Debriefing.org
Google
Administration
Accueil
Tous les articles
Imprimer
Envoyer
S’inscrire
Nous contacter

Informations, documents, analysesDebriefing.org
Israël (Société - mentalités)
Résolutions ONU (Israël-Palestine)

Abolir le veto des cinq grands à l’ONU pour la livrer aux mains des Etats antidémocratiques
15/11/2009

Voici une nouvelle passée tout à fait inaperçue en France et même en Italie, elle est assez préoccupante... Je vous pose une devinette, de quelle paix parle-t-on dans l’article, de quelles violations des droits de l’homme et crimes de guerre ? Cette demande du Vatican me rappelle le discours d’Ahmedinejad. "Le président iranien lors de son dernier discours à l’Assemblée Générale de l’ONU, a déclaré en termes non équivoques qu’il faut réorganiser la structure du Conseil de Sécurité dans lequel actuellement plusieurs états occidentaux ont une position prééminente, grâce à leurs sièges permanents, qui leur permet de diriger le monde." [*] Ci-dessous, le commentaire d’Angelo Pezzana suivi de l’article qui en parle. (D.E. Guez).

[*] Voir Mordechai Kedar : "Qui va arrêter l’Iran".   

15/11/09

 

Sur le site InformazioneCorretta.com

 

Texte original italien : "Abolire all’Onu il veto dei 5 grandi, per consegnarlo meglio nelle mani degli stati antidemocratici".

 

Sous-titre de InformationeCorretta.com : "La proposition vient du Vatican. Cela ne nous étonne pas."

 

Traduction française : Danielle Elinor Guez.

 

Mgr Migliore : C’est la meilleure! C’est le meilleur! Photo et remarque (de mauvais goût) : Menahem Macina

La déclaration de l’Eglise catholique qui demande à l’ONU d’abolir le droit de veto des cinq grands est passée plutôt inaperçue dans la presse, à l’exception de SOLE24ORE, qui la publie aujourd’hui, 15/11/2009, en page 8 de sa rubrique étrangère, avec une photo de Celestino Migliore, le Nonce du Vatican à l’ONU. 

Cela revient concrètement à livrer l’organisation internationale aux mains d’Etats dictatoriaux et terroristes. 

Il semble vraiment urgent de demander au Vatican à quel jeu il est en train de jouer. En effet, on ne peut croire que l’Eglise ne se rende pas compte du fonctionnement de l’ONU, qui est en fait prisonnière des décisions prises à la majorité, c’est à dire l’approbation des résolutions basées sur la volonté du tiers-monde et en grande partie des Etats musulmans, arabes ou liés à la lutte anti-occidentale. Que le Vatican en fasse aussi partie ne peut étonner que les naïfs et ceux qui sont aveuglés par la foi. Cette demande, si elle est acceptée, marquerait la fin de l’un des outils les plus récents permettant de stopper la politique des Etats voyous. Il semble aujourd’hui, que l’on puisse officiellement y ajouter le Vatican. 

Nous serions heureux d’être démentis, non pas par des déclarations fidéistes outragées, mais par des arguments et des faits. 

Nous reprenons la nouvelle de Il Giornale qui en donne un résumé correct :


"Le Vatican fait campagne pour la réforme des Nations Unies et demande officiellement la limitation du droit de veto des cinq membres permanents du Conseil de Sécurité de l’ONU, à savoir les États-Unis, la Russie, la Chine, la France et la Grande-Bretagne, ajoutant qu’il serait en effet irréaliste en ce moment de demander son abolition.

La proposition a été présentée par Mgr Celestino Migliore, Observateur Permanent du Saint-Siège au palais de verre de l’ONU à New York. Migliore a souligné que l’utilisation du droit de veto a fait obstacle à la paix, à plusieurs reprises. Dans un discours prononcé vendredi et retransmis par la radio du Vatican, Mgr Migliore a déclaré :

« A ce stade des négociations intergouvernementales, l’abolition du droit de veto ne semble pas être une possible, par contre, sa réforme paraît plus opportune et réaliste ».

Le représentant du Vatican a souligné

« qu’à de nombreuses reprises, l’utilisation du droit de veto a ralenti et même entravé la solution de questions cruciales pour la paix et la sécurité internationales, permettant la perpétration de violations de la liberté et de la dignité humaines».

Et d’ajouter :

« Trop souvent, l’absence d’intervention provoque de réels dommages. La réforme du droit de veto est donc encore plus nécessaire à un moment où le consensus multilatéral continu d’être en danger et est encore soumis aux décisions de quelques-uns. Les membres permanents du conseil de sécurité de l’ONU devraient s’engager à ne pas utiliser le veto pour les situations dans lesquelles il est question de génocide, de crimes contre l’humanité, de crimes de guerre et de violations graves du droit international humanitaire ».

Pour conclure, Mgr Celestino Migliore a affirmé :

« Une décision visant à réformer le droit de veto favoriserait la transparence, l’égalité et la justice en reflétant les valeurs de la démocratie et la confiance mutuelle, dans les travaux du Conseil de Sécurité ».

 

© InformazioneCorretta.com, IL Sole24Ore et Il Giornale

 


Mis en ligne le 15 novembre 2009, par
M. Macina, sur le site upjf.org