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Brèves de l’UPJF N° 200, du 25 septembre 2009
25/09/2009

25/09/09

Union des Patrons et des Professionnels Juifs de France

 

LES BREVES DE L’UPJF

N° 200 du 25 septembre 2009

 

LES ACTIVITES DE L’UPJF

 

 

*      Les dîners de l’UPJF :

 

M. Xavier Bertrand

 

 

 L’UPJF recevra le 30 septembre, M. Xavier Bertrand, Secrétaire Général de l’UMP et ancien Ministre du Travail.

Vous pouvez vous inscrire d’ores et déjà auprès de Yasmin au 01.47.63.07.10 ou par mail : contact@upjf.org

Le lieu reste à préciser.

P.A.F adhérents : 50 € 

P.A.F non adhérents : 60 €

                             

Places limitées.

 

L’UPJF recevra à un dîner-débat le 14 octobre prochain, Madame Sandrine Mazetier, députée du 12ème Arrondissement de Paris.

Elle est depuis juin 2009 vice-présidente du groupe Socialiste, radical et citoyen (SRC) chargée de l’immigration et siège à ce titre à la commission des lois de l’Assemblée nationale.

Vous pouvez vous inscrire d’ores et déjà auprès de Yasmin au 01.47.63.07.10 ou par mail : contact@upjf.org

Le lieu reste à préciser.

P.A.F adhérents : 50 € 

P.A.F non adhérents : 60 €

                           

Places limitées.

 

  • Dîner autour de Patrick Devedjian mercredi 23 septembre dernier

 

L’UPJF a fait sa rentrée politique en recevant M. Patrick DEVEDJIAN, Ministre auprès du Premier Ministre chargé de la mise en œuvre du plan de relance et Président du Conseil Général des Hauts-de-Seine.

Après un cocktail dinatoire, c’est devant un très important auditoire que M. Patrick DEVEDJIAN a développé la politique du gouvernement afin de contrer la crise financière et économique qui secoue le monde.

Il a clairement précisé qu’il n’y avait pas d’autre alternative : il fallait que le gouvernement  intervienne pour restaurer la confiance dans le système financier. Celui-ci doit aujourd’hui trouver les moyens d’une régulation qui faciliterait la reprise économique et la croissance.

Sans utiliser « la langue de bois», M. Devedjian a précisé, que si de vrais progrès ont été

accomplis, le Monde n’était pas encore sorti d’affaires. Ils existent encore dans de nombreuses banques, dans tous les pays, des actifs toxiques pouvant faire secouer le systeme financier international.

De nombreuses questions liées a cette crise ont été posées: le rôle des banques, le chômage, les difficultés des petites et moyennes entreprises.

M. DEVEDJIAN a su, avec beaucoup de clarté et de rigueur, apporter des réponses en s’appuyant sur la politique développée par le gouvernement. Il attribue l’efficacité des actions au rôle que joue le Président Nicolas Sarkozy. Celui ci se pose en vrai chef dont la vision et la stature internationale en font un des grands Présidents que la France ait connu.

La discussion a également porté sur des problèmes spécifiques aux préoccupations de notre communauté. 

·         L’UPJF s’est félicite de l’échec qu’a subi Farouk Hosni, ex-ministre égyptien de la culture prétendant au poste de Directeur général de l’UNESCO. Il était inconcevable que ce personnage qui dans son pays se livre a des attaques antisémites, anti-israéliennes et sectaires, puisse prétendre a de telles fonctions. L"UPJF faisait depuis des mois un lobbying contre cette candidature.

·         Le boycott fait par certaines associations fascistes d’extrême gauche a été évoqué.

M. Devedjian considère qu’il s’agit d’un délit qui doit être puni.

·         L’antisémitisme dans certains banlieues ou le droit n’est plus respecte. M. Devedjian considère qu’il faut pratiquer une politique tres stricte d’application des lois.

Sur Israël, nous avons précisé que nous pensons que le Président SARKOZY est un vrai ami d’Israël mais que sur certains points ses conseillers font de graves erreurs. Ainsi il faut bien comprendre qu’Israël est un état Juif (cf. résolution de l’ONU) et que Jérusalem en est la capitale une et indivisible.

Sur ces deux points M. DEVEDJIAN a confirme qu’il était d’accord avec cette analyse.

Sur l’Iran, M Devedjian est en total accord avec le Président SARKOZY, il regrette la faiblesse

qu’entrainent les propos de Barack OBAMA.

Le Président SARKOZY a la la possibilité de  réunir les Européens sur une politique étrangère commune et spécifique.

Personnalité franche, efficace, rigoureuse, M. DEVEDJIAN a su avec intelligence rendre cette soirée très intéressante. M. DEVEDJIAN est apparu comme un grand ami de notre communauté.

Il est aussi un fidele compagnon du Président SARKOZY.

Cette soirée s’est achevée très tard à la grande satisfaction des participants.

L’UPJF SUR LES ONDES

Dimanche 27 septembre Claude BAROUCH interviendra en direct sur Radio J (15h10 ,94.8 FM).

 

FRANCE

·        Clotilde Reiss : Sarkozy refuse le «chantage» de l’Iran

Samuel Laurent (lefigaro.fr)

 

Interrogé mercredi soir par les télévisions françaises depuis New York sur tous les sujets de la rentrée, le chef de l’Etat a notamment affirmé que «les paradis fiscaux et le secret bancaire, c’est terminé».

• Clotilde Reiss : «C’est du chantage. Clotilde Reiss est une jeune femme de 22 ans qui est innocente. Elle est à l’ambassade de France à Téhéran et elle n’en sortira pas. Elle doit être libérée. Est-ce que vous croyez que je suis un homme à échanger l’assassin de Chapour Bakhtiar contre une étudiante ? Si la justice estime dans les mois ou les années qui viennent qu’il y a lieu de le libérer, c’est le problème de la justice. Il n’y aura pas d’échange et le président iranien le sait bien».

• Nucléaire iranien : «Imaginer l’arme nucléaire dans les mains des dirigeants actuels, c’est inacceptable», estime Nicolas Sarkozy, selon qui il «faut toujours discuter». Pour autant, ajoute-t-il, «je suis bien obligé de constater que le dialogue ne prospère pas. Il y aura une date limite, dans mon esprit, c’est le mois de décembre».

• Réforme du capitalisme : «Le capitalisme est devenu fou parce qu’on pouvait y faire n’importe quoi. Des organisations, des pays, ont tenu une stratégie de la dette, de la spéculation sans limite», explique le chef de l’Etat, selon lequel «face à une crise mondiale, la solution ne peut pas être exclusivement nationale». Pour Nicolas Sarkozy, «les paradis fiscaux, le secret bancaire, c’est terminé». Et de promettre, concernant le G20 qui démarre jeudi à Pittsburgh : «Nous allons insister pour que dès le premier trimestre de l’année prochaine, des sanctions soient appliquées sur des places, sur des pays qui ne respecteraient pas les règles en la matière».

