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Israël (Société - mentalités)

Le temps de l’annexion est venu, Michael Freund
20/11/2009

Un article qui décoiffe. Freund est coutumier du fait. Son brûlot va faire hurler – et pas seulement à gauche. Mais son idée ne paraîtra farfelue qu’à ceux qui n’ont pas une foi biblique, ou à ceux qui veulent à tout prix "apaiser" leurs ennemis bien décidés à s’emparer du pays et en effacer toute présence juive. Curieusement, la situation actuelle ressemble, mutatis mutandis, à celle de la veille de la Guerre des Six Jours, quand Eshkol et ses semblables se refusaient, en toute bonne foi, à être les premiers à tirer, alors qu’il n’était que trop clair que l’armada arabe massée à ses frontières allait dévaster le pays. Il reste que nos Sages étaient opposés à ce messianisme volontariste et militaire, qu’ils estimaient exclusivement réservé au Fils de David. C’était également, semble-t-il, l’opinion de l’auteur du Livre de Daniel qui mettait dans la bouche du Fils d’homme céleste (Dn 10, 16) cet oracle de l’ange qui parlait à Daniel en vision (Dn 11, 14): "Des violents de ton peuple se dresseront pour accomplir la vision, mais ils échoueront." (Menahem Macina).

19/11/09


The Jerusalem Post
, 18 nov.  2009


Texte original anglais : "Annexation time", sur le site Israeli Insider


Adaptation française de Sentinelle 5770

sur le Blogue Malaassot

 

La saison de la grippe est venue, mais il semble que Mahmoud Abbas soit victime d’une affection bien plus sérieuse. A en juger par son récent comportement bien particulier, le dirigeant palestinien souffre, à l’évidence, de schizophrénie politique.

Quelques semaines seulement après avoir menacé de démissionner de son poste de président de l’Autorité Palestinienne, Abbas a indiqué qu’il a désormais l’intention de procéder à une déclaration unilatérale de son Etat.

« La direction palestinienne appelle le monde à soutenir cette mesure », a déclaré le négociateur palestinien, Saeb Erekat, lundi, alors qu’Abbas partait en Egypte avant une tournée en Amérique du Sud pour battre le rappel d’un soutien international à cette décision.

Ainsi, l’homme qui à peine un mois auparavant était prêt à jeter l’éponge, a maintenant décidé de jeter le gant. Il jure d’abord de naviguer vers la retraite, puis il tente de se couronner président d’un Etat indépendant, écartant de cette manière toute chance d’une paix négociée.

Le comportement volatile et instable d’Abbas devrait mettre au rancart définitivement la notion que c’est un partenaire valable avec lequel Israël peut parvenir à un accord durable. Bien qu’il ait 74 ans, il n’a toujours pas décidé ce qu’il veut devenir quand il sera grand, sans parler de savoir où il veut aller.

Mais la volatilité du président est plus qu’une question de personnalité excentrique ou un phénomène psychologique indiscipliné. C’est un rappel puissant et dangereux de la facilité avec laquelle les Palestiniens peuvent provoquer une pression internationale sur Israël pour tenter d’arracher de nouvelles concessions.

En fait, le zigzag du chef palestinien a eu pour effet de jeter une lumière crue sur la question controversée de l’avenir de la Judée et de la Samarie. Si Abbas parvient à gagner la reconnaissance d’un Etat palestinien par les Nations Unies dans les frontières de 1967, cela augmentera la perception de l’illégalité des implantations à un niveau totalement nouveau aux yeux du monde.

De plus, cela marquera la fin du processus de paix que nous connaissons, qui a été justifié sur l’hypothèse de base que les deux parties négocieraient le résultat final avec l’autre, plutôt que de le prédéterminer. 

La tentative d’Abbas de sauter vers son propre Etat, avec un mépris absolu pour Israël et sa position, est un signe assez sûr de son vœu d’enterrer toute chance de retour aux pourparlers.

