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Brèves de l’UPJF N° 201 du 2 octobre 2009
02/10/2009

02/10/09

Union des Patrons et des Professionnels Juifs de France

 

LES BREVES DE L’UPJF

N° 201 du 2 octobre 2009

 

LES ACTIVITES DE L’UPJF

 

 

*      Les dîners de l’UPJF :

 

L’UPJF recevra à un dîner-débat le 14 octobre prochain, Madame Sandrine Mazetier, députée du 12ème ARDT de Paris.

Elle est depuis juin 2009 vice-présidente du groupe Socialiste, radical et citoyen (SRC) chargée de l’immigration et siège à ce titre à la commission des lois de l’Assemblée nationale.

Vous pouvez vous inscrire d’ores et déjà auprès de Yasmin au 01.47.63.07.10 ou par mail : contact@upjf.org

Le lieu reste à préciser.

P.A.F adhérents : 50 € 

P.A.F non adhérents : 60 €

Places limitées.


 

  • Dîner autour de Xavier Bertrand le 30 septembre dernier

 

Le mercredi 30 Septembre dans le cadre de ses soirées politiques l’UPJF a reçu M. Xavier BERTRAND, Secrétaire General de l’UMP.

L’auditoire était très important. Il se composait  de membres de l’UPJF mais aussi de nombreux représentants d’associations communautaires ou proches de notre communauté, on notait aussi la présence d’élus municipaux et de l’assemblée nationale.

Visiblement,  M. Xavier BERTRAND a attiré du monde.

Ceux qui ont fait le déplacement n’ont pas été déçus.

M. Xavier BERTRAND a expliqué avec conviction, rigueur intellectuelle et fidélité au Président SARKOZY, la politique actuelle du gouvernement.

Toutes les questions ont été abordées : la crise actuelle et sa sortie, les déficits, le rôle des banques et leur régulation, le chômage, la formation des jeunes, les investissements dans les secteurs d’avenir, la haute technologie, les prochaines élections, l’ouverture prônée et pratiquée par le Président.

A propos des relations internationales, de nombreuses interventions ont porte sur l’Europe, la politique d’immigration et d’intégration. Les relations entre La France et Israël.

De longs échanges ont porte sur l’Iran : son fascisme, sa bombe atomique, ses défis, provocations, son projet expansionniste son soutien au terrorisme international, ses camouflets aux occidentaux ainsi que les mensonges d’Ahmadinedjad.

Aucune question ne fut éludée. M. Xavier BERTRAND a déployé son talent et son intelligence politique.

A toute question il accorde son attention et y apporte une réponse .Son Humanisme transparait dans toutes ses interventions. L’auditoire a été séduit par ses propos, sur le fond et sur la forme.

Un seul point concernant l’erreur du Président SARKOZY sur sa déclaration relative à l’éventuel partage de Jérusalem, a fait l’objet d’une forte opposition. L’UPJF sur ce point est très claire : Israël est un Etat Juif, sa capitale Historique, est Jérusalem une et indivisible.

La soirée, très longue, s’est déroulée sous le signe du dialogue convivial, respectueux et chaleureux.

M. Xavier BERTRAND a dévoilé une stature d’homme d’Etat de très haut niveau.   

 

  • Décoration de Muriel Touaty au Ministère de la de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche

 

Photo : Alain Azria

Patrick Beaudoin, Muriel Touaty, Valerie Pécresse et William Abbou.

L’UPJF représentée par William Abbou, Muriel Galili et Guy Rozanowicz était présente le 23 septembre dernier, à la cérémonie de remise des Insignes de l’Ordre National du Mérite à Muriel Touaty Directrice Générale du Technion France par la Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, Valérie Pécresse.

 

FRANCE

·          Clearstream : Villepin se dit étranger au complot

Stéphane Durand-Souffland  01/10/2009 lefigaro.fr

 

Lors de l’audience de mercredi, Jean-Louis Gergorin a, quant à lui, maintenu que l’ex-premier ministre avait participé à la manipulation.

L’audience tant attendue commence par une sorte de miracle cocasse : la voix de Dominique de Villepin retentit dans le tribunal, alors qu’il ne s’y trouve pas encore : «Je suis heureux d’apporter ma contribution à l’émergence de la vérité…» Le prévenu, à l’extérieur, s’adresse à la presse mais les micros de la salle, sans doute réglés sur la même fréquence, captent les propos.

Cette fois, les débats ont vraiment commencé. L’ancien premier ministre est debout, face au président Pauthe. Apparemment très détendu, il déroule un argumentaire bien rodé qui colle fidèlement à ses déclarations lors de l’instruction. Quand, la veille, Jean-Louis Gergorin embrouillait tout à grands coups de «c’est très simple», M. de Villepin rejette en bloc, une à une, les accusations sur l’air d’«à aucun moment».