• Bonus des traders : «Au service de la spéculation, il y a les bonus. Il faut limiter cela. La France vient forte à Pittsburg parce qu’elle dit : ’’regardez ce que nous avons fait’’. Nous avons décidé que désormais, ceux qui auront un bonus risqueront un malus. Un accord n’a pas encore été trouvé» au niveau international, reconnaît cependant le chef de l’Etat. «On discute, ça bagarre… Nous voulons que le montant des bonus soit plafonné en fonction par exemple d’un montant du chiffre d’affaires ou de fonds propres». Quant à la position de Washington sur le sujet, Nicolas Sarkozy estime que «le président Obama est un homme courageux, qui a compris les enjeux, mais qui est en avance par rapport à son pays. Il faut qu’on trouve un accord».

• Taxe carbone : «J’ai pris un engagement : tout l’argent prélevé à la taxe carbone vous sera rendu. Vous aurez une réduction d’impôts dès le 1e tiers… Si vous ne payez pas, vous aurez un chèque vert», assure le chef de l’Etat. Interrogé sur une taxation supplémentaire de Total, Nicolas Sarkozy adresse un refus net : «Qui peut penser que le fait de taxer uniquement Total va changer les comportements que vous et moi ont dans leur vie?» Avant d’ajouter : «Je souhaite la création d’une organisation mondiale de l’environnement pour qu’on rééquilibre le droit du commerce et le droit de l’environnement».

• Crise et déficits : Interrogé sur la crise, Nicolas Sarkozy estime qu’elle sera terminée «quand le chômage recommencera à baisser». Quant aux déficits qui augmentent, «cela fait 35 ans que la France présente un budget en déficit. La moitié du budget de la nation, c’est les salaires de la fonction publique et les retraites. Les budgets de cette année, c’est 5.000 emplois de fonctionnaires qu’on aura économisé. Lorsque nous avons réformé les régimes de retraite de la fonction publique, lorsque nous prenons des décisions difficiles pour l’assurance maladie, les mêmes qui nous reprochent ces déficits critiquent ces décisions».

• Les indemnités maladie et la hausse du forfait hospitalier : «Lorsque vous êtes arrêtés, vous avez une indemnité qui compense le salaire. Si c’est un revenu de remplacement, pourquoi il ne serait pas taxé aussi ? Dans l’assurance maladie, la moitié du budget, c’est l’hôpital. On rembourse en France la totalité de vos soins, mais il n’est pas écrit qu’on remplace la totalité de la nourriture qu’on vous donne à l’hôpital».

• Affaire Clearstream : «J’ai déposé plainte contre X quand j’ai découvert avec stupéfaction que j’étais titulaire de deux comptes dont j’ignorais le nom. Au bout de deux ans d’enquête, deux juges indépendants ont décidé que les coupables devaient être traduits. Que les juges décident qui a fait ça, pourquoi on l’a fait, qui sont les opérateurs. Quand j’ai déposé cette plainte, je n’étais pas président. Vous savez, il y a eu beaucoup d’arrangements dans le passé. J’ai beaucoup de défauts, mais je ne suis pas un homme qui ment, qui renonce ou qui plaisante avec les principes d’honneur et de probité. Que la justice fasse son travail sereinement, je lui fais toute confiance».

• Vidéo polémique de Brice Hortefeux : «Brice est l’un de mes meilleurs amis depuis très longtemps. C’est un homme profondément humain. L’idée même du racisme ou de la blague à connotation raciste lui est étrangère. A partir du moment où il y a polémique, il y a maladresse. C’est un homme raisonnable, il était le premier désolé. J’ai trouvé qu’il y avait beaucoup d’outrance dans ce qu’on lui reprochait».

• La «jungle» de Calais : Le ministre de l’Immigration, Eric Besson, «a eu raison» de démanteler la «jungle» de Calais, estime Nicolas Sarkozy, en annonçant que la France organiserait «avec les Anglais» le retour des migrants sans papiers dans leur pays. Tout en affirmant n’avoir «jamais cru à l’immigration zéro», le chef de l’Etat a souligné qu’on ne pouvait «pas accepter qu’il y ait sur notre sol des personnes qui n’ont pas de papiers et qui enfreignent nos lois».

• Son malaise cet été : Ce malaise était «dû à une erreur de ma part, puisque on ne court pas en plein soleil, même si c’est un dimanche, sans boire. Ce n’est pas une preuve de très grande lucidité de ma part, j’en conviens bien volontiers».

• Présidentielle de 2012 : «Non, je n’y pense pas. J’ai tellement de charge sur les épaules, il y a tellement de défis. J’ai deux ans et demi devant moi de travail harassant».

 

·        La réponse cinglante d’Ahmadinejad à Sarkozy

Flore Galaud (lefigaro.fr)

 

«La France mérite mieux que ses dirigeants», a assuré mardi le président iranien, qui accuse le chef de l’Etat français d’ingérence. Le président devrait répondre ce soir, lors d’une intervention télévisée.

Mahmoud Ahmadinejad répond à Nicolas Sarkozy par médias interposés. Le président iranien a jugé mardi dans une interview pour France 2 que «le peuple français mérite mieux que ses dirigeants actuels», en réponse à des propos comparables tenus fin août par le chef de l’Etat français à propos du président iranien. Nicolas Sarkozy, actuellement à New York, a d’ores et déjà annoncé qu’il réagirait mercredi soir à ces propos, à l’occasion de son interview sur TF1 et France 2.

Le 31 août dernier, Nicolas Sarkozy avait fait part de son soutien aux manifestants qui contestaient la réélection d’Ahmadinejad : «Je voudrais dire combien nous sommes admiratifs du courage du peuple iranien. Je veux redire qu’il mérite mieux que les dirigeants actuels». Mardi, Ahmadinejad a donc fait une réponse sans équivoque aux propos du chef de l’Etat français. «Ce monsieur Sarkozy s’ingère dans les affaires intérieures de notre nation. Moi aussi j’ai un avis semblable». «Pour moi, la colère de monsieur Sarkozy n’est pas recevable», a-t-il ajouté.

Kouchner «a contribué aux troubles»

Le président ultra-conservateur n’a pas non plus épargné le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, estimant qu’il avait contribué aux troubles qui ont suivi son élection. «Nous regrettons l’action de ceux qui ont provoqué ces troubles. Posez-donc la question à la chaîne de télévision La Voix de l’Amérique, à la BBC, et au ministre français des Affaires étrangères qui ont incité les gens à se révolter», a-t-il déclaré.

Le journaliste français lui demande alors s’il considère que le chef de la diplomatie française est, selon lui, «responsable de la mort de Neda», la jeune Iranienne tuée lors des manifestations à Téhéran en juin et devenue l’un des symboles du mouvement de contestation. «Oui, il est responsable lui aussi», a répondu Mahmoud Ahmadinejad.

«Un message de paix» à l’ONU ?

Concernant l’affaire Clotilde Reiss, cette Française de 24 ans arrêtée le 1er juillet, puis incarcérée avant d’être assignée à résidence à l’ambassade de France, le président iranien a semblé dessiner une proposition de compromis, assortie de conditions. Ahmadinejad a confirmé la possibilité d’un échange entre Clotilde Reiss et Ali Vakili Rad, un Iranien condamné en 1994 à la réclusion criminelle à perpétuité pour l’assassinat de l’ancien premier ministre iranien, Chapour Bakhtiar.

