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Israël (Société - mentalités)
Israël (diabolisation d')

Des juristes européens dressent des listes d’officiers israéliens suspects de crimes de guerre
28/10/2009

28/10/09

Anshel Pfeffer, correspondant de Haaretz, 27 octobre 2009

Titre original : EU lawyers draw up list of IDF officers suspected of Gaza war crimes

Traduction française : Objectif-info
Rédaction d’Objectif-info
Voila que la très nombreuse mouvance pro-palestinienne, nageant dans l’euphorie du rapport Goldstone, a entrepris, selon une très ancienne technique, de dresser des listes de juifs, en l’occurrence des officiers israéliens coupables d’un crime impardonnable : avoir contribué à la défense de l’Etat juif agressé par les milices terroristes pour lesquelles cette mouvance éprouve les plus purs sentiments d’adoration. Peu leur importe que ces tueurs s’en prennent d’abord aux Arabes palestiniens qu’ils tuent sans compter, peu leur importe qu’ils règlent leurs comptes en faisant exploser les mosquées et leurs occupants, comme le Hamas vient de le faire à Rafiah (Gaza) contre un groupe concurrent, peu leur importe qu’ils stockent leurs explosifs dans les maisons d’habitation et qu’ils habillent d’une ceinture explosive les enfants arabes. Avant tout, ils se délectent de la chasse aux juifs, un mets si appréciable. Le procureur anglais, Daniel Makover, est un représentant éminent de cette lie européenne. Notons encore une fois ce fait désormais invariable : les vrais antisémites modernes utilisent le prestige des droits de l’homme pour couvrir leur entreprise. Ils en sont les vrais fossoyeurs. Gageons que leurs excès - qu’il faut mettre en lumière - finiront par les révéler pour ce qu’ils sont: l’image grimaçante du racisme contemporain.


Des juristes spécialistes des droits de l’homme et des activistes pro-palestiniens d’un certain nombre de pays européens sont en train d’établir des listes de soldats de l’armée israélienne, prétendument impliqués dans des crimes de guerre commis lors l’opération Plomb Durci dans la bande de Gaza. La législation en vigueur permet de lancer des mandats d’arrêt contre ces officiers en cas d’entrée dans ces pays.
Des juristes de Grande Bretagne et d’autres pays européens ont collecté des témoignages de Palestiniens et d’autres éléments factuels à Gaza depuis janvier dernier, qui, selon eux, apportent la preuve de crimes de guerre commis par l’armée israélienne au cours de l’offensive. Les témoignages sont retenus en fonction du rang des officiers concernés, à partir du grade de chef de bataillon, en charge d’un commandement aux différentes étapes de l’opération Plomb Durci.

Les pays où des juristes rassemblent ce genre d’informations sont, outre la Grande Bretagne, les Pays-Bas, l’Espagne, la Belgique et la Norvège, où la législation en vigueur autorise l’émission de mandats d’arrêt contre des étrangers soupçonnés de crimes de guerre.

Le procureur londonien, Daniel Makover, coordonne cette démarche en Grande-Bretagne. Un de ses collègues s’est rendu dans la Bande de Gaza quelques semaines après les combats afin de rassembler des témoignages. Des civils palestiniens ont accepté cette assistance juridique, et ont demandé que des procès soient intentés en leur nom, conformément à la législation britannique.
Interrogé par Haaretz, Daniel Makover a refusé de donner des détails sur l’identité des officiers israéliens incriminés, ou même d’indiquer leur nombre, affirmant que tout dépendait d’éléments spécifiques à chaque cas. Daniel Makover a indiqué que tous ceux qui ont été impliqués dans un incident seront sous le coup d’une charge criminelle. Le procureur a ajouté qu’il y a des officiers qui sont des candidats tous naturels à ces inculpations, mais que c’est moins évident pour d’autres, soulignant que tout dépendait des faits collectés sur le terrain.
Daniel Makover a déclaré que le rapport Goldstone sur les combats dans la bande de Gaza servirait d’appui à la démarche des activistes. Selon lui, certains exemples mentionnés dans le rapport sont déjà portés à la connaissance des procureurs. Daniel Makover fait partie d’un réseau informel de procureurs implanté dans plusieurs pays européens, qui échangent des informations de sorte que les officiers soupçonnés puissent être arrêtés dans ces pays.
L’information provient souvent des activistes pro-palestiniens qui exercent un suivi attentif des Juifs et des groupes pro-israéliens qui invitent des officiers israéliens pour des conférences. Parfois, cette information est transmise par le canal du contrôle aux frontières. Selon Makover, un petit nombre de noms d’officiers sont déjà inclus sur les listes de suspects à contrôler soumises à la police, et des mandats d’arrêts seront émis par les autorités quand ils arriveront en Grande-Bretagne, ce qui pourrait mener à leur mise en détention.
Un certain nombre de groupes de défenseurs des droits de l’homme sont en train de créer une organisation internationale qui permettrait d’exercer une surveillance plus étroite de personnes suspectes, à leur yeux, de crimes de guerre et de torture, et de rechercher les mandats nécessaires à leur arrestation.

Les Forces de Défense d’Israël n’ont pas souhaité indiquer les instructions qui ont été données aux officiers avant tout déplacement à l’étranger. En pratique, de nombreux officiers qui ont participé à l’opération de Gaza ont été invités à consulter des experts juridiques du ministère des Affaires étrangères, où on leur explique comment se comporter à l’étranger et dans quel pays ils doivent avoir un profil bas ; dans certains cas, on leur conseille de ne pas se rendre dans certains pays.

Le ministère des Affaires étrangères a publié une déclaration indiquant que "le ministère est conscient des opérations entreprises par des groupes Palestiniens et leurs partisans pour causer du tort à des officiers de l’armée israélienne en utilisant le droit et les relations publiques, et qu’il s’emploie à mettre en échec ces opérations."

© Haaretz

 

Mis en ligne le 28 octobre 2009, par M. Macina, sur le site upjf.org