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Le grand mensonge : Les musulmans, Jérusalem et l’archéologie (IIe partie), Rabbi Leibel Reznick
21/11/2009

"Des millénaires d’artefacts portant des inscriptions hébraïques prouvent la présence juive en Terre d’Israël."

21/11/09

 

Sur le site Aich.com, 03/11/09

Texte original anglais : "The Big Lie: Moslems, Jerusalem and Archaeology, Part 2",

Traduction française : Menahem Macina, pour upjf.org

Note à l’attention des responsables de sites et blogues : Cet article peut être librement reproduit, sous réserve de la mention - explicite et obligatoire - de son lien : http://www.upjf.org/histoire/article-17498-127-5-grand-mensonge-musulmans-jerusalem-larcheologie-iie-partie-rabbi-leibel-reznick.html

 

Suite de la Première Partie.

 

La Première partie de cet article a passé en revue les tentatives faites par divers dirigeants Arabes et musulmans pour nier le profond lien historique juif à Jérusalem et au Mont du Temple, malgré la masse de preuves confirmant ce lien. Dans cet article, nous irons plus avant dans l’exploration des aspects de relation millénaire entre le peuple juif et sa ville sainte.

On s’accorde à considérer que toutes les inscriptions en langue hébraïque qui remontent à l’antiquité constituent une preuve de présence juive. L’hébreu a été introduit dans le monde par les Juifs via la Bible, et a été la langue officielle du peuple juif – et seulement des Juifs – durant les 3 300 années passées.



La Cité de
David (Ir David)

Au sud du Mont du Temple, il y a un long escarpement rocheux en pente, que les archéologues appellent la Cité de David.

 

Des milliers d’artefacts y ont été trouvés, qui remontent à l’époque biblique.

 

Des murailles fortifiées, des fondations de constructions monumentales, des fragments de jarres, des outils, et d’autres objets attestent tous l’antique occupation de cet emplacement.

 

Les Arabes ont prétendu que ces découvertes provenaient de l’antique occupation arabe de la ville et sont sans lien ni pertinence avec les Hébreux de la Bible qui, selon eux, n’ont jamais vécu à Jérusalem.

 

Pour montrer la fausseté de cette affirmation, nous devons exposer des découvertes qui sont indiscutablement juives et bibliques.

 

 

1) Des dizaines et des dizaines de sceaux d’argile ont été exhumés dans cette zone, sur lesquels sont imprimés des noms hébraïques écrits en hébreu ancien. Beaucoup de ces noms figurent dans la Bible et deux sont clairement identifiés comme étant des personnages bibliques: l’un des sceaux, portant le nom inhabituel de Gemariah ben Shafan, est identifié comme étant un personnage officiel du même nom à la cour de Yehoyakim, roi de Juda [1]. Un autre sceau porte aussi un nom peu habituel, Guedalia ben Pasheshur, un fonctionnaire de la cour du dernier roi de Juda, Tsedeqiah [Sédécias].

2) Plusieurs dizaines de poignées de jarres portant le mot hébreu Yehud (Judah) ont été trouvées dans la Ville de David. Yehud était le nom donné à la Terre Sainte au temps d’Ezra et de Nehemiah.

3) Une poignée de cruche a été trouvée au nord-ouest de la Cité de David, portant l’inscription Yerushalaim, Jérusalem. Le nom arabe de la ville n’est pas Yerushalaim, mais bin al-Quds [la Sainte].

 

 

4) Dans les temps anciens, les taxes gouvernementales consistaient en grain, vien et huile.

 

Ils étaient collectés dans de grandes cruches portant le mot hébreu l’melekh (pour le roi) gravé sur la poignée.

 

Nombre de poignées l’melekh ont été trouvées dans la Cité de David.

 

 

 

 

5) Un célèbre élément caractéristique de la Cité de David est le canal aquifère qui passe en dessous de l’escarpement rocheux, acheminant l’eau d’une rivière souterraine jusqu’à Piscine de Siloé, à la pointe sud de la pente. La plupart des historiens et des archéologues le considèrent comme étant le canal réalisé par le roi Ezéchias pour faire échec au siège assyrien, comme mentionné dans la Bible (Isaïe 8, 6).

