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La barrière de sécurité vue par Enderlin, une accusation de "ségrégation" qui ne dit pas son nom
13/11/2009

Dernière minute : Victor Perez recommande le visionnage d’une vidéo mise en ligne sur YouTube [*]. Elle est incontournable. Qui a dit que la hasbarah d’Israël est en dessous de tout? - Ce fut longtemps le cas, mais cette période est révolue. (Menahem Macina).

[*] "Le mur israélien de la paix" 

13/11/09

 

Titre original : "Charles Enderlin en reportage", sur le Blogue de l’auteur.

 


On ne présente plus Charles Enderlin, le "professionnel" envoyé permanent de France 2 à Jérusalem. Dans un de ses "reportages" sur la clôture de sécurité entre la Judée-Samarie et Israël, il en vient à la nommer, dans sa conclusion, « mur de séparation » (1). D’autres, intellectuellement moins fins que lui, auraient choisi le terme de "mur de ségrégation". C’est d’ailleurs ce que laisse supposer
David Pujadas dans le lancement de la séquence :

 

« Des ouvriers palestiniens qui franchissent clandestinement le mur de séparation pour aller travailler, précisément au profit des Israéliens, sur des chantiers qui grignotent leur territoire ».

 

Quel auditeur ne comparerait pas automatiquement le cas de ces personnes « interdites de séjour » à Jérusalem à la situation des noirs d’Afrique du Sud, interdits de côtoyer la communauté blanche de leur pays, à l’époque de l’apartheid ?

 

Des "Palestiniens" qui, pour faire vivre leur famille, prennent « le risque d’être arrêtés et condamnés à de la prison », « rampent sous les barbelés » et guettent la patrouille israélienne « avant de passer de l’autre côté ».

 

L’autre partie du "reportage" est consacrée à l’exploitation de ces travailleurs clandestins dans un « chantier d’une implantation à Jérusalem-est » qui contribuent ainsi au développement de la colonisation.

 

« Aujourd’hui, ils seraient plus de quarante mille » à « franchir le mur, là où il n’est pas terminé » et « là où il est surveillé sporadiquement par les gardes-frontières ».

 

D’où la conclusion ’enderlinesque’ :

 

« l’importance sécuritaire de cet ouvrage est donc très limitée, les terroristes aussi pourraient utiliser ces points de passage. En d’autres termes il ne s’agit pas d’un mur de sécurité mais d’un mur de séparation ».

 

Preuve est donc faite, par le journaliste, que la clôture de sécurité n’est en rien bénéfique à la tranquillité des Israéliens mais sert des desseins politiques malsains. Une idée de mur pourtant née dans les milieux de gauche dans les années 1995-2000, principalement le mouvement de la Paix maintenant, et combattue par les partis de droite de peur d’entériner le fait d’un Etat "palestinien". Une clôture entreprise par Ariel Sharon en 2002, et qui, dès sa construction, a contribué à faire baisser le nombre d’attentats, jusqu’à ne plus en permettre un seul, de nos jours.

 

Charles Enderlin n’en étant pas à son premier "reportage" orienté politiquement et à charge contre Israël, il y aurait beaucoup à dire et à rappeler si cela pouvait ressusciter son devoir d’objectivité, lié à la déontologie du métier. Comme par exemple, le fait oublié qu’avant les crimes contre l’humanité, commis à l’encontre des civils israéliens, les "Palestiniens" circulaient et travaillaient librement en Israël.

 

Mais le plus caustique serait de lui demander quel nom il donne à la barrière séparant les Israéliens des individus de la bande de Gaza, gouvernés par le Hamas et creusant des tunnels pour importer armes, explosifs et roquettes, voire permettre l’enlèvement d’otages ?

 

Osera t-il, là encore, confirmer "l’apartheid" israélien en nommant cette clôture « mur de séparation » ?

 

© Victor Perez

 

 

Mis en ligne le 12 novembre 2009, par M. Macina, sur le site upjf.org