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Brèves de l’UPJF N° 203 du 16 octobre 2009
16/10/2009

16/10/09

Union des Patrons et des Professionnels Juifs de France

 

LES BREVES DE L’UPJF

N° 203 du 16 octobre 2009

 

LES ACTIVITES DE L’UPJF

 

 

*      Les dîners de l’UPJF :

 

L’UPJF recevra le mardi 20 octobre  à 20h00  M. Julien DRAY, Député et Membre du Parti Socialiste. Il est également l’un des fondateurs de SOS Racisme en 1984.

Vous pouvez vous inscrire d’ores et déjà auprès de Yasmin au 01.47.63.07.10 ou par mail : contact@upjf.org

Le lieu reste à préciser.

P.A.F adhérents : 50 € 

P.A.F non adhérents : 60 €

Places limitées

 

  • L’UPJF et le LIBI reçoivent le Général Avi RONTZKI

Le Mardi 13 Octobre, le LIBI et sa Présidente, Gladys TIBI, ont reçu Le Général Avi RONTZKI: Général Parachutiste, aumônier des armées d’Israël. De très nombreux membres de l’UPJF se sont associes à cette soirée, où l’on notait la présence de plusieurs représentants d’associations juives de France.

Ce Général a la réputation d’être sur tous les fronts, au contact direct des soldats.

Il place son action sous le signe de la connaissance de la Thora. Son propos n’est pas de convaincre mais de faire connaître. Il ne fait pas d’"évangélisation". Par cette approche, il constate que la curiosité suscitée chez les soldats est importante. Ainsi, les soldats assistent de plus en plus nombreux aux séances d’information.

L’esprit qui anime le Général est qu’il est fondamental que chaque Juif connaisse son histoire, les éléments qui constituent l’épine dorsale de sa vie et qui sont : la Thora, le Talmud.

La vie de chaque Juif, religieux ou non, est fortement imprégnée des valeurs du Judaisme.

Le Général a abondamment parle de son action au sein de Tsahal. Il a évoqué, la récente guerre de Gaza au cours de laquelle il a noté un esprit de corps exceptionnel. Les officiers étaient très près de leurs soldats ; au front tous ensemble.

Compte tenu de l’éthique enseignée aux soldats et de la rigueur morale que cela implique, il considère que le rapport Goldstone qui s’appuie sur les seules déclarations et mises en scène du Hamas ne peut pas être pris au sérieux. Ce rapport risque d’être préjudiciable à Israël, grâce et uniquement au lobby arabe.

C’est en effet, la Lybie (état liberticide, fasciste, oppresseur) qui a mobilisé les instances de l’Onu pour que ce rapport soit étudié par l’assemblée.

Cette approche est une insulte à la démocratie et aux défenseurs des libertés.

Les participants à la soirée ont posé de nombreuses questions sur Israël et sa situation. Le Général  a su, avec rigueur, apporter des réponses à tous les interlocuteurs.

Il est parti confiant quant à ses inquiétudes. Les Juifs de France, connaissent les combats auxquels est confronté l’Etat  d’Israël. Ils restent unis derrière les citoyens Israéliens.

 

 

·         Dîner autour de Sandrine MAZETIER

L’UPJF a reçu, le Mercredi 14 Octobre, Mme Sandrine Mazetier , députée PS du 12ème arrondissement de Paris.

La discussion a porté sur les points qui préoccupent nos membres : L’état de l’économie Française, le chômage, la crise financière et économique, l’Universite et la formation, les relations entre la France et Israël, le danger Iranien, le prosélytisme musulman en Europe.

Le parti socialiste comme contre pouvoir.

Mme Mazetier a tenté d’apporter des réponses à ces interrogations. Visiblement elle ne s’attendait pas à ce que tant de points soient évoqués.

Elue du 12eme , sa vision depuis son arrondissement ne lui a pas permis d’exprimer des points

de vue nationaux, voir internationaux.

La soirée s’est déroulée dans un climat cordial mais nos membres n’ont hélas pas eu de réponses à de nombreuses questions.

Il en est même ressorti un sentiment d’inquiétude. Il serait intéressant que des membres de la communauté Juive apporte à Mme Mazetier les éléments qui lui permettraient de mieux connaitre la réalité des situations.

Cette démarche lui favoriserait une vision  plus  précise ; Ses décisions seraient empreintes d’une meilleure objectivité.

COMMUNIQUE du 15 octobre  2009

 

Esther Benbassa a encore frappé !

Le titre de son dernier fascicule sonne déjà comme une insulte « Etre juif après Gaza ».

On ne sait au premier abord si c’est une question ou l’aveu douloureux d’une prétendue nouvelle culpabilité qu’Israël et le monde juif devraient porter.

On s’attend au pire : On n’est pas déçu !

A la lecture, la prétention de sa « réflexion » le dispute à l’indignité, à la bêtise, voire au délire morbide. [Lire la suite…] 

 

·         Urge World Leaders to Vote No on U.N. Goldstone Report

Urge World Leaders
to Vote No on Biased Goldstone Report

 
The E.U. to terrorists who attack civilians while seeking shelter behind the language of human rights.

Then comes the critical vote. We need your help. The U.S. will oppose the resolution, but the influential European Union votes are still undecided. Act now:  Click here to take action and urge E.U. leaders to vote No.

 

L’UPJF SUR LES ONDES

Dimanche 18 octobre Claude BAROUCH recevra Claude GOASGUEN, député-maire du 16ème ARDT, qui répondra en direct aux questions des auditeurs sur Radio J

(15h10 ,94.8 FM).

 

FRANCE

·        Archives inédites sur la Shoah

Cécilia Gabizon le figaro

Le père Desbois ouvre jeudi, avec la Sorbonne, un centre de documentation pour rendre publics les témoignages recueillis en Ukraine et en Biélorussie sur le massacre par armes à feu d’un 1,5 million de juifs à l’Est pendant la Seconde Guerre mondiale.

C’est un drôle de prêtre qui remue la terre d’Ukraine pour apaiser le ciel. Pour soigner un secret qui le hante depuis l’enfance. Son grand-père, soldat français déporté en Ukraine à Revarovska, lui avait confié : «Le camp, c’était dur, mais c’était bien pire pour eux.» Eux ? Des milliers de juifs tués devant ses yeux mais jamais nommés. À l’occasion d’une cérémonie en Ukraine, le prêtre s’est mis à les chercher frénétiquement. «Où sont les morts juifs ?» a-t-il demandé au maire, sans obtenir de réponse. Desbois s’est entêté. Jusqu’à ce qu’un élu le conduise dans la forêt devant une fosse, puis une deuxième. Puis une troisième… C’était en 2004. Depuis, le père Desbois parcourt l’Ukraine et la Biélorussie, village par village, pour retrouver et cartographier les fosses où furent exécutés près d’un million et demi de juifs entre 1941 et 1944. Aujourd’hui, il ouvre ses archives, «un corpus unique en son genre, les interviews de plus de 1 000 témoins, qui ont permis la localisation de centaines de fosses», selon l’historien Édouard Husson.

