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Démolition de l’Amérique, Thomas Sowell
02/11/2009

Une charge terrible. (Menahem Macina).

02/11/09
Sur le site RealClearPolitics.com


Texte original anglais : "Dismantling America", Part one, 27 octobre ; Part II, 30 octobre 2009 


Traduction & adaptation françaises par Artus pour www.nuitdorient.com


Note importante : Conformément à mon éthique de la traduction, consistant à rendre le plus fidèlement possible en langue française les textes originaux, sans y introduire des ajouts personnels ni infléchir le texte dans un sens non explicitement voulu par l’auteur, j’ai supprimé les extension textuelles, les notes, et les enrichissements typographiques probablement ajoutés par Artus (il ne m’a pas été possible de trouver cette traduction sur le site Nuit d’Orient). Le texte qui suit est donc celui de Artus, corrigé et peaufiné par mes soins. (Menahem Macina).


Auriez-vous pensé seulement un an plus tôt, qu’un "tsar" non élu, non membre du gouvernement, non confirmé par le Sénat, simplement recruté par le Président, parmi de nombreux autres "tsars" puisse arbitrairement réduire le salaire de cadres du privé de 50%, voire de 90% ?

Auriez-vous pensé qu’un autre "tsar" pourrait restreindre la liberté de parole à la radio ? Qu’il y aurait des plans pour subventionner et sauver des journaux – c’est-à-dire établir une situation telle que la survie des journaux dépendra de ce qu’ils publient ? Pouvez-vous imaginez un seul instant qu’on aurait une panoplie d’experts décidant de qui recevrait des traitements médicaux pour lui sauver la vie? C’est effrayant du point de vue médical, mais aussi du point de vue de la liberté. Si votre mère a besoin d’une opération du cœur, ou si un enfant est dans une situation médicale désespérée, quelle autonomie aurez-vous pour discuter avec un expert de l’administration qui a le pouvoir de vie et de mort sur les êtres qui vous sont chers ?

Est-ce que les questions posées décrivent notre Amérique ?

Que pensez-vous d’une agence fédérale qui distribue de la littérature aux écoliers pour qu’ils s’alignent sur les idées du Président ? Les obliger à chanter ses louanges ne semble pas suffisant, apparemment. Que restera-t-il de l’Amérique si le gouvernement fédéral continue dans cette voie ? Le Président Obama a déjà émis l’idée d’une police nationale, une chose dont on s’est passé avec bonheur pendant deux siècles. Nous avons déjà des forces de police locales dans tout le pays et des forces militaires de défense, aussi bien que le FBI, pour les délits fédéraux, et la Garde Nationale pour les urgences locales. Quel serait le rôle d’une police nationale créée par Barack Obama, dont les chefs seraient nommés par lui ? Cela ressemblerait plutôt aux Chemises Brunes de régimes dictatoriaux et cela n’a rien d’Américain.

Jusqu’où ira le Président dépend évidemment de la résistance qu’il peut rencontrer. Mais la direction vers laquelle il veut nous entraîner est plus éloquente que tout discours ou annonce de médias. Barack Obama n’a pas dit seulement qu’il envisageait de "changer les Etats-Unis d’Amérique", les gens qui l’entourent depuis des années, et qu’il a choisis, ont exprimé clairement leur hostilité aux valeurs, aux principes et à la population de ce pays.

Jeremiah Wright l’a exprimé par ces mots: "Maudite soit l’Amérique!". Bill Ayers l’a dit avec des bombes. Les activistes cinglés de certaines communautés l’ont exprimé par leur mépris des Droits des autres citoyens. Parmi les "tsars" recrutés par le président Obama, il y a des gens qui ont loué des dictateurs ennemis comme Mao Tse Toung, d’autres qui ont considéré les écoles publiques comme un lieu de promotion de certaines pratiques sexuelles, contraires aux valeurs de la plupart des Américains, auprès d’enfants sans défense.

Ceux qui disent que l’administration Obama aurait dû mieux enquêter avant de recruter ces "tsars" n’y sont pas du tout. Barack Obama savait parfaitement ce qu’il faisait : il connaissait depuis longtemps les personnes recrutées, ses amis d’avant la présidence. Bien au contraire, sachant ce qu’il faisait, souhaitant introduire les modèles de sa vie antérieure, c’est-à-dire des gens qui rejettent les valeurs américaines, et qui ont du ressentiment contre les Américains, notamment ceux qui ont réussi, et qui sont opposés à l’influence américaine dans le monde.

D’un autre côté, il aurait fait un mauvais calcul, s’il n’avait pas pensé qu’on découvrirait qui étaient ces "tsars furtifs".

En fait, c’est grâce à la chaîne de TV Fox News qu’on a pu les découvrir, et aujourd’hui cette chaîne est en tête de la liste de celles à abattre par l’Administration Obama.