Pour résumer : il reconnaît avoir rencontré M. Gergorin le 1er  janvier 2004, lorsque celui qui fut jadis son patron s’ouvre d’une affaire grave sur laquelle enquête le général Rondot. Il le revoit le 9 janvier, en présence du militaire, car en tant que ministre des Affaires étrangères, aucune menace internationale potentielle ne lui est indifférente. Et celle-ci est, sur le papier, de première importance : un système de financement occulte mêlant des personnalités du monde industriel et des mafieux en tout genre, menaçant les intérêts de la France. Contrairement à ce qui a été dit par ses coprévenus, M. de Villepin jure qu’il ne s’est «à aucun moment» abrité derrière une quelconque instruction du président Chirac, pas plus qu’il n’a demandé l’identité de la «source» - Imad Lahoud. Et puis plus rien, «à aucun moment», pendant six mois. Or, pendant cette période, la «menace» se précise. Des pseudo-listings Clearstream de plus en plus riches surgissent, selon l’accusation, des ordinateurs d’Imad Lahoud et Jean-Louis Gergorin. Ce dernier soutiendra devant les juges qu’il rencontre au Quai d’Orsay, puis Place Beauvau, Dominique de Villepin, afin de le tenir informé de la situation. Faux, réplique l’ancien ministre de l’Intérieur, contredit par les célèbres carnets du général Rondot, lequel consigne les récits datés que lui confie par ailleurs M. Gergorin, carnets sur lesquels s’appuie le président Pauthe pour mener son interrogatoire.

Le 25 mars 2004, Imad Lahoud est placé en garde à vue, pour une autre affaire d’escroquerie. Il a sur lui une manière de sauf-conduit mentionnant le nom et le numéro de téléphone du général Rondot, que les policiers appellent. Furieux, l’intéressé s’en plaint à Jean-Louis Gergorin, qui prévient Dominique de Villepin. Selon l’accusation, ce dernier aurait alors rappelé le général pour lui demander de faire lever la garde à vue.

Fariboles, martèle M. de Villepin : «Dans ce genre de situation, la règle absolue veut qu’on coupe court avec la source compromise. C’est la quatrième fois que cette source explose. Tout aurait pu, tout aurait dû s’arrêter le 25 mars 2004. Or, tout s’accélère.» En effet, d’autres noms ne vont pas tarder à apparaître sur les listings frelatés, dont celui de l’actuel chef de l’État. Mais ces listings, M. de Villepin ne les a «à aucun moment, vus ou tenus en main».

 Le procureur fusillé du regard

 Ce n’est qu’en juillet 2004, alors que la presse commence à éventer l’affaire, qu’il saisit la DST, sans prévenir le directeur de ce service que le général Rondot - qui est à cet instant certain qu’il s’agit d’une manipulation - a sans doute des éléments à lui apporter.

Orateur doué, M. de Villepin a réponse à tout. Mais voilà que le président appelle Jean-Louis Gergorin à la barre. «Je maintiens l’ensemble de mes déclarations», déclare-t-il fermement. C’est-à-dire : les rencontres secrètes avec le ministre entre le 9 janvier et le mois de juillet ; la révélation «au plus tard en février» au ministre du nom d’Imad Lahoud ; la transmission au ministre d’un CD-ROM porteur de données Clearstream bidonnées ; le recours au juge Van Ruymbeke - acte fondateur de la dénonciation calomnieuse -, conformément aux vœux du ministre. Il raconte la scène, qu’il situe début avril, Place Beauvau : «Tout à coup, il change de braquet et me dit : “Il n’y a qu’une solution, informer ou saisir un juge.” Il me voit choqué et ajoute d’une voix solennelle : “C’est une instruction du président de la République.”»

Chacun, dans ce procès, traîne son boulet. Imad Lahoud est celui de Jean-Louis Gergorin et déploie une énergie admirable à le plomber dès que la parole lui est donnée. Jean-Louis Gergorin est celui de Dominique de Villepin, pour la raison inverse : il s’ingénie à le dédouaner. Ainsi répète-t-il en boucle : «Je suis sûr qu’il était de bonne foi. Je respecte son attitude, qui est destinée à protéger le président Chirac.»

Le procureur Marin, de son bureau perché, questionne à son tour Dominique de Villepin. Son ton est sec. À un moment, le prévenu se tourne vers le magistrat et le fusille du regard. On lit, dans cet éclair, toute la rage d’un ancien premier ministre qui, manifestement, ne supporte pas qu’on le regarde de haut.

 

·        Une vidéo d’Anne Frank sur Internet

AFP

Des vidéos consacrées à Anne Frank, l’adolescente juive victime de la barbarie nazie, sont visibles depuis aujourd’hui sur le site internet YouTube, annonce le musée Anne Frank à Amsterdam. "Grâce à la chaîne Anne Frank sur YouTube et ses images uniques, les gens du monde entier pourront apprécier la vie et l’importance d’Anne Frank", indique le musée dans un communiqué.

Une vidéo montre les seules images filmées qui existent d’Anne Frank, tournées à l’occasion du mariage de ses voisins le 22 juillet 1941, explique-t-on de même source.

Dans un autre extrait, Otto Frank parle de sa fille Anne lors d’une ancienne interview réalisée dans la cachette, aménagée dans l’annexe de sa maison, où il s’était réfugié avec ses deux filles et sa femme le 6 juillet 1942.

La famille Frank et les quatre autres juifs qui les avaient rejoints dans la cachette avaient été dénoncés et arrêtés le 4 août 1944 et envoyés dans des camps de concentration. Anne Frank mourut en 1945 au camp de Bergen Belsen (nord de l’Allemagne).
Son journal, devenu l’un des ouvrages les plus lus au monde, avait été découvert par une amie de la famille, Miep Gies, peu après le passage des nazis. Dans une courte vidéo, visible sur YouTube, elle raconte l’avoir remis à Otto Frank, seul survivant des huit clandestins, après la guerre.