Le tout nouveau Centre de ressources pour la recherche sur la Shoah à l’Est se trouve à Paris, dans le même bâtiment que le Service des relations avec le judaïsme que dirige le père au sein de l’épiscopat. Des ordinateurs neufs attendent thésards et historiens, à condition qu’ils obtiennent l’accord de la Sorbonne, chargée de la gestion pédagogique des documents. Husson, qui s’appuie sur les découvertes du prêtre dans le master qu’il a créé à Paris-IV, prétend ainsi «tenir les négationnistes à distance». Et peut-être les détracteurs. Car l’œuvre du père Desbois, louée au mémorial de Yad Vashem en Israël, reconnue en Allemagne et aux États-Unis, fait débat en France. Quelques historiens lui reprochent d’avoir construit sa renommée sur des faits déjà connus des spécialistes. De minimiser les responsabilités des populations locales. Ou encore d’accomplir une mission plus religieuse que scientifique.

Un temps déstabilisé, le prêtre a décidé d’ouvrir ses archives, parfois parcellaires, sans prétendre au statut d’historien ni minimiser ses trouvailles : «Nous avons localisé près de 400 fosses qui ne portaient aucune trace de mémorialisation», affirme le religieux, qui s’était appuyé sur Mgr Lustiger pour monter l’association Yahad-in Unum (Ensemble).

Savoir recueillir l’horreur

La Commission extraordinaire d’État soviétique avait la première entrepris le décompte morbide dans les villages repris aux nazis. «Tout y est consigné : les tueries, la taille des fosses, des photos, le nombre de morts, parfois leur “nationalité”, juif», explique Patrice Bensimon, le secrétaire général de Yahad-in Unum. Mais «les documents soviétiques avaient mauvaise réputation», reconnaît-il, car ils avaient fait passer l’exécution à Katyn de milliers d’officiers polonais pour une tuerie nazie. En 1991, le Holocaust Memorial of Washington décide cependant de les acquérir dans la réprobation générale. Depuis, l’association du père Desbois, comme d’autres, s’en sert et constate que «90 %» des informations sont exactes. «Nous complétons la préparation avec les procès-verbaux soviétiques dressés contre des soldats nazis entre 1950 et 1960», ainsi que les livres de mémoire écrits par les survivants ou descendants d’un village.

Puis commence la quête, sur place, des témoins. À cet instant, Desbois accomplit son œuvre. Il com­mence devant l’église. Apprivoise les mendiantes âgées. Le col romain favorise les confessions. Certains se seraient tus autrement. Mais l’aveu relève aussi d’une maïeutique. Savoir recueillir l’horreur. Les détails. S’obstiner. Tout est filmé. De l’arrivée dans la rue principale de villages boueux, aux conversations. Les rares témoins survivants n’ont jamais bougé. Ils ont connu la soviétisation, la grande famine des années 1930, le nazisme. Puis les Soviétiques à nouveau. Et l’ouverture. Sans que leur sort évolue. «Beaucoup sont dans une misère noire», raconte le père Desbois. Un dénuement qui les a tenus «à l’écart de la propagande soviétique», les a laissés seuls avec leurs souvenirs, analyse Desbois qui court après ce «continent de mémoire», avant qu’il ne s’efface. «Nous arrivons parfois dans des villages où le dernier témoin de cette époque vient de mourir ou de perdre la tête.» Partout, Desbois traque le «crime. Je cherche à délimiter la scène. Qui était sur place : les assassins, les auxiliaires, mais aussi les voisins qui ne pouvaient faire autrement, les curieux, et ils étaient nombreux, ou encore ceux qui pensaient récupérer quelque chose. Enfin, on trouvait les réquisitionnés». Si Desbois laisse à d’autres le soin de les déclarer coupables ou de les exonérer, il assure : «sans eux, les Allemands n’auraient pas pu commettre ce crime de masse aussi rapidement». Car ces enrôlés ont creusé les fosses, participé à l’encerclement des familles envoyées à la mort, parfois directement à l’assassinat. Ils refermaient les fosses, convoyaient les vêtements que des femmes reprisaient, avant qu’ils ne soient vendus sur place. «Tristes le matin d’être réquisitionnés, contents le soir d’avoir des vêtements», énonce, comme un proverbe, l’un des témoins.

Légende colportée de fermes en villages

«Je rentre dans l’histoire par la porte des tiers, ceux que l’on déteste d’avance, car ils nous représentent, dans nos ambiguïtés», dit encore Desbois. Ce parti pris dérange. Depuis Paris, beaucoup de témoins semblent coupables. De n’avoir rien dit lorsque cette juive a interrogé : «Tu creuses une fosse, c’est pour nous ?» ; d’avoir enfilé les habits de ceux que l’on venait de tuer sous leurs yeux. Leurs récits éclairent cependant le crime de masse. Car si les nazis ont veillé à faire disparaître les preuves, en brûlant parfois les corps, leurs crimes étaient publics.

«Les exécutions n’avaient pas toujours lieu dans les forêts. Car les Allemands redoutaient les partisans. C’était plutôt à la sortie des villes», raconte Patrice Bensimon, étudiant en histoire polyglotte (ukrainien, russe, yiddish), devenu la cheville ouvrière des voyages. Parmi les témoins encore en vie, certains mentent. D’autres jouent l’amnésie. La plupart racontent froidement. Le ghetto, la longue file des juifs du village qui marchent vers la mort. Ils se déshabillent sans voir les fosses. Un fusil-mitrailleur interdit la fuite. Une fois dans la fosse, ils sont mitraillés ou tués d’une balle dans la nuque. Les suivants s’allongent sur les morts. «À ce moment-là, je ne demande pas au témoin pourquoi il n’a rien fait ou s’il est antisémite», reconnaît Desbois en haussant les épaules. Tout comme il ne cherche pas à contredire une légende colportée de fermes en villages : les juifs seraient morts en «confessant  : nous avons le sang du Christ sur les mains». «J’écoute. J’en suis souvent malade. Mais je veux savoir qui était là», répète Desbois qui s’avoue «en analyse. La confession ne suffit pas pour tant d’horreur».

Plaque commémorative

 Consignées par écrit, ces dépositions permettent à des familles de connaître le sort des aïeux. «Des rescapés et leurs descendants notamment américains nous écrivent pour retrouver la trace d’un proche. Lorsqu’il avait un métier connu, rabbin, fourreur, on obtient des informations. Autrement, c’est difficile, car les gens étaient appelés par des surnoms», raconte Desbois. Lors d’un voyage en Ukraine, Anne-Marie Revcolevschi, longtemps directrice de la Fondation pour la mémoire de la Shoah, a retrouvé la trace d’un frère de son père. «Nous recevons également des lettres d’Allemands qui redoutent qu’un de leurs parents ait servi en Ukraine et nous demandent des informations», raconte le père Desbois. Le gouvernement allemand, conscient des enjeux de mémoire, a versé 500 000 euros de subventions à l’association en 2009. Le reste des fonds (300 000 euros) provient de l’Union européenne, de donateurs privés et de fondations du monde entier.

Si Desbois tente de retrouver des victimes, sa priorité reste la localisation exacte de fosses qui, lorsqu’elles sont connues, s’avèrent mal délimitées ou encore soumises aux maraudeurs qui croient pouvoir y trouver de l’or.