Deux équipes de creuseurs de tunnels de l’époque travaillèrent au projet – une équipe au nord et l’autre au sud (voir Isaïe 22, 9). Miraculeusement, ils se rejoignirent à mi-chemin.

Quand les ouvriers eurent achevé de creuser le tunnel, une description commémorative de l’exploit fut gravée sur le mur à l’extrémité du tunnel. La plaque, écrite en paléo-hébreu, a été découverte à la fin du XIXe siècle. Elle fut découpée du mur et transportée en Turquie - la Terre Sainte faisait partie de l’Empire ottoman à l’époque -, et elle se trouve dans le sous-sol du musée archéologique d’Istanbul.

 

 

 

6) Une inscription votive de synagogue a été mise au jour dans la Cité de David. Elle est rédigée en grec, langue de la ville à l’époque hasmonéenne, et mentionne des membres de la communauté qui édifièrent la synagogue.

7) Le professeur Yigal Shilo, de l’Université Hébraïque de Jérusalem, découvrit une maison dans la Cité de David, en face de la Vallée du Cédron.

C’est la maison la plus complète jamais mise au jour à ce jour dans la ville de Jérusalem.

Elle est connue sous le nom de Maison de Ahiel, parce qu’elle contient un tesson de poterie avec, gravé dessus, le nom hébraïque de Ahiel.

La maison avait été brûlée durant la destruction babylonienne de Jérusalem, en 586 avant notre ère.

 

 

Tombes

 

La sépulture dans les limites de l’ancienne ville de Jérusalem n’était pas permise. Les vallées et les montagnes à l’extérieur de la ville devaient donc servir de lieux de sépulture.

La dissémination des lieux de sépulture datant du Premier Temple, autour de la ville témoigne de l’étendue et de la vie de cette région peuplée.

Il est important de noter qu’il y a seulement deux cimetières musulmans à Jérusalem, et qu’ils sont relativement petits.

L’un est situé le long du mur oriental du Mont du Temple et l’autre est contigu au Parc de l’Indépendance dans le quartier de Rehavia.

 

 


1) De l’époque biblique jusqu’à aujourd’hui, les Juifs ont été enterrés au Mont des Oliviers.


On estime à 150 000 le nombre de tombes juives en cet endroit – depuis des grands rabbins jusqu’à d’humbles Juifs.

Ces pierres tombales témoignent silencieusement de la présence historique de la communauté juive.

Les inhumations ont été stoppées en 1948, et durant les 19 années subséquentes de domination jordanienne 40 000 tombes juives ont été profanées.

Après la Guerre des Six Jours, les travaux de restauration ont commencé et le cimetière a été de nouveau ouvert aux inhumations.

 

 

2) Les familles aristocratiques et les riches ont leurs propres caveaux creusés sur les versants des vallées. Le clan sacerdotal biblique de Hezir (voir Néhémie, 10, 21 et 1 Chroniques 24, 15), avait sa tombe de famille dans la Vallée du Cédron, à Jérusalem, qui est identifiable par l’inscription ancienne au-dessus de l’entrée. Trois autres anciens caveaux de famille sont dans le voisinage, mais seule une partie de l’inscription hébraïque subsiste, insuffisante pour permettre d’identifier les familles, mais suffisante pour attester de son origine juive.

3) Sur le versant ouest du Mont Sion, un caveau scellé a été découvert en 1975 ; il date de l’époque du Premier Temple. A l’intérieur se trouvaient les restes de dizaines de squelettes. A côté de l’un des squelettes, on a trouvé un sceau, qui porte le nom de l’une des enterrés : Chamiahel Bat Menahem.

4) Sur le versant opposé au Mont Sion, se trouve un surplomb connu à l’époque moderne sous le nom de Ketef Hinnon. On y trouve environ 30 grottes funéraires. L’un des caveaux contenait des amulettes d’argent, sur lesquelles étaient gravées la Bénédiction Sacerdotale en ancien hébreu (Nombres 6, 24-26).