Nelson Mandela, premier président sud-africain noir et prix Nobel de la paix, explique pour sa part comment le journal lui a donné du courage durant ses 27 années d’incarcération sous le régime d’apartheid.

"La chaîne proposera également une série de nouvelles interviews de personnes qui ont personnellement connu Anne Frank", ajoute le musée, qui lancera en avril 2010 un "musée virtuel" sur internet.

La première édition du "Journal d’Anne Frank" est parue en 1947 en néerlandais. Il a été traduit depuis en plus de 70 langues.

 

 

ISRAEL

 

On en parle peu…, on n’en parle pas.

Il est toujours prisonnier

 


Version française du remarquable discours du Premier ministre, Benyamin Netanyahu, à l’ONU

 

·        Israël va libérer vingt Palestiniennes contre une vidéo de Shalit

AFP

Israël et le Hamas se sont entendus sur la libération de vingt prisonnières palestiniennes en échange d’une vidéo récente de l’otage franco-israélien Gilad Shalit, une percée dans les laborieuses négociations menées depuis l’enlèvement du jeune soldat en juin 2006. "Il est important que le monde entier sache que Gilad Shalit est en vie et en bonne santé et que le Hamas est responsable de (...) de son état", a déclaré le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou, pour justifier l’accord conclu avec les islamistes du Hamas. Gilad Shalit, âgé de 23 ans, a été capturé le 25 juin 2006 à la lisière de la bande de Gaza par trois groupes palestiniens, dont le bras armé du Hamas.

 Selon un communiqué rendu public en fin de matinée, le cabinet de sécurité israélien avait "décidé d’autoriser la libération de 20 détenues palestiniennes" en échange d’une preuve "claire et récente" de l’état de santé du soldat Gilad Shalit. "La preuve qu’il est en vie sera remise à Israël par les médiateurs (égyptiens et allemands) sous la forme d’une vidéo récemment filmée", précise le communiqué. Un haut responsable israélien a affirmé que les 20 prisonnières seraient libérées vendredi simultanément à la remise de la vidéo aux Israéliens. L’enregistrement date "probablement de quelques semaines", a-t-il précisé. De leur côté, les Brigades Ezzedine al-Qassam, le bras armé du Hamas, ont confirmé l’échange lors d’une conférence de presse à Gaza.

 Importante avancée

 Cet accord représente une importante percée dans les laborieuses négociations indirectes en cours entre Israël et le mouvement islamiste Hamas, qui contrôle Gaza. Ces tractations sont menées depuis 2006 par l’intermédiaire de l’Egypte. L’Allemagne s’y est jointe en juillet dernier. Un officiel israélien a précisé qu’un médiateur allemand avait déjà vu la vidéo. "Nous avons des indications sur son contenu mais aucun responsable israélien ne l’a vue", a-t-il ajouté, refusant de se prononcer sur l’état de santé de l’otage. Du côté palestinien, Abou Moudjahid, porte-parole du Comité de la Résistance Populaire (CRP), un groupe armé palestinien qui a participé à l’enlèvement du soldat israélien, a indiqué que la vidéo durait une minute et constituait une preuve irréfutable que Gilad Shalit est en vie.

 Selon le porte-parole des Brigades al-Qassam, les prisonnières sont quatre membres du Hamas, cinq du Fatah (le parti du président Mahmoud Abbas), trois du Jihad islamique, une du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP) et sept indépendantes. Le haut responsable israélien a de son côté indiqué que ces prisonnières - 19 originaires de Cisjordanie et une de Gaza - devaient être relâchées au cours des deux prochaines années. Elles ne sont pas impliquées dans la mort de citoyens israéliens, a-t-il assuré.

Depuis le début de sa détention, le soldat Shalit a pu faire parvenir en Israël plusieurs messages authentifiant qu’il était en vie, en juin 2007, en février 2008, puis en avril et juin de la même année. Le président israélien Shimon Peres, s’exprimant mercredi lors de la remise des lettres de créances du nouvel ambassadeur de France en Israël, a estimé qu’un nouveau signe de vie du soldat Shalit "serait un pas important vers sa libération".

·        Un diplomate israélien expulsé de Russie

Par JPOST.FR  01.10.09

 

Le diplomate israélien Shmouel Polishuk a été obligé de quitter d’urgence Moscou après s’être vu accusé d’espionnage par les autorités russes.

Israël a fait pression sur la Russie pour empêcher son expulsion officielle en menaçant de représailles, d’après le quotidien Maariv. Il a été décidé que le diplomate ne serait pas déclaré persona non grata mais serait tout de même obligé de quitter le pays.

Le ministère des Affaires étrangères a simplement déclaré que le sujet était examiné par les ministères des Affaires étrangères des deux pays.

Polishuk opère dans le cadre de Nativ, un organisme du bureau du Premier ministre, dont le rôle officiel est d’encourager l’aliya de Russie. Dans le passé, Nativ faisait partie des Renseignements.

Nativ a été fondé en 1952. Lors des premières années de l’Etat d’Israël, il agissait clandestinement la plupart du temps: œuvrait à rapprocher les Juifs de l’ancienne Union soviétique du judaïsme, du sionisme et d’Israël, dans un environnement soviétique antisioniste et antisémite.