Certaines fosses portent ainsi une plaque commémorative en l’honneur des citoyens tombés là. Le mot «juif» y figure rarement. Comme à Bronnaïa Gora, en Biélorussie, où la plaque se trouvait loin du véritable lieu d’exécution. Le père Desbois a fini par retrouver, en juillet dernier, un témoin clé, né en 1931 et fils de l’aiguilleur local. Il faisait paître les vaches à côté des voies et se rappelle bien des «wagons où on mettait beaucoup de [ juifs], on les amenait à Bronnaïa Gora pour se faire fusiller». Ils devaient se déshabiller sous les ordres de collaborateurs qu’il appelle les «Vlassov», du nom d’un général stalinien retourné par les nazis. Ils sautaient du wagon puis suivaient un couloir formé de barbelés. «On leur ordonnait de se coucher dans les fosses et quand ils se calmaient, on leur tirait dessus en rafale.» On achevait les survivants par des tirs isolés. Près de 52 000 juifs amenés en train ont ainsi été exécutés.

En Biélorussie, Desbois et son équipe ont d’abord erré, toujours suivis par des agents du régime local, sans cesse contrôlés. «Il faut accepter ces règles si l’on veut pouvoir interroger ces témoins avant qu’ils ne meurent», lâche-t-il. Desbois n’est entré en Biélorussie que sur la pointe des pieds, sur le fil d’un accord diplomatique obtenu par Nicolas Sarkozy. Et c’est encore plus prudemment qu’il vient de poser ses valises en Russie, suscitant la méfiance des autorités locales. «À l’Est, l’assassinat des juifs reste tabou. Les Soviétiques ont nationalisé tous ces morts, les additionnant aux martyrs de la nation.»

 

·        Soldats français tués : l’Italie gravement mise en cause

B.F. (lefigaro.fr)


Selon le Times, les services secrets italiens auraient payé les talibans pour maintenir la paix dans une région d’Afghanistan, mais en omettant d’informer les forces françaises de leurs pratiques. L’Italie rejette ces accusations.

Les soldats français, tués en août 2008 dans une embuscade en Afghanistan, ont-ils été victimes, par ricochet, des pratiques des services secrets italiens ? C’est l’accusation, très lourde, portée ce jeudi par le Times. Selon le quotidien britannique, les agents italiens auraient pacifié la région de Saroubi, que leur armée était chargée de contrôler dans le cadre de la mission de l’Otan, en versant des dizaines de milliers de dollars à des chefs talibans et à des seigneurs de guerre locaux.

Or, l’armée française n’a pas été tenue informée de ces pratiques passées lorsqu’elle a hérité du contrôle de la région en 2008. Ce qui contribuerait à expliquer son «catastrophique» manque de préparation, avance le Times. Croyant intervenir dans une zone peu dangereuse, où l’Italie n’avait subi qu’une seule perte au cours de l’année précédente, un convoi de reconnaissance s’était déployé le 18 août dans les montagnes afghanes avec des armements légers, peu de munition et sans appui aérien. A l’issue d’un combat de deux jours face à 170 hommes lourdement armés, dix Français appartenant pour la plupart au 8e RPIMa de Castres avaient été tués, et vingt-et-un autres blessés.

L’Italie rejette les accusations

Jeudi matin, le gouvernement italien a qualifié ces accusations, pourtant confirmées par deux sources anonymes à l’Otan, de «totalement infondées». «Le gouvernement Berlusconi n’a jamais autorisé ni consenti aucune forme de paiement d’argent aux membres de l’insurrection talibane en Afghanistan, et n’a pas connaissance d’initiatives de ce type du gouvernement précédent», a indiqué un communiqué de Rome. Sur le même ton, l’état-major des armées françaises a affirmé ne «disposer d’aucun élément permettant de confirmer les informations parues dans la presse britannique».

Les services secrets américains auraient été mieux renseignés, et découvert que l’Italie se livrait à ces pratiques avant même l’embuscade. «Sidérés», les Etats-Unis auraient fait transmettre en juin 2008, par l’intermédiaire de leur ambassadeur à Rome, une réclamation au gouvernement de Silvio Berlusconi, qui n’a jamais admis avoir acheté la paix dans la région de Saroubi. Information également démentie par l’Italie. «Cela peut se justifier d’acheter des groupes locaux et d’utiliser la non-violence pour baisser le niveau de violence, explique un haut responsable de l’Otan au Times. Mais c’est de la folie de ne pas en informer vos alliés.»

 

·        Burqa : les représentants de l’islam hostiles à une loi 

Cécilia Gabizon le figaro


Le président du Conseil français du culte musulman prône la «concertation».

Les représentants du Conseil français du culte musulman (CFCM) ne veulent pas de loi interdisant la burqa. Avec des arguments désormais rodés, Mohammed Moussaoui, le président, a rappelé mercredi que ce voile intégral « n’était pas une prescription du Coran» . Pour autant, s’acharner à le combattre présenterait un risque de «stigmatisation» . «Cela pourrait faire naître un sentiment d’injustice, même parmi les musulmans hostiles au voile intégral» .

André Gerin, le député communiste et président de la mission avait pourtant espéré que les «musulmans modérés» condamneraient sans ambiguïté ce voile «qui transforme les femmes en fantôme». «Beaucoup se révoltent contre cette tenue qui avilie les femmes» , assure-t-il.

Mais à l’heure d’interdire, les laïques sont inaudibles et les organisations musulmanes serrent les rangs. Au nom des «injustices» dont souffrent les familles musulmanes, beaucoup, comme le CFCM rejettent une mesure «démagogique» , qui ne s’attaquerait pas aux causes de l’islamisme.

Le port du voile intégral doit être contenu par «le dialogue et la concertation» a plaidé Mohammed Moussaoui. Seul Dalil Boubakeur, le recteur de la Mosquée de Paris fait entendre une autre voix. «La burqa est marginale. Mais elle signe la montée en puissance des fondamentalistes.»

Des débats enflamment toute l’Europe. La Belgique, qui a vu la burqa s’installer dans des quartiers de Bruxelles, l’Italie, le Danemark ou encore les Pays-Bas cherchent comment la proscrire de l’espace public. La base juridique reste étroite, selon les juristes entendus par la mission d’information. Tous se sont montrés réticents à une interdiction générale, comme le professeur de droit public Denys de Béchillon qui était reçu mercredi. En revanche, il serait possible de bannir les couvre-chefs rendant l’identification impossible dans des lieux qui nécessitent des mesures de sécurité particulières. Ce subterfuge perturbe cependant les débats, car les partisans d’une loi voudraient l’interdire au nom du droit des femmes ou encore de la lutte contre l’islamisme et ne se satisfont pas d’un argumentaire plus «technique».

«Le niqab n’est qu’une tradition»

La problématique pourrait cependant évoluer tandis que le monde musulman s’empare du sujet. En Égypte, le ministre de l’Enseignement, Yousri al-Gamal, a décidé cette semaine de faire appliquer une directive datant de 1995 et interdisant le port du niqab, voile intégral ne laissant apercevoir que les yeux, dans les lycées. La montée du port du niqab inquiète les autorités égyptiennes et certains responsables religieux, qui y voient un signe de progrès de l’islam fondamentaliste, dans un pays déjà très conservateur dans ce domaine.

La semaine dernière, l’imam de la prestigieuse mosquée cairote d’Al-Azhar, Mohammed Sayyed Tantaoui, avait ordonné à une collégienne d’ôter son niqab. «Le niqab n’est qu’une tradition» qui n’a «pas de lien avec la religion», aurait-il avancé, déclenchant un tollé parmi les Frères musulmans, le principal groupe d’opposition, qui réclame sa démission.

