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Parti pris pro-palestinien

L’absence de toute critique suite aux dénonciations des atrocités de l’Autorité Palestinienne
04/11/2009

Le "Wall Street Journal" ne faillit pas à sa réputation. Cette mise sur la place publique de l’indifférence complice des Occidentaux à l’égard des exactions commises par Ramallah, contraste, en effet, singulièrement avec l’intransigeance morale dont font preuve ces "défenseurs de la veuve et de l’orphelin" d’un nouveau genre, suite à la révélation de la synergie américano-européenne, dans l’affaire des tortures infligées à des arabo-musulmans suspects d’implication dans les attentats terroristes les plus meurtriers qu’aient connus l’Occident en moins d’une décennie. Une indignation morale à géométrie variable, en somme. (Menahem Macina).

04/11/09
Éditorial du Wall Street Journal, 2 novembre 2009

Texte original anglais : "Palestine’s Missing Critics"

 

Traduction française : Objectif-info

 

Israël fait l’objet des critiques les plus sévères en défense des droits des Palestiniens. Nous sommes donc curieux d’observer les retombées - ou leur absence - des révélations concernant les brutalités commises en permanence par l’Autorité palestinienne contre ses propres administrés en Cisjordanie, au moment où elle bénéficie d’un flot continu de dollars et d’euros.

Haitham Arar, un important responsable de l’Autorité Palestinienne qui parlait ouvertement des abus commis, a été cité par le Daily Mail, il y a un peu plus d’une semaine. C’était à la suite d’un reportage du Mail du Dimanche de janvier, qui détaillait le recours régulier aux tabassages, séances de fouet, agressions à la perceuse électrique et autres formes de torture à l’encontre de quiconque semble contester l’autorité du Fatah, le parti de Mahmoud Abbas. Le meurtre et le viol sont également chose habituelle.

Comme le souligne Tom Gross, un expert du Moyen-Orient, les seules informations à ce propos émanent d’un journal occidental qui a pris la peine d’écrire quelque chose sur le sujet. Si un peu d’encre a coulé pour décrire les méthodes brutales du Hamas, on a été beaucoup plus discret sur les abus du Fatah depuis que Yasser Arafat a pris le contrôle de la majeure partie du territoire en 1993. Pire encore, les gouvernements occidentaux soutiennent cette violence intestine par une aide dont le volume s’accroît sans cesse. En date du 15 septembre, l’Union européenne avait versé 268 millions d’euros à l’Autorité depuis le début de l’année, et, en juillet, les États-Unis avaent consenti une rallonge de 200 millions.

L’argent ne va pas cesser de couler maintenant, alors que Ramallah n’essaye même plus de cacher les mauvais traitements qu’il inflige. Une réponse de Westminster a consisté à envoyer discrètement des officiers en Cisjordanie pour apprendre aux forces de l’Autorité comment ne pas torturer les détenus.

Voici donc la situation sur le plan de l’indignation morale :

  • Quand la Grande-Bretagne est accusée de faciliter les interrogatoires américains, des poursuites, des enquêtes, les menaces de mise en jugement de Tony Blair pour crimes de guerre suivent sans tarder.
  • Quand Israël attaque le Hamas afin d’en finir avec les tirs de missiles sur son sol, il court le risque d’être traîné devant la Cour Pénale Internationale.
  • Mais quand les Occidentaux envoient des milliards à un gouvernement palestinien dont les sévices sont permanents et sans vergogne, c’est le silence quasi total.

 

© The Wall Street Journal


Mis en ligne le 4 novembre 2009, par M. Macina, sur le site upjf.org