Les activités de Nativ se sont réduites après la chute de l’Union soviétique en 1990. En 2006, l’organisme a été subordonné au ministère des Affaires stratégiques, dirigé à l’époque par Avigdor Lieberman, l’actuel ministre des Affaires étrangères.

Après la fermeture du ministère de Lieberman, Nativ a été mis sous l’autorité du bureau du Premier ministre.

 

 

MONDE

·          Nucléaire : Téhéran mis au pied du mur

Alain Barluet
01/10/2009 lefigaro.fr

 

Un échec des négociations qui se déroulent jeudi à Genève ouvrirait la porte à d’autres sanctions contre l’Iran.

La réunion est qualifiée de «cruciale», même si les diplomates qui gèrent depuis cinq ans la crise nucléaire avec l’Iran ont appris à ne pas s’emballer. Javier Solana s’est lui-même montré plus que prudent à la veille du rendez-vous des Six (Chine, États-Unis, France, Grande-Bretagne, Russie et l’Allemagne), représentés par leurs directeurs politiques, avec l’émissaire iranien Saïd Jalili, jeudi près de Genève. «Il ne sera pas facile» d’obtenir de l’Iran qu’il garantisse le caractère pacifique de son programme nucléaire, a jugé le négociateur de l’UE. Téhéran, de son côté, a affirmé qu’il abordait la rencontre avec un esprit «positif» tout en récusant d’emblée toute discussion sur son programme nucléaire.

Derrière le jeu habituel des petites phrases, le feuilleton iranien arrive pourtant à un nouveau tournant. La mise au jour, la semaine dernière, d’un deuxième site clandestin d’enrichissement d’uranium, caché sous une montagne, près de Qom, a renforcé les soupçons sur les intentions de l’Iran de se doter de l’arme atomique.

Le site de Qom était connu des services de renseignement américains depuis plusieurs mois. C’est tout récemment, pourtant, qu’à Washington le curseur diplomatique, positionné jusqu’alors par Barack Obama sur une ligne plutôt favo­rable au dialogue, s’est déplacé vers une plus grande fermeté.

Un échec des pourparlers de Genève rouvrirait la porte à de nouvelles sanctions contre l’Iran. Depuis 2006, trois résolutions de l’ONU (1737, 1747 et 1803) ont déjà prévu une batterie de mesures restrictives à l’égard de Téhéran, une limitation des déplacements à l’étranger des responsables du programme nucléaire et balistique iranien, un embargo sur les armes en provenance d’Iran et une mise sous surveillance des activités financières du pays. Outre de nouvelles limites imposées aux banques iraniennes, un blocus sur l’essence est également envisagé, même si cette mesure ne fait pas l’unanimité.

Moscou traîne les pieds

Car le poids des sanctions, associé à la gestion économique calamiteuse de Mahmoud Ahmadinejad, se fait déjà sentir dans la vie quotidienne. L’Iran, qui tire des hydrocarbures 90 % de ses revenus d’exportation, doit importer plus d’un tiers de ses besoins en essence, faute d’infrastructures de raffinage. Une poli­tique de subvention massive a atteint ses limites, l’explosion des dépenses publiques (+ 40 % depuis 2005) provoquant une poussée d’inflation et exacerbant le mécontentement au moment où le pays est en proie aux vives tensions politiques consécutives à l’élection présidentielle du 12 juin. Certains experts considèrent que Téhéran n’aura d’autre choix à brève échéance que de relever le prix à la pompe, ce qui risquerait de susciter des troubles, comme ce fut le cas en 2007 lorsque fut mis en place un plan de rationnement de l’essence.

Si l’option de nouvelles sanctions est retenue, les Six devront se concerter sur leur urgence et leur contenu. Deux volets sur lesquels l’unité des grandes puissances est loin d’être acquise. Instruits par le précédent irakien, les services secrets américains restent relativement prudents sur l’évaluation de la menace iranienne, plus en tout cas que leurs homologues européens et israéliens. Selon la CIA, l’Iran aurait cessé en 2003 ses efforts pour doter ses missiles de têtes nucléaires.

La Chine et surtout la Russie continuent de traîner les pieds. Moscou n’est pas près de lâcher la carte «iranienne» dans son dialogue stratégique avec les États-Unis, malgré la récente révision par Washington du système antimissile prévu en Europe centrale. Selon les services de renseignements américains, Moscou aurait même un «plan B» pour soutenir son partenaire iranien en cas d’embargo pétrolier : l’approvisionner en essence via l’Azerbaïdjan et le Turkménistan.

 

·        La Russie, maillon faible du front anti-iranien

Pierre Avril le figaro.fr

Dans l’apparente chaîne de solidarité internationale qui se noue face à l’Iran, la Russie apparaît comme le maillon faible. Les hésitations russes se sont manifestées lorsque le président Dmitri Medvedev, en présence de son homologue américain, Barack Obama, à New York, n’a pas écarté le principe de sanctions supplémentaires contre le régime des mollahs. Cette déclaration de bonne intention visait d’abord à cajoler Washington après la décision de l’Administration américaine de renoncer à son projet de déploiement de boucliers antimissiles en Europe. Trois jours plus tard, à l’avant-veille de la réunion de Genève, et après que Téhéran eut procédé à un nouveau tir de missiles, le tropisme iranien reprenait le dessus à Moscou : le fait de procéder à des tests balistiques «ne doit pas servir de prétexte à attiser la discussion sur l’introduction de sanctions», a déclaré le vice-ministre des Affaires étrangères, Sergueï Ryabkov, prenant ainsi le contre-pied des positions américaines.

