le feu et ont contribué au climat d’hostilité envers Israël qui a donné naissance au rapport Goldstone.

Les accusations de meurtre ont suivi et l‘on a pu assister aux plus grandes manifestations antijuives internationales depuis l’époque nazie, Israël assumant le rôle traditionnel des Juifs une nouvelle fois accusés d’être la source de tous les maux et plaies de l’humanité.

Il est sûrement temps de s’intéresser à cette haine de soi de Juifs et d’Israéliens qui jouent aujourd’hui des rôles-clés dans ces campagnes visant à délégitimer et à diaboliser notre peuple. La liberté d’expression leur permet de continuer à mener leurs viles attaques contre leur propre peuple mais il est temps qu’on les montre tels qu’ils sont et qu’ils soient ostracisés de la vie juive normale.  Il est absolument scandaleux que des gens qui se sont rendus coupables d’appels au boycott de leur propre pays conservent des postes dans des universités israéliennes financées par le contribuable israélien et les philanthropes sionistes de la diaspora.

Il faut aussi avertir nos enfants, en Israël et en diaspora, et leur faire comprendre l’hypocrisie des partis pris et de la partialité dont est victime leur peuple. Il faut que malgré la campagne internationale visant à diffamer et diaboliser Israël et les Juifs, notre jeunesse conserve fierté et dignité et reste consciente que quand il s’agit de respecter la sainteté de la vie et de faire valoir les droits de l’homme, l’Etat juif, malgré ses faiblesses et ses défauts, reste un modèle dans ces domaines.

Il faut qu’ils comprennent que le minuscule Etat d’Israël est diabolisé parce qu’il refuse de rester les bras croisés quand les barbares sont à leur porte et veulent verser du sang juif innocent.

Nous devons cesser de nous excuser et passer à l’offensive.

Ces derniers mois, nous aurions dû travailler à démontrer le caractère malfaisant et les penchants radicaux du Conseil des Droits de l’Homme avant qu’il ne révèle ses « découvertes ». Nous aurions dû expliquer plus vigoureusement les préjugés et la partialité des ONG spécialistes des droits de l’homme qui ont fait de la démolition d’Israël leur raison sociale. Au risque d’être discourtois, je recommanderais également à notre gouvernement de remplacer notre actuel ambassadeur aux Nations Unies par une personnalité plus charismatique du rang de notre précédent émissaire, Dan Gillerman.

Ce gouvernement devrait également créer immédiatement une force internationale constituée des meilleurs juristes israéliens et de diaspora afin d’affronter ces tentatives pour saper notre légitimité.

 

© Isi Leibler

 

Mis en ligne le 29 septembre 2009, par M. Macina, sur le site upjf.org