Autre changement : des voix musulmanes s’élèvent de pays multiculturalistes, comme le Canada, pour réclamer une interdiction. L’organisation progressiste, le Congrès musulman canadien en appelle à l’État pour interdire cette «tenue islamique qui marginalise les femmes» , selon sa porte-parole Farzana Hassan. «Le Coran invite les musulmans à la modestie (…) Cela n’implique pas que vous deviez vous voiler la face ou porter sur vous une sorte de tente.»

 

·        Terrorisme : un des suspects travaillait dans le nucléaire

Jean-Marc Leclerc

INFO FIGARO - L’un des deux suspects arrêtés jeudi en Isère était chercheur au centre de recherche nucléaire de Genève (Cern). Il a reconnu l’existence d’échanges cryptés avec les activistes d’al Qaida au Maghreb islamique.

Selon le Journal du Dimanche, qui cite une source proche des enquêteurs, le chercheur du Centre de recherche nucléaire de Genève (Cern) mis en cause pour ses relations avec un groupe armé algérien, a reconnu l’existence d’échanges cryptés  avec les activistes d’al Qaida au Maghreb islamique (AQMI), l’ancien GSPC (Groupe salafiste pour la prédication et le combat) rallié au réseau dirigé par Oussama ben Laden.


Ces messages cryptés suggèrent que ce chercheur de 32 ans, était disposé à participer à des attentats visant la France. Il aurait évoqué des projets attentats dans ses messages mais toujours de manière générale et sans implication opérationnelle. Ces projets d’attaque n’auraient eu aucun lien avec son travail au Cern mais auraient visé à marquer l’opinion publique en collant à l’actualité. Les enquêteurs se demandent si le jeune homme d’origine algérienne n’aurait pas été destiné à jouer le rôle "pivot" d’une future cellule en Europe.

Son frère, arrêté en même temps que lui jeudi à Vienne a en revanche été mis hors de cause et libéré

«C’est du très haut niveau», commente laconiquement un expert de la structure centralisée antiterroriste à Paris. L’arrestation de deux islamistes présumés jeudi, à Vienne (Isère), par les hommes de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), pourrait bien représenter une étape importante dans la traque aux réseaux d’al-Qaida. Car le profil des suspects n’a rien à voir avec les classiques recrues de banlieue qui encombrent les rôles de la justice dans les dossiers islamistes. Il ne s’agit pas de petits délinquants frustrés versés dans l’action radicale après s’être fait laver le cerveau par des prêcheurs fanatiques. Cette fois, l’un des suspects arrêtés, un Français d’origine algérienne de 32 ans, était chercheur au Cern, l’organisation européenne pour la recherche nucléaire, basée à Genève et située de part et d’autre de la frontière franco-suisse. L’autre est son frère, âgé de 25 ans. Mais l’aîné est de loin le plus intéressant pour la police. Il était pisté depuis un an et demi par les services antiterroristes, débusqué au détour de l’enquête conduite par le pôle antiterroriste parisien sur les filières afghanes .

«Nous avons peut-être évité le pire»

Alors que la garde à vue des deux hommes se poursuit dans les locaux de DCRI à Levallois (Hauts-de-Seine), Le Figaro est en mesure d’affirmer que la justice soupçonne l’aîné des deux frères d’avoir cherché à commettre des attentats en France. La police aurait intercepté des échanges de l’intéressé sur internet avec des personnes identifiées comme étant en lien avec al-Qaida pour le Maghreb islamique (Aqmi). Dans ces messages, il aurait même désigné plusieurs cibles possibles pour commettre des actions terroristes dans l’Hexagone. Son cursus universitaire et son degré élevé de réflexion laissent penser qu’il ne pouvait s’agir d’un projet relevant du simple fantasme. La DCRI, en tout cas, a jugé qu’il était temps de lui réclamer des comptes. Et la justice a donc ouvert une instruction spécifique en septembre 2009 pour cueillir ce gros poisson présumé.

Lors des perquisitions menées chez les deux frères, les enquêteurs ont pu saisir deux ordinateurs, trois disques durs et des clés USB, qui ont immédiatement été envoyés à l’expertise auprès de services spécialisés en police technique et scientifique. Ils permettront peut-être de recouper certains éléments captés à distance par les limiers de l’antiterrorisme. Les policiers espèrent également y récupérer des informations sur les contacts et les projets du duo qui aimait à surfer sur les sites islamistes.

Jeudi, le ministre de l’Intérieur, fort bien renseigné sur ce dossier, semblait ménager le suspens : « L’enquête dira sans doute quels étaient les objectifs en France ou ailleurs et indiquera peut-être que nous avons évité le pire », a-t-il déclaré alors qu’il se trouvait en déplacement à Lyon. La cité des Gaules où précisément les deux suspects ont commencé leurs premières heures de garde à vue…

Brice Hortefeux n’a pas voulu en dire davantage, mais il rappelle les enjeux de ce dossier : «Nous sommes en situation de vigilance permanente, nous suivons attentivement au jour le jour les déclarations des responsables de certaines organisations. Notre vigilance ne se relâche jamais. Le risque est permanent », a-t-il affirmé jeudi. Il a également rappelé que certains responsables d’organisations terroristes «se sont exprimés publiquement» en visant la France.

Al-Qaida pour le Maghreb islamique (Aqmi) reste la principale menace terroriste en France. Ce mouvement terroriste qui a succédé en 2007 au GSPC algérien (Groupe salafiste pour la prédication et le combat) est particulièrement actif dans les pays du Maghreb, en Mauritanie et au Mali. Combien compte-t-il de partisans de ce côté-ci de la Méditerranée ? D’autres profils de haut niveau œuvrent-ils dans l’ombre à la réalisation de ses funestes projets ? Une chose est certaine : la police espère beaucoup de cette enquête qui l’a déjà menée de l’Isère à la Suisse en passant par l’Algérie.

 

ISRAËL

 

On en parle peu… on n’en parle pas.

Il est toujours prisonnier

 

·        La Turquie ferme son ciel à Israël

Marc Henry à Jérusalem  13/10/2009 lefigaro.fr

Ankara, allié stratégique de l’État hébreu, continue à dénoncer l’offensive contre Gaza.

Israël vient d’encaisser un très sérieux coup dur diplomatique. La Turquie, seul pays musulman lié par un accord de coopération militaire à l’État hébreu, a mis son veto à la participation de l’aviation israélienne à des manœuvres qui devaient avoir lieu cette semaine dans son espace aérien. Aussitôt, les États-Unis et d’autres pays de l’Otan, tel que l’Italie, ont annoncé qu’ils renonçaient à prendre part à l’exercice en signe de solidarité avec Israël. Ankara a expliqué que cette décision avait été prise pour dénoncer l’opération menée au début de l’année par l’armée israélienne dans la bande de Gaza, qui a fait, selon les Palestiniens, plus de 1 400 morts. Les rapports entre les deux pays se sont tendus depuis cette époque, le gouvernement turc émettant des critiques de plus en plus vives.