Même si elles restent empreintes de méfiance, les relations entre Moscou et Téhéran obéissent à une myriade d’intérêts auxquels le pouvoir russe n’est pas prêt à renoncer. Au plus fort de la contestation électorale à Téhéran, c’est auprès de Dmitri Medvedev que le président iranien Mahmoud Ahmadinejad avait trouvé un semblant de réconfort.

Ces intérêts sont d’abord stratégiques et commerciaux : après l’éclatement de l’URSS, c’est grâce à la fourniture de matériel militaire au régime iranien - aussi bien avions que sous-marins - que la Russie a pu reprendre pied sur la scène moyen-orientale. Même si l’exécution de ces contrats a connu ensuite des vicissitudes, les liens commerciaux n’ont jamais été interrompus, faisant de Moscou le principal fournisseur d’armes de Téhéran. En décembre 2005, Moscou a conclu un contrat d’environ 800 millions de dollars (550 millions d’euros) pour la livraison à l’Iran du système antiaérien de courte portée Tor-M1. À la même époque, la Russie s’est engagée à fournir des missiles S 300 au régime de Téhéran. Depuis que ce dernier multiplie les provocations, ce contrat est au centre des polémiques, côté occidental.

Allié de la Russie, à laquelle il a récemment vendu des petits avions de surveillance (drones), l’État hébreu fait régulièrement pression sur Moscou pour tenter de bloquer les livraisons de missiles S 300. Adepte du double jeu, la Russie acquiesce à ces demandes sans mauvaise grâce, utilisant ce contrat comme une poire pour la soif dans ses relations avec l’Occident.

L’opposition iranienne en exil accuse Moscou de recourir aux mêmes stratagèmes dans sa gestion de la construction de la centrale nucléaire de Bouchehr, qui fut confiée à la Russie en 1995 pour quelque 700 millions d’euros. Sous des prétextes divers et variés, le pouvoir russe a régulièrement retardé la mise en œuvre de ce projet, au fil des épisodes de tension qui ont émaillé les négociations avec l’Iran. L’Occident craint que le site de Bouchehr dissimule des objectifs militaires. Moscou, qui livre du combustible à la centrale, a annoncé sa mise en service pour la fin 2009, mais l’incertitude demeure. Les intérêts énergétiques russes en Iran sont complexes. Dans le domaine du gaz - ressource alternative à l’atome -, les deux pays, qui abritent plus de la moitié des réserves mondiales - sont à la fois alliés - à travers notamment le géant Gazprom - et concurrents.

En position de médiateur

Parallèlement à ces liens économiques inextricables, Téhéran joue depuis des décennies un rôle plutôt pacificateur dans les anciennes républiques soviétiques, que ce soit en Asie centrale, et notamment au Tadjikistan, en Arménie ou dans le Caucase du Nord. L’Iran, en particulier, s’est toujours gardé d’attiser la rébellion islamique tchétchène. En contrepartie, la Russie a accordé à son partenaire un siège de membre observateur au sein de l’Organisation de coopération de Shanghaï, qui vise à stabiliser l’Asie centrale. Néanmoins, les deux états sont rivaux pour le partage des ressources énergétiques de la mer Caspienne.

«La Russie sait parfaitement que l’Iran a les moyens de lui causer de gros problèmes dans la région», résume Fedor Loukianov, rédacteur en chef de La Russie dans le monde. Même si son territoire est à portée de main des missiles iraniens, la menace nucléaire que fait peser l’Iran ne constitue pas un motif d’affolement pour la Russie. Elle est inférieure en tout cas aux dividendes que la diplomatie russe est en droit d’attendre sur la scène moyen-orientale. Le fait de devoir jouer les médiateurs entre un régime iranien incontrôlable et son ennemi juré américain est loin de lui déplaire.

 

·        Massacre en Guinée : le chef de la Junte se dit impuissant

lefigaro.fr avec AFP


«L’armée est hors de contrôle», assure le capitaine Moussa Dadis Camara, pour expliquer la répression sanglante. Il reste cependant très menaçant envers l’opposition.

Le chef de la junte au pouvoir en Guinée se dédouane. Il n’est pas responsable de la répression sanglante menée par les forces de l’ordre contre les manifestants, qui s’opposaient lundi à sa future candidature à l’élection présidentielle de janvier. «L’événement m’a débordé. Cette armée, je ne contrôle pas toutes ses activités […]. Dire que je contrôle cette armée, ce serait de la démagogie», a affirmé mercredi matin sur Europe 1 le capitaine Moussa Dadis Camara. «J’ai hérité d’un héritage d’un demi-siècle, une armée où le caporal peut dire «merde» à un colonel, à un général», a-t-il insisté.

Ces dénégations sonnent comme une réponse à la condamnation internationale unanime après la succession d’actes barbares ces derniers jours. Ancienne puissance coloniale, la France a suspendu sa coopération militaire et décidé mardi de réexaminer l’ensemble de son aide bilatérale, qualifiant la répression de «sauvage». A sa demande, l’UE doit se réunir mercredi «pour examiner les mesures complémentaires […] qui pourraient être prises rapidement». L’Europe avait déjà décidé fin juillet de placer la Guinée sous surveillance pendant deux ans et de prolonger le gel de son aide au développement, exigeant un retour à l’Etat de droit, après le coup d’Etat qui avait suivi la mort du président Lansana Conté en décembre dernier.