Promouvoir par la force deux lois de 1000 pages chacune, au Congrès, dès la première année de présidence, est l’image parfaite de ce mépris des valeurs et des traditions américaines. Ces lois sont difficiles à lire et n’ont pas eu le temps d’être discutées.

Les gens commencent à se réveiller. La grande question de cette génération est de savoir s’il y aura assez de monde pour se réveiller à temps, avant que l’Amérique ne soit démolie, morceau par morceau.

Ici, je vais vous donner l’exemple d’une situation que vous avez peut-être subie vous-même. Il y a de nombreuses années dans un milieu universitaire, un programme expérimental devait être voté par la faculté pour être adopté en permanence. Je me suis levé pour dire que ceux qui devaient voter ne pouvaient pas savoir si le programme était bon ou mauvais et que l’information donnée était trop vague. Je suggérai qu’on obtienne plus d’informations avant de voter. Le responsable du programme s’est immédiatement levé pour s’indigner avec sarcasme de mon ignorance et les gens se sont levés pour l’ovationner.

Après le vote, j’ai dit à un collègue que j’étais étonné et confondu par cette réponse de l’auditoire à ma demande d’une plus ample information. Il m’a répondu:

« Tom ! Tu ne comprends pas. Ces gens-là ont besoin de croire en cet homme. Ils ont tellement investi d’espoir et de foi en lui, qu’ils ne peuvent pas te laisser émettre des doutes. »

Des années plus tard et à des centaines de kilomètres de distance, j’ai appris que mes craintes quant à ce programme étaient encore loin de la réalité, qui incluait une activité criminelle.

Ce souvenir m’est revenu maintes fois depuis que j’observe les agissements de l’administration Obama et les réactions agressives des inconditionnels de sa politique envers ceux qui la critiquent ou simplement posent des questions. Ces réactions ne comportent presque jamais des arguments factuels ou logiques. Par il y a de  l’indignation, des accusations de mauvaise foi, et même des accusations de racisme.

Ici aussi, tout se passe comme si tant de gens avaient investi tant d’espoir et de confiance en B. H. Obama, qu’il leur était intolérable que quelqu’un puisse émettre des doutes qui menaceraient leur château de cartes. Parmi les emails et les courriers pathétiques que je reçois il y en a qui me demandent pourquoi je n’écris pas plus positivement sur Obama, ou pourquoi je ne lui  « laisse pas le bénéfice du doute ».

Personne et pas même le président des Etats-Unis ne peut être jugé positivement avant d’avoir eu des résultats positifs. Cette mentalité laxiste du "droit de faire" sans objection a tué notre croyance en l’effort, car on ne peut gagner le respect, l’honneur ou l’acceptation que par l’effort et le résultat. On ne peut pas faire une confiance aveugle, notamment au Président des Etats-Unis, lorsque ses actes mettent en péril les droits de 300 millions d’Américains dans le pays, et la sécurité d’une nation dans la jungle internationale, alors que l’arme nucléaire risque de tomber, incessamment sous peu, entre les mains de fanatiques suicidaires. Faut-il attendre un nuage atomique au-dessus d’une ville américaine pour que cela soit clair ? Le 11/9 ne suffisait-il pas ?

Quand un Président des Etats-Unis commence à démolir son pays de l’intérieur et l’expose à ses ennemis à l’extérieur, il n’est plus temps de se préoccuper de son image publique. Le Président a ses propres agents de presse pour cela.

Sur le plan international, Mr Obama a commis toutes les erreurs faites par les démocraties dans les années 30 - erreurs qui ont incité Hitler à déclencher la Seconde Guerre mondiale, qu’il a failli gagner. Au cœur de ces erreurs se trouvent les tentatives de conciliation avec ses ennemis, en jetant ses amis aux loups. L’administration Obama a déjà fait cela en reniant les engagements de notre pays de placer un bouclier de défense anti-missiles en Europe de l’Est et en faisant traîner, avec nonchalance,  la décision d’arrêter la course à l’armement nucléaire de l’Iran. Et cela signifie que, pour des raisons pratiques, on jette Israël aux loups. Les pays du monde qui doivent veiller à leur survie nationale avant tout ont compris qu’Obama a considérablement réduit la confiance qu’on peut avoir dans les engagements américains.

Ainsi l’Irak, par exemple, sait que l’Iran sera toujours son voisin, après le départ des Américains. De même, la Corée du Sud sait que la Corée du Nord est à sa porte en permanence ; mais sait-on quand l’administration Obama aura la brillante idée de déménager ? Les pays d’Amérique latine savent qu’Hugo Chavez a lié le Venezuela à l’Iran. Oseront-ils s’allier avec des Etats-Unis non fiables ? Ou préfèreront-ils rejoindre nos ennemis contre nous?

La question est trop sérieuse pour qu’on se réfugie dans un silence gêné.

 

Thomas Sowell

 

© RealClearPolitics.com

 

[Article aimablement signalé par Matsada-Infos.]

 

Mis en ligne le 2 novembre 2009, par M. Macina, sur le site upjf.org