Pour les responsables israéliens, cette initiative a tout d’une sonnette d’alarme. Jusqu’à présent, la Turquie était en effet considérée comme un allié stratégique de toute première importance. Pendant des années, les pilotes israéliens se sont régulièrement entraînés dans les cieux turcs. Ces exercices avaient notamment eu lieu près des frontières de l’Iran et de la Syrie, considérés comme les plus hostiles à l’État hébreu. Certains d’entre eux constituaient des simulations d’attaques contre des systèmes de défense antiaériens, comme ceux qui protègent les installations nucléaires iraniennes, ou des exercices de ravitaillement en plein vol pour des missions «à longue distance». À ce tableau, il faut ajouter des échanges entre services de renseignements et d’importantes ventes d’armes israéliennes=2 0à la Turquie.

Changement des règles

Mais ces relations privilégiées se sont toutefois «lézardées». Ces derniers mois, Recep Tayyip Erdogan, le premier ministre et chef d’un parti islamiste, a durci le ton. Mais tant que la coopération militaire n’était pas touchée, les Israéliens n’en prenaient pas ombrage. L’annulation de la participation d’Israël à des manœuvres semble en revanche marquer un changement des règles du jeu. Apparemment, selon les médias israéliens, l’armée turque, qui disposait d’une certaine autonomie dans ses relations avec Israël, a dû bon gré mal gré s’aligner sur le gouvernement.

Seule certitude en tout cas : la menace d’une crise aiguë avec la Turquie inquiète au plus haut point les responsables israéliens au moment où une neutralité «bienveillante» d’Ankara serait la bienvenue dans l’épreuve de force engagée avec l’Iran. Conscients des risques de perdre cet «atout stratégique», les responsables israéliens, tel Danny Ayalon, le vice-ministre des Affaires étrangères, ont tenté lundi de minimiser la gravité du conflit en expliquant que des bonnes relations avec Israël servaient aussi les intérêts de la Turquie et de l’Otan.

Mais ces propos rassurants cachent mal une profonde inquiétude. Israël se retrouve de plus en plus isolé dans la région. Les relations avec l’Égypte et la Jordanie, les deux seuls pays arabes entretenant des relations diplomatiques avec l’État hébreu, se sont très nettement refroidies. Barack Obama, malgré tous ses efforts, n’est pas parvenu à convaincre des pays du Golfe d’accepter de faire le moindre geste envers Israël. Sur le front palestinien, George Mitchell, l’émissaire spécial américain, est reparti au début de la semaine les mains vides. Bref, pour le moment aucune embellie n’est en vue…

 

·        Guerre de Gaza : les Israéliens cherchent à diminuer la portée d’une résolution

LEMONDE.FR 15.10.09

Le Conseil des droits de l’homme de l’ONU examine, jeudi 15 octobre à Genève lors d’une session extraordinaire, le rapport Goldstone sur le conflit de l’hiver dernier à Gaza, appelant Israéliens et Palestiniens à enquêter sur des allégations de "crimes de guerre". Les 47 membres du Conseil vont étudier un projet de résolution soutenant les recommandations du rapport mené par le juge sud-africain Richard Goldstone. Mercredi, le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a appelé "toutes les parties à mener en interne, sans tarder, des enquêtes crédibles sur la manière dont le conflit a été conduit".

Côté israélien, l’ouverture d’une telle enquête n’a pas été totalement rejetée par le gouvernement : celui-ci a "donné des signaux positifs il y a une quinzaine de jours en faveur de la création d’une commission indépendante", avant de revenir sur cette décision, explique Laurent Zecchini, correspondant du "Monde" en Israël

En attendant, les Israéliens ont tout fait, avec l’aide des Américains, "pour tenter de convaincre les Européens de ne pas apporter leur soutien à la résolution" en discussion au Conseil des droits de l’homme de l’ONU, ce qui lui donnerait "une force considérablement diminuée", poursuit Laurent Zecchini

Les conclusions et les recommandations du rapport Goldstone font en tout cas débat dans la société israélienne. On voit ainsi "les pragmatiques qui se disent que Tsahal ne devrait pas avoir à craindre" une enquête, explique Laurent Zecchini. Mais, dans le même temps, ajoute-t-il, un "sentiment" largement partagé est que le rapport Goldstone est "exagérément négatif vis-à-vis d’Israël et minore les atteintes aux droits de l’homme commises par le Hamas"

 

MONDE

·        L’Afrique se rebiffe contre le «néocolonialisme» chinois

Arnaud Rodier le Figaro

Si la percée de la Chine en Afrique a un temps été accueillie avec enthousiasme, elle suscite aujourd’hui l’inquiétude.

C’est une fin de non-recevoir sans précédent que vient d’essuyer la Chine au Nigeria. La première, mais sans doute pas la dernière sur le continent africain.

Profitant du bras de fer qui oppose les autorités nigérianes aux grandes compagnies étrangères implantées depuis près d’un demi-siècle dans le pays, Shell, Chevron, Total, ExxonMobil, le gouvernement a refusé fin septembre la proposition chinoise d’acheter 6 milliards de barils de pétrole. Un contrat évalué à quelque 20 milliards d’euros. «Je peux vous dire que nous n’allons pas leur donner tout ça», a simplement déclaré Odein Ajumogobia, vice-ministre du pétrole du Nigeria.

L’engouement des Chinois pour l’or noir et les minerais de l’Afrique ne date pas d’hier. «Bien qu’elle soit l’un des plus grands producteurs de pétrole, avec 4,8 % de la production mondiale (…), la Chine n’est capable de fournir que moins de la moitié de ses besoins», note un document du South African Institute of International Affairs (SAIIA) rendu public le mois dernier. Et cette organisation non-gouvernementale d’ajouter que la demande du pays «connaîtra la croissance la plus rapide du monde dans les dix prochaines années et aura doublé en 2030, pour dépasser les 15 millions de barils par jour».

L’Afrique, de son côté, avec environ 9,5 % des réserves pétrolières mondiales connues, se place en troisième position derrière le Moyen-Orient (61 %) et l’Amérique du Nord (11,6 %). La Libye est le pays le plus riche, avec 35 % des réserves du continent, suivi par le Nigeria (31 %), l’Algérie (10 %) et l’Angola (8 %). Au total, elle est le deuxième fournisseur de la Chine (27 % de ses achats en 2007), derrière le Moyen-Orient (39 %). La Chine qui représente elle-même le deuxième débouché de l’Afrique (19 %) derrière les États-Unis (37 %).

Mais ce n’est pas tout. Ces dix dernières années, les Chinois se sont imposés comme les plus gros consommateurs de métaux, devant les Américains. Ils s’approvisionnent en Afrique du Sud (platine et manganèse), au Gabon (manganèse), en Zambie (cuivre et minerais de fer), au Zimbabwe (platine) et en Angola (cuivre et minerai de fer). Entre 2000 et 2007, précise le SAIIA, la valeur de leurs importations minières d’Afrique a bondi de 286 millions de dollars à 2,6 milliards de dollars.

Au début, la percée de la Chine en Afrique a été accueillie avec enthousiasme. Aujourd’hui ce n’est plus le cas. Elle inquiète. «Il ne faut pas que l’Afrique sorte d’un néocolonialisme pour aller tomber pieds et poings liés dans le néocolonialisme chinois», avertit René N’Guettia Kouassi, directeur du département des affaires économiques de l’Union africaine. «Tout le monde ne voit pas de manière positive l’implication économique grandissante de la Chine», confirme le rapport du South African Institute of International Affairs.