Mercredi, le président iranien doit par ailleurs tenir un discours très attendu à l’Assemblée générale de l’ONU à New York, au moment même où les grandes puissances chercheront une réponse commune à apporter au défi nucléaire posé par le régime de Téhéran. Les ministres des Affaires étrangères de l’Allemagne, de la Chine, des Etats-Unis, de la France, du Royaume-Uni et de la Russie (le groupe des Six) se réuniront peu après la fin du discours, dans une salle de réunion des Nations unies à quelques mètres de l’hémicycle.

Si Ahmadinejad est habitué aux déclarations fracassantes dans l’enceinte de l’ONU, l’un de ses collaborateurs a assuré qu’il s’agirait cette fois d’un «message de paix». Selon l’Elysée, les délégations des vingt-sept pays de l’Union européenne n’excluent pas de quitter la salle en cas de «provocation» du président iranien.

 

·        Clearstream : Villepin déclare la guerre à Sarkozy

Stéphane Durand-Souffland

L’ex-premier ministre a dénoncé «l’acharnement de Nicolas Sarkozy» avant d’entrer dans le tribunal.

De l’inconvénient ou de l’avantage, c’est selon, d’être plus grand que tout le monde : on ne voit que vous. Surtout si, comme Dominique de Villepin, vous ne vous cachez pas pour comparaître devant le tribunal correctionnel de Paris, soupçonné d’avoir joué un rôle central dans la manipulation Clearstream.

Les quatre autres prévenus arrivent le plus furtivement possible : Imad Lahoud, puis Jean-Louis Gergorin, Florian Bourges et Denis Robert. Les parties civiles se faufilent, les plus connues ne sont pas là. On reconnaît le journaliste Edwy Plenel à sa moustache, Pierre Pasqua parce que c’est le portrait de son père, Jean-Charles Marchiani parce qu’il est un habitué des lieux. Nicolas Sarkozy, bien sûr, est absent.

Et voici Dominique de Villepin, 1,93 m, une femme et trois enfants, tous très beaux. Il se campe face à la forêt de caméras, sous les applaudissements d’un fan-club peu nombreux mais énergique. L’ancien premier ministre porte un complet gris. Il est allé récemment chez le coiffeur. Il est bronzé. «Je refuse de croire qu’il y a en France des procès politiques, déclare-t-il. La justice est un bien précieux mais fragile. Je suis ici par la volonté d’un homme, je suis ici par l’acharnement d’un homme, Nicolas Sarkozy, qui est aussi président de la République française. J’en sortirai libre et blanchi, au nom du peuple français. Certains voudraient croire qu’il n’y a pas dans notre pays de procès politique, je veux le croire aussi, et pourtant, nous sommes ici en 2009, et nous sommes en France.» C’est beau comme à l’ONU. Nouveaux applaudissements.

Le prévenu, suivi de sa famille, est à son tour aspiré par le tribunal. À l’intérieur, le voici assis à côté d’Imad Lahoud, qui côtoie Jean-Louis Gergorin. Brochette glaciale. C’est toujours sa tête qui dépasse. De l’autre côté de la travée, Florian Bourges et Denis Robert, apparemment plus détendus. Sans tarder s’ouvrent les hostilités. Sous prétexte de soulever des nullités juridiques, exercice qui constitue d’ordinaire un échauffement routinier, les conseils de l’ex-premier ministre et du président de la République s’écharpent allègrement, quelques roquettes atterrissant au passage sur le bureau du procureur de Paris, Jean-Claude Marin.

Me Henri Leclerc, pour M. de Villepin : «La justice est-elle indépendante ? Bien sûr, son indépendance est garantie par le président de la République.» Le ton est donné (lire ci-dessous). C’est parti pour une attaque en règle d’un parquet que l’avocat décrit cruellement comme servile, sans le dire aussi directement. Emporté par sa fougue, Me Leclerc commet un lapsus qui déride l’assistance : «Nicolas Sarkozy préside le Syndicat de la magistrature» (classé à gauche), au lieu du «Conseil supérieur de la magistrature». Mais l’heure n’est pas à la détente.

Car Me Thierry Herzog se lève à son tour. Pour lui, son client et son contradicteur sont «une partie civile et un prévenu comme les autres». Il note que l’ex-premier ministre soutenait naguère, à la télévision, que «le président de la République avait le droit d’être partie civile». Il relève que M. Sarkozy s’est constitué le 31 janvier 2006, alors que l’information judiciaire était ouverte depuis septembre 2004 ; qu’il n’a été entendu que le 9 mai 2006 ; que «plus jamais il n’est intervenu dans la procédure» ; que «jamais sa constitution n’a été contestée jusque-là». Orateur doué, Me Herzog rugit, tonne, canonne. Artillerie lourde, au demeurant : «Seule une autre personne a utilisé les mêmes arguments que Dominique de Villepin contre Nicolas Sarkozy : Yvan Colonna.» Son client, qui a «saisi la justice au vu et au su de tout le monde, serait-il le seul Français qui n’aurait pas le droit d’être victime ?», s’interroge-t-il.

Vient le moment, pour M. Marin, de donner son point de vue. Très calme, il s’attache à faire du droit pour épouser le point de vue de Me Herzog. Curieuse impression : après l’assaut des deux hussards en robe noire, on croirait voir le procureur, à contre-emploi, agiter un drapeau blanc au milieu d’un champ de bataille déjà dévasté.

ISRAEL

 

On en parle peu… on n’en parle pas.

Il est toujours prisonnier

·        Un discours pour la paix

Par HERB KEINON ET HILARY LEILA KRIEGER
24.09.09

 

Le Premier ministre Binyamin Netanyahou a fait l’éloge de l’intervention de Barack Obama à la tribune de l’ONU mercredi. Le président américain a fermement soutenu le droit d’existence de l’Etat Hébreu en tant qu’Etat juif. Il a aussi appelé les Palestiniens à reprendre les négociations sans conditions préalables.

"Obama a clairement parlé d’Israël comme d’un Etat Juif. Le manque de reconnaissance de ce fait est la véritable racine du problème. Il a également répété ce que nous avions dit plusieurs mois auparavant : nous devons reprendre les négociations sans conditions préalables", a affirmé Netanyahou.

Le président des Etats-Unis a tout particulièrement appelé la communauté internationale à encourager le dialogue entre les Palestiniens et les Israéliens.

Obama a aussi réprimandé les organisations internationales qui dévouaient leur temps à faire la chronologie des erreurs d’Israël : "Les nations qui soutiennent ce type d’initiatives ne font pas de faveurs aux Palestiniens en privilégiant les attaques au vitriol contre la légitimité d’Israël et son droit de vivre en paix et en sécurité."

Cependant Obama a aussi tenu à souligner les efforts que l’Etat Hébreu doit encore accomplir à ses yeux.

Netanyahou a confié qu’il avait écouté avec attention l’appel du président américain aux pays arabes à soutenir la paix dans la région ainsi que son appréciation des récents efforts israéliens en Judée-Samarie en faveur de la population palestinienne.

Au sujet des implantations, le Premier ministre a surtout retenu qu’il ne s’agissait plus d’une condition in extenso à la reprise des négociations, bien que l’administration américaine continue de nier leur légitimité.

A l’occasion de sa toute première intervention devant l’Assemblée générale des Nations unies, le président américain a également évoqué les menaces nucléaires iranienne et nord-coréenne, ainsi que le rôle de la communauté internationale dans la lutte contre le terrorisme.