5) Le caveau funéraire de la reine Hélène est situé au nord de la Vieille Ville de Jérusalem. Il est improprement appelé Tombeau des Rois. Il date du début de notre ère et est identifié par des gravures en hébreu, trouvées à l’intérieur du tombeau. Le contenu du tombeau se trouve actuellement au Louvre, à Paris.

6) Dans le quartier de Rehavia, en Nouvelle Ville se trouve le tombeau de Jason.

Il date du second siècle avant notre ère et est identifié par son inscription hébraïque.

 

7) A l’époque ancienne, après la décomposition d’un cadavre enterré, ses restes étaient placés dans un cercueil de pierre, appelé ossuaire.

Souvent, le nom du défunt était sommairement gravé sur le côté de l’ossuaire.

De nombreux ossuaires portant des noms hébraïques ont été découverts, dont ceux de "Siméon le Constructeur du Temple", "Abba le prêtre", "Yehochana fille de Yochanan, fils de Taflus le Grand Prêtre", et "Yehosef fils de Kaifas".

 

 

 


8) Des tombes contenant des ossuaires portant des inscriptions hébraïques ont été trouvées tout autour des faubourgs de la Vieille Ville de Jérusalem –Katamon, Rechavia, Arnona, Siloam, Colonie Allemande, Mont Scopus, Givat Hamivtar, rue des Rois d’Israël, et dans l’endroit nommé Akeldama.

9) Souvent le caractère juif d’un caveau funéraire peut-être certifiée par la présence d’un miqvé voisin. Le caveau funéraire communément appelé le Caveau funéraire de la Famille d’Hérode, situé derrière l’Hôtel King David, a un miqvé situé à quelques mètres de l’entrée.

10) En 1991, l’Autorité des Antiquités d’Israël a découvert un groupe de quatre caveaux adjacents sur la pente du Mont Scopus. On y a trouvé vingt-six ossuaires, dont certains portaient des inscriptions hébraïques, ainsi qu’un miqvé situé dans l’un des caveaux.

Toutes les sépultures évoquées ci-dessus contenaient des fragments de poterie et/ou des pièces qui peuvent sûrement être datées du second siècle de notre ère.

 

 

 

Epoque post-biblique

Les preuves d’une présence juive à l’époque post-biblique sont trop nombreuses pour qu’on les mentionne ici, mais il est intéressant de mentionner trois structures existantes qui prouvent une présence juive continue dans le Quartier Juif de la Vieille Ville.

  • La Synagogue Rambam, qui fut bâtie en 1267 par Nachmanide et est encore en service aujourd’hui.
  • La Synagogue Rabban ben Zakai, qui construite au XVIe siècle.
  • La "Maison Brûlée" de la famille Bar Katros est identifiée par une pierre de pesée, sur laquelle est gravé en hébreu le nom Bar Katros. Cette famille est mentionnée dans le Talmud [de Babylone] (Pesachim 57a), et leur maison fut incendiée par les Romains en 70 de notre ère.


 

Je répète que le but de cet article n’est pas de prouver quoi que ce soit, mais de satisfaire une curiosité intellectuelle à propos des indices historiques et archéologiques d’une présence juive, biblique et médiévale sur le Mont du Temple. La véritable preuve se trouve dans les passages des livres des Prophètes et dans les pages mouillées de larmes du livre de prières hébraïques. Ils contiennent l’histoire de notre Ville Sainte et de son Temple glorieux.

 

Rabbi Leibel Reznick

 

© Aich.com


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Note du traducteur


[1] Il s’agit d’u
n scribe royal évoqué par le prophète Jérémie (ch. 36, v. 10). Voir M. Siac, "Une visite des fouilles de la Cité de David à Jérusalem" ; R. Ginsberg, "La réappropriation de la Jérusalem biblique".


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Mis en ligne le 21 novembre 2009, par
M. Macina, sur le site upjf.org