Car, à chaque fois, le processus est le même. La Chine apporte une aide financière et une assistance technique. Elle propose de construire des écoles, des hôpitaux. Elle invite des étudiants africains à venir à Pékin et envoie ses médecins et ses enseignants en Afrique. Le système porte un nom, l’«Angola mode» parce que c’est dans ce pays que les Chinois ont commencé à échanger à grande échelle leur savoir-faire contre des matières premières. Mais aujourd’hui, il suscite plus de critiques que d’admiration.

«Manque de transparence»

«L’argent investit ne profite pas aux économies domestiques», dénonce Tsidiso Disenyana, un chercheur sud-africain, qui réclame plus de transferts de technologie et de formation pour les employés locaux. Et le SAIIA d’accuser les Chinois de «manque de transparence» et de souvent «violer les règlements des pays hôtes en matière de ­travail et d’environnement». La réaction du Nigeria pourrait donc faire tache d’huile. «Il faut des stratégies qui permettent de briser le cycle de la pauvreté en Afrique», souligne le rapport sud-africain qui ajoute que la nature même des prêts chinois «peuvent poten­tiel­le­ment plonger les pays africains dans une nouvelle spi­rale de dettes».

À l’heure où ils sont également décidés à racheter des ter­res à tour de bras en Afrique pour faire face à leurs besoins alimentaires, les Chi­nois font peur. Et, surtout, avertit Guillaume Moumouni, un économiste au Bénin, «aujourd’hui on parle de la Chine, mais demain ce sera l’Inde ou le Brésil qui mènent beaucoup d’offensives selon le même schéma».

·        L’Arctique, terrain de jeu des trafiquants de drogue

Ludovic Hirtzmann, à Montréal le figaro


Ottawa craint que le réchauffement climatique n’entraîne une hausse de la criminalité.

«Le Canada doit persuader les États-Unis qu’un Far West le long de la plus vaste côte d’Amérique du Nord n’est dans l’intérêt d’aucun des deux pays», confie Michael Byers, professeur de droit international à l’université de Colombie-Britannique.

Selon ce spécialiste de l’Arctique, le Grand Nord canadien est une porte ouverte à l’immigration clandestine, au terrorisme et aux organisations criminelles. Sans être inquiétés par les services d’immigration, «en octobre 2006, deux marins turcs sont descendus de bateau à Churchill (baie d’Hudson, NDLR) et ils ont acheté des billets de train pour Winnipeg. Le mois précédent, un Roumain avait mené son bateau de six mètres du Groenland jusqu’à l’île d’Ellesmere, au Canada», écrit Michael Byers dans un livre sur le rôle de son pays dans le monde (Intent for a Nation. What’s Canada for ?).


Une immense frontière à surveiller.

Ces cas ne sont pas isolés. Les navires de croisière et de plaisance croisent de plus en plus souvent dans les eaux polaires, sans qu’Ottawa ait les moyens de surveiller leurs activités. Si le trafic maritime commercial demeure, lui, inexistant, les experts s’inquiètent en revanche des risques qui pourraient être liés à des cargos convoyés par des trafiquants d’armes ou des terroristes. L’ancien ambassadeur des États-Unis au Canada, Paul Cellucci, a mis en garde Ottawa contre l’utilisation par des terroristes d’un passage du Nord-Ouest libre de glaces en été. De nombreux petits terrains d’aviation, réminiscences de la guerre froide, se trouvent le long de cette nouvelle autoroute maritime.

Un seul gendarme

Les défis de ce Grand Nord, plus vaste que l’Europe de l’Ouest, sont immenses. À peine 100 000 habitants vivent au nord du 60e parallèle. Jusqu’à cet été, un seul gendarme a été affecté aux tâches de renseignement criminel. La gendarmerie royale du Canada (GRC), préoccupée par la recrudescence de la criminalité, vient de nommer 30 officiers supplémentaires.

Une goutte d’eau dans un océan de glace. «Le crime organisé est en hausse et les syndicats du crime ont pris pied de manière ferme dans l’Arctique. Cela inclut la prostitution, la drogue, le trafic d’armes, la fraude et les crimes violents», souligne un récent rapport du Conseil de l’Arctique. Selon l’institut Statistique Canada, le taux de criminalité est sept fois plus élevé dans les Territoires du Nord-Ouest que dans le reste du pays. Les médias du Grand Nord annoncent chaque semaine des saisies de stupéfiants. À la fin septembre, la GRC a démantelé un important réseau de trafiquants de drogue à Whitehorse, la capitale du Yukon. Argent, voitures, véhicules tout-terrain, bijoux et documents ont été saisis. Depuis peu, les militaires mènent des exercices antidrogue dans l’Arc tique.

 

·        Un an après la mort de Jörg Haider, son culte s’amplifie

Maurin Picard, à Vienne le figaro

Un musée consacré à l’ancien dirigeant de l’extrême droite autrichienne a été inauguré samedi en Carinthie.


Un Autrichien, le bras tatoué à l’effigie de Jörg Haider, participe à la manifestation organisée en sa mémoire, hier sur les lieux de l’accident. Crédits photo : AP

Sa mort fut à l’image de sa carrière politique : scabreuse et controversée. Jörg Haider, le dirigeant historique de l’extrême droite autrichienne, décédé la nuit du 11 octobre 2008 dans un accident de la route, roulait à tombeau ouvert et en état d’ivresse sur une petite route de campagne et pianotait d’une main sur son téléphone portable. Le tribun, habitué des provocations antisé­mites et islamophobes, marié et héraut des valeurs traditionnelles autrichiennes, venait d’avoir une violente dispute avec son amant Stefan Petzner, 26 ans, son adjoint au sein du parti de l’Alliance pour l’avenir de l’Autriche (BZÖ), fondé en 2005 après la scission avec le Parti libéral (FPÖ).

L’aura de Jörg Haider, depuis, ne cesse de grandir. Samedi, un musée consacré à sa «vie d’homme» a été inauguré en bordure de Klagenfurt, la capitale du Land de Carinthie dont il fut le gouverneur et qui a voté à 49 % pour le FPÖ et le BZÖ réunis lors du scrutin régional de mars. Par le plus grand des hasards, l’ex-bunker antiaérien où s’est installée l’exposition fut également le quartier général du dernier carré de SS fanatiques en Autriche à la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Remarques antisémites

Un calvaire aux allures baroques a été érigé à l’endroit même de l’accident, devenu un lieu de pèlerinage pour les extrémistes d’Europe. Trois biographies du défunt sont sur le point de paraître en librairie, tandis que les calendriers et DVD à l’effigie de Haider se sont vendus comme des petits pains. Un site Internet suggère même très sérieusement la béatification de Jörg Haider, bien que celui-ci n’ait jamais vraiment fait étalage d’un quelconque engagement chrétien.

Ce culte de la personnalité semble donner des ailes à l’extrême droite autrichienne qui, lors de récents scrutins régionaux, a renoué avec des scores rappelant sa spectaculaire ascension au pouvoir en février 2000. Les 20 et 27 septembre, le FPÖ a remporté respectivement 25,2 % et 15,3 % des suffrages dans le Vorarlberg (ouest) et en Haute-Autriche (nord), au point que Vienne, vieux fief social-démocrate, est désormais ouvertement convoitée par le leader du FPÖ, Heinz-Christian Strache, lors des élections prévues à l’automne 2010.Fustigée par les éditorialistes de la presse autrichienne, la « haiderisation » des esprits semble gagner lentement du terrain. Le 9 mai, d’anciens déportés français et espagnols étaient agressés par des adolescents d’un village voisin lors de cérémonies de commémoration de la libération du camp de Mauthausen (Haute-Autriche).