Disparition de corps

S’exprimant mardi soir à la télévision nationale, le chef de la junte avait déjà tenté d’afficher sa compassion avec les victimes dans son pays, déclarant mercredi et jeudi «journées de deuil national». Il avait également invité les partis politiques, médias et organisations religieuses au calme, après s’être rendu dans deux hôpitaux pour rencontrer de nombreux blessés.

Ces quelques signes d’apaisement ne suffisent cependant pas à masquer la colère du chef de la junte contre l’opposition. Selon le capitaine Moussa Dadis Camara, ce sont des «assoiffés de pouvoir» qui ont provoqué la manifestation de lundi. «Ils distribuent de l’argent aux enfants pour les pousser à la révolte. Ce qu’ils ont fait était prémédité», a-t-il assuré. Dès lors, tout nouveau regroupement, «de quelque nature que ce soit à caractère subversif» a été interdit. Et les «fauteurs de troubles et les commanditaires seront sévèrement punis».

Pour l’heure, le bilan de ces deux jours de répression reste flou. Le ministère de l’Intérieur ne fait état que de 57 morts, dont 4 par balles perdues. Mais selon l’organisation guinéenne de défense des droits de l’Homme, la violente répression a fait plus de 150 morts et 1.200 blessés. Mardi, de nouvelles scènes d’exactions ont été constatées dans la capitale Conakry, entraînant la mort de trois jeunes Guinéens. Et les ONG faisaient toujours état de disparition de corps ou d’enlèvements de blessés et de femmes violées par les militaires directement dans les hôpitaux. Officiellement, il s’agit de déplacements pour des raisons sanitaires.

  

·        McChrystal : «Comment nous allons gagner en Afghanistan»

Propos recueillis à Kaboul par Renaud Girard

INTERVIEW EXCLUSIVE - Le général Stanley McChrystal, commandant en chef américain en Afghanistan, explique que c’est en protégeant la population afghane que sera gagnée la guerre contre les talibans.

LE FIGARO. - Les Occidentaux ont désormais plus de 100 000 soldats en Afghanistan. Pouvons-nous gagner cette guerre ?

 GénéralMcCHRYSTAL. - Oui, nous le pouvons.

Comment ? C’est le peuple afghan qui décidera qui gagnera cette guerre. L’État afghan et l’armée afghane sont les forces qui, en fin de compte, emporteront la décision. Nous, les Occidentaux, nous devons être leurs loyaux partenaires. Nous pouvons gagner car les talibans et les autres groupes d’insurgés ne constituent pas une force politique irrésistible. Ils ne sont que le résultat de la faiblesse de l’État afghan. À nous de convaincre la population de ne pas soutenir l’insurrection.

Vous avez demandé des renforts. L’ambassadeur russe à Kaboul, Zamir Kaboulov, dit que lorsque les Soviétiques avaient «5 000 hommes, pas de problème ; 140 000 hommes, beaucoup de problèmes». Y a-t-il une loi mathématique Kaboulov en Afghanistan?
Je connais personnellement Zamir, c’est l’un des hommes qui connaissent le mieux l’Afghanistan, pour avoir passé 17 années ici. Il m’a livré ses réflexions, qui m’ont été très utiles. Je ne pense pas que sa loi s’applique à la situation actuelle. L’Armée rouge était considérée comme une force d’occupation, cherchant à transformer brutalement la société afghane. Quand le roi Amanullah a essayé de moderniser le pays pendant les années 1920, il s’est heurté à une révolution en 1929. Les Soviétiques étant vus comme un corps étranger, ils ont cimenté contre eux toutes les tribus afghanes. Je ne crois pas que la population afghane nous perçoive comme elle considérait les Soviétiques.

Vous parlez d’afghaniser la guerre. Ce sont les Russes qui avaient inventé le concept d’«afghanisation de la guerre». Qu’est-ce qui vous différencie d’eux ?

 En réalité les Soviétiques et l’armée afghane qu’ils avaient formée ont été rejetés par la population comme illégitimes. Ils ont provoqué un soulèvement en masse contre eux. Nous, c’est différent : nous devons faire en sorte que les forces de sécurité afghanes deviennent responsables de cette guerre. C’est à elles de la gagner ou de la perdre ; notre responsabilité est de leur donner les meilleures chances de gagner.

Vous avez remis au Pentagone votre rapport stratégique et votre mémorandum sur les effectifs. Quelles réponses avez-vous reçues de Washington ?

Je me trouve dans la meilleure situation possible : on m’a donné toute liberté pour m’exprimer. Lorsqu’il m’a été demandé d’indiquer le nombre souhaitable de soldats en Afghanistan, on m’a explicitement exonéré de toute contrainte de politique intérieure américaine. Ces deux rapports vont maintenant faire l’objet d’un débat politique, qui prendra en compte des dimensions stratégiques plus larges. Quelles que soient les décisions qui seront prises au niveau politique, nous les exécuterons.

Vous avez dit que cette guerre était depuis 2001 comme un empilement de huit guerres successives, sans qu’aucun enseignement n’ait été tiré. Que préconisez-vous ?

