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Post-sionisme
Haine de soi juive

Marginaliser les renégats, Isi Leibler
08/10/2009

08/10/09


Sur le site du Jerusalem Post, 5 octobre 2009

Texte original anglais : "Marginalize the renegades"


Traduction française : Menahem Macina, pour upjf.org

Note à l’attention des responsables de sites et blogues : Cet article peut être librement reproduit, sous réserve de la mention - explicite et obligatoire - de son lien : http://www.upjf.org/actualitees-upjf/article-17242-145-7-marginaliser-renegats-isi-leibler.html

 

L’exploitation des origines juives du Juge Goldstone par nos ennemis confirme l’obligation qui est la nôtre d’affronter l’ennemi de l’intérieur – les Juifs renégats –, y compris les Israéliens qui constituent le fer de lance des tentatives mondiales de diaboliser et de priver de légitimité l’Etat Juif. On peut assimiler ces Juifs répugnants aux apostats du Moyen-Âge qui inventèrent des crimes rituels et des aberrations perverses des pratiques religieuses juives pour inciter des chrétiens antisémites à une haine qui culmina en massacres. C’est pour répondre à ces renégats que le herem (excommunication) fut institué.

Des exemples plus récents incluent des communistes juifs qui, en plus du fait de torpiller les campagnes menées pour libérer les Juifs soviétiques et combattre l’antisémitisme d’Etat, applaudirent même à l’exécution stalinienne de leurs compatriotes sur base de fausses accusations. Comme leurs équivalents contemporains, certains d’entre eux ont tenté de se présenter comme des Juifs fidèles, champions de la « paix mondiale ».

Dans les faits, ils avaient tout bonnement fait la promotion des objectifs de l’Empire du Mal. Ils furent considérés comme des parias et mis à l’écart du courant majoritaire juif.

Le premier Premier ministre d’Israël, David Ben Gourion, prit des mesures brutales à l’encontre des renégats israéliens, insistant aussi pour que les ambassades israéliennes entretiennent des liens étroits avec les dirigeants juifs locaux et les persuadent de s’abstenir de critiquer publiquement des mesures ayant des implications sur la sécurité [d’Israël]. Le consensus était qu’il serait immoral que des Juifs vivant à l’étranger influencent des décisions qui pourraient avoir une influence dangereuse pour l’existence des citoyens israéliens.

Malheureusement, dans le sillage des Accords d’Oslo, les divisions massives qui déchiraient la société israélienne ont brisé cet accord tacite, tandis que, comble d’ironie, des politiciens de droite encourageaient les dirigeants de la Diaspora à ébranler le gouvernement Rabin.

Cela se produisit au moment de l’émergence du post-sionisme, vigoureusement favorisé par le quotidien Haaretz, qui publia des critiques de la doctrine sioniste, jusque-là considérées comme totalement inacceptables par la grande majorité des Israéliens.

Haaretz lança également une édition Internet en anglais, qui enhardit les extrémistes juifs de la Diaspora et donna le feu vert aux médias mondiaux qui se mirent à publier des articles diabolisateurs d’Israël, au motif qu’ils avaient déjà paru dans un quotidien israélien "réputé". Le plus récent exemple a été la campagne de diffamation de Tsahal par Haaretz, qui s’est révélée entièrement dénuée de fondement mais a donné une énorme impulsion à l’hystérie anti-israélienne mondiale et frayé la voie au rapport Goldstone.

Dans ce contexte, des groupes marginaux de "Juifs non-juifs", dont beaucoup n’ont eu aucune vie juive, ont exploité leur confession ou leur nationalité israélienne pour diffamer Israël. Aujourd’hui, ils jouent un rôle moteur dans des campagnes mondiales d’incitation anti-israélienne.

Malheureusement, la réponse des gouvernements israéliens successifs a fait défaut même quand des professeurs d’universités financées par le contribuable israélien et les sionistes de la Diaspora ont commencé à profiter de leur position pour remettre en cause la légitimité de leur pays. Ils se sont identifiés aux ennemis d’Israël, appelant le monde à boycotter des institutions israéliennes, y compris leurs propres universités.