 

·        Le Hamas répète le même refrain

Par JPOST.FR  25.09.09

Le discours de Binyamin Netanyahou à la tribune de l’ONU a déclenché la colère du Fatah et du Hamas.

"Netanyahou a parlé de la Shoah mais Israël est en train de commettre le plus grand massacre de l’histoire", a déclaré sur les ondes israéliennes un porte-parole du Hamas, en référence à l’opération Plomb durci.

Dans son discours, le Premier ministre israélien a contesté le rapport controversé Goldstone, qui accuse Israël de crimes de guerre dans la bande de Gaza.

Un autre dirigeant du Hamas a rejeté en bloc les références de Netanyahou concernant le peuple juif: "La Palestine n’a jamais été une terre juive", a-t-il expliqué.

Le Fatah suit la ligne du Hamas, son frère ennemi. Le négociateur en titre de l’Autorité palestinienne, Saib Erekat a rejeté les conditions israéliennes pour parvenir à la paix. Il a jugé "inacceptable" l’exigence de l’Etat hébreu d’être reconnu en tant qu’Etat juif.

(Pour lire le discours de Netanyahou en entier cliquez ici )

 

·        Téhéran joue la surenchère verbale contre Israël

Delphine Minoui, correspondante au Moyen-Orient

 

Le pouvoir accuse le «cancer sioniste» pour détourner l’attention des troubles intérieurs.

Faut-il y voir une nouvelle illustration de la machine de propagande du régime iranien ? En pleine crise politique post­électorale, le président Mahmoud Ahmadinejad s’est dit «fier» lundi d’avoir provoqué des réactions d’indignation et de colère au sein de la communauté internationale par ses déclarations, vendredi dernier, niant la réalité de l’Holocauste. La veille, le guide suprême avait emboîté le pas de son poulain, en accusant le «cancer sioniste» de ronger le monde musulman. La journée de Qods (Jérusalem) «est un cri clair des musulmans contre le cancer destructeur sioniste, provoqué par les occupants et les puissances oppressives, qui ronge la nation islamique», a déclaré, hier, Ali Khamenei lors d’un discours télévisé.

Le moment choisi n’est pas anodin. Il coïncide avec l’Aïd, la fête de la fin du ramadan. Mais surtout, il suit de deux jours un rassemblement officiel de soutien aux Palestiniens, organisé et encadré chaque année par le régime, et que l’opposition a vite transformé, vendredi, en manifestation monstre contre le système. «Le guide est embarrassé. Faute de pouvoir contenir son opposition interne, il cherche à noyer le poisson en brandissant le spectre d’un ennemi externe», relève un analyste iranien à Téhéran.

Les cris de la rue, hurlés à gorge déployée ce vendredi, Khamenei les a sans doute entendus. Tandis que les nervis du régime scandaient, selon une rhétorique bien rodée depuis la révolution islamique de 1979, «Mort à Israël», la foule des protestataires - quelques dizaines de milliers selon divers témoignages - répliquait «Mort à la Russie ! Mort à la Chine !», en référence aux alliés de la République islamique. Pire : «Mort à toi ! Mort à toi !», n’ont cessé de répéter les manifestants - une allusion métaphorique qui peut évoquer le pouvoir dans son ensemble, mais aussi Ahmadinejad ou encore Khamenei (toute insulte directe contre lui étant passible de la peine de mort).

La foule n’a cessé, également, de crier en faveur d’une «Jomouri irani» (République iranienne) en opposition à la «Jomouri eslami» ( République islamique). Khamenei a de quoi trembler : ce sont les fondations même d’un régime auquel il doit son statut de guide suprême qui sont mises en cause.

Trois mois après la réélection contestée d’Ahmadinejad, qu’il a appuyée malgré les plaintes de fraude, la contestation ne démord pas. Pour la première fois dans l’histoire de la République islamique, l’opposition se distingue par sa diversité : étudiants, femmes, ouvriers, chefs d’entreprise, réformistes, conservateurs… Elle comprend également de grandes figures religieuses influentes au sein de la population, qui ont ouvertement dénoncé, ces dernières semaines, la violence de la répression postélectorale. Signe d’une volonté stratégique de faire quelques concessions par rapport aux récents procès collectifs, vivement critiqués par les opposants, Khamenei a subtilement saisi l’occasion de son discours de pour tenter de calmer le jeu : «Nous n’avons pas le droit d’accuser sans preuve», a-t-il déclaré.

Antiaméricanisme et antisionnisme ont bon dos

Pendant ce temps, les échéanciers présentés à l’Iran par la communauté internationale se rapprochent. Alors qu’Ahmadinejad s’apprête à s’envoler pour New York, où il participera à l’Assemblée générale de l’ONU, de nouvelles sanctions onusiennes sont à l’ordre du jour, en cas d’échec des discussions sur le nucléaire, prévues le 1er octobre entre les représentants iraniens et le groupe des Six.

En parallèle, même si Obama a repoussé à la fin de l’année la date d’une réponse iranienne à sa «main tendue», le guide suprême iranien va devoir, à un moment donné, se manifester. Or, renouer avec les États-Unis signifierait, pour les ultras, renoncer à l’un des piliers de la révolution islamique. «L’antiaméricanisme tout comme la rhétorique anti-israélienne ont bon dos. Cela permet d’imputer aux autres tous les maux du pays. Si ces alibis disparaissent, le régime craint de s’effondrer», remarque l’analyste iranien.

 

·        Nouveau sursis pour Ehoud Olmert

Par JPOST.FR  25.09.09

 

L’épisode fut bref. Le procès de l’ancien Premier ministre, Ehoud Olmert, a démarré, vendredi matin, mais les prochaines audiences ont été repoussées au mois de février prochain. Olmert est jugé pour différentes affaires de corruption lors de son mandat à la tête de Jérusalem et lors de son passage au ministère de l’Industrie et du Commerce.

L’audience de vendredi a surtout été consacrée à la procédure. Elle a notamment examiné la requête des avocats d’Olmert de repousser le procès au mois d’avril prochain.

Le juge s’est prononcé pour un compromis : une reprise le 22 février prochain, au rythme de trois audiences par semaine, le lundi, mardi et jeudi.

Eli Zohar, l’un des avocats d’Ehoud Olmert, a justifié la demande de la défense : " Nous avons besoin de temps pour obtenir le même dossier judiciaire que l’accusation. Certaines pièces se trouvent encore aux Etats-Unis. Ce n’st pas une manœuvre pour gagner du temps. Nous voulons juste que le procès puisse se conduire selon les règles."

Les charges retenues contre Ehoud Olmert sont lourdes : il aurait bénéficié des largesses d’un homme d’affaires américain pour financer illégalement ses campagnes électorales; il aurait usé de son influence pour favoriser certains clients; et enfin il se serait fait rembourser plusieurs fois les mêmes voyages à l’étranger.

En route vers le tribunal, Olmert fait le bilan des de son "cauchemar" judiciaire. L’ancien Premier ministre a déclaré qu’il a fait face à "trois années inhumaines marquées par la calomnie" et qu’il a déjà "payé un lourd tribut "avant même le procès.