 Notre premier devoir, c’est l’humilité. La situation afghane est excessivement complexe : nous avons tous encore beaucoup à apprendre. Nos officiers doivent progresser dans la connaissance des langues et des moeurs de ce pays. Nous devons nous rapprocher de la population en nous débarrassant de tous ces blindages et autres gilets pare-éclats. Nos hommes doivent mieux connaître l’histoire et la culture afghanes, afin de mieux agir de concert avec leurs camarades afghans.

Les armées occidentales ne se sont-elles pas trop «bunkérisées», se coupant de la population afghane ?

 Il y a la responsabilité normale de nos hommes politiques et de nos généraux de protéger la vie de leurs soldats. Mais il y a aussi l’obligation de remplir la mission. En sortant davantage, en allant à la rencontre de la population afghane, nous assurerons à long terme une protection plus efficace de nos hommes. En fait, c’est la population elle-même, et non pas nos camps retranchés, qui nous donnera à l’avenir le plus de sécurité.

Comment caractérisez-vous cette insurrection ?

C’est une confédération d’insurrections, avec des buts politiques différents. Il y a les talibans historiques, le groupe Haqqani, le Hezb Islami de Gulbuddin Hekmatyar et d’autres groupuscules épars. Leur seul ciment, c’est leur haine du gouvernement en place. Les talibans ne sont pas aimés dans la population. Ils n’ont pas de programme politique crédible et pas de leader charismatique ; leur seul terreau, c’est la frustration d’une partie de la jeunesse, au chômage.

N’y a-t-il pas une erreur stratégique à confondre la lutte contre le terrorisme islamiste international et une insurrection nationaliste ?

 Vous avez raison : il y a ici des éléments de groupes terroristes transnationaux comme al-Qaida et des groupes authentiquement locaux comme les talibans. Ils sont distincts, mais ils entretiennent des liens entre eux. La stabilité du Pakistan et de l’Afghanistan est cruciale pour le monde entier. Et tous ces groupes islamistes la menacent, qu’ils soient locaux ou transnationaux.

Pourriez-vous résumer votre nouvelle stratégie ?

 Revenons aux leçons données par les Français Lyautey et Galula en matière de contre-insurrection ! Notre affaire, ce n’est pas de tuer le maximum de talibans, mais de protéger la population. Il faut qu’elle réalise que notre seule préoccupation est de la protéger. Autant contre l’ennemi que contre le mal que nos armes peuvent lui infliger involontairement. Sur le terrain, nos forces doivent montrer plus de respect envers la population. Notre principal effort militaire doit être le développement des forces de sécurité afghanes. Il faut accroître les effectifs de la police et de l’armée (ANA) et améliorer leur professionnalisme, leurs équipements et leur entraînement. Changement significatif, la manière que nous proposons pour y arriver, c’est de faire ce que j’appelle du embedded partnering (partenariat intégré). Rassembler les unités. Votre célèbre Légion étrangère ne doit pas aller seule au combat. Une bonne opération, c’est quand deux sections de légionnaires partent au combat avec deux sections de l’ANA. Les légionnaires vont apporter leur professionnalisme, leur technologie, leur expérience, leur allant et les Afghans leur connaissance de la société et des guerres qui se sont déroulées dans ce pays. Il se créera alors une synergie. Ensemble, ils seront plus forts. Le dernier volet de ma stratégie, c’est de définir des priorités. On ne peut pas prétendre contrôler la totalité du territoire en même temps. Tous les districts ne requièrent pas le même degré de sécurité, au même moment. On doit sélectionner les régions les plus densément peuplées, leur apporter la sécurité, afin que le développement et la gouvernance aient de réelles chances. Nous ne pouvons plus nous permettre de conquérir un territoire par une opération éclair et puis nous en aller. Car les talibans arriveraient juste après pour punir les habitants ayant travaillé avec nous. Lorsque nous attaquons, nous devons rester, jusqu’à ce que les forces afghanes et la gouvernance soient assez fortes pour faire échec aux insurgés.

Bénéficient-ils toujours du sanctuaire pakistanais ?

 Oui. À partir du moment où vous avez une frontière aussi longue, montagneuse et difficile que la ligne Durand, il est impossible de la rendre étanche. Des deux côtés, vous avez les mêmes tribus pachtounes. Les gens circulent de tout temps des deux côtés de cette ligne. Comme dans beaucoup d’exemples historiques d’insurrection, celle-là a la possibilité de se réfugier de l’autre côté d’une frontière internationale.

Quelles sont vos relations avec le général Kayani, patron de l’armée pakistanaise ?

Excellentes. On se voit très souvent en tête-à-tête. C’est un soldat expérimenté et nous comparons nos expériences de chaque côté de la frontière. Kayani a élaboré une véritable stratégie. Pour réussir sa contre-insurrection dans les Zones tribales, il a compris l’importance d’informer la population pakistanaise. Dans les guerres modernes, il est devenu vital que les buts de votre action et la façon dont vous la menez soient bien compris par la nation que vous servez.

Avons-nous fait des progrès sur le terrain, où, quand et comment ?

 Le terrain important que nous devons sécuriser, ce sont les gens. Ce que nous avons fait au cours des derniers mois, c’est notre percée tout le long de la rivière Helmand, une zone où les talibans jouissaient d’une forte influence. Nous y sommes allés avec l’armée afghane. Et cette fois la population sait qu’on ne l’abandonnera pas.