Israël se flatte d’être le seul pays de la région dans lequel une véritable liberté d’expression règne sans conteste. Mais c’est également un pays en état de siège, entouré de voisins qui veulent sa destruction et confronté à une communauté mondiale toujours hostile. Tolérer une telle abomination au nom de la liberté d’expression c’est pousser l’idéal jusqu’aux limites de la folie. En outre, il est difficile d’imaginer que les autorités eussent adopté une approche aussi permissive si les délinquants avaient été des racistes, des fascistes, ou même des extrémistes radicaux de droite.

En fait, quand des universitaires chevronnés comme Neve Gordon, de l’Université Ben Gourion, traitent Israël d’"Etat ségrégationniste" et encouragent le monde à boycotter des institutions israéliennes, c’est eux qui font un usage abusif de la liberté académique.

Il est grand temps que la Knesset constitue une commission impartiale qui préconisera une législation de révocation de la titularisation des enseignants appartenant à des institutions contrôlées par l’Etat, qui se livrent à de telles activités.

Cette décomposition s’est étendue à la Diaspora, spécialement en Europe, et a aussi affecté les Etats-Unis. Des groupes juifs très tapageurs, comme le récent J Street, se définissent comme "sionistes", mais leur principal objectif est de faire pression pour qu’on applique à Israël « l’amour rude », euphémisme pour désigner l’attitude consistant à exiger de l’Etat juif qu’il fasse d’autres concessions unilatérales à des voisins qui se sont promis de l’annihiler.

Rien qu’au cours des deux semaines passées, on a signalé un grand nombre d’initiatives anti-israéliennes:

  • A Toronto des Juifs ont été à la pointe d’une campagne de boycott de films israéliens, lors d’un festival cinématographique, parce qu’on y célébrait l’anniversaire de Tel Aviv, « construite sur les ruines de villages palestiniens » ;
  • deux femmes israéliennes qui se sont soustraites au service national [obligatoire] effectuent une visite de campus en Amérique du Nord, sous les auspices de "Une voix juive pour la paix", et persuadent les étudiants d’intensifier leur rôle dans le « mouvement de résistance » ;
  • à San Francisco, la Fédération Juive locale finance un festival cinématographique qui fait la promotion des films anti-israéliens les plus odieux ;
  • le rabbin radical Michael Lerner a invité une femme qui justifie les attentats-suicide à prendre la parole dans sa synagogue, le jour de Kippour.

Et ainsi de suite.


Im ein ani li, mi li
 ? [Hillel (NdT] - si nous n’[agissons] pas pour nous, qui sera pour nous ? Nous sommes en lutte contre des ennemis diaboliques, résolus à nous détruire. Le gouvernement israélien doit maintenant prendre des mesures pour neutraliser l’impact des Juifs renégats qui se présentent comme [ayant] des points de vue juifs alternatifs. Une telle initiative prise par un pays qui accorde d’authentiques droits démocratiques à tous ses citoyens, arabes compris, pourra difficilement être taxée d’éradication de la liberté d’expression. Il s’agira plutôt d’un effort extrêmement tardif pour expulser des groupes aussi odieux du courant majoritaire juif et les présenter comme des groupes marginaux non représentatifs et sans crédit.

Le Premier ministre Binyamin Netanyahou est actuellement au sommet de la vague après son superbe discours aux Nations Unies. Il devrait convoquer une conférence de solidarité juive mondiale incluant des dirigeants, des personnalités influentes, des philanthropes et des activistes juifs, comme celle qui fut organisée en 1989, sous les auspices du Premier ministre, Yitzhak Shamir, et de Yitzhak Rabin, alors ministre de la Défense, afin de manifester l’unité du peuple juif.

A un moment où nous avons tant besoin d’alliés, outre l’encouragement à s’engager plus activement dans notre combat, qu’il constituerait pour les millions de Juifs de la Diaspora toujours dévoués à Israël, un tel rassemblement serait l’occasion d’ôter les renégats du milieu de nous.


Isi Leibler

 

© The Jerusalem Post

 

[Texte anglais aimablement signalé par G. Hod, Israël.]

 

Mis en ligne le 8 octobre 2009, par M. Macina, sur le site upjf.org