Ehoud Olmert s’est dit confiant quant à l’issue de son tourbillon judiciaire : " Mais le temps est venu pour se concentrer sur les faits, et les faits seulement. J’arrive en homme pleinement innocent et je crois que je quitterais le tribunal de la même manière."

Interviewé sur la chaîne anglaise BBC, l’ancien Premier ministre israélien a fait un parallèle avec ses homologues européens : "Je regarde la situation de mes collègues dans les différents pays d’Europe. Ils ont été soumis aux mêmes accusations et au final, rien ne s’est passé."

Confiant, Olmert s’est laissé aller à une pointe de provocation. Interrogé sur l’éventuelle perspective d’une peine de prison, il a simplement déclaré en "rire" en assurant que cette issue est impossible. L’ancien Premier ministre est peut-être trop confiant….

 

MONDE

·        A l’ONU, Ahmadinejad joue la provocation

Flore Galaud (lefigaro.fr) avec agences

 

Une douzaine de délégations a quitté cette nuit à New York la salle de l’Assemblée générale de l’ONU pour protester contre le discours du président iranien, jugé antisémite.

Un discours «inacceptable», estime un diplomate français. Une douzaine de délégations, dont la française et l’américaine, ont quitté mercredi soir à New York la salle de l’Assemblée générale de l’ONU afin de protester contre le discours du président iranien. «Il est décevant que M. Ahmadinejad ait choisi une nouvelle fois de recourir à une rhétorique haineuse, insultante et antisémite», a déclaré le porte-parole de la mission américaine auprès de l’ONU. Le président iranien a donc terminé son discours devant un parterre à moitié vide.

Le président iranien a livré un long réquisitoire -35 minutes au lieu des 15 réglementaires- contre l’état actuel du monde, dirigeant des attaques à mots plus ou moins voilés contre les Etats-Unis et les juifs. «Il n’est plus acceptable qu’une petite minorité domine la politique, l’économie et la culture dans une large partie du monde grâce à ses réseaux sophistiqués, instaure une nouvelle forme d’esclavage et nuise à la réputation d’autres nations, y compris des nations européennes et des Etats-Unis, afin d’atteindre ses objectifs racistes», a-t-il expliqué à la tribune.

Vive critique contre la politique menée en Palestine

Face aux délégués des Etats-membres de l’ONU, Ahmadinejad a appelé la communauté internationale à se désolidariser d’Israël, dont il a fustigé les actions dans les territoires palestiniens. «Le réveil des nations et l’expansion de la liberté dans le monde ne les autoriseront plus à perpétuer leur comportement hypocrite et cruel», a-t-il ainsi affirmé à propos des dirigeants de l’Etat juif. «Comment peut-on imaginer que leur politique inhumaine en Palestine se poursuivra ?», a poursuivi le dirigeant iranien.

Une partie du discours d’Ahmadinejad (en anglais) :

L’Iran «participe» à une paix durable

Il a par ailleurs souligné l’engagement de l’Iran dans la lutte pour «une paix durable» et une sécurité pour tous. Une référence implicite au programme nucléaire de son pays.Il a ainsi appelé à «l’éradication de la course aux armements et l’élimination de toutes les armes nucléaires, chimiques et biologiques, afin que toutes les nations puissent un jour avoir accès à des technologies avancées et pacifiques». «Notre nation est prête à serrer toutes les mains qui se tendront vers nous», a-t-il ajouté.

Un peu plus tôt dans la journée, Nicolas Sarkozy avait affirmé que les Iraniens «commettraient une tragique erreur» en «misant sur la passivité de la communauté internationale pour poursuivre leur programme nucléaire militaire». Jeudi, le Conseil de sécurité de l’ONU se réunit pour adopter une résolution, appelant à une intensification des mesures visant à réduire la prolifération nucléaire à travers le monde. Et le 1er octobre à Genève, de nouveaux pourparlers réuniront l’Iran et six grandes puissances (Etats-Unis, France, Russie, Chine, Allemagne et Grande-Bretagne).

Le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi a également provoqué des remous mercredi à la tribune de l’ONU, en se livrant à une véritable diatribe contre le Conseil de sécurité. Il a notamment critiqué la domination exercée par ses cinq membres permanents (Chine, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne et Russie) et plaidé pour que le siège de l’ONU soit réinstallé hors des Etats-Unis.

 

·        La Bulgare Bokova barre la route au controversé Hosni

Par Mireille Duteil -  Le Point.

 

Pour la blonde Irina Bokova, c’est une double victoire. Nul n’aurait, il y a deux mois encore, parié un euro sur l’élection de l’ambassadrice de Bulgarie à Paris à la tête de l’Unesco (Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture). C’est, de surcroît, la première fois qu’une femme devient le patron de la culture mondiale.

Ce ne fut pas facile. Il a fallu cinq tours de scrutin pour emporter la majorité des voix des 58 membres du conseil exécutif de l’organisation. Son challenger, le ministre de la Culture égyptien, Farouk Hosni, était donné favori au départ. La France le soutenait. Nicolas Sarkozy avait promis à Hosni Moubarak, chef de l’État égyptien et coprésident de l’Union pour la Méditerranée (UPM), de voter pour lui. Mais le personnage est controversé. Non seulement il
use et abuse de la censure dans son pays, mais ses détracteurs l’accusaient d’antisémitisme.

Pour devenir directrice générale de l’Unesco, Irina Bokova, 57 ans, mariée et mère de deux enfants, avait, elle, de sérieux atouts. Cette ex-étudiante à Moscou puis aux États-Unis (dont Havard) fut pendant six mois (1996-1997) ministre des Affaires étrangères de la Bulgarie. Francophile et francophone (son pays est membre de la francophonie), elle est, depuis 2005, ambassadeur en France et auprès de l’Unesco. Dynamique, elle connaît parfaitement les rouages de cette grande et lourde machine onusienne installée à Paris. Voilà plusieurs mois qu’elle mène une campagne sans faute pour obtenir ce poste. Grappillant, au cours des cinq tours de scrutins, les voix qui lui manquaient et s’étaient portées, au départ, sur Farouk Hosni.

Elle a aussi bénéficié d’un soutien de poids : celui de Simone Veil, ancienne ministre et actuelle membre de l’Académie française. "Irina Bokova a beaucoup fait en Bulgarie pour le processus démocratique et l’ouverture de la Bulgarie sur le monde. Elle est, à mon sens, la mieux qualifiée pour ce poste", déclarait-elle dans une interview. Une antithèse de Farouk Hosni.

 

·        Obama prépare la réduction de son arsenal nucléaire

Isabelle Lasserre le figaro


Mettant en pratique sa vision d’un monde dénucléarisé, le président américain a donné l’ordre au Pentagone de préparer une réduction «drastique» de l’arsenal nucléaire américain. Il aurait rejeté le premier brouillon des généraux de l’état-major, jugé trop «timide».

Barack Obama continue à remodeler la politique nucléaire des États-Unis. Partisan d’une «dénucléarisation» du monde, le président américain promène son bâton de pèlerin dans toutes les enceintes internationales pour transformer ses mots en actes et convaincre les autres pays de lui emboîter le pas. Il présidera jeudi un sommet exceptionnel du Conseil de sécurité de l’ONU, consacré à la non-prolifération et au désarmement nucléaire.

