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Politique moyen-orientale

Paix, frontières sûres, stabilité, ne sont pas le but des Palestiniens, mais leur pire cauchemar...
03/11/2009

Dans sa série de billets d’humeur, intitulée "Cartoline d’Eurabia" (cartes postales d’Eurabia), Ugo Volli, pamphlétaire de talent et ardent défenseur d’Israël, administre une volée de bois vert, bien méritée, à Abbas. Ce texte lucide a été excellemment traduit de l’italien par la valeureuse Danielle Elinor Guez, que je remercie chaudement ici. Pour ma part, je ne vois aucune différence entre l’attitude dilatoire de Abbas et celle de feu Arafat. Les dirigeants palestiniens, comme la majeure partie de leurs homologues du monde arabo-musulman, sont persuadés que les Israéliens plieront bagage un jour, ou seront réduits au seul statut qui convienne à des étrangers non musulmans en terre d’islam, celui de dhimmi (protégé). Le bruit et la fureur des chefs de guerre palestiniens, quel qu’en soit le prétexte, ne sont que la réédition moderne des cris des bandes de pillards ivres de razzia: ils ne visent qu’à terroriser l’ennemi avant de le piller, voire de le massacrer. Mais qu’ils le sachent: Israël vendra cher sa peau. (Menahem Macina).

03/11/09Sur le site InformazioneCorretta.com, 2 novembre 2009


Texte original italien : "
Palestinesi: la pace, la sicurezza dei confini, la stabilità, non è il loro obiettivo, ma il loro incubo peggiore".


Traduction française :
Danielle Elinor Guez, pour upjf.org


Les Palestiniens, disait Abba Eban, ne ratent jamais une occasion de rater une occasion. Une occasion de paix, évidemment. Depuis les tentatives anglaises des années trente jusqu’à la partition de l’ONU en 47, de Camp David et Taba jusqu’aux discussions entre Olmert et Abou Mazen, l’année dernière, au dernier moment, il y a toujours eu un blocage, un arrêt, un refus. Certes, si vous êtes indulgent et un peu paternaliste, vous avez le droit de croire qu’ils ne savent pas négocier, qu’ils ne savent pas faire de politique et qu’ils se trompent régulièrement. Peu importe, ça ne change rien.

Dans le futur, nous considérerons probablement les jours qui viennent de s’écouler comme le prolongement de la série d’occasions manquées, et nous ajouterons Obama à Clinton et à la liste des autres présidents qui ont essayé et à qui les Palestiniens ont dit non.

Réfléchissez, cette année, pour la première fois depuis l’époque de Carter, ils ont un président américain ouvertement ami, qui nourrit une sympathie personnelle pour leur cause et - plus important encore - qui avait cru comprendre que la question palestinienne pourrait être la clé pour résoudre, à sa manière, le conflit entre l’Occident et l’islam. Je ne discute pas ici de la question de savoir s’il avait raison ou tort (je ne veux pas insister, mais je crois qu’il avait tout à fait tort). Ce qui compte c’est que dans ce match de foot, l’arbitre était l’ami des Palestiniens : un avantage incomparable. De plus, ils se trouvent juste à une période où l’ONU et les organisations internationales sont dominées par une majorité tiers-mondiste,

  • Une période où l’Europe, aux prises avec ses immigrés, ne fait pas respecter sa civilisation et ses règles et se transforme de plus en plus en Eurabia ;
  • où Israël perd un allié traditionnel et très important comme la Turquie ;
  • où l’Irak, l’Afghanistan et le Liban illustrent la difficulté de mener une guerre asymétrique en utilisant les armes actuelles ;
  • où, enfin, le nucléaire iranien émet un grand signal d’alarme qui pousse Israël à chercher des alliés et des compromis, même en payant le prix fort.

 

Bref, les Palestiniens se trouvent, depuis un an, dans une position stratégique très forte, telle qu’ils n’en ont jamais connue. Le bon sens aurait dû les conduire à tirer profit de cet avantage en adoptant une ligne de négociation souple visant à parvenir au meilleur règlement final possible. Ils auraient dû immédiatement demander l’ouverture des négociations comme le désirait Obama. Négocier avec les Israéliens sous la supervision d’Obama aurait été très avantageux. Mais non. La théorie d’Abou Mazen consistait à ne rien faire et à attendre que les Américains lui servent des résultats sur un plateau. Il s’est donc emballé sur l’idée du « bloc des colonies », à savoir la suspension de la construction dans les implantations, devenue un préalable à toute discussion et non un résultat à obtenir par la négociation : ce qui ne s’était jamais produit en 20 ans de négociations.

Puis, quand il a accepté de faire quelques gestes instamment sollicités par l’administration américaine, comme de rencontrer en personne Obama et Netanyahu, et de ne pas pousser sur ce rapport Goldstone qui condamnait l’opération israélienne à Gaza (soutenue secrètement, mais pas complètement, par la même Autorité palestinienne), il l’a fait tellement mal, avec tant de mauvaise volonté et sans déclarer qu’il pourrait s’agir d’un pas vers la paix, que personne ne l’a suivi et qu’il y a même eu une sorte de soulèvement intérieur appuyé et soutenu par le Hamas. Entre temps, le gouvernement Netanyahu s’était montré capable de faire de la politique, de débattre, de faire des concessions limitées, en somme, d’entrer dans le jeu des négociations. Le résultat, c’est que les Palestiniens sont acculés. Ils pourraient s’en sortir, mais ils font tout ce qu’ils peuvent pour s’enfermer encore plus dans une situation sans issue, en construisant une machine de propagande autour de la question de la mosquée sur le Mont du Temple et, plus généralement, autour de la question de Jérusalem, en préparant de nouvelles attaques et éventuellement de nouveaux attentats.

En somme, ils ne ratent jamais une occasion de transformer une possible occasion de négocier en campagne de propagande et même en confrontation physique, aidés en cela, comme toujours, par la machine de propagande d’Eurabia et par leurs cousins israélo-arabes de Haaretz. Mais la propagande n’a jamais résolu les problèmes, elle les a plutôt compliqués. Vous pouvez penser qu’ils ne savent sans doute pas s’y prendre. Ou, comme je le pense personnellement, qu’ils veulent toute la « Palestine », « du fleuve [Jourdain] à la mer » - rien de moins. Et qu’ils sont disposés à se faire massacrer (et à massacrer) pendant encore 100 ans, dans l’espoir d’arriver à leurs fins.

Donc la paix, la sécurité des frontières, la stabilité, ça n’est pas leur but, mais leur pire cauchemar.

Les pacifistes arabo-américains et eurabiens le comprendront-ils un jour ?


Ugo Volli 

 

© InformazioneCorretta.com

 

Mis en ligne le 3 novembre 2009, par M. Macina, sur le site upjf.org