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Accès de djihad, ou "syndrome d’extrême stress" à Fort Hood? par Daniel Pipes
12/11/2009

"De l’aveu général, il est plus facile de condamner la folie au volant, l’Accutane [médicament contre l’acné], ou un mariage arrangé, que de discuter des doctrines islamiques." (D. Pipes).

12/11/09

FrontPageMagazine.com, 9 novembre 2009


Texte français sur le site de Daniel Pipes

Version originale anglaise: Sudden Jihad or "Inordinate Stress" at Ft. Hood?

Adaptation française: Anne-Marie Delcambre de Champvert

Le major Nidal Malik Hassan, le djihadiste de Fort Hood, sur une photo en 2000.

Quand, sans raison apparente, un musulman en Occident attaque violemment des non-musulmans, il s’ensuit une discussion prévisible sur les raisons qui l’ont poussé à agir.

L’establishment – forces de l’ordre, politiciens, médias et monde académique- se trouve d’un côté de ce débat, insistant sur le fait qu’une certaine forme d’oppression a poussé le Major Nidal Malik Hassan, âgé de 39 ans, à tuer 13 personnes et à en blesser 38, au camp militaire de Fort Hood [Texas], le 5 novembre.

Toutefois il y a désaccord sur les détails [de l’oppression]. Hassan est présenté alternativement comme victime de « racisme », de « harcèlement subi en tant que musulman », de « sentiment de non-appartenance », du « syndrome de stress pré-traumatique », de « problèmes mentaux », de « problèmes émotionnels », de « quantité excessive de stress » [on parle également de sa crainte] d’être envoyé en Afghanistan comme étant son « pire cauchemar ». La conclusion peut se lire dans la [manchette] typique d’un journal : « Ce qui s’est passé dans la tête du Major solitaire reste un mystère »

Les cas de violence de musulmans contre les non-musulmans inspirent à ceux qui tiennent Hassan pour une victime de nouvelles excuses pleines d’imagination.

Voici quelques exemples pittoresques (inspirés par mon article [d’il y a quelques années] et du billet de mon blogue au sujet du refus du terrorisme islamiste)

  • 1990 : (Pour expliquer l’assassinat du rabbin Meir Kahane) [on a estimé que le meurtrier aurait pris ] « un anti-dépresseur prescrit par ordonnance ».
  • 1991 : (L’assassinat, à Sydney, de Makin Morcos) [a été ainsi motivé:] « un cambriolage qui a mal tourné ».
  • 1994 : (L’assassinat au hasard d’un Juif sur le pont de Brooklyn) [est expliqué comme une] « violence de la rue ».
  • 1997 : (Les coups de feu qui ont tué des civils au sommet de l’Empire State Building) [ont été expliqués par] « beaucoup, beaucoup d’ennemis dans son esprit ».
  • 2000 : (L’attaque contre un bus scolaire d’écoliers juifs près de Paris) [a été expliquée comme un] « accident de la circulation ».
  • 2002 : (Le double meurtre de LAX [de los Angeles International Airport, a été présenté comme] une « [conflit au travail ».
  • 2002 : (’Les francs-tireurs embusqués de Beltway) [ont été expliqués comme] une « relation de [famille] orageuse.
  • 2003 : (L’attaque de Hassan Karim Akbar sur des compagnons d’armes, dont deux sont morts) [a été expliquée comme] un « problème de comportement ».
  • 2003 : (Le meurtre avec mutilation de Sébastien Sellam) [a été imputé à une] « maladie mentale ».
  • 2004 : (Une explosion à Brescia, en Italie, devant un restaurant McDonald) [a été expliquée par] la « solitude et la dépression. »
  • 2005 : (Un massacre dans une maison de retraite en Virginie ) [a été attribué à] « un désaccord entre le suspect et un autre membre du personnel ».
  • 2006 : (La tuerie qui a eu lieu au siège de la Fédération juive de Greater Seattle) [a été expliquée comme] une « animosité envers les femmes ».
  • 2006 : (Le meurtre avec un véhicule de sport en Caroline du Nord) [a été attribué en ces termes:] « son récent mariage arrangé peut l’avoir rendu stressé ».

Le sergent Karim Hassan Akbar , reconnu coupable du meurtre , en 2003, de deux autres soldats.

En outre, quand un admirateur arabo-américain d’Oussama Ben Laden a écrasé son avion sur un immeuble à Tampa, la responsabilité en a été attribuée à un médicament contre l’acné, l’Accutane.

En tant que membre fondateur de l’école d’interprétation du djihad, je rejette ces explications comme étant faibles, tentant de noyer le poisson et cherchant des excuses. L’école djihadiste, toujours minoritaire, perçoit l’attaque de Hassan comme l’un des nombreux efforts musulmans déployés pour vaincre les infidèles et imposer la loi islamique. Nous nous souvenons d’un épisode antérieur du syndrome de l’accès de djihad dans l’armée américaine, ainsi que les nombreux cas de complots non meurtriers du djihad au Pentagone et de l’histoire de la violence musulmane sur le sol américain.

Loin d’être mystifiés par Hassan, nous voyons des preuves accablantes de ses intentions djihadistes. Il a distribué des exemplaires du Coran aux voisins juste avant de devenir fou et il criait « Allah wakbar » (Dieu est le plus grand), le cri du djihadiste, tandis qu’il tirait plus de 100 coups de feu avec deux pistolets.

[Autre explication:] Ses supérieurs l’auraient mis en probation pour prosélytisme inapproprié en faveur de l’islam.

Nous notons ce que ses anciens compagnons disent de lui : l’un, Val Finnel, se souvient que Hassan disait « Je suis musulman d’abord et Américain ensuite », et qu’il justifiait les attentats-suicide ; un autre, le Colonel Terry Lee, rappelle que Hassan « a revendiqué que les musulmans aient le droit de se soulever et d’attaquer les Américains ». Le troisième, un psychiatre qui avait travaillé très étroitement avec Hassan, le décrit comme « presque agressif pour décrire son attitude concernant le fait d’être musulman. »

Enfin, l’école de pensée du djihad attribue de l’importance à l’attitude des autorités musulmanes américaines encourageant les soldats musulmans à refuser de combattre leurs coreligionnaires, et fournissant ainsi une base pour l’accès de djihad. En 2001, par exemple, en réponse à l’attaque américaine contre les Talibans, le mufti d’Egypte, Ali Gum’a, a émis une fatwa statuant que « le soldat musulman de l’armée américaine doit éviter de [participer] à cette guerre ». Hassan lui-même, faisant écho à ce message, a conseillé à un jeune disciple musulman, Duane Reasoner Jr, de ne pas s’engager dans l’armée américaine parce que « les musulmans ne doivent pas tuer des musulmans ».

Si l’explication du djihad est, à une écrasante majorité plus convaincante que celle [qui argue] de l’état d’esprit de la victime, elle est aussi plus difficile à exposer.

De l’aveu général, il est plus facile de condamner la folie au volant, l’Accutane ou un mariage arrangé, que de discuter des doctrines islamiques. Ainsi, on peut prédire que ce que Ralph Peters appelle le « politiquement correct impardonnable de l’armée » attribuera officiellement l’agression commise par Hassan à sa victimisation et se gardera bien de mentionner le djihad.

Et c’est ainsi que l’armée se cache la réalité et ne se prépare pas à affronter une prochaine attaque djihadiste.

Daniel Pipes

© upjf.org

 

Mis en ligne le 12 novembre 2009, par M. Macina, sur le site upjf.org