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Obama contre les droits de l’homme, Guy Millière
07/11/2009

Un article sévère, mais Guy Millière a maintes fois prouvé qu’il sait de quoi il parle. On dira qu’un partisan inconditionnel des Républicains américains ne peut qu’être un ennemi juré d’un président démocrate. C’est possible. Il reste que si Obama n’est pas tel que nous le décrit Millière, il donne, comme on dit, des verges pour se faire fouetter. Les Israéliens et leurs amis dans le monde en savent quelque chose. (Menahem Macina).

07/11/09 - 20hSur le site Les 4 Vérités, 2 novembre 2009

Sauf surprise de dernière minute, Barack Obama ne se rendra pas à Berlin, le 9 novembre prochain, pour les commémorations du vingtième anniversaire de la chute du Mur.

Ce fut, certes, un événement qui marqua le commencement de l’effondrement de l’empire soviétique et qui permit la libération de centaines de millions d’êtres humains sur la terre, mais célébrer ce genre d’événement n’est pas concevable lorsqu’on n’est pas certain que ces êtres humains ont été vraiment libérés. Or, Barack Obama n’a, sur ce point, aucune certitude affichée.

Célébrer ce genre d’événements est également difficile lorsqu’on pense, comme Obama, que les États-Unis ont été responsables d’une bonne part des malheurs qu’a connus la planète.

Barack Obama est un adepte du relativisme généralisé, quelqu’un pour qui toutes les valeurs sont acceptables. Mais, pour lui, les valeurs qui ont fait la grandeur de la civilisation occidentale sont également moins acceptables que d’autres.

C’est un homme qui ne prendrait pas le moindre risque de froisser des dirigeants tels que Poutine et Medvedev et qui, tant qu’à faire, préférerait infliger à cette fin un camouflet à des dirigeants d’Europe centrale et occidentale. C’est l’homme qui a dépêché Hillary Clinton à Pékin pour expliquer aux potentats chinois qu’ils pouvaient écraser les Tibétains et autres populations opprimées sans risquer la moindre remarque de Washington et qui, voici quelques semaines, s’est refusé à recevoir le Dalaï Lama pendant le séjour de celui-ci aux États-Unis.

C’est l’homme qui a détourné les yeux pendant qu’Ahmadinejad faisait tirer dans la foule à Téhéran et qui a abandonné les victimes du Darfour
aux mains d’un dictateur accusé à juste titre de crime contre l’humanité. C’est l’homme qui, imperturbablement, poursuit un plan de retrait des troupes d’Irak et laisse le champ libre au retour du terrorisme ; l’homme qui ne sait pas quoi décider concernant l’Afghanistan sinon qu’il aimerait bien tendre la main aux talibans ; l’homme qui a entériné l’accès de l’Iran à l’arme atomique en envoyant ses émissaires jouer le rôle de l’abruti à Genève, puis à Vienne ; l’homme qui a montré qu’il préférait Chavez, les frères Castro ou Daniel Ortega aux défenseurs des valeurs démocratiques en Amérique latine et qui, pour bien souligner ses préférences, a largement contribué à la flambée d’émeutes au Honduras.

Le Prix Nobel de la Paix et ses victimes


C’est l’homme qui a osé suggérer que l’essentiel des problèmes du Proche-Orient venait non pas du fanatisme islamique, mais de l’attitude d’Israël, et qui a alimenté ainsi des vagues nouvelles d’« antisionisme » et d’antisémitisme en maints endroits du monde.

Jamais, même au temps de Carter, une administration américaine ne s’est montrée à ce degré indifférente aux idées de droits de l’homme sur la planète. Jamais une administration américaine ne s’était si bien couchée devant les dictateurs. Les victimes de l’administration Obama se comptent déjà par dizaines de milliers, en moins d’une année et, selon toute vraisemblance, le chiffre va encore monter.
Cela vaut bien un prix Nobel de la paix qui restera dans les annales de l’infamie. Cela vaut bien les éloges des pratiquants hypocrites du politiquement correct qui prétendent détester les dictateurs, mais détestent plus encore ce qui peut les déstabiliser et faire avancer la liberté. Et cela vaut bien l’amour de millions d’Européens.

Le commentateur Charles Krauthammer soulignait récemment qu’Obama voulait détruire la puissance américaine à l’extérieur et la détériorer à l’intérieur, dans le cadre d’une stratégie de déclin organisé, afin de remettre le pouvoir aux ubuesques Nations Unies. La stratégie est en marche.
Fort heureusement, elle donne des signes de dysfonctionnement croissant aux États-Unis même, où un nombre chaque jour plus élevé d’Américains s’aperçoivent que ceux qui leur ont vendu le produit Obama leur ont fourni un article frelaté, porteur de nombreux vices cachés. Comme nombre d’Américains, j’attends avec impatience que l’article frelaté soit retiré des rayonnages, en espérant que sa toxicité fasse encore aussi peu de victimes que possible…

Guy Millière

© Les 4 Vérités

 

Mis en ligne le 7 novembre 2009, par M. Macina, sur le site upjf.org