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Un dirigeant juif : Le soutien juif à Obama décline rapidement, Ronald Kessler
16/10/2009

Cet auteur a fort bien rendu compte de l’argumentation imparable de Morton Klein, président de Zoa [*]. (Menahem Macina).

16/10/09 

[*] Voir : Leo Rennert, "National Jewish Leader Turns against Obama" ; "Obama rencontre les dirigeants Juifs, sauf... (Dry Bones)"

 


Newsmax, 8 octobre 2009

 

Texte original anglais : "Jewish Leader: Jewish Support for Obama Sinking Fast".

 

Traduction française : Menahem Macina, pour upjf.org

Note à l’attention des responsables de sites et blogues : Cet article peut être librement reproduit, sous réserve de la mention - explicite et obligatoire - de son lien : http://www.upjf.org/actualitees-upjf/article-17297-145-7-dirigeant-juif-soutien-juif-obama-decline-rapidement-ronald-kessler.html

 


Le soutien écrasant apporté par les Juifs au Président Obama décline rapidement, affirme à Newsmax Morton Klein, président de l’Organisation Sioniste d’Amérique.

Klein cite un récent sondage Gallup d’où il ressort que le taux d’approbation en faveur d’Obama chez les Juifs est passé de 83% en janvier à 64%.

« Je fais des conférences à des groupes juifs presque chaque semaine »,

affirme Klein, dont l’organisation, qui compte 30 000 membres, est le groupe pro-Israël le plus ancien du pays.

« J’ai commencé à constater une grave préoccupation après le discours d’Obama au Caire, dans lequel il a présenté comme équivalentes la souffrance palestinienne et celle des Juifs durant l’Holocauste – une analogie ridicule. Il a affirmé que la situation des Palestiniens était équivalente à celle des Noirs américains aux Etats-Unis avant l’existence du mouvement pour les droits civils, sous-entendant que les Juifs sont des oppresseurs. »

Les Juifs sont devenus plus anxieux encore quand Obama a remis la Médaille présidentielle de la Liberté aux « deux personnes les plus violemment anti-Israël dans le monde : Marie Robinson, d’Irlande, et Desmond Tutu, d’Afrique du Sud », poursuit Klein.

« Plus récemment, dans son discours aux Nations Unies, Obama a lié la sécurité d’Israël à la satisfaction, par l’Etat juif, des revendications et des droits palestiniens [1]. Il aurait pu dire, je soutiens la sécurité d’Israël et je veux qu’Israël donne satisfaction aux revendications et aux droits des Palestiniens. Mais il n’a pas dit cela. Il a utilisé le mot "associer", et a lié les deux. »

Et Klein de faire remarquer :

« Cette liaison n’a jamais été faite par quelque président [américain] que ce soit. C’était donc une affirmation étonnamment nouvelle. Elle a réellement alarmé les supporteurs d’Israël, tant juifs que chrétiens. »

Dans ce discours, précise le journaliste

« Obama a condamné l’occupation "qui a débuté en 1967", sans fournir aucun contexte, sans mentionner que l’Egypte a ouvert les hostilités en fermant les Détroits de Tiran et le Canal de Suez, ce qui est un acte de guerre, en massant 100 000 soldats égyptiens à la frontière d’Israël, et en expulsant les casques bleus onusiens du Sinaï. »

De plus, ajoute Kessler :

« Les Juifs sont inquiets de ce que, dans son discours du Caire, Obama n’ait pas du tout mentionné l’Iran, et de ce que, plus récemment, il semble faire tout ce qu’il peut pour retarder toute prise de sanctions concrètes et véritables ; il semble aussi avoir écarté de l’ordre du jour l’option militaire. Du coup, les Juifs américains et d’autres se demandent maintenant si sa véritable intention n’est pas de ne rien faire contre ce régime à l’idéologie fanatique, qui soutient le terrorisme.  Et en le laissant faire, de lui permettre d’acquérir des armes nucléaires qu’ils pourront utiliser contre Israël, le monde occidental et même contre l’Amérique. »

En tant qu’enfant de survivants de l’Holocauste, Klein dit qu’il a été particulièrement offensé par la comparaison faite par Obama entre la souffrance des Palestiniens et le meurtre nazi de six millions de Juifs durant l’Holocauste.

« J’ai estimé que ce propos constituait une analogie abominable, odieuse et ridiculement fausse. »

Si les parents de Klein ont survécu, son père, lui, a perdu ses huit frères et sœurs et tous ses oncles et tantes dans les camps de concentration nazis. Quant à la mère de Klein, elle a perdu la moitié de sa famille.

Pour ce qui est d’Israël, Morton Klein déclare :

« Il est tragique de réaliser que les sympathies et les sentiments d’Obama sont proches de ceux de son mentor, le Révérend Jeremiah Wright. »

Se basant sur les discours du président et sur ses nominations en matière de politique étrangère, Klein estime que

« [Obama] pourrait bien devenir le président le plus hostile à Israël qui ait jamais existé. » 

 

Ronald Kessler

 

© Newsmax

 

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Note du Traducteur

 [1] Voici la phrase dans son contexte ("Text of Obama’s Speech at the U.N.", 23 septembre 2009) : § 41 : « The United States does Israel no favors when we fail to couple an unwavering commitment to its security with an insistence that Israel respect the legitimate claims and rights of the Palestinians. » Ma traduction : "Ce n’est pas un bon service que les Etats-Unis rendent à Israël en ne liant pas ensemble un attachement indéfectible à la sécurité d’Israël et l’insistance pour qu’il respecte les revendications légitimes et les droits des Palestiniens. J’ai rendu de mon mieux en français le verbe anglais "couple", qu’il est malséant de traduire mot à mot dans ce contexte. Il reste qu’il s’agit bien d’un couple, et qu’en tant que tel, les deux membres qui le constituent – en l’occurrence, les Israéliens et les Palestiniens, sont considérés comme indissociables, chacun dans son ordre d’exigence. A l’ancien slogan – « les territoires contre la paix », on peut bien substituer : « la sécurité pour Israël en échange de l’acceptation des exigences et les droits palestiniens. » Comme dans la rhétorique antique, le syllogisme utilisé par Obama, conduit subrepticement celui qui l’accepte à une conclusion qui n’a rien à voir avec la logique ni avec la rigueur de la vérité. Il induit en effet, par sa terminologie même, la conclusion qui, du coup devient inévitable, puisqu’elle est déjà énoncée dans la prémisse : ici, les Palestiniens ont des droits et des revendications légitimes, si Israël ne les satisfait pas, il doit s’attendre à ne jamais connaître la sécurité.

Et les « palestinistes » ne s’y sont pas trompés, tel le journaliste français, Gilles Paris, qui, dans son Blogue du Monde (Guerre ou Paix, Décryptage des relations israélo-palestiniennes), reprend ce passage… en anglais !

 

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Mis en ligne le 16 octobre 2009, par M. Macina, sur le site upjf.org