Au printemps, des classes autrichiennes avaient déjà été expulsées du site d’Auschwitz, en Pologne, après des remarques antisémites proférées par certains lycéens. La semaine passée, la chaîne de télévision allemande ZDF diffusait l’interview de Pet Suntinger, maire d’une charmante petite bourgade de l’ouest de la Carinthie, Grosskirchheim. «Nous empêchons les musulmans d’acheter des terres dans la commune», affirmait Suntinger, ajoutant qu’il s’efforçait de tolérer «le moins possible d’étrangers dans le village», situé au cœur du très touristique parc national des Hohe Tauern.

 

L’UPJF A LU : Anatomie d’un désastre, ENYO

 

Depuis le 11 septembre 2001, les États-Unis et l’Europe combattent le terrorisme par la guerre et la répression. Mais ces efforts restent vains : l’Afghanistan et l’Irak sont loin d’être pacifiés, le radicalisme islamique s’intensifie, les valeurs promues par l’Occident reculent partout.

Pour dire son inquiétude et son désaccord avec la manière dont ce combat est mené, une responsable importante du renseignement européen, auquel l’anonymat s’impose, décrypte ici notre incompréhension totale du terrorisme islamique.

 

Nous restons comme désarmés face aux guerriers de l’islam. À leur projet cohérent et globalisant répondent l’aveuglement et la dispersion des puissances occidentales. Or, sans intelligence des idées et des faits, nulle action n’est possible. Cette Anatomie d’un désastre revient donc aux fondements du travail de renseignement : interpréter les événements, entrer dans l’esprit de l’ennemi et éclairer notre jugement.

Aujourd’hui, si la frange armée de l’islam vise l’Occident, c’est parce que la mondialisation permet de donner une nouvelle dimension au djihad. Il serait temps qu’Américains et Européens le comprennent et sortent de leurs contradictions entre logique policière et militaire, droit à la sécurité et défense des libertés.

Cette leçon d’anatomie affronte nos contradictions pour en finir avec le politiquement correct, pétri de sensiblerie mais aussi de violence hypocrite. Elle nous invite à oser quelques orientations stratégiques novatrices, quitte à assumer de profonds paradoxes pour échapper au monde ambiant des préjugés.

Connais ton ennemi et, pour le vaincre, connais-toi toi-même. Tel est le message que délivre l’auteur. Mieux vaut admettre la réalité du conflit et vivre avec nos démons qu’abdiquer nos libertés.

Biographie de l’auteur

 

Enyo, déesse grecque des batailles, est le pseudonyme d’une éminente responsable du renseignement. Après un doctorat en sciences politiques, elle a enseigné à l’université plusieurs années. Invitée par son gouvernement à rejoindre la carrière diplomatique, elle a occupé différents postes dans des pays de culture islamique avant d’être détachée auprès du service de renseignement extérieur de son pays en 2002. C’est à ce titre qu’elle travaille actuellement au sein d’une organisation internationale à Bruxelles.

 

 

 

OPINION

Une guerre des Juifs ?

par Shmuel Trigano (Pour une part, le commentaire présenté sur Radio J, le vendredi 2 octobre 2009) http://www.controverses.fr/blog/blog_trigano.htm#c

On n’a pas assez réfléchi aux conséquences possibles du rapport Goldstone sur l’opération « Plomb durci » à Gaza. Profondément défaillant sur sa méthode d’investigation, il compare l’État d’Israël à l’organisation terroriste du Hamas et l’accuse de crimes de guerres et de crimes contre l’humanité.

L’accusation n’est pas nouvelle parmi les ennemis d’Israël. La seule différence, c’est qu’elle est endossée en bonne et due forme (1) par une institution internationale qui leur fournit ainsi un acte d’accusation juridique pour fonder leur entreprise mondiale de délégitimation.

Il est possible que ce rapport reste sans lendemain, ce que je ne crois pas, mais il nous rappelle qu’il ne faut nullement négliger la guerre symbolique qui se livre aujourd’hui contre Israël et, plus largement, le peuple juif. N’oublions pas qu’on avilit moralement un ennemi avant de le supprimer. On le déshumanise pour mieux l’abattre moralement (2). Il faut regretter que le leadership juif dans tous les pays n’ait pas encore compris que là était pour l’instant la clef de la bataille qui se livre depuis 10 ans, lorsque nous sommes entrés dans sa phase la plus accélérée, car le projet de l’extermination du peuple juif n’est pas nouveau.

Sur le plan des symboles, dans ce rapport Goldstone, c’est le Juge Goldstone lui-même qui est significatif. Il est effectivement juif, pratiquant et sioniste même, ajoute la rumeur, avec des antécédents de lutte contre l’Apartheid en Afrique du Sud.

Il n’est pas dénué de sens que l’ONU ait choisi un tel profil pour exécuter ses basses œuvres contre Israël. Il lui assurait l’impunité morale et la garantie de l’impartialité. Pensez donc, si un Juif le dit ! Alors c’est vrai.


C’est là un cas de figure que nous rencontrons régulièrement depuis 10 ans. Il y a le Juge Goldstone, il y a aussi l’entourage juif d’Obama, leviers de sa politique moyen orientale, et combien d’autres cas… On a vu surgir dans tous les pays occidentaux toute une galerie de personnages juifs prenant des poses de pères-la vertu et de sages au-dessus de la mêlée pour jeter l’opprobre sans fondements sur d’autres Juifs et notamment Israël.

C’est un phénomène unique que l’on ne rencontre que dans le monde juif et qui soulève de sérieuses questions sur la puissance de l’instinct de mort en lui. On a parlé de haine de soi, on a parlé d’alterjuifs (3) pour définir ce type d’identité, mais le problème est plus profond, plus vaste. Il n’est pas récent mais consubstantiel à la condition juive.

Les accusateurs publics auxquels nous sommes confrontés aujourd’hui sont dans la plupart des cas d’origine juive, beaucoup sont israéliens. C’est un fait massif qui n’a pas été assez souligné. Or, nous avons constaté, durant ces années, que le fait d’être juif ne prémunit nullement contre l’antisémitisme. En l’occurrence, le rapport Goldstone s’apparente à une accusation de crime rituel quand on y lit qu’Israël a « délibérément terrorisé une population civile » et que « la violence israélienne contre les civils relève d’une politique délibérée ». Je ne peux me livrer dans ce cadre à une étude détaillée des malversations et des manipulations qui caractérisent ce rapport (4). Est-ce étonnant quand on sait que l’ONU et le Conseil des Droits de l’Homme sont sous l’influence des 60 États membres, très démocratiques comme on le sait, de l’Organisation de la Conférence Islamique ?