Même si personne n’attend de déclaration spectaculaire à cette occasion, le discours présidentiel sera l’occasion de rappeler la «rupture» prônée par l’Administration Obama dans ce domaine particulièrement sensible : plus de multilatéral et moins d’armes nucléaires. Pendant ce temps, de nombreux experts planchent toujours à Washington sur la «review» (remise à plat) de la posture nucléaire américaine demandée par Barack Obama et qui doit lui être remise à la fin de l’année. Selon le quotidien britannique The Guardian, le président américain aurait refusé le premier brouillon du Pentagone, jugé trop «timide» et conservateur. Il aurait demandé aux spécialistes de lui faire des propositions plus osées en matière de désarmement.

Une nouvelle philosophie

Pour les experts français, il existe aujourd’hui à Washington «un bras de fer» entre les lobbys pro et antidésarmement, «les premiers veulent pousser Obama à influencer le Pentagone, jugé trop conservateur, et profiter de l’actualité nucléaire pour infléchir la politique américaine. Les seconds essayent de convaincre la Maison-Blanche de ne pas aller trop vite en besogne».

La nouvelle philosophie de la Maison-Blanche, qui tranche avec celle de l’Administration Bush, a été énoncée à Prague, en avril dernier. Le président américain avait alors défendu l’idée d’un «monde sans armes nucléaires» et promis de multiplier les efforts pour favoriser la réduction des stocks d’armes stratégiques, l’arrêt des essais nucléaires et l’interdiction de la production de matières fissiles à des fins militaires.

Reprise des négociations

Elle a été mise en pratique la semaine dernière lorsque Washington a annoncé l’abandon du bouclier antimissile en Europe centrale. Ce projet participait largement au blocage des négociations russo-américaines sur la réduction des armements nucléaires stratégiques, destinées à prolonger le traité Start 1, qui expire fin décembre. L’obstacle ayant été levé fort à propos quelques jours avant leur reprise, elles ont pu s’ouvrir lundi à Genève sous de bien meilleurs auspices. Toute guillerette, la Russie a même affirmé qu’elle pourrait accepter une réduction supplémentaire de son arsenal nucléaire…

En juillet dernier à Moscou, Barack Obama et Dmitri Medvedev, dont les pays possèdent à eux deux 90 % des armes nucléaires dans le monde, avaient convenu d’abaisser leurs arsenaux stratégiques dans une fourchette comprise entre 1 500 et 1 675. Un responsable russe a fait savoir la semaine dernière que Moscou pourrait aller jusqu’à… 1 300. «Nous espérons conclure le nouveau traité d’ici à la fin de cette année», a affirmé de son côté lundi l’ambassadeur américain à Moscou, John Beyrle.

À New York, Barack Obama espère susciter un consensus sur la nécessité d’avancer dans le désarmement et la non-prolifération nucléaire, alors que se profile en mai la conférence d’examen du TNP, le traité de non-prolifération nucléaire. Mais son projet de monde dénucléarisé («option Global Zero») suscite de nombreuses réserves, notamment à Paris et à Moscou. Il va aussi pour l’instant à l’encontre de la réalité, notamment en Iran et en Corée du Nord, deux pays engagés dans un bras de fer avec l’Occident pour obtenir, ou conserver, leur capacité en matière de nucléaire militaire.

 

·        La lune de miel d’Obama et des musulmans d’Amérique

Laure Mandeville, correspondante à Washington le figaro
21/09/2009

Le 25 septembre prochain, entre 4 heures du matin et 7 heures du soir, près de 50 000 musulmans devraient converger vers la colline du Capitole pour y «prier pour l’Amérique». Du jamais vu. C’est à l’initiative de la mosquée Dar-ul-Islam, dans le New Jersey, que cet événement sans précédent dans l’histoire du pays a été imaginé en juillet par un groupe d’imams. «Jamais la communauté islamique n’a encore prié au Capitole pour l’âme de l’Amérique. Nous sommes américains. Nous voulons changer le visage de l’islam de telle sorte que les gens ne pensent plus que chaque musulman voit l’Amérique comme le grand Satan. Parce que nous aimons l’Amérique», a expliqué le président de Dar-ul-Islam, Hassen Abdellah.

C’est le fameux discours du Caire au monde musulman d’Obama qui a donné à cet imam l’idée de la prière au Capitole. «Pour la première fois de ma vie, j’ai entendu quelqu’un de sa stature parler des musulmans non pas comme d’adversaires, mais comme de citoyens à part entière, poursuit Abdellah. Il a dit qu’il avait la main tendue vers le monde islamique. Le monde islamique veut la saisir.»

Son enthousiasme en dit long sur la lune de miel qui s’est amorcée entre Barack Obama et les musulmans américains. Huit ans après la tragédie du 11 Septembre, qui avait fait d’eux des suspects potentiels, voire parfois des parias, ces derniers ont le sentiment qu’un nouveau chapitre va enfin s’écrire. «Hier, j’étais vu comme un terroriste, et aujourd’hui je suis autorisé à aller prier au Capitole», se réjouit Aly Aziz, de la Société islamique du New Jersey. Lors du dîner de l’Iftar organisé à la Maison-Blanche à l’occasion du ramadan, selon une tradition qui remonte à ses prédécesseurs, Barack Obama a d’ailleurs répété que «l’islam fait partie de l’Amérique». «Nous célébrons le mois sacré du ramadan, mais aussi la manière dont les musulmans, cette communauté d’un dynamisme extraordinaire, ont enrichi l’Amérique et sa culture», a-t-il dit. De nombreux intellectuels, sportifs, artistes et entrepreneurs étaient présents au banquet, preuves vivantes des succès du modèle d’intégration américain. Le président a rendu hommage - fait loin d’être anodin - au sacrifice de Kareem Khan, jeune musulman américain mort au combat en Irak. «Un croissant est sculpté sur sa tombe, comme d’autres sont ornées de la croix chrétienne ou de l’étoile juive. Ces braves Américains sont liés dans la mort comme ils l’étaient dans la vie. Par le même engagement envers leur pays», a dit Obama.

Les enquêtes d’opinion affirment que les musulmans d’Amérique se sentent plutôt satisfaits de leur sort. Il est vrai que contrairement aux immigrés musulmans d’Europe, leur niveau de vie est dans la moyenne du pays. La plupart des observateurs américains invoquent le «modèle de laïcité à l’Américaine» pour expliquer le succès des parcours. Alors qu’en France la laïcité s’est construite pour défendre l’État de l’influence des religions, c’est l’inverse qui s’est produit en Amérique où le principe de laïcité vise à garantir la liberté religieuse et à la protéger d’un État trop envahissant. «D’où un logiciel national supposé plus tolérant et apte à gérer les différences», poursuit Vaïsse.

Les émeutes des banlieues françaises de 2005 ou l’assassinat du cinéaste hollandais Theo Van Gogh en 2004 n’ont fait que renforcer cette conviction, la manière dont l’Europe gère ses minorités musulmanes apparaissant comme un repoussoir. Comme l’ont bien montré les piques critiques d’Obama sur la question de l’interdiction du voile lors de son passage en France, l’Amérique ne parvient pas à comprendre pourquoi Paris a banni le foulard des écoles ni pourquoi elle semble si remontée contre la burqa. Persuadée d’avoir le bon modèle, Washington organise d’ailleurs régulièrement des voyages d’initiation ciblés pour les élites musulmanes européennes.

