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Les histoires jamais racontées des martyrs d’Israël, Sandro Magister
17/11/2009

Pour la première fois, dans un livre, les portraits des victimes de la haine islamiste. Jeunes et vieux, hommes et femmes. Abattus dans l’autobus, au bar, au marché. Tués à cause d’une seule "faute": ils sont juifs. (Chiesa-Espresso).

17/11/09

Textes repris du site de Sandro Magister, Chiesa-Espresso, 7 novembre 2009 
ROME, le 7 novembre 2009 – Aujourd’hui, les juifs du monde entier commémorent leurs martyrs de la "Nuit de Cristal", c’est-à-dire les victimes du pogrom nazi de la nuit du 9 au 10 novembre 1938, en Allemagne.

Aujourd’hui, on fait mémoire universelle et pénitentielle de ce massacre et de la terrible extermination ultérieure des juifs par le [IIIe] Reich.

Il n’en est pas de même en Europe et en Occident, pour les nombreuses autres victimes juives qui, en Israël, tombent depuis des années sous les coups du terrorisme musulman.

A chaque fois que l’une d’elles est tuée, elle apparaît aux informations puis en disparaît rapidement, submergée dans la confusion de la "question palestinienne", que beaucoup considèrent comme un résultat de la "faute" d’Israël.

Pourtant, une famille israélienne sur 300 a déjà été frappée par un attentat. Les actes terroristes se comptent par milliers. Plus de 150 attentats-suicide ont atteint leur cible et, pour chaque attentat exécuté, la police israélienne estime en avoir empêché neuf. Actuellement, le total des morts est de 1 723, dont 378 femmes. Le nombre de blessés dépasse les 10 000.

Un livre réagit à la distraction du regard occidental et chrétien face à cette succession de victimes, systématiquement frappées dans leur quotidien, en autobus, à la cafétéria, au marché, à la maison. Il raconte, pour la première fois, leurs histoires et nous dit enfin qui elles sont.

Ce livre a été publié il y a un mois en Italie et sera bientôt traduit à New-York et Londres. Son titre est "Nous n’arrêterons pas de danser", et il est sous-titré : "Les histoires jamais racontées des martyrs d’Israël".

L’auteur, Giulio Meotti, est déjà connu des lecteurs de www.chiesa par deux de ses reportages qui ont fait beaucoup de bruit : l’un sur la cité plus islamisée d’Europe, Rotterdam, l’autre sur les "jeunes des collines", les colons israéliens de la dernière génération.

Son dernier livre s’ouvre sur une préface du philosophe anglais Roger Scruton et une lettre de Robert Redeker, l’écrivain français qui vit dans un lieu secret depuis qu’il a été menacé de mort par des islamistes fanatiques.

Voici un extrait du premier chapitre.

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Les submergés d’Israël

par Giulio Meotti

Extrait de Non smetteremo di danzare, pp. 26-36


 
Pourquoi ce livre ? Parce qu’il n’y avait aucune histoire des morts d’Israël. Ecrit sans aucun préjugé contre les Palestiniens, c’est un récit inspiré par l’amour d’un grand peuple et par sa merveilleuse et tragique aventure au cœur du Moyen-Orient et pendant tout le XXe siècle. Chaque projet d’extermination d’un groupe entier d’êtres humains, de Srebrenica au Rwanda, a eu sa meilleure histoire. Mais cela ne semble pas avoir été accordé à Israël : il a toujours fallu effacer rapidement de l’histoire le sang des juifs. Des juifs tués parce qu’ils étaient juifs, dont les histoires ont été noyées dans la choquante et amorale équivalence [morale] entre Israéliens et Palestiniens, qui n’explique rien de ce conflit et l’émousse même jusqu’à l’annuler. Ce livre veut sauver de l’oubli cette immense masse de douleur, en suscitant du respect pour les morts et de l’amour pour les vivants. [...]

Pendant mes quatre ans de recherches, le plus beau cadeau que j’aie reçu m’a été fait par les Israéliens, qui ont ouvert, à ma demande d’aide leur monde martyrisé, et qui sont restés nus avec leur douleur. J’ai frappé à leur porte, je venais d’ailleurs, j’étais un non-juif, un étranger. Mais ils m’ont tous tendu la main et ils ont parlé de leurs êtres chers pour la première fois. [...]

J’ai décidé de raconter quelques grandes histoires israéliennes animées par l’idéalisme, la douleur, le sacrifice, le hasard, l’amour, la peur, la foi, la liberté. Et par l’espoir que, malgré tout ce silence, Israël finisse par triompher. [...]

Autant d’histoires qui nous parlent de cet Etat unique au monde, né du sionisme, idéologie laïque du XIXe siècle, qui, à partir des cendres de l’Holocauste, a réuni sur sa terre d’origine un peuple exilé 2 000 ans plus tôt et exterminé plus qu’à moitié. Des histoires qui nous parlent de courage, de désespoir, de foi, de défense de la patrie, en cherchant, même s’il y a parfois des erreurs, à conserver la "pureté des armes" dans la seule armée qui permette de désobéir à un ordre inhumain. [...]

L’histoire de ces victimes juives n’est pas qu’une histoire de héros. Il s’agit presque toujours de gens sans défense. [...] Le Centre d’Etudes Antiterroriste d’Herzliya, le plus important institut d’analyse en Israël, a calculé que 25 % seulement des victimes israéliennes étaient des militaires. C’étaient et ce sont majoritairement des juifs en vêtements civils. Parmi les Israéliens, les femmes représentent 40 % du total des victimes.

En Europe, on croit qu’Israël est l’élément fort, la patrie et la garnison en armes qui possède le contrôle du territoire, la technologie, l’argent, le savoir consolidé, la capacité d’utiliser la force, l’amitié et l’alliance des Etats-Unis. Et que, contre cela se dresse la faiblesse poignante d’un peuple qui revendique ses droits et est prêt au martyre pour les obtenir. Mais ce n’est pas vrai. Les histoires de ces nouveaux "submergés" le démontrent.

Les Israéliens ont prouvé qu’ils aiment la vie plus qu’ils ne craignent la mort.

Comme à la soirée au Sea Market Restaurant de Tel Aviv où Irit Rahamim enterrait sa vie de jeune fille. Quand le terroriste a commencé à tirer et à lancer des grenades sur la foule, Irit s’est jetée par terre et, allongée sous la table, elle a appelé son futur mari et lui a dit qu’elle l’aimait. Au milieu des hurlements.

Le livre :

Giulio Meotti, Non smetteremo di danzare. Le storie mai raccontate dei martiri di Israele, Lindau, Turin, 2009, 360 pages, 24,00 euros.

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Deux autres textes de l’auteur du livre, mis en ligne par www.chiesa [et repris par notre site]:

"Les jeunes des collines. Reportage en Judée et en Samarie" (20.8.2009)

"L’Eurabie a une capitale: Rotterdam" (19.5.2009).


© Chieza - Espresso

 

 

[Textes aimablement signalés par P.I. Lurçat, qui répercute la sensibilisation qu’en a faite Bat Ye’or.]

 

Mis en ligne le 17 novembre 2009, par M. Macina, sur le site upjf.org