Vous avez 3 000 Français sous vos ordres. En tant que général en chef, quel jugement portez-vous sur l’armée française ?

 Je suis un grand admirateur de l’armée française, dont j’ai étudié le travail contre-insurrectionnel en Indochine et en Algérie. J’ai rendu visite à deux bataillons français. Ce sont des soldats hautement professionnels et dédiés à leur mission. Les officiers français et moi partageons exactement les mêmes idées quant aux tactiques de contre-insurrection. On repère un groupe de dix insurgés loin dans la montagne : si onarrive à en tuer deux, on risque de se retrouver avec un groupe de vingt, car six cousins de chacun des tués auront décidé de prendre les armes pour les venger. La bonne stratégie consiste à isoler les insurgés de la population, et l’insurrection s’éteindra d’elle-même.

Avez-vous un message pour le peuple français ?

Ce n’est pas une guerre pour conquérir un territoire, pour s’enrichir ou nous protéger au sens le plus immédiat : nous nous prémunissons contre al-Qaida par mille autres moyens. En fait, c’est une guerre dédiée à un peuple qui a besoin d’aide. Je suis fier d’en être. Et je crois que la France aussi.


Le général McChrystal, un expert de la lutte contre-insurrectionnelle

Commandant en chef des forces américaines et de l’Otan (Isaf) en Afghanistan depuis juin 2009, le général d’armée Stanley McChrystal, 55 ans, n’est pas un nouveau venu dans le domaine de la guerre contre-insurrectionnelle. En 2002, il fut le chef d’état-major du corps expéditionnaire américain en Afghanistan ; et de 2003 à 2008, il commanda le corps des forces spéciales des États-Unis. Situé en plein cœur de Kaboul, protégé des attentats suicides par d’énormes chicanes en béton, son quartier général est une tour de Babel de 2 300 hommes, où l’on croise des officiers d’une quarantaine de nationalités. Le responsable des plans et de la stratégie est un général de brigade français, issu du génie parachutiste.

Chaleureux, souriant, précis dans son propos, le général McChrystal est tout le contraire d’un commandant en chef arrogant.

 

 

NUCLÉAIRE IRANIEN

·        INTERVIEW - "Il ne sortira pas grand-chose de la réunion de Genève"

Publié le 30/09/2009 Le Point.fr  propos recueillis par Cyriel Martin

 

Jeudi, les six grandes puissances chargées des discussions sur le nucléaire iranien - Chine, Russie, France, États-Unis, Royaume-Uni et Allemagne- et Téhéran se retrouvent à Genève pour relancer des entretiens au point mort depuis 14 mois. Quelques jours après la révélation, en marge du G20 de Pittsburgh, de l’existence d’une usine iranienne destinée à bâtir du nucléaire, cette réunion sera-t-elle un nouveau coup d’épée dans l’eau, ou marquera-t-elle une étape décisive dans ce dossier brûlant ? Bruno Tertrais, maître de recherches à la Fondation pour la recherche stratégique, répond aux questions du point.fr.

 lepoint.fr : L’usine de Qom, dont l’existence a été révélée en marge du G20, a-t-elle une vocation militaire ?

Bruno Tertrais : Ce qui a été établi, c’est qu’il s’agissait d’une usine située dans l’enceinte d’une base militaire qui appartenait aux gardiens de la Révolution. Elle a longtemps été cachée par le régime iranien. Et sa taille est suffisante pour abriter 3.000 centrifugeuses. Tous ces éléments permettent donc de penser qu’effectivement, cette usine avait une vocation militaire.

L’ultimatum d’Obama, Brown et Sarkozy, à Pittsburgh, était-il un coup d’éclat médiatique ou une réelle menace ?

Ce n’était pas un ultimatum. Il y a eu clairement une volonté de dramatiser de la part des chefs d’État. Mais, en réalité, ils n’avaient pas le choix. Ils ont été forcés de faire cette annonce, sachant que l’Iran avait préalablement décidé de rendre publique l’existence de cette usine, après avoir découvert que les services secrets occidentaux l’avaient démasquée.

Dans ce contexte, le président américain peut-il poursuivre sa politique de "main tendue" avec l’Iran ?

Après cette annonce du G20, Barack Obama a clairement rééquilibré son rôle dans ce dossier. Sa posture d’homme de la main tendue faisait qu’il était perçu comme un faible par le régime iranien. Mais en déclarant que "toutes les options" étaient "sur la table" vendredi dernier, et donc en évoquant implicitement une menace militaire, Barack Obama est revenu en position de force.

 Justement, les occidentaux se présentent-ils en position de force à Genève ?

Oui. Mais ils ne sont pas prêts à s’engager dans une longue discussion avec l’Iran. Soit les Iraniens montrent des signes d’ouverture et les choses avanceront, soit la réunion de demain ne débouchera sur rien. Les 5+1 ont le sentiment qu’ils ont donné des signes d’ouverture en proposant à l’Iran par deux fois des mécanismes permettant à chacun de sauver la face. Quoi qu’il en soit, je pense qu’il ne sortira pas grand-chose de cette réunion.

Dernier ouvrage de Bruno Tertrais : Le marché noir de la bombe, enquête sur la prolifération nucléaire , Buchet Chastel, 260 pages, 18 euros, ISBN 9782283023914

 

 

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Mis en ligne le 2 octobre 2009, par M. Macina, sur le site upjf.org