Depuis bien trop longtemps, Israël a été excessivement vulnérable à de tels jeux et machinations. En laissant le statut de la Judée et de la Samarie ouvert à la discussion, l’Etat juif a donné aux Palestiniens trop de liberté de manœuvre pour créer des troubles et pour la malignité, qu’ils n’ont été que trop heureux d’exploiter.

A la lumière de la dernière comédie d’Abbas, il est clair qu’Israël doit mettre fin à cette farce, une fois pour toutes.

Nous devons adresser un message clair à nos ennemis, l’un de ceux qui les mettra sur la défensive et renforcera la main d’Israël. Et il n’y a pas de meilleur lieu pour commencer qu’avec nos propres mesures unilatérales, dont la première est l’annexion de toutes les communautés juives en Judée et Samarie.

Au cours des 16 années passées, nous n’avons rien gagné en maintenant la question des implantations sur la table. Pas plus que le fait d’avoir laissé pendante la possibilité d’expulser des masses de Juifs de leurs foyers, le long de la ligne du Goush Katif, n’a amené les Palestiniens à se rapprocher d’un accord.

Au contraire, cela n’a servi qu’à aiguiser l’appétit palestinien pour davantage de territoires, et à soumettre des centaines de milliers d’Israéliens à une incertitude intolérable sur leur avenir.

Donc, Israël devrait aller de l’avant pour décider de mesures incorporant formellement et légalement toutes les communautés juives de Judée et Samarie dans l’Etat juif. Cela servira de réponse tangible et raisonnable aux tentatives palestiniennes de circonvenir le processus de négociation bilatérale.

Encore plus important, cela délimitera au moins la position israélienne sur la disposition finale de ces communautés. Cela fermera efficacement le débat pénible dans la société israélienne sur l’avenir des implantations, qui a nourri tant de divisions et de désunion, et nous permettra finalement  de présenter une position plus unie vis-à-vis du reste du monde.

Ces derniers jours, nombre de politiciens israéliens ont heureusement commencé à faire entendre ces propositions. Gilad Erdan du Likoud, le talentueux ministre de l’environnement qui s’exprime bien, a déclaré sur Radio Israël mardi, que si les Palestiniens adoptent une position unilatérale, alors Israël devra aussi envisager « d’adopter une loi pour annexer certaines des implantations ».

De même, le député Likoud à la Knesset, Danny Danon, a appelé à l’annexion de toute la Judée et la Samarie, à l’exception des villes habitées par les Arabes.

Bien sûr, l’annexion ne doit pas être considérée comme une simple réponse du tac au tac aux mesures palestiniennes unilatérales, parce que cela lui donnerait l’image d’une mesure purement punitive ou de représailles.

En réalité, l’annexion est justifiée pour la simple raison que cette terre nous appartient, et à personne d’autre. L’acte de proclamer la souveraineté israélienne sur les communautés juives de Judée et de Samarie marquerait la fin d’un cycle historique, faisant revivre notre domination formelle sur ces terres après un interlude de près de 2000  ans.

Ces terres sont nôtres de droit divin, et nous ne devrions pas répugner à l’affirmer. Les Palestiniens n’hésitent pas à invoquer leurs croyances, aussi pourquoi, au nom du ciel, hésiterions-nous à le faire ?  Songez seulement combien il serait rafraîchissant d’entendre un dirigeant israélien se dresser et déclarer cette vérité des plus élémentaires à la face du monde : que la Terre d’Israël appartient au Peuple d’Israël parce que le D.ieu d’Israël l’a affirmé.

Qui sait ? Peut-être que si, finalement, nous nous en tenions à ce principe et commencions à proclamer notre foi, nous commencerions à gagner le respect que nous méritons si justement.


Michael Freund


© The Jerusalem Post

 

[Article aimablement signalé par Ch. Dalger.]


Mis en ligne le 19 novembre 2009, par
M. Macina, sur le site upjf.org