Il est temps d’entamer une sérieuse réflexion sur ce phénomène. Que recherche cette mouvance ? Sauver sa peau parce qu’elle pressent une impasse prochaine ? C’est effectivement un mauvais indice psychosociologique d’une tragédie qui est peut-être en train de se préparer sous nos yeux de spectateurs impuissants (5). Jouer sans danger aux grands moralistes sur la montagne ? C’est comme la fameuse boutade sur la morale kantienne : « Kant a les mains pures, mais ils n’a pas de mains ». Régler son compte à une judéité mal assumée ? Leur malaise élevé à une doctrine empoisonnerait le monde, en tel cas. Servir, plus prosaïquement, un carriérisme ? Il est en effet prouvé que la position qu’ils défendent est le « sésame ouvre-toi » des médias, des prébendes et des honneurs. C’est ce qui fonde justement la prépondérance de facto de leur discours et la censure qui pèse sur nombre d’intellectuels juifs dans la presse, les arènes publiques et les plateaux de télévision où ils ne sont invités que pour être « exécutés » publiquement sur le pan de leur respectabilité intellectuelle et morale.

Leur posture est doublement amorale, parce que leur jugement est infondé (on peut reprendre une à une toutes les pièces du dossier pour les contester) et parce qu’il est lancé à la cantonade au moment où les Juifs sont en but à l’hostilité, comme pour hurler avec les loups. Elle témoigne surtout d’un terrible manque de sens politique parce que le discrédit rejaillira toujours sur eux et les emportera, en premier, dans la tourmente qu’ils auront attisée. C’est justement parce qu’ils sont juifs qu’ils jouent le rôle qui leur est assigné par l’idéologie dominante. Et c’est ce qui les exclura ipso facto de ses rangs.

Qu’on ne me dise pas qu’il y va de la liberté d’opinion et de critique (6). Il suffit de se livrer à une comparaison pour constater que le discours des détracteurs et des dénonciateurs est abusif et excessif dans la mesure où aucun autre État dans le monde, et parmi les pires cas, n’est sujet à une telle attaque symbolique. Non, c’est de bien autre chose qu’il s’agit, d’un phénomène pathologique, d’une corruption du débat démocratique qui caractérise le monde juif, comme nulle part ailleurs.

La question n’est pas uniquement morale et spirituelle. Elle est politique et stratégique : une guerre des Juifs est-elle en train de se dérouler aujourd’hui ? Répondre à cette question déchirante décidera de la capacité des Juifs de faire face à cette situation.

J’ai en tête une mémoire historique très précise. Quand j’entends (7) Élie Barnavi, qui fut ambassadeur d’Israël, déclarer souhaiter que « la paix » soit imposée à Israël par les États-Unis et tout spécialement Barak Obama, sans autre forme de procès et au mépris du choix démocratique des Israéliens qu’il invoque pourtant sans cesse, quand je lis que toutes les pseudo Organisations « Non gouvernementales » (O.N.G.) des droits de l’homme en Israël et parmi les Palestiniens sont financées par l’Union Européenne et ses États pour mener leur politique d’accablement humanitaire d’Israël au service de leur politique pro-arabe, cela me rappelle irrésistiblement le début de l’époque finale du deuxième État juif (détruit en l’an 70) quand une faction d’une société alors en proie à une guerre civile en appela (en - 63) à l’empire romain, au consul et général Pompée, pour triompher de ses adversaires. Pour la suite que l’on sait.

La question à laquelle nous devons nous confronter soir et matin - et c’est déjà le cas depuis 10 ans pour les plus clairvoyants - est de savoir si nous sommes en train d’assister au processus qui conduira à la destruction de l’État d’Israël. Il faut le dire clairement et que chacun prenne ses responsabilités devant l’histoire et la conscience.

Notes

1 - Cette caractéristique n’est vraie que parce que le Rapport est certifié par une institution. Selon le rapporteur lui même : « Ce n’était pas une enquête [criminelle], mais une mission d’établissement des faits [fact-finding] […] Nous devions faire de notre mieux avec le matériau à notre disposition. S’il s’était agi d’un tribunal, rien n’aurait pu être prouvé. » (Goldstone, interviewé par "Forward", le 2 octobre, Forward.com, October 07, 2009, issue of October 16, 2009) , cf. pour l’article de Forward :
http://www.upjf.org/actualitees-upjf/article-17255-145-7-goldstone-court-lac-would-have-been-nothing-proven-gal-beckerman.html#). Le problème est que ces faits sont établis uniquement sur la foi des « témoignages » des gens de Gaza (sur l’affaire de la mort de la Samouni, voir l’étude de Anna Lifschitz Krams, « La presse et Gaza, histoire du massacre de Zeitoun ») (Controverses, 11, mai 2009). Le Rapport est une pure accusation laissant à Israël le soin de se disculper : « ce ne sera pas un problème embarrassant pour moi si l’investigation israélienne prouve que nombre des faits avancés dans ce rapport sont infondés ».L’accusation sans fondement aura été entre –temps lancée. Personne ne prêtera plus attention à la démonstration du contraire. « Mentez, il en restera toujours quelque chose... »

2 - Le fait que c’est le seul État du monde à être l’objet d’une condamnation « morale », alors que ceux-là même qui le condamnent sont les dictatures les plus obscurantistes de la planète et que les États sont tous des monstres de la « Raison d’État », est un indice très significatif de l’identité d’Israël, même chez ses pires détracteurs.

3 - Cf. « Les Alterjuifs », Controverses n° 7,

4 - La démonstration, point par point, a été faite en anglais par NGO Monitor : « Goldstone Report: 575 pages of NGO "cut and paste" » , « Two NGO Monitor reports on Goldstone :1) House of Cards: NGOs and the Goldstone Report ; 2) Made in Europe: How government funded NGOs shaped the Goldstone report

5 - Exactement le même phénomène s’est produit avant la deuxième guerre mondiale. A l’époque de la guerre froide, ce fut au tour des Juifs communistes à monter sur la scène de l’autodestruction. Dans toutes les occurrences de ce travers, il y avait un indice sociologique de la pression ambiante exercée sur les Juifs, annonçant un assaut à leur encontre.

6 - Sur ce plan-là, personne n’a à me faire de leçons. Un travail de 40 ans, durant lesquels je n’ai pas fait l’économie d’une critique du monde juif, le démontre.

7 - Les Matins de France Culture, 1/10/2009. Entre autres déclarations: ”James Baker ... a dit, on l’a enregistré« we will screw the Jews » on va baiser les Juifs. C’était de la musique à mes oreilles”.

 

  • Vernissage de l’exposition des œuvres de  KETTY KUPFER,  le mardi 20 octobre à 18h dans la salle des commissions de la mairie du XVIe

 

Exposition ouverte du 21 au 24 octobre

Du lundi au vendredi de 11h à 17h, le jeudi jusqu’à 19h et le samedi de 10h30 à 12h30

 

Claude GOASGUEN

Ancien Ministre Député-Maire du 16e arrondissement

et      

Céline BOULAY-ESPERONNIER

Conseiller de Paris Déléguée auprès du Maire, en  charge des affaires culturelles et de la communication

 

Seraient heureux de votre présence au   vernissage     de l’exposition des œuvres de

 

KETTY KUPFER

 

Le mardi 20   octobre à 18h

dans   la salle des commissions de la   mairie du XVIe

 

Bulletin d’adhésion à l’UPJF

 Email : contact@upjf.org

Fax : 01.47.63.08.40

Je soussigné (e)

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Société : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

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Mis en ligne le 16 octobre 2009, par M. Macina, sur le site upjf.org