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A-Dura/France-2/Karsenty: depuis l'arrêt de la Cour d'appel du 21 mai 2008

Jamal Al-Dura lit le français, Victor Perez
29/10/2009

29/10/09
Sur le Blogue de l’Auteur


L’Affaire Mohammed Al-Dura n’en finit pas de faire des vagues. Les dernières « dévoilent» le fait qu’un rédacteur en chef adjoint de France 3, sous un pseudonyme, participe à une campagne, contre un confrère de France 2, en soutenant la thèse d’une « mise en scène ».

Denis Sieffert, avec ses mots choisis de journaliste engagé à l’extrême gauche, s’acoquine avec Charles Enderlin pour entretenir la thèse contraire. A savoir, l’assassinat de l’enfant « très probablement par des tirs israéliens à Netzarim, dans la bande de Gaza, en 2000, au début de la deuxième Intifada ». (Admirez le « très probablement »).

Cette accusation, plus que douteuse, est émise, bien évidemment, sans avoir la moindre preuve évidente du « meurtre». Pas même une photo montrant les Al-Dura ensanglantés sur les lieux du « drame», tirée des rushes pris ce jour de septembre 2000.

La bonne mine « honnête et professionnelle » de Charles Enderlin leur suffit aussi pour qualifier tout tenant de la thèse du mensonge médiatique comme faisant forcément partie « de l’extrême droite sioniste en France ». Rien de moins ! D’autant que, « depuis lors, des centaines d’enfants palestiniens ont été tués par l’armée israélienne, dont au moins trois cents en décembre et janvier derniers à Gaza, sans que les mêmes milieux ultra-sionistes s’en émeuvent » (sic).

L’"analyse" en question n’a pas pour objet de confirmer la perversion intellectuelle de l’extrême gauche française, mais de dénoncer à la justice Clément Weill-Raynal, « rédacteur en chef adjoint à France 3 et militant "ultra", proche de la direction actuelle du Crif », ainsi que le magazine Actualité juive.

L’article de Denis Sieffert nous apprend que, fin 2008, Jamal Al-Dura a « déposé auprès du doyen des juges d’instruction du tribunal de grande instance (TGI) de Paris une plainte avec constitution de partie civile pour diffamation, par l’entremise de son avocate, Me Orly Rezlan ».

Sur cette base, chacun pourra imaginer que Jamal Al-Dura, d’une part, lit le français -notamment l’hebdomadaire Actualité juive où a été publié la prose « ultra» de Weil-Raynal - et, d’autre part, gagne suffisamment sa vie pour pouvoir se payer un avocat parisien afin de défendre son honneur « mis à mal».

On ne doutera point ici que des âmes « bien intentionnés » -et forcément anti-israéliennes - se soient chargées de lui traduire les textes incriminés, ni qu’elles aient contribué à rassembler la somme nécessaire pour les frais judiciaires.

Au-delà de cette tentative, caractéristique de l’intimidation judiciaire, de faire taire, encore une fois, des défenseurs de l’Etat d’Israël, il faut noter l’incroyable retard qu’a pris la mise en place, décidée par Patrick de Carolis PDG de France Télévisions, d’un groupe de travail d’experts indépendants, sous la direction du Président de la Licra, Patrick Gaubert – qui sera chargé de répondre aux diverses questions que soulève cette étrange affaire.

On signalera également le retard considérable de la venue à Paris de Jamal Al-Dura, annoncée par Charles Enderlin, aux fins de « subir des examens médicaux ».

Ces retards permettent, curieusement, de soutenir une théorie obscure : celle qui conforte l’existence d’une manigance « ultra sioniste d’extrême droite » visant à « brouiller l’impact des images et à discréditer Charles Enderlin dont l’honnêteté dérange ». Là encore, rien de moins !


On ne peut donc que souhaiter que cette énième plainte en diffamation permette à la verve de Clément Weill-Raynal et à la plume de Serge Benattar - rédacteur en chef d’Actualité juive - de démonter la manigance de l’envoyé permanent de France 2 à Jérusalem, qui, depuis neuf années, fait l’impossible pour enterrer définitivement toute remise en cause de son « scoop ».

 

© Victor Perez

 

Mis en ligne le 29 octobre 2009, par M. Macina, sur le site upjf.org