Cellules dormantes

Des voix s’élèvent pourtant pour expliquer que le tableau trop idyllique peint par Obama de l’islam d’Amérique cache une réalité aussi contrastée que les nombreuses communautés qui la composent. Si beaucoup de groupes apparaissent bien intégrés, d’autres versent parfois dans la radicalisation, comme l’a montré l’exemple des communautés somaliennes du Minnesota qui abritaient des «cellules de jihadistes dormants» prêts à s’exporter vers la Corne de l’Afrique. La radicalité des convertis suscite aussi des questions quimuslim font écho à celles qui se posent en Europe.

Ce courant de pensée pessimiste, beaucoup plus présent côté républicain que démocrate, critique Obama pour sa «naïveté», appelant à méditer l’exemple européen et à ne pas sous-estimer les risques d’un multiculturalisme qui finirait par empiéter sur les valeurs de liberté de l’Amérique.

La Maison-Blanche réplique qu’elle n’a jamais baissé la garde face aux radicaux. Mais qu’elle ne voit qu’une seule manière de lutter politiquement contre le radicalisme : donner à la communauté musulmane un sentiment d’appartenance et de liberté tel qu’il ne lui vienne pas à l’idée de détruire le modèle américain, mais de le défendre.

 

·        Virginie : une école islamique déchaîne les passions

Laure Mandeville, envoyée spéciale à Alexandria (Virginie)


REPORTAGE - Créée en 1984 à l’initiative du roi Fahd d’Arabie saoudite, cette école a notamment été mise en cause en raison du caractère haineux de certains de ses manuels.

Il est un peu plus de 14 heures, et une foule bigarrée s’écoule lentement hors de la mosquée Dar al-Hijrah, sur la route 7, à Alexandria. Des femmes sont couvertes d’un long hidjab noir qui ne laisse apparaître que leur visage. D’autres sont parées de voiles turquoise élégants. Des hommes en costume tapotent sur leur portable. Il y a aussi des Somaliens aux courtes barbes noires, qui s’égaient vers les parkings bondés flanqués de grappes d’enfants rieurs et d’épouses discrètes. «Chacun fait comme il veut, prie comme il veut. Ici, c’est l’Amérique. Nous sommes libres !» s’exclame Hassan Raja, un entrepreneur marocain qui a traversé l’atlantique il y a dix-sept ans. «Il n’y a pas un endroit au monde où le sort des musulmans soit plus enviable , insiste-t-il. Partout ailleurs, après le 11 Septembre, les musulmans auraient été étripés. En Europe, on aurait rendu notre vie misérable si une tragédie pareille s’était produite. Ici, il n’en a rien été !»

Pour illustrer son propos, cet ancien joueur de football raconte son propre chemin. Son départ du Maroc, où tout était si compliqué. Puis Bordeaux en France, qui n’a pas l’air d’être un si bon souvenir, car «on y est discriminé». Et enfin, l’Amérique, qui lui a permis de créer son entreprise et de faire carrière.

À moins de 3 kilomètres de là, James Lafferty, un ex-journaliste à la moustache poivre et sel, chrétien et conservateur, exprime un avis plus mitigé sur les succès de l’intégration des musulmans dans cet ancien État confédéré. Ce n’est pas vraiment la burqa qui l’inquiète, contrairement à ce qui se passe en France. Jim Lafferty, a même jadis défendu ardemment le droit des musulmans de porter le voile intégral, au sein d’une commission de lutte contre les discriminations religieuses.

«Amputer les infidèles»

Mais le 11 Septembre a changé sa vision du monde. Le menant à se pencher sur l’idéologie supposément «anticonstitutionnelle et antiaméricaine» des institutions islamiques qui prospèrent à deux pas de sa maison et à quelques dizaines de kilomètres du pouvoir politique américain. «Ces gens-là ne viennent pas pour s’intégrer au rêve américain, mais pour détruire nos valeurs», explique-t-il. James vit au cœur du quartier musulman d’Alexandria, qui s’étend sur un triangle dessiné autour de la mosquée et de quelques grands immeubles habités par des immigrés du Moyen-Orient. Il y a vu changer le paysage «de manière sensible», au fur et à mesure que les restaurants halal remplaçaient bistrots traditionnels.

Il ne s’en serait sans doute pas inquiété si n’avait éclaté le scandale de l’Académie islamique saoudienne (ISA), cette école musulmane créée en 1984 à l’initiative du roi Fahd d’Arabie saoudite. James Lafferty a soudain appris il y a deux ans que l’ISA, où il avait même prononcé une conférence, était mise en cause pour le caractère «haineux» de certains manuels. Certaines pages des manuels enseignaient comment couper un bras aux apostats et aux infidèles. L’Académie a dû procéder, sous la pression, à un «nettoyage» de tous les passages litigieux, à la grande satisfaction du comté de Fairfax, qui lui a accordé une autorisation d’expansion controversée.

Soulignant le caractère opaque de l’établissement, la chercheuse Nina Shea, du Hudson Institute, souligne avoir de «gros doutes» sur la réalité du changement de cap, précisant que le Web de l’Académie renvoie à la version initiale, violente, du manuel (celle du ministère de l’Éducation saoudien). Bien décidé à ne pas se laisser faire, James Lafferty a carrément créé un groupe «anti-charia», qui regroupe plusieurs centaines de personnes et dénonce une «collusion cynique» entre l’Administration Obama, les élus de Virginie et le «lobby de l’islam» pour des raisons électorales.

Au centre islamique Adams, nos interlocuteurs éludent effectivement le scandale de l’Académie, préférant dire qu’ils ne sont pas au courant. Ils parlent en revanche volontiers de ce syndrome post-11 septembre évoqué par Lafferty, mais en se plaçant de l’autre côté du miroir. Ainsi une jeune femme convertie raconte-t-elle avoir eu un choc en retrouvant un jour les murs du centre recouverts de croix gammées. Un Américain blanc est ensuite venu s’excuser pour son fils, responsable des dégâts. «La seule manière de surmonter ces barrières invisibles de peur et de méfiance, c’est la transparence et le dialogue», dit la jeune femme, responsable des relations publiques d’Adams. Elle parle aussi des bonnes relations que le centre Adams entretient avec les hommes du FBI, qui viennent régulièrement les voir. «Nous devons coopérer. Prouver que nous, les musulmans américains, sommes opposés à toute forme de violence», dit cette convertie.

 

·        ONU : d’embarrassants hôtes à New York

À New York, Adèle Smith
21/09/2009

La venue du Libyen Kadhafi et de l’Iranien Ahmadinejad pose un casse-tête aux organisateurs de la 64e Assemblée générale.

L’ancien paria Muammar Kadhafi a beau être de retour aux Nations unies pour la première fois cette année, après une longue mise à l’écart, il n’est pas pour autant le bienvenu à New York. Son séjour dans la Grosse Pomme a causé jusqu’à la dernière minute un casse-tête à son entourage. D’après les informations régulièrement lâchées par les autorités new-yorkaises, c’est sur Central Park que le colonel aurait initialement jeté son dévolu pour installer sa tente bédouine. Face au «niet» du maire, Michael Bloomberg, son équipe s’est rabattue sur une propriété libyenne dans le New Jersey, non loin de New York... avant que la communauté locale ne proteste bruyamment en raison de la polémique récente autour de l’attentat de Lockerbie, dans lequel 38 résidents de l’État avaient péri en 1988.

Du coup, le colonel aurait tenté de s’installer dans le luxueux hôtel Pierre, donnant sur Central Park. Au cas où, son entourage négociait aussi la location d’un immeuble entier sur la Ve Avenue. Tentatives vaines, tout comme celle portant apparemment sur la pelouse nord du quartier général de l’ONU. Aux dernières nouvelles, l’ancienne bête noire des États-Unis serait finalement contrainte de séjourner dans les modestes bâtiments de la mission permanente de la Libye à New York.

Air malsain et confort minimum

À l’ONU, le colonel Kadhafi disposera pourtant de la même tribune que Barack Obama, star incontestée de cette 64e Assemblée. Il prononcera son discours juste après lui et avant Nicolas Sarkozy, protocole oblige. Le président américain pourra difficilement l’éviter : les deux hommes participeront ensemble à la réunion du Conseil de sécurité sur la non-prolifération nucléaire.

Les services de sécurité et du protocole auront une tâche tout aussi ardue avec Mahmoud Ahmadinejad. Pour le coup, il est prévu que le président iranien ne puisse jamais rencontrer Barack Obama dans les couloirs du bâtiment de la Ire Avenue, ni lors des discours de l’Assemblée générale. Des manifestations contre ce président qui sent le soufre sont prévues à New York et une grande réception organisée en son honneur a été annulée à la dernière minute par l’hôtel de luxe Helmsley, lorsque ses actionnaires ont appris qu’il devait accueillir le négationniste de l’Holocauste. «La colère des assassins professionnels est une fierté pour nous», a déclaré Ahmadinejad, faisant apparemment référence à Israël et à certains pays occidentaux.

Une chose est sûre, que l’on soit dictateur ou star du moment, tout le monde sera logé à la même enseigne : air malsain et confort minimum. Le bâtiment est en cours de rénovation depuis deux ans et rien n’a pratiquement changé depuis sa construction, en 1952. «On utilise toujours les mêmes systèmes de ventilation alors qu’ils étaient faits pour durer vingt-cinq ans», confie Werner Schmidt, porte-parole de la société en charge de la rénovation générale. La grand-messe doit pourtant enregistrer une affluence record cette année. Un quart de journalistes en plus sont prévus par rapport à 2008. «Ça va être une maison de fous», lance un diplomate. Pour ne rien arranger, la moitié du personnel travaille temporairement à l’extérieur, y compris le service qui publie les dizaines de milliers de documents crachés par la machine onusienne à chaque Assemblée générale…

 

OPINION :

Unesco: la victoire des démocraties

Ivan Rioufol

 

Belle victoire pour tous les démocrates, après la mise échec, mardi soir, de la candidature de l’Egyptien Farouk Hosni à la direction générale de l’Unesco. Parti favori, il avait reçu le soutien de la France. Or, c’est la Bulgare Irina Bokova qui a été élue au 5 e tour. Un revirement dû à l’efficace mobilisation menée par Bernard-Henri Lévy, Claude Lanzmann et Elie Wiesel. Il était reproché au ministre de la culture Egyptien des propos antisémites, tels que: "La culture israélienne est une culture inhumaine, c’est une culture agressive, raciste, prétentieuse, qui se base sur un principe tout simple : voler ce qui ne lui appartient pas". Hosni, qui avait dénoncé "l’infiltration des juifs dans les médias internationaux", s’était engagé à "brûler" les livres en hébreu. S’il avait dit récemment regretter ces propos, dans un texte que lui aurait soufflé Henri Guaino soucieux de préserver son projet d’Union pour la Méditerranée, il lui était aussi reproché d’avoir réprimé des intellectuels et des blogueurs.

Nicolas Sarkozy, exemplaire dans sa fermeté face à la tyrannie iranienne, aurait mieux fait de s’en tenir à cette ligne à propos de Farouk Hosni, vieil apparatchik d’un régime autoritaire qui méprise le pluralisme de la culture et la liberté artistique, cinématographique, littéraire. Le louable souci du chef de l’Etat de consolider le dialogue entre les civilisations, et singulièrement entre l’Islam et l’Occident, ne saurait pour autant inciter les démocraties à transiger sur leurs valeurs et à s’accommoder, sous prétexte d’apaisement, des dérives des autocraties, Russie y compris. C’est ce que vient rappeler opportunément l’élection d’Irina Bokova, qui sait très bien, comme tous les Européens de l’Est, ce que le totalitarisme veut dire. Avec elle, les valeurs de l’Unesco, qui a pour mission de défendre le patrimoine culturel de l’humanité, seront préservées. Confrontées à l’obscurantisme, les démocraties n’ont pas dit leur dernier mot.

 

L’UPJF A LU :

POUR DES CASQUES ROUGES A L’ONU Par Nicole Guedj

 

ancien ministre, Président de la Fondation Casques Rouges, Président de la Fondation France Israël

 

Du tsunami à la Birmanie, de la Louisiane au Sishuan, la scène internationale a vu l’émergence, en quelques années, d’une véritable « humanitarimania ». Au-delà de l’engagement des acteurs de terrain et de la mise à disposition de moyens toujours plus importants, il est temps d’optimiser l’utilisation des ressources disponibles et de surmonter l’écueil du gaspillage. Manque de communication ? Déficit d’information ? Absence de coordination ?

 

Depuis 1997, Nicole Guedj plaide pour la création d’une « force internationale humanitaire de réaction rapide », placée sous l’égide de l’ONU. Frères humanitaires des Casques Bleus, les Casques Rouges auront pour mission de coordonner et organiser l’action des équipes de secours déployées dans l’urgence.

À l’heure où le changement climatique provoque une multiplication des catastrophes naturelles d’ampleur, l’auteur nous expose les moyens d’inventer un humanitaire efficace et durable pour faire face aux conséquences des bouleversements environnementaux.

Pour des Casques Rouges à l’ONU est une « alerte », un manifeste qui dessine les contours d’un nouveau mode de gouvernance humanitaire.

Nicole Guedj est conseiller d’État et présidente de la Fondation Casques Rouges. Après une carrière d’avocat spécialisé dans la défense des droits de l’homme, elle a été secrétaire d’État aux Programmes immobiliers de la Justice puis secrétaire d’État aux Droits des victimes. Elle est coauteur du Guide des droits des victimes (2005) et de Ressources & Handicap (2006)

Pour des Casques Rouges à l’ONU. Ed. Cherche Midi. 144 pages. 10 euro

Plus d’informations : www.casques-rouges.org

 

Bulletin d’adhésion à l’UPJF

Email : contact@upjf.org

Fax : 01.47.63.08.40


Je soussigné (e)

□ Mademoiselle □ Madame □ Monsieur

 

Nom : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Prénom : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

Société : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

Adresse : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

Code Postal : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Ville : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

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Mis en ligne le 25 septembre 2009, par M. Macina